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mercredi 19 mars 2014

Textes et traductions

posté à 08h31, par Inconnu
141 commentaires

Je suis un « casseur » (et je suis hyper-sympa)

C’est un texte qui est arrivé sur la boîte mail de la rédaction, de façon anonyme. Son auteur revient sur la manifestation agitée du 22 février à Nantes en soutien à Notre-Dame-des-Landes. Lui était parmi celles et ceux que les médias et le pouvoir nomment « casseurs ». Cette étiquette, il la retourne, la revendique. À lui la place.

En rentrant de Nantes, je pensais ne rien écrire. Je me disais que ce n’était pas nécessaire. Que l’essentiel avait été de vivre cette journée-là. Et que le torrent médiatique sortirait de toute façon de son lit pour venir noyer cette manif. Je savais qu’il recouvrirait entièrement nos gestes et nos histoires. Et qu’il ne laisserait derrière lui que boue, effroi et désolation. Comme d’habitude. Face à cette capacité de confiscation de la réalité qu’on appelle information, nos mots, mes mots, je les imaginais dérisoires. Pourquoi s’embêter, alors ?

Sauf que cette fameuse journée, elle s’est mise à faire les cent pas dans ma cage à pensées. Elle ne voulait pas en partir. Je ne savais ni pourquoi, ni comment, mais cette manifestation m’avait bougé. J’y pensais et je trépignais devant l’ordinateur. Je ressassais.

J’enrageais, aussi. Je bouillais littéralement en lisant les comptes-rendus de procès des quelques personnes chopées à la fin de la journée. Ou en me plongeant dans le récit du manifestant qui a perdu un œil. Un de plus1.

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Je lisais aussi ce qui pouvait bien se dire dans le salon et la cuisine de monsieur et madame tout le monde : la France avait peur. Grave. À en mouiller le tricot de peau. Le ton employé par les médias au sujet de la dite « émeute » du 22 me rappelait un souvenir d’enfance : la voix de ce commercial qui tentait de vendre une alarme à mes parents après qu’ils se soient fait cambrioler. Les mêmes mots. Le même ton. C’est toujours pareil. Quand créer du danger de toute pièce te permet de payer tes vacances ou d’acheter une motocyclette à ton ado de fils, tu sais te montrer convaincant. Tu racontes la peur, ta peur, tu ne lésines pas, t’y vas franco et, au passage, tu déroules le tapis rouge à l’ordre en vigueur, parce que l’ordre tu en profites goulûment.

Bref, j’en étais là : elle me prenait la tête, cette journée du 22. Elle était là, un peu partout. Dans leurs bouches, derrière leurs mots, au centre de leurs images. Et forcément, j’y étais aussi. J’écris « forcément » parce que j’ai fait partie de ce qu’eux nomment « casseurs ». Moi et quelques copains. On agissait ensemble, petit groupe solidaire. Rien de fou, hein, nul fait d’arme. Simplement, on était là. On a fait quelques trucs, on s’est agités. Point.

Je suis donc « un casseur ». Mais « un casseur » hyper-sympa. La précision est importante. Parce que dans les deux semaines qui suivent ce genre de journée, tu as quand même largement l’impression que beaucoup de gens viennent mettre leur main dans le derrière de la manif afin de lui faire dire tout et n’importe quoi. Beaucoup de ventriloques et de tours de passe-passe, dans les articles, sous les articles, dans les images, sous les images. Une hypertrophie des enjeux, servie sur son flux continu d’informations, à la sauce virtuelle. Avec un soupçon de connerie.

Reprenons. Je suis « un casseur » sympa. Et je ne suis pas complètement con non plus. Alors quand je lis un peu partout que ce jour-là j’ai été manipulé et que je n’ai rien compris à ce qui s’est passé, j’ai envie de dire : comme d’habitude. Ni plus, ni moins – certainement moins, en fait. Oui, je suis manipulé. Comme au supermarché, au boulot, devant des guichets, des médecins, des profs, des représentants de la loi en tous genres. Comme tout le monde. Oui, je suis manipulé, pour peu d’entendre par là : « Soumis à des forces qui me dépassent ». Mais je me soigne. Je l’ai accepté, ce statut de petite souris dans une cage. Je l’ai accepté parce que je me suis dit : si je ne suis que ça, une petite souris dans une cage, alors je serai une petite souris qui dévisse, qui fait n’importe quoi. Cette manif du 22 février, je savais très bien qu’elle ne changerait pas le monde (sic), et qu’elle s’inscrivait dans un jeu de pouvoir, de territoires et de symboles qui me dépassent. Mais j’étais excité comme une souris qui a pété un plomb dans sa cage. Et qui tente d’invalider l’expérience qu’on mène sur elle.

Auscultons la manipulation vendue ici et là : « Les flics nous ont laissé la ville » ; « Il y avait des flics/provocateurs dans le cortège » ; « Les flics ont laissé faire ». Ou bien : « En bloquant l’accès à une partie de la ville, les flics ont crée la tension de toute pièce pour discréditer le mouvement ». Cette idée que les flics sont acteurs de la journée est à la fois assez vraie et très mensongère. Je ne rentrerai pas ici dans l’analyse de la répression ce jour-là ; je ne suis nullement un « spécialiste » de la question. Mais je me suis par contre rendu compte que le point commun de ces évocations de « l’émeute » comme favorisées par police tient à l’impossibilité pour les gens qui les évoquent de concevoir qu’on puisse être assez nombreux-ses à être en colère, suffisamment déterminé(e)s et organisé(e)s pour débarquer dans une ville afin de la retourner. Ça leur semble tellement fou et irrationnel que ça doit forcément être un complot. Ben non.

La réalité est beaucoup plus simple : ce jour-là, les flics n’ont pas créé la violence, ils l’ont gérée. Violemment, patiemment et méthodiquement. Et ils avaient certainement conduit un efficace travail de renseignement en amont puisqu’ils avaient compris combien on était motivé(e)s. Ils avaient saisi que s’ils nous laissaient accès à toute la ville, on risquait d’avoir méchamment envie de faire du lèche-vitrine sans pour autant passer par les portes automatiques. J’imagine que de longues réunions se sont alors tenues dans de beaux bureaux soyeux pour décider comment administrer cette colère qui allait parcourir le cortège. Qu’en faire ? Comment la récupérer ?

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Loin d’une quelconque théorie du complot, il y a tout de même une réalité qui semble dépasser quelques commentateurs en mal de bons et de méchants. Celle-ci : alors que les festivités allaient bon train et que l’air devenait difficilement respirable, la foule est restée en grande partie présente, à quelques mètres. À nous observer caillasser les flics, tenter de les faire reculer. À nous regarder agir avec sympathie. Et j’avais l’impression que cette foule disait : « Je le sens moyen, ton plan... ça a l’air foireux... Mais vas-y, ne t’inquiète pas : je reste là, je te couvre. » C’était fou, vachement beau à voir. Et encore plus à vivre. C’est aussi ce qui rendait l’intervention des flics si difficile, tant ils risquaient de commettre plus de « bavures » que de nécessaires, de possibles ou d’autorisées. Comme un aval tacite d’une partie de la foule. Lequel a sans doute permis à toutes ces personnes qui n’étaient pas équipées pour la castagne (pas de masque, des vêtements clairement identifiables, etc.) de ne pas finir dans le camion à salade ou en disque de ball-trap pour baqueux en mal de cible.

J’ai aussi lu, ça et là, que les flics auraient fait usage d’une force démesurée et qu’ils se seraient trompés de cible, en « frappant » les gentils manifestants plutôt que les vilains « casseurs ». C’est quoi, un usage de la force mesuré ? Quand les flics font comme à la pétanque, c’est-à-dire tracer un rond au sol à bonne distance, prendre le temps de viser, et commenter gentiment le tir en y allant d’une petite blague impromptue ? Et c’est quoi, trompé de cible ? Ça signifie qu’un tir tendu sur un manifestant pas du tout gentil, qui ne vote pas, qui a pillé le rayon vêtements noirs du Décathlon, et qui a lancé un caillou, ce n’est plus vraiment un tir tendu ? Mon cul ! Moi, je ne vois là que la violence d’État, dans son hideuse banalité, dans sa toute-puissance, peu importe qui s’en retrouve victime. Quant aux quelques pavés qui ont atteint leur cible, reconnaissez que c’est bien la moindre des choses. Il faudrait quand même voir à ne pas oublier, dans un retournement symbolique quasi cocasse, d’où émane la plus grande des violences, la légitime, la rémunérée.

Le côté « sportif » de cette manif n’a pas débordé le cortège. Et il n’a pas décrédibilisé la journée. Au contraire, il l’a transcendée en un joyeux bordel informe et foutraque où l’on ne savait plus trop bien qui est qui. Davantage que la minorité qui déborde, cette journée a été placée sous le signe de la majorité qui bout – et c’est pour cette raison que c’est essentiellement cette dernière qui a été marquée dans son corps par les hommes en arme. Inutile de chercher à tout prix une ligne de démarcation entre pacifiste et « casseurs » : cela relève du rite de conjuration. Ou de la prière, ressassée par celles et ceux qui abhorrent l’idée que la violence que j’exerce – quand je suis en forme – avec d’autres, contre tout symbole du pouvoir, puisse potentiellement être avalisée avec le sourire par monsieur ou madame tout le monde. Le cauchemar du pouvoir, à en réveiller le préfet la nuit.

Définitivement, cette journée du 22 fut sacrément animée. Une sorte de rencontre inter-régionale autour des loisirs créatifs. Un salon international du bien-être. Très sympa. Comme moi, je vous rappelle. Et ce, malgré l’austérité de ma tenue. Oui, j’étais tout en noir. Oui, je portais un masque. Figurez-vous que j’avais bien pensé venir en short et en tee-shirt. Mais ça n’aurait pas été raisonnable : il fallait se protéger de la bande armée qui nous attendait de pied ferme. Croyez bien que je la regrette, cette tenue noire si peu rigolote et fort menaçante. Et que je n’aime pas porter ces masques anonymes. Ils cachent les sourires, nos sourires. Et ils facilitent la construction médiatique et policière de ce personnage du « casseur », cette ombre haineuse et abrutie. C’est pratique, l’ombre : elle ne parle pas, ne pense pas, et permet même de dissimuler.

Sous ce masque, cagoule ou capuche, j’ai un cerveau. Et il turbine. Sec. Trop vite, souvent. Mon cerveau, « l’aéroport et son monde », il y a beaucoup réfléchi. Depuis longtemps, presque depuis toujours. Parce que « son monde », je m’y suis bien cogné le front. Assez pour me sentir résolument déterminé à agir sur ce qui se passe autour de moi. À ne pas accepter, à ne plus accepter. Alors, c’est vrai, cette journée du 22, c’était un peu la fête, le grand rendez-vous. Mais son assise à la fête, c’était ma colère. Précise. Dense. Quotidienne. Physique. Lucide. Rien à voir avec cette idée colportée par les médias et les politiciens d’une masse abrutie de combattants tout de noir vêtus qui se déplacerait au gré des affrontements en France et en Europe sans comprendre où elle est ni pourquoi elle y est. Oui, les fantasmatiques et imaginaires black-blocs. Sauf que moi, je sais très bien sur quel front je me situe, et pourquoi. Je sais très bien que je ne revendique rien, je veux tout. En clair, le 22, je faisais de la politique. A voté. Point.

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Et je ne pète pas plus haut que mon cul. J’ai bien compris que l’intensité de cette « guerre » est basse. Je sais qu’il y a d’autres fronts, ailleurs, pas loin, autrement plus violents. J’ai bien conscience que le capitalisme souvent tue ou anéantit, alors que le 22 il se « contente » de blesser. Je ne m’enracine pas dans un imaginaire viril ou guerrier – le moins possible, en tout cas. Et je fais attention à ce que moi et mes copains et copines, on ne finisse pas par ériger un quelconque folklore de la petite guérilla urbaine, même si partager un imaginaire est inévitable. Je sais tout ça. Il n’empêche : cette violence, je la ressens au quotidien. Je la vois, je l’entends, partout, tout le temps. Dans l’histoire, dans l’économie, dans les rapports de genre, de classe, dans le racisme, la répression de toute forme de contestation hors cadre... Cette conflictualité, elle m’habite, elle m’obsède, elle m’a rendu fou parfois. Elle me bouffe tout autant qu’elle m’a fait. Et quand on bouge le 22, je pense à cette violence, aux dernières fois où elle s’est manifestée à moi. Et je me rêve mèche.

Du coup, c’est vrai : on laisse un peu de bordel en repartant. Si peu. Maire et préfet chialent parce qu’on a fait caca dans leurs boîtes aux lettres, comme s’ils oubliaient que ranger le bazar génère aussi de la croissance. Les dégâts causés par « l’émeute » sont bons pour l’économie, non ? Le déploiement du maintien de l’ordre l’est pour nos exportations de matériel policier, n’est-ce pas ? Alors, basta avec cette fable du contribuable qui raque en bout de chaîne. Leurs mots, leur histoire. De toute façon, il ne s’agit pas de mettre à mal le capitalisme en brûlant trois arrêts de bus. Non, l’enjeu réside dans la manière dont ce genre de journée irrigue le quotidien de celles et ceux qui les vivent, quelle que soit leur place dans les festivités. Comme le retour du corps, du corps comme interface avec le conflit. C’est le corps qui est en jeu – réalité précieuse à l’heure où l’exercice de la citoyenneté et du conflit, et donc de la politique, repose sur la confiscation de la parole, sur la délégation du pouvoir et sur une dilution permanente de la responsabilité. C’est le corps qui est en danger, aussi. Tripes, jambes, cerveau. Nos corps sont nus, ceux d’en face sont protégés par une véritable carapace. C’est frappant. Et toutes celles, tous ceux qui étaient là n’auront pas manqué de noter cette distorsion de moyens, l’État apparaissant pour ce qu’il est : une arme à la ceinture d’un homme. Un vrai dévoilement, qui affecte des vies et des quotidiens.

Ce versant physique de l’exercice d’une force collective met en jeu la puissance et la peur. La puissance d’agir, d’être. Un sentiment de présence au monde rare. Une danse sur la plus étrange des musiques, celle de la révolte. Avec des gens sur le côté de la salle des fêtes, semblant attendre qu’on les invite. Manquent uniquement les nappes en crépon... Et la peur ? C’est celle de ce qu’il y a en face, de la blessure, de la répression. Celle de là où nous mène la colère, aussi, de ces points de non-retours franchis. Celle de constater qu’on vit déjà au-delà de soi-même, qu’on ne se reconnaît plus très bien parfois. Comme une espèce de tempête en interne, vécue par toutes celles et tous ceux qui mettent pareillement la main à la pâte. Il ne te reste alors qu’à écouter, qu’à sentir et ressentir.
Et ce jour-là, justement, j’ai entendu des gens vociférer, et les altercations ont été aussi nombreuses que les rires. Fallait-il brûler cette voiture ? Faire fuir de façon vigoureuse cette camionnette de BFM-TV ? Défoncer cette vitrine ? Ce sont de bonnes questions, que tout le monde devrait se poser. Et justement : quand ça brûle, ça casse, ça pète, tout le monde se les pose. Parce que ce jour-là, ces questions sont ressenties, vécues – elles ne sont plus simplement théoriques. Rien que pour ça, ça vaut le coup. Impression que je participe à ouvrir alors la plus belle agora du monde. Ensuite, à chacun de fixer son curseur.

En ce qui me concerne, j’ai choisi. Et quand tout le monde se défoule gentiment sur le camion égaré d’une grosse chaîne de télé, au grand dam des journalistes qui sont au volant, j’y vois la preuve que personne n’a envie de se faire voler le compte-rendu des débats. Surtout pas moi. C’est d’ailleurs pour ça, je crois, que cette journée du 22 m’a tant trotté dans la tête quand d’autres manifestations similaires ne m’avaient pas tant marqué. C’était le désir de raconter mon histoire tandis qu’on me la volait qui tapait au portillon. L’envie de rappeler que je ne dors pas entre deux « émeutes ». Que j’ai une vie bien remplie. Que si « émeute » il y a, elle n’est qu’un temps politique parmi d’autres dans ma vie – pas forcément le plus important, d’ailleurs. Que j’ai méchamment envie de tout péter, car j’ai furieusement envie de construire autre chose qu’un monde mort. Que je suis – je crois – assez lucide sur la pertinence et la limite de nos gestes, et qu’il s’agit aussi d’un besoin, d’une pulsion. Et que les feux allumés ce jour-là, réchauffent toutes les démarches que je mène une fois retourné à mon quotidien. Le son de « l’émeute », je l’entends tout le temps dans ma tête, obsession qui habille le réel de la plus belle des manières.

Vous n’êtes pas obligés de croire à cet hydre du « casseur » agité par certain(e)s. Vous n’êtes pas obligés de reprendre à votre compte l’histoire que propose le pouvoir. Faîtes plutôt la vôtre. Et la prochaine fois qu’on se croise alors que les animations battent leur plein, n’hésitez pas à vous rapprocher et à venir me parler. Rappelez-vous : avant d’être un « casseur », je suis hyper-sympa.

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1 Lire également le témoignage de Damien T., ici.


COMMENTAIRES

 


  • mercredi 19 mars 2014 à 22h41, par hyper sympa aussi

    un plaisir...

    merci...



  • jeudi 20 mars 2014 à 00h18, par Méga sympa

    Eh oui, des fois ça fait du bien ! Souvent même.
    D’ailleurs je suis très poli avec les gens qui ne tentent pas de me prendre le peu que j’ai, ni de me dominer, et ni de brider mes rêves et mes aspirations à une vie libre et digne.
    Pis fallait pas toucher à ma maman et à mon papa aussi, ça j’ai pas trop aimé.



  • jeudi 20 mars 2014 à 10h12, par Alèssi

    Excellent ! et hyper sympa...



  • jeudi 20 mars 2014 à 10h29, par Eric Chalmel

    Il s’agit d’une lettre anonyme. Je suppose qu’elle n’a pas écrite avec des lettres découpées dans le journal, vu sa longueur et vu son a priori haineux des médias.
    Le type qui l’a écrite se dit « un casseur hyper-sympa », j’en suis ravi pour lui et ses proches. C’est d’ailleurs à peu près la seule info qu’il nous donne.
    Sinon nous apprenons, dès son intro, qu’il sait d’avance que la manif du 22 février sera noyée dans le « torrent médiatique » de « boue ».
    Il se plaint que l’info, la vraie selon lui, ne sera pas au rendez-vous de la vérité. Mais quelle info nous livre-t-il, lui ? « On a fait quelques trucs. On s’est agité. Point. » Fichtre ! Mais encore ? Ah si ! « Caillasser les flics. » Et plus loin, après plusieurs longs paragraphes à nous rappeler que « Sous ce masque, cagoule ou capuche (il) a un cerveau », le courageux anonyme justifie une agression : « Quand tout le monde se défoule gentiment sur le camion égaré d’une grosse chaîne de télé, au grand dam des journalistes qui sont au volant, j’y vois la preuve que personne n’a envie de se faire voler le compte rendu des débats. Surtout pas moi. » Et tout cela lui donne le sentiment printanier d’une « présence au monde rare. »
    Une présence au monde rare ! Il faut oser…

    M. l’anonyme hyper-sympa, je me nomme Eric Chalmel, je vis et je travaille à Nantes, et je vais vous dire ce que je pense.
    Que vous « cassiez » masqué pour des raisons techniques, gaz lacrymogène par exemple, passe encore. Mais que vous le revendiquiez en gardant votre masque, c’est non seulement ridicule, c’est lâche. Vous n’assumez pas ? Quand on a tant de « présence au monde » en tête, M. le combattant, on le dit à voix haute, dans un prétoire s’il le faut, non ?
    Quand on estime que brûler « trois arrêts de bus », comme vous dites, relève d’un « joyeux bordel », il faut assumer. Et expliquer, à visage découvert, aux usagers des transports publics pourquoi ce geste n’est pas un acte de mépris à leur endroit – on attend que vous brûliez quelques luxueuses voitures de fonction, voilà qui aurait un peu plus d’allure.
    Quand on se réjouit de voir se faire agresser des journalistes, quel que soit le média pour lequel ils travaillent, on file un sale coton qui risque de finir en treillis vert-de-gris.
    « Je suis un casseur hyper-sympa », dites-vous. Non, vous n’êtes que de la graine de miliciens fascistes. Demain, vous serez un fasciste, un vrai, une brute épaisse et armée. Alors vous enlèverez votre masque, vous sauterez du pick-up avec vos amis et vous irez brûler des voitures de journalistes (avec journalistes au volant, ça finira bien par arriver). Vous brûlerez autre chose que des arrêts de bus, vous brûlerez des journaux, des rédactions, des locaux de partis politiques, des livres, des gens. Et vous continuerez à trouver ça « hyper-sympa ».
    Si encore vous aviez le cran d’Action directe, ou des Brigades rouges, je n’approuverais pas et même je condamnerais, mais avec ce rien de respect pour ceux qui osent et n’avancent pas masqué. Leur sens de l’honneur n’est certes pas le mien, mais au moins, à votre différence, leur honneur est d’avoir un nom à défendre. Et un peu de courage.
    Vous vous imaginez en combattant, peut être même en « résistant » : vous n’êtes même pas un clown, vous êtes un songe creux où un gugusse un peu plus malin que vous n’aura qu’à vomir son catéchisme de haine.
    Je crois que le pire mot que vous ayez employé dans votre diarrhée anonyme, c’est « égaré », à propos du camion des journalistes. Comment peut-on agresser quelqu’un qui s’est égaré, sinon lorsqu’on est un voyou, au coin d’une rue ? Vous en avez l’âme, M. l’anonyme. Nous sommes loin du combattant que vous prétendez singer.
    Vous ne valez pas mieux que le flic qui fait un tir tendu sur le visage d’un manifestant : vous n’êtes que son miroir, piqué en plus. Un pauvre type qui finira comme un gros con anonyme enrôlé dans une section d’assaut.

    • jeudi 20 mars 2014 à 11h50, par Personne ou presque

      Fasciste ? Vous y allez un peu... Non, c’est juste un enfant du siècle nourrit à la publicité, qui « vit » une « manif » comme d’autres font du saut à l’élastique. Un pourceau, qui a plus de change de finir en manager sans cravate, en mec « cool », qu’en fasciste. C’est assez triste de lire ce genre de chose, mais ça tient plus de l’insignifiante et de la bêtise que du mal radical...

    • jeudi 20 mars 2014 à 11h50, par B

      c’est vrai, quand on y réfléchit, c’était mieux au Mali dans les années 50, les noirs qui partaient en courant quand ils voyaient débarquer les blancs, tout ça...

    • jeudi 20 mars 2014 à 12h10, par Chéri-Bibi

      Et c’est bien connu, on commence par un joint, on fini par devenir dealer d’héro...
      Allons Mr Chalmel, certes le texte de ce « casseur hyper sympa » traîne un peu en longueur, mais de là à lui préconiser, sous peine de « lâcheté », d’aller lui-même se livrer aux bons soins des sévices de police... hyper sympa eux aussi (comme ils l’ont encore prouvé ce 22 -v’là les flics !- à Nantes)... On irait presque croire que le jour -ou plutôt la nuit- où des « milices fascistes » envahiront nos rues (si ce n’est déjà fait), vous vous feriez un honneur et un courage de pointer du doigt ce genre de méchant malfrat trop hyper-sympa pour être honnête.
      Et puis quoi ? Votre curiosité pour les faits d’hiver n’est pas assouvie par le manque de description d’actes habituellement narrés de long en large par une presse bien en mal d’aborder l’essentiel (une grande manif populaire avec des revendications en paroles et en actions, fussent-elles délictueuses) ? Vous voilà fort marri de ne pouvoir sustenter ce voyeurisme habituel. Rattrapez-vous donc en tapant « riot porn » sur Youtube, c’est toujours plus amusant que de se branler la nouille devant Julie Lescaut.
      Désolé d’avance (en fait même pas) pour la vulgarité de mes propos à votre encontre, mais si ce « casseur hyper sympa » est de la graine de criminel fasciste, alors vous êtes vous-même de la graine de délateur collabo et votre non-anonymat n’a de courage que les oripeaux.
      Un peu comme les « journalistes » que vous défendez en fait.
      Pour ma part, je me garderait bien de juger cet anonyme -ne serait-ce parce que je ne croit pas le connaître et n’était pas à Nantes ce jour-là- mais le sentiment de liberté d’expression de la colère qu’il exprime (ou tente de), je le connaît bien. Il est parfois maladroit, toujours libérateur. Car rien n’est pire que l’humiliation de toujours subir sans pouvoir réagir. Un « casseur hyper sympa » martiniquais, Franz Fanon, le disait très bien en 1961 dans Les damnés de la Terre : « Au niveau des individus, la violence désintoxique. Elle débarrasse le colonisé de son complexe d’infériorité, de ses attitudes contemplatives et désespérées. Elle le rend intrépide, le réhabilite à ses propres yeux. » Et ce regain de dignité est plus précieux qu’un abri-bus (même si un abri-bus n’a jamais oppressé personne... sauf via l’affiche publicitaire qu’il contient trop souvent). Vous devriez essayer.

      Nota-bene, vu que vous me paraîssez aussi sourd que malentendant : ma signature n’est pas un anonyme pseudonyme mais un surnom attribué en vertu de certains faits non-anonymes (comprend qui peut). Et je suis hyper-sympa aussi.
      Hyper-sympa de tous les pays, unissons-nous !

    • jeudi 20 mars 2014 à 15h55, par un autre hitléro-trotskiste

      Dites « Eric Chalmel », vous êtes sûrement journaliste, ou au moins étudiant en journalisme, pour défendre ainsi la fausse « liberté d’expression » des petits soldats du grand capital et de l’État, tout en traitant de fasciste quelqu’un qui lui, fait vraiment usage de cette fameuse liberté d’expression ?

      • jeudi 20 mars 2014 à 16h06, par un autre hitléro-trotskiste

        Eh oui, gagné, en gouglant le pseudo « Eric Chalmel » on tombe sur un blog-Mediapart : non seulement apprenti-journaliste, mais attention, le haut du panier de l’analyse critique, qui dès le lendemain de la manif la transformait en « défaite politique », parce qu’elle n’avait pas su faire respecter la tranquillité de la sympathique bourgeoisie nantaise.

        • vendredi 21 mars 2014 à 10h54, par Pierre GUY

          Et bien moi quitte à faire l’avocat du « diable de journaliste » je vais aussi vous dire ce que j’en pense.

          Loin de couvrir de louanges les journalistes, qui son aujourd’hui à mes yeux que des intéressés carriéristes cherchant le scoop du siècle pour passer un niveau ( mai sbon on pourrait le transposer sur n’importe quel métier ), je vais défendre Eric Chalmel parce que dans le fond je suis d’accord avec son propos.

          Je m’explique, montrer qu’on est là c’est normal, et gueuler des noms d’oiseaux injustifiés et des hommes qui bossent pourquoi pas ( c’est une manif après tout ). Premier point qui me choque, c’est de mettre en avant le « hyper sympas » pour dire des truc dégueulasse en expliquant que de toute manière tout péter est un jeu et qu’au fond ça stimule l’économie. Et bien ça prouve déjà que le cerveau ( si il tourne vite ) tourne dans n’importe quel sens. C’est bien nos impôts qui paieront tout ceci, car ce sont des objets publiques qui ont été détruit, payé par la ville, donc par notre porte monnaie.

          Deuxième point oui, si cet anonyme porte réellement ses convictions et bien qu’il se présente sous son vrai nom, sous son vrai visage. Car l’anonymat peut cacher n’importe qui ou n’importe quoi et ensuite pour décrire fièrement ce que j’appelle la bêtise humaine et bien qu’il ai les c****** de s’afficher.

          Ensuite « la bourgeoisie nantaise sont des gens comme vous et moi qui bénéficie, il est certains, de plus de moyens. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour les haïr. Le personnage ici décrit est un abrutis ( désolé du mot ), qui n’a de respect pour personne et qui trouve sympas de traumatiser deux pauvres personnes dans un mini vanne parce qu’elles étaient »égarés" . Mais où va le monde ? C’est ça faire de la politique ? C’est ça afficher son désaccord ?

          Pour finir je vais mettre des phrases clés ( même si il faut tout lire ) qui montre que tout ceci est du foutage de gueule pure et simple et que ce texte ne justifie rien du tout.

          J’écris « forcément » parce que j’ai fait partie de ce qu’eux nomment « casseurs ». Moi et quelques copains. On agissait ensemble, petit groupe solidaire

          Une hypertrophie des enjeux, servie sur son flux continu d’informations, à la sauce virtuelle. Avec un soupçon de connerie. ( il faut parfois se regarder dans un miroir... )

          Je l’ai accepté parce que je me suis dit : si je ne suis que ça, une petite souris dans une cage, alors je serai une petite souris qui dévisse, qui fait n’importe quoi.

          La réalité est beaucoup plus simple : ce jour-là, les flics n’ont pas créé la violence, ils l’ont gérée. ( donc exit les complots à la con ... si les flics ne bougent pas, qui cherche qui ?)

          Ils avaient saisi que s’ils nous laissaient accès à toute la ville, on risquait d’avoir méchamment envie de faire du lèche-vitrine sans pour autant passer par les portes automatiques. ( hum ... et après ça parle de la manifestation blablabla ... )

          la foule est restée en grande partie présente, à quelques mètres. À nous observer caillasser les flics, tenter de les faire reculer. À nous regarder agir avec sympathie. Et j’avais l’impression que cette foule disait : « Je le sens moyen, ton plan... ça a l’air foireux... Mais vas-y, ne t’inquiète pas : je reste là, je te couvre. » C’était fou, vachement beau à voir. ( On trouve toujours une bonne raison pour se justifier, moi j’ai vu d’autres choses aussi ... )

          Mon cul ! Moi, je ne vois là que la violence d’État, dans son hideuse banalité, dans sa toute-puissance, peu importe qui s’en retrouve victime. ( il faut savoir, ils ont bougé ou pas ?! les flics. La violence appelle la violence ... )

          Le côté « sportif » de cette manif n’a pas débordé le cortège. Et il n’a pas décrédibilisé la journée.

          Définitivement, cette journée du 22 fut sacrément animée. Une sorte de rencontre inter-régionale autour des loisirs créatifs. ( purée ça devient de plus en plus profond ... )

          Mais son assise à la fête, c’était ma colère. Précise. Dense. Quotidienne. Physique. Lucide. Rien à voir avec cette idée colportée par les médias et les politiciens d’une masse abrutie de combattants tout de noir vêtus qui se déplacerait au gré des affrontements en France et en Europe sans comprendre où elle est ni pourquoi elle y est ( premier argument au bout de ... 10 paragraphes )

          cette violence, je la ressens au quotidien. Je la vois, je l’entends, partout, tout le temps. Dans l’histoire, dans l’économie, dans les rapports de genre, de classe, dans le racisme, la répression de toute forme de contestation hors cadre... Cette conflictualité, elle m’habite, elle m’obsède, elle m’a rendu fou parfois. ( Ce n’est pas pour autant que tu dois la nourrir, et puis pour la folie eeee je ne peut rien y faire ).

          Les dégâts causés par « l’émeute » sont bons pour l’économie, non ? Le déploiement du maintien de l’ordre l’est pour nos exportations de matériel policier, n’est-ce pas ? Alors, basta avec cette fable du contribuable qui raque en bout de chaîne. Leurs mots, leur histoire. ( ba non ... c’est pas bon pour notre porte monnaie ).

          Fallait-il brûler cette voiture ? Faire fuir de façon vigoureuse cette camionnette de BFM-TV ? Défoncer cette vitrine ? Ce sont de bonnes questions, que tout le monde devrait se poser. Et justement : quand ça brûle, ça casse, ça pète, tout le monde se les pose. Parce que ce jour-là, ces questions sont ressenties, vécues. ( En général les questions se posent avant d’agir ... mais bon tu t’es décris comme fou donc ... )

          Je suis – je crois – assez lucide sur la pertinence et la limite de nos gestes, et qu’il s’agit aussi d’un besoin, d’une pulsion. ( Un besoin ... tout péter ? hum ... ).

          Donc ce type fout la merde car il est fou de colère, c’est une pulsion, un sport « créatif » qui fait que les gens se poseraient des questions sur le pourquoi de son action. Mais on ne se pose pas de questions, on remarque que certains sont prêt à faire un discours extrêmement long pour justifier la médiocrité de leurs convictions.

          ( Merde j’ai été aussi long que lui ... )

          • vendredi 21 mars 2014 à 11h07, par JBB

            Juste un point, parce que ça commence à bien faire.

            Vous écrivez : « Car l’anonymat peut cacher n’importe qui ou n’importe quoi et ensuite pour décrire fièrement ce que j’appelle la bêtise humaine et bien qu’il ai les c****** de s’afficher. »

            Faut arrêter avec ce truc à la con. Les autorités ont suffisamment clamé qu’elles comptaient bien procéder à de nouvelles arrestations, annonçant même qu’une cellule de dix policiers était spécialement constituée pour l’occasion - voir notamment ce papier.
            En clair, signer ce texte revient plus ou moins à se porter candidat pour de la prison ferme. Vous iriez ainsi à l’abattoir, vous ? Ce texte aurait plus de force s’il provoquait à son auteur des ennuis judiciaires ? C’est complètement crétin.

            • jeudi 3 avril 2014 à 13h12, par Anonyme_ou_pas

              Parce que le mec se croit anonyme ? Si il intéresse les flics, il est déjà grillé... Ou alors, il sais se rendre anonyme sur le net mais j’ai comme un doute...

              • samedi 19 avril 2014 à 21h42, par lg

                Etrangement depuis toutes les affaires sur la sécurité sur Internet, les quelques sites/blogs sont plus que jamais mobilisés pour partager leur expériences/connaissances dans le domaine de l’anonymat sur Internet.
                Bien qu’Internet ait été construit de sorte à ce qu’on laisse des traces partout où l’on passe, il y a de bons moyens, pas si compliquer pour brouiller suffisamment les pistes pour décourager une petite équipe de flic.

                Passer par un intermédiaire et sécurisé un minimum l’envoie de son mail, me semble amplement suffisant.

            • samedi 19 avril 2014 à 21h43, par lg

              Merci, en lisant les commentaires, je prennais peur en voyant que personne n’allait évoquer le pourquoi (pourtant EVIDENT !) de cet anonymat.

    • jeudi 20 mars 2014 à 16h10, par Bub

      Encore un adepte de l’ultra-virilisme…

    • jeudi 20 mars 2014 à 19h21, par gauche modérée

      Cette discussion sur les médias est d’un lassant : évidemment que la plupart des médias sont des parasites et qu’ils sont dans le camp de l’ennemi.
      Souvenons-nous de la belle phrase de Lénine (un autre casseur mais pas très sympa), qui, parlant de je ne sais quel groupe corporatiste avait dit dans son style caractéristique et télégraphique : « ce sont des parasites. Fusillez les sans trainasseries imbéciles. »
      Quant au reproche de l’anonymat il est vraiment incompréhensible : les médias sont constitués d’une armée de crétins qui cherchent en permanence une autre armée de crétins qui ne rêvent que d’une chose, c’est de passer dans les médias.
      Quoi de plus logique, dès lors, que l’anonymat ? Certaines gens-fussent ils(ou elles) des casseurs sympas ou même pas trop sympas- ont encore leur dignité, quand même : que les serpillères restent avec les serpillères. (oui : c’est très méchant pour les serpillères)

    • vendredi 21 mars 2014 à 09h33, par Merlin

      Vous pensez qu’il sera fasciste milicien demain ?
      Vous n’avez rien compris, aujourd’hui.

    • vendredi 21 mars 2014 à 14h33, par Alèssi

      On connaît la chanson « Ils se masquent le visage, ils assument pas ». Je suppose que tu la ramenerais pas comme ça devant les zapatistes qui s’avancent cagoulés depuis vingt ans, de peur de te ramasser le mollard que tu mérites dans la gueule, Chalmel.
      Encore un qui doit être à EELV ou chez Mélenchon. La race de ses morts.

    • vendredi 21 mars 2014 à 14h40, par Alèssi

      Au passage, puisque la poucave en question aime pas les anonymes : je m’appelle Alèssi Dell’Umbria.
      Chalamel de ta mère !

      • vendredi 21 mars 2014 à 14h45, par Alèssi

        Ultime précision : je ne suis pas non plus l’auteur du texte « Je suis un »casseur« et je suis hyper-sympa ». Je précise, des fois l’autre cul-serré aille s’imaginer je ne sais quoi. J’étais au Mexique le jour de la manif de Nantes. Un pays où on a la culture du masque, loin de ce pays de délateurs et de corbeaux qu’est la France.

        • mercredi 26 mars 2014 à 07h47, par Lou

          Pays qui rêve d’avoir ne serait-ce qu’un seul média libre. Vu d’ici (le mexique),la violence de vos propos est déprimante, dans un pays réprimé (pour de vrai !!!) et qui lutte pour ses droits dans la plus grande dignité UNIS ET ORGANISES, chers amis anarchistes, casseurs, venez faire un stage de lutte chez les zapatistes.
          Un peu de recul ne ferait de mal à personne ici. Vous ne faites que vous insulter c’est affligeant.

    • samedi 22 mars 2014 à 00h08, par oliv

      Le plus frappant dans ce pitoyable commentaire n’est pas tant le vide politique, stratégique et idéologique, qui le caractérise, et qu’il prétend en plus dénoncer dans l’article, que l’insensibilité ostentatoire qu’il étale face à un article qui, au contraire, assume les limites d’un geste qu’il s’efforce de penser, d’expliquer, de décrire comme « un besoin », « une pulsion », un temps politique en négatif qu’il n’érige en rien en doctrine. Un article écrit avec le cerveau autant qu’avec les tripes. Mais ça, Eric Chamel, ça le dépasse. Oui, il y a beaucoup d’impuissance entre les lignes. C’est notre impuissance à tous, que l’on doit s’efforcer de briser, à laquelle on doit s’efforcer, d’abord, de donner une visibilité. Sans doute M. Chamel ne ressent-il pas de la même manière que l’auteur l’effroyable dégradation marchande, bureaucratique, intime, des relations humaines. Le sentiment de vide, de haine, d’insignifiance, et toute l’hostilité qui l’accompagnent. Tout cela qui envahit, qui revouvre insidieusement la quasi-totalité des rapports humains, toute cette violence du quotidien, que l’on retourne contre l’autre, contre soi-même, tout cela n’entre pas dans les considérations de M. Chamel. Par contre, que l’on puisse s’en prendre à des objets, avec leur valeur d’usage, leur valeur marchande et tout ça, ça ça le fout en rogne. Pensez-donc ! Un abri-bus... Imaginez qu’il pleuve, et que M. Chamel ait oublié son parapluie ! L’« argument » qui oppose l’usager au « casseur », le consommateur au citoyen, le travailleur au travailleur... est le même qui consiste à dénoncer une manif au motif qu’elle bloque le trafic - ce qui est quand même le but recherché. L’obsession anti-cassage en plus... de la soupe médiatique 2 en 1. Qui évite de penser, garantie sur facture. Mais le comble de la connerie, c’est encore de s’en prendre à l’anonymat, à l’ère de la surveillance et du fichage généralisée, et qui n’en qu’à ses débuts. Une sorte de pulsion policière pousse donc M. Chamel à décliner son identité et à exiger à chacun d’en faire autant. Et qu’est-ce qu’on en a à foutre qu’il s’appelle Martin, Marie-Louise ou Dupont ? C’est vraiment important pour le fonds de l’histoire ? L’anonymat, ici, n’est pas seulement une nécessité, comme il l’a été pour des générations de militants, c’est aussi, à mon sens, une manière de s’identifier à un « nous » anonyme, précisément, parce qu’il n’a pas la parole, parce qu’il ne la prend pas, parce qu’il n’ose pas la prendre pour s’exprimer. Quant à comparer les « casseurs » aux flics... il faudrait quand même réécrire l’histoire, la dialectique et les rapports de force en moins. Mais là ça dépasse le cadre du commentaire... Bref, M. Chamel, quand on ne comprend pas un texte (et visiblement, il y a beaucoup de choses que vous ne comprenez pas), on évite de le commenter.

      • samedi 22 mars 2014 à 11h07, par Alèssi

        Exactement !

      • dimanche 15 mai 2016 à 07h36, par Charmelsanscharme

        Merci Oliv,

        Une femme bien qui n’aiment pas les types comme Chamel, ou son compère qui s’est nommé et à rajouté 4 patés de textes pour ne rien dire de plus.
        Ces policiers dans l’âme, pardon, je voulais dire délateurs qui nous gâchent le quotidien avec une prétendue morale et éducation qui ne les empêchent ni de violenter leur femmes ni de faire preuve de vulgarité extreme dans l’intimité.
        Ils s’imaginent d’intelligence supérieure et sont condescendants.

    • samedi 22 mars 2014 à 15h10, par lo

      Monsieur Eric Chalmel

      Vous êtes définitivement bien dans votre rôle de journaliste, au plus proche du corporatisme de votre profession. Vous estimez que l’on vous doit le respect simplement parce que vous pratiquez ce métier.
      Alors que vous n’êtes pas capable de comprendre comment on peut désirer conserver l’anonymat. C’est vrai qu’il vous faut un courage inouïe pour brandir votre carte de presse à la fasse des policiers pour franchir les barrages et échapper aux gardes à vue.
      Vous parlez de courage, mais savez-vous au moins ce que c’est ?
      Vous n’êtes même pas capable de faire une lecture à plusieurs niveau d’un texte. Vous jugez sans comprendre. Pire encore, sans même avoir envie de comprendre... et puis vous vous dépassez ... vous faites faites des raccourcis et vous amalgamez. Vous traitez l’auteur de « fasciste ». Mais mon garçon, avez vous seulement réfléchi avant d’écrire une telle bêtise ?

      Vous déshonorez votre profession qui à déjà du mal à redorer son blason.

      Vous êtes ridicule, lâche, imbécile.

      Mais ceci dit je ne suis pas chien avec ceux qui comme vous font des constats de leurs petits postes d’observation. Si vous avez peur qu’un anonyme couard en capuche raye par malice votre jolie Seat Ibiza, laissez là derrière les bus bleus.

    • dimanche 23 mars 2014 à 01h37, par caracole

      monsieur chalmel vous êtes une raclure de bidet.
      votre billet transpire la mauvaise foi,vous êtes
      mûre pour le journalisme...bon vent

    • dimanche 18 mai 2014 à 12h32, par Manolo

      Vous êtes hors jeu !!!
      Je m’étonne de ne pas avoir trouvé dans votre commentaire les deux mots : « pauvre France » !!!

    • mardi 4 novembre 2014 à 18h34, par Mr PITTET

      Dit moi Mr Chalmel :
      Le fait de dire ton nom te permet tu de sous estimé, j’ai même envie de dire « prendre pour une sous merde », une personne qui EXPLIQUE son point de vue de manière anonyme ??
      OU Voit tu le fascisme chez ce gamin ??
      Qu’est que le fascismes ??

      Pour moi tu te trompe de cibles dans tes propos !!

      Explique moi maintenant pourquoi dans les cortége de flics y a t-il des cagoulés et pour le coup « ANONYME » ?????
      Ne croit tu pas que c’est ce gouvernement à réprimander n’importe quelle manif qui est REELEMENT « FASCISTES » ??

      Mr Sébastien PITTET (Mon nom est là uniquement pour pas que tu me traite comme tu l’as fait auparavant)

    • dimanche 1er mai 2016 à 02h23, par J. Roschan

      « on attend que vous brûliez quelques luxueuses voitures »

      Et bien monsieur Chalmel, vous avez été entendu. Avec quelques années de retard certes, mais quand même.

      Vous allez assumer vos responsabilités et vous livrer à la police pour avoir ainsi incité à la destruction des biens d’autrui ?

      Allez, je taquine, mais en même temps je ne vous cache pas que vous avez l’air taquin. Généralement, les gens qui utilisent des mots comme « fascistes » sans même savoir ce qu’est le fascisme, ce sont des gens assez susceptibles dans un éventuel débat.



  • jeudi 20 mars 2014 à 10h53, par jf le scour

    deux côtés...
    témoignage très fort, avec du vrai « je », de l’un
    et « inconnu » romantique de l’autre côté

    ce texte est le symbole d’un engagement assumé
    qui est balayé par « inconnu »

    l’engagement d’« inconnu », c’est facebook, non ?
    ... du pseudo
    moi, « je », aussi avec un pseudo, je casse la mairie de morlaix
    et je me cache derrière mon bon patron breton...

    un peu de provocation, certes
    pour sortir du bois
    tout est bon... reste que pour changer ou tenter de changer
    ce n’est pas avec des inconnus ou mes rêves de bonnets roses...

    jf le scour



  • jeudi 20 mars 2014 à 16h43, par Fred

    On peu dire ce qu’on veut, mais il a du style...

    Après je ne comprend pas trop en quoi les médias nous auraient mal informés. Il se présente comme un casseur qui vient brûler des voitures et taper sur la police parce que ça lui fait du bien, sans se préoccuper, de son propre aveux, de l’efficacité de ses méthodes de lutte. Il me semble a moi que c’est a peu prêt l’image qu’en donne la presse, pour le peu que je la consulte...

    • dimanche 1er mai 2016 à 02h26, par J. Roschan

      Sauf que les journalistes télé passent 15 minutes à débattre sur une poubelle brûlée, et à peine 10 secondes sur les revendications des milliers de manifestants.

      Ça devrait être l’inverse.

      Et quand rien n’est cassé, l’existence d’une éventuelle manifestation n’est même pas évoquée ...



  • jeudi 20 mars 2014 à 16h49, par Anonymus sympaticus

    Excellent article. Et qui revient sur un point signalé ailleurs : la complicité tacite d’une bonne partie du reste de la manif.
    Et quant à l’argument qu’on lui oppose qu’il faudrait « assumer », c’est-à-dire aller directement se livrer aux flics, il est d’une stupidité rare.
    Et les propos finkelkrautiens sur « l’enfant du siècle », comme les conneries assimilant l’indispensable anonymat à Facebook sont ridicules.

    • vendredi 21 mars 2014 à 14h39, par Alèssi

      Mais c’est bien frankaoui, ça, za’hma « ils cachent leurs visages etc ». Au Mexique, n’importe quelle situation (blocage de route, manif etc.) potentiellement à risques et où les condés sont en face qui filment tout le monde, les gens se mettent un paliacate sur le nez. Tu que je te dises, sympathique anonyme : ce Chalamel aime la police. Va pas chercher plus loin.

      • dimanche 30 mars 2014 à 18h05, par Arturo

        Hé. Autant j’suis d’accord accord avec toi sur le fait qu’y a pas à discuter le choix de l’auteur à garder son anonymat, autant faut se calmer avec Chalmel.

        Toi qui nous rabâche le Mexique, figure-toi que j’y vit depuis quelques années et que mes potes pro-zapatistes apprécient pas qu’on compare le contexte du Mexique et celui de la France comme tu le fait.

        J’ai pas leurs mots exacts mais quand je leur ai montré cet article ça les a bien écoeuré, eux, qui se battent (contre une répression d’une violence INCOMPARABLE a celle subie par l’auteur) pour nos privilèges (et notamment une presse indépendante et un véritable service publique) de voir des petits français péter un camion de journalistes et un abri-bus parce qu’ils ont trop la rage.

        Bien sûr, BFMTV c’est de la merde ! Et leur péter la gueule ? Ben c’est pareil vu que c’est confirmer ce qu’ils disent ! Au Mexique, on désespère vraiment d’avoir des journalistes présents sur les manifestations, même si ils sont des compagnies au service des entreprises parce que mine de rien, les caméras, même celles de l’oligarchie, ça limite les bavures et au Mexique, c’est bien plus qu’un oeil que tu perds, je t’apprends rien, tu dois très bien le savoir.

        Et si tu lit bien Chalmel, ce qu’il critique dans le fait de s’en prendre aux arrêt de bus, c’est pas le fait de casser. C’est le fait de s’en prendre à un transport public. Et je suis tout à fait d’accord quand il dit qu’il aurait mieux valut brûler les belles bagnoles des responsables du projet.

        Quand un mouvement de contestation violent subsiste malgré la répression, c’est grâce au soutien du peuple. Et c’est pas en se comportant comme des petits morveux pourris gâtés qui casse ses jouets parce qu’ils sont trop en pleine crise contre le système que tu le peuple va te soutenir.

        En résumé : casser oui, mais pas n’importe quoi.
        Casser du journaliste oui, mais pas n’importe qui.

        Quand à la police française, mais les mexicains, rêveraient d’une police pareille, combien de temps t’es vraiment resté là-bas pour pas t’en rendre compte ?

        • dimanche 30 mars 2014 à 19h18, par JBB

          Loin de moi l’idée de répondre à sa place, il sait très bien faire ça tout seul. Mais quand même : Alèssi vit là-bas depuis un moment - c’est pas comme s’il y avait passé deux mois en vacances.

          D’ailleurs, tu peux te plonger dans les excellents et très fouillés papier qu’il a mis en ligne sur A11 :
          « Mexique : La paranoïa et la terreur comme paradigmes de gouvernement »
          Entretien avec Bettina Cruz Velasquez, indigène zapotèque en guerre contre les multinationales de l’éolien : « Ils sont en train de nous briser en morceaux »
          « ¡ Qué bronca en san dionisio ! »

          Et il prépare un film documentaire sur les résistances indigènes aux projets éoliens dans l’isthme de Tehuantepec, il en causait ICI.

          Bref, à mon avis, le procès en « légitimité mexicaine », il risque d’être un chouia dur à conduire...

          Et sinon, rien à voir : à la base je voulais juste réagir à ce passage de ton commentaire - « Bien sûr, BFMTV c’est de la merde ! Et leur péter la gueule ? »
          Euh... Personne n’a pété la gueule aux gens de BFM-TV, et de loin. Ils se sont juste fait un peu bousculer alors qu’ils repartaient dans leur fourgonnette siglée BFM, aux abords de la manif. En clair : quelques coups sur les vitres, des quolibets et des injures, et quelques tags vite fait sur le véhicule. Vraiment pas de quoi monter au plafond...
          Je n’ai pas vu d’autres journalistes se faire emmerder pendant la manif - et l’ambiance était dans l’ensemble beaucoup plus détendue à leur égard que dans d’autres manifs dites « chaudes ». D’ailleurs, pendant que les gens de BFM remballaient leurs gaules, il y avait des gens de Canal + qui filmaient et je n’ai vu personne pour venir les emmerder..

          • dimanche 30 mars 2014 à 20h59, par Arturo

            C’était pas mon intention de me lancer dans un débat de légitimité aussi constructif qu’un concours de bite, mais tu fait bien de le préciser. Et merci pour les liens j’irais voir parce que là ça m’intrigue.

            Concernant ce qui est arrivé au camion de BFMTV, t’as raison, il faut pas exagérer. Mais c’est pas la violence du geste, c’est le fait qu’on se trompe d’ennemis qui m’énerve.

            Journalistes tous pourris et nya nya nya. C’est pas comme ça qu’on fait bouger les choses.

            Même chose pour l’arrêt de bus.

            Évidemment, ils ont pas fait exploser le centre-ville mais là n’est pas le problème.

            Ce qui nous dégoute, c’est de voir toutes cette énergie gâchée. Et là c’est pire qu’inutile, c’est contre-productif.

            Et je parle même pas du dialogue : Chalmel aime les flics donc laisse tomber, il doit être chez EELV ou chez Mélenchon.

            Et alors ? Il pourrait aussi bien être chez la mère Michelle que ça change pas le rapport avec ces arguments.

            Tout refus de reconnaître l’opinion de l’autre de part ses origines, ses préférences ou son appartenance politique (et j’en passe), c’est agir en REACTIONNAIRE.

            J’en ai marre du discours de petit français gâté qui veux tout casser parce que c’est trop une victime du système et des médias qui le manipule. La violence gratuite n’a AUCUNE excuse. _Et c’est toujours ceux qui veulent tout faire péter pour reconstruire qui seront les premiers baisés par n’importe quoi.

            Ca les arrange de parler du « système » comme on parle du grand méchant loup ou du vilain docteur octopuss.

            Mais si il y a bien une chose qu’on apprends au Mexique, et dans bon nombre de pays d’ailleurs, c’est que c’est parce que y a un fruit pourri dans le panier qui faut jeter tous les fruits et le panier avec.

            Ça c’est penser en fils de bourge, pas en anarchiste, et encore moins en vrai révolutionnaire. Et ça m’étonne que quelqu’un qui connaisse si bien son sujet soutienne un discours pareil.

        • mardi 1er avril 2014 à 19h59, par Alèssi

          « Quand à la police française, mais les mexicains, rêveraient d’une police pareille, combien de temps t’es vraiment resté là-bas pour pas t’en rendre compte ? »
          C’est bien vrai qu’il y a des gens au Mexique qui rêvent d’avoir une police comme en France. Quand Peña Nieto a pris ses fonctions, en décembre 2012, une de ses premières annonces a été qu’il allait créer un corps de police calqué sur la gendarmerie française. Différents amis mexicains m’ont demandé ce qu’il en était, de cette gendarmerie. Je leur ai donc expliqué, le quadrillage militaire du territoire par les casernes de gendarmeries etc. La gendarmerie mobile aussi. Mais ça n’avait pas l’air de les faire rêver, eux qui se battent pour l’autonomie territoriale de leurs communautés... mais alors pas du tout. Je leur parlais aussi de la BAC et de ses exactions permanentes, des gens éborgnés à coups de flash ball etc. Plus récemment, je leur ai parlé des charges de CRS et de baqueux contre le carnaval de mon quartier. Bref, tout ça ne les faisait pas rêver, ou alors en mode cauchemar.
          Si je résume, ton argumentation semble être : au Mexique la répression est autrement plus violente, donc en France on est pas fondé à se plaindre. Indépendamment du fait que la part la plus violente de la répression au Mexique est exercée par des groupes paramilitaires, laissant aux forces de police des taches plus conventionnelles (par exemple la majorité des personnes assassinées lors de l’insurrection de Oaxaca en 2006 l’ont été par les Caravanes de la Mort, anonymes), je dirais que la violence de la répression est toujours relative à la puissance de la menace sociale et politique que portent les mouvements. D’ailleurs, en France nous avons eu des groupes paramilitaires en 1968, les CDR et le SAC. Ils n’ont finalement pas beaucoup servi, les bureaucraties syndicales et les partis ayant suffi à briser de l’intérieur la menace d’une insurrection, mais enfin si celle-ci avait éclaté, il ne fait pas le moindre doute que ces groupes, recrutant des anciens OAS, des flics et des truands, se seraient comportés comme leurs homologues latino-américains. Quand à la police proprement dite, elle a suffisament prouvé ce qu’elle était capable de faire dans des temps plus agités, comme pendant la guerre d’Algérie...

          • mardi 1er avril 2014 à 20h08, par Alèssi

            Concernant Chalmel, je suis quand même aller un oeil sur les liens qu’un autre commentateur avait eu l’obligeance de nous fournir. Son propos contre les « milices armées » de la ZAD sent la délation à plein nez. Sur la manif du 22, il semble reprocher aux casseurs de casser la baraque électorale aux partis présents ce jour-là. Ce qui sous-entend que le mouvement contre l’aéroport serait là pour servir la soupe à divers politicards en mal de poste...
            Concernant les médias libres, il en va au Mexique comme en France : les gens doivent s’organiser pour créer leurs propres moyens d’information, tel celui sur lequel nous sommes en train de poster des commentaires. Sinon, au niveau de la presse quotidienne et hebdomadaire française, je ne vois rien qui ressemble fût-ce de loin à un média libre. De ce point de vue, je dirais même qu’au Mexique c’est un petit peu mieux : il y a régulièrement des articles très corrects sur les luttes sociales dans un journal pourtant notoirement stipendié comme la Jornada. Je ne vois guère d’équivalents en France. Et pour connaître quelques journalistes honnêtes, je sais combien leur propre marge de manoeuvre est réduite à presque rien dès qu’il s’agit de couvrir des sujets conflictuels -tels que l’aéroport de NDDL, par exemple.

        • mercredi 2 avril 2014 à 16h46, par Camille

          Et ta douce France, c’est pas elle (entre autres) qui forme et arme la contre-insurrection au Mexique ? Tu te crois à l’époque de l’indépendance de l’empire aztèque ?



  • jeudi 20 mars 2014 à 17h42, par Dada

    Soyons lucides : est-ce qu’il y a eu la moindre conquête politique et sociale sans dépavage de rue ces deux derniers siècles ? Est-ce que ces rapports de force portaient un nom en dehors de quelques escrocs de la politique qui ont extorqué les victoires de la rue ? Franchement, non. Ça fait quarante ans que les mouvements politiques et sociaux sont exclusivement défensifs et toujours perdants et il faut écouter les conneries de pseudo-pacificistes comme Éric Chalmel qui ne font que légitimer l’ordre existant, l’iniquité et les plus-values absconses. Assassin. Sur tous tes avantages de petit-bourgeois (droit de vote, égalité des sexes, code du travail, liberté d’expression, etc.), il y a du sang coagulé. Penses-y, amnésique.



  • jeudi 20 mars 2014 à 18h16, par wuwei

    « En clair, le 22, je faisais de la politique. A voté. Point. »

    Tout est dit n’en déplaise à Monsieur Chalmel.



  • jeudi 20 mars 2014 à 19h37, par aérocarotte

    Ce texte est vraiment bien écrit et on sent que l’auteur est loin d’être un imbécile.
    Mais pour ma part j’en ai beaucoup voulu aux casseurs. Parce que je n’ai vu aucun intérêt à détruire des arrêts de bus, des voitures, des agences de voyages et de la TAN, jeter des pavés sur la FNAC et j’en passe...au final ça n’a fait que discréditer la manifestation. Surtout que je n’ai observé que des actes de destruction totalement gratuits, menés pour certains par des jeunes de moins de 20 ans venus uniquement pour ça (connaissaient-ils même les revendications profondes de la manifestation ?) dont je doute des convictions politiques (j’en ai moi-même 22 donc je ne fais pas là de condescendance envers les jeunes vu que j’en fais partie). Je n’ai vu aucun manifestant se réjouir de leurs actions, au contraire j’en ai vu tentant de les en empêcher en leur disant que ça ne servait pas la cause (comme le montre une vidéo d’ailleurs). J’ai moi-même été très tentée d’aller me poster devant eux pour leur dire d’arrêter mais les marteaux, leurs regards franchement pas sympas et leur attitude belliqueuse ne m’a pas encouragée à le faire (je parle là d’un groupe parmi d’autres, je suis peut-être tombée sur le pire). Et au passage, étant nantaise, aimant ma ville, je n’ai que moyennement apprécié ces dégradations, même si au final ça n’était pas grand chose et ça a été vite réparé.
    Ce qui m’a vraiment (VRAIMENT) énervée c’est que les casseurs ont magnifiquement marché dans la stratégie de la préfecture et que grâce à eux les médias, politiques et gens restant bien au chaud chez eux à regarder TF1 sans aller constater par eux-mêmes la réalité des faits ont pu crier à la France entière que les anti-aéroports sont des excités dangereux sans aucun respect pour rien et qu’il faut vite évacuer la ZAD. Tous les manifestants que j’ai croisés désapprouvaient l’action des casseurs car nous savions que les infos n’allaient parler que de ça. Et bingo, le soir à la télé, dans les journaux, seulement des récits de la violence, pas une interview de manifestant exposant ses revendications.
    Je dois cependant reconnaître une chose, c’est que les violences démontrées lors de cette journée font réfléchir à deux fois les politiques avant d’évacuer la ZAD. Parce que comme certains médias l’ont soulevé si on continue sur cette lancée, une prochaine intervention policière à la ZAD risque de se solder par d’autres dégâts humains. C’est donc d’un certain côté peut-être grâce aux casseurs que la ZAD tient bon.
    Mais pour moi cette action de casseurs n’est pas forcément la meilleure voie à suivre. « Grâce » aux casseurs la majorité de la population n’a simplement retenu de cette journée que les dégâts matériels qu’elle a fait. Et j’ai pu entendre des réflexions comme « pour les municipales je voulais voter pour les verts mais après ce qu’il s’est passé à la manifestation... ». Comme quoi la manipulation et la récupération politique menées par le gouvernement a porté ses fruits, et les casseurs ont été un précieux coup de pouce à l’Etat.
    Donc non, malgré toute la réflexion qu’il peut y avoir derrière, je n’approuve pas. Je suis pour l’opposition, ce qu’il s’est passé cette journée a renforcé mes convictions et s’il y a une intervention sur la ZAD j’irai et s’il le faut je rendrai les coups qu’on me donnera. Mais casser pour casser, n’importe quoi qui tombe sous sa main, de telle façon que ça ne veut plus rien dire, ça non.

    • jeudi 20 mars 2014 à 20h01, par Camille

      Miss aérocarotte,
      Vous confondez encore ce que proclament à plein volume les politiciens, les flics, les médias et ceux qui les croient avec ce que pense « la majorité de la population » ; ça vous passera.

      • jeudi 20 mars 2014 à 20h25, par aérocarotte

        Lire les commentaires de façon biaisée, ça vous passera aussi sans doute.

        • jeudi 20 mars 2014 à 20h32, par aérocarotte

          Si vous voulez que je précise ma pensée quand je parle de la « majorité de la population », je parle de la majorité des réactions des habitants nantais (et d’ailleurs) que j’ai entendues. D’accord j’ai peut-être généralisé mon maigre point de vue, mais malheureusement pour ceux que j’ai entendus qui ne sont pas allés à la manifestation (faisant partie de la majorité des nantais donc) ils n’ont retenu que l’action des casseurs, et ça a bien fait rigoler ce qui sont pour l’aéroport.

          • jeudi 20 mars 2014 à 20h33, par aérocarotte

            ceux* (pardon, votre condescendance m’a un peu offusquée et a atteint mon orthographe)

          • jeudi 20 mars 2014 à 21h15, par Camille

            « D’accord j’ai peut-être généralisé mon maigre point de vue » : c’est bien, vous en convenez. Cependant, vous continuez.

            • vendredi 21 mars 2014 à 10h51, par aérocarotte

              J’envie la sphère dans laquelle vous évoluez où chacun semble regarder le monde avec un regard critique et objectif. Je ne pense pas me tromper en observant que la plupart des gens se contentent des images reléguées par les médias sans aller chercher plus loin, et les personnes n’étant pas présentes à la manifestation n’en ont principalement retenu que l’action des casseurs, c’est un fait.

              • vendredi 21 mars 2014 à 15h21, par Camille

                Et bien sûr, puisque « vous pensez ne pas vous tromper », c’est donc que « c’est un fait ». On se croirait dans Kafka.

                • lundi 24 mars 2014 à 00h05, par diane

                  Quelques doutes :

                  ça change vraiment quelque chose, ce que pensent la majorité des nantais, pour le maintien de la ZAD et pour un abandon définitif et officiel du projet d’aéroport ?

                  Est-ce que les zadistes et leurs soutiens ont tort de penser qu’ils n’ont pas grand chose à espérer des nantais lambda, des médias dominants, des élus (même « verts »...) pour défendre la ZAD ?

                  Vraiment, imaginons que l’esprit de la manifestation soit restée « bon-enfant » (au sens bien sage, sans débordements), est-ce que ça aurait entraîné un soutien massif et inconditionnel de la majorité silencieuse que les images de « violences » et de dégradations a choquée ?

                  (j’aimerais bien, mais j’ai du mal à y croire...)

                  Dans la manif, ni « casseuse » ni les condamnant, j’étais au milieu, comme en soutien, et comme beaucoup de gens, ce qui était très beau à voir en effet ;
                  j’ai côtoyé pas mal de zadistes (je m’étais rendue à la ZAD auparavant), et après la manif j’ai discuté avec des copains ou connaissances qui déploraient les casseurs, qu’ils soient allés à la manif eux aussi ou qu’ils soient carrément pro-aéroport. Les premiers ont un peu modéré leur jugement une fois que je leur ai fait part de quelques raisons qui poussaient les « casseurs » de ma connaissance à agir, des raisons profondes (la violence silencieuse, systématique, propre, rationalisée qu’ils subissent ou observent au quotidien) ; et aussi un sentiment de nécessité à montrer un rapport de force (par le nombre de manifestants, leur relative unité (je pense aux gens du milieu), la rage d’un bon nombre d’entre eux), pour protéger la ZAD et empêcher la construction de l’aéroport.

                  Qu’ils altèrent leur jugement si vite m’a un peu surprise (plutôt agréablement), mais en y repensant je pense que c’est comme si le vernis laissé par les couvertures médiatiques habituelles et l’« opinion » dominante pouvait s’en aller assez facilement une fois certains clichés tombés à terre, une fois qu’on met un visage (sympa, oui) sur les gens masqués, qu’on raconte les histoires individuelles derrière les étiquettes d’éco-terroristes (qui justifient qu’ils portent des masques...)

                  • mercredi 26 mars 2014 à 02h08, par laurentnak

                    Ce qui est certain...c’est que casser ne suffira pas..il faudra proposer aussi. Car comme le dit la chanson :
                    " Petrol bombs and barricades
                    Anything to have our say
                    Consequence of no choice at all
                    Empires rise and empires fall
                    It’s time to flip some coins and
                    It’s time to turn some tables
                    Cause if we have the vision I know that we are able
                    Suck on my words for a while and
                    Choke on the truth of a million dead
                    There is no prestige in your title
                    We are after your head
                    The destruction of everything
                    Is the creation of something new
                    Your new world order is on fire
                    And soon you’ll be too
                    Sabotage will set us free
                    Throw a rock in the machine "

    • lundi 9 mai 2016 à 22h01, par Jukap

      « ça n’a fait que discréditer la manifestation »

      Discréditer aux yeux de qui ?... Soit : Qui distribue du crédit ?



  • jeudi 20 mars 2014 à 20h18, par Daisy

    Ah ! Comme c’est difficile de se parler sans haine et invective. Pourtant on est tous victimes de la même violence, de la même oppression que ce jeune là. Anonyme ? mais bien sûr qu’il faut qu’il reste anonyme, car si le charmant Chalmel Eric lit un peu pour se cultiver, il devrait lire les analyses sur le bio pouvoir de Michel Foucault, et puis aussi vérifier chez certains ce que signifie le fascisme. C’est facile d’en parler quand peut être on ne l’a pas expérimenté dans sa peur, sa faiblesse, son consensus avec l’institution des dominants.
    L’abri bus brûlé ? oui c’est, c’est ennuyeux pour ceux qui prennent le bus sous la pluie, mais ce n’est qu’un symbole qui concerne l’usager, mais le citoyen, lui, le citoyen il est concerné par le fascisme d’état : la non reconnaissance du vote des français pour le traité constitutionnel de l’Europe, idem pour la zad.



  • jeudi 20 mars 2014 à 21h31, par Adrien

    Rooooo, ça fait du bien de lire ce genre de choses, merci !



  • jeudi 20 mars 2014 à 23h01, par pim

    C’était pour ou contre quoi cette manif ?



  • jeudi 20 mars 2014 à 23h11, par Chtitenantaise

    C’est bon ça, c’est frais et naturel. Pour marquer la manif anti aéroport fallait bien un peu de casse, nantaise d’origine et expatriée d’in Ch’Nord, ça m’a fait mal de voir Nantes en état de siège quand même. Mais NDDL dégoulinant sous le bitume, arbres arrachés, pistes d’atterrissages en plein bocage c’est pire que quelques vitrines cassées et aubettes de bus brûlées !! Un mal pour un bien, tenez bon, je passerai sûrement pendant les vacances sur la zad donner un coup de main et soutenir le NON à l’aéroport, comme tous ceux qui étaient à la manif, familles, pacifistes, jeunes, étrangers, casseurs (hyper sympa), chiens... Et tous ceux que j’oublie ;)
    Merci.



  • vendredi 21 mars 2014 à 00h07, par Skyp

    Le casseur n’est pas un imbécile, le texte le démontre, c’est évident.
    Mais le voilà maintenant autoproclamé hyper-sympa... Qu’est que cela veut dire ? Qu’il a des amis qui l’apprécient ? Qu’il peut aider grand-mère avec ses courses à traverser la route ? Et alors, qui n’est jamais sympa me lance le premier pavé dans la gueule ! Dans mon travail, car je suis un gros con qui bosse, il m’est arrivé d’éprouvé de la sympathie pour beaucoup de monde dont des meurtriers, des pédophiles voire des chefs d’entreprises capitalistes et même des policiers ! Presque tout le monde peu éprouver de la compassion, mais ce que l’on fait compte plus que ce qu’on dit. Et qu’a fait le casseur hyper-sympa... il a pété une agence SNCF, un commissariat de quartier, une agence de la TAN, une agence de voyage, etc. Est-ce que cela a du sens ? Oui, puisqu’il est opprimé, qu’il ne veut pas être un mouton car du haut de son hyper-sympathie le casseur méprise la populace qui ne saurait goûter le plaisir expiatoire de casser. Car si tu casses pas, tu es donc complice de ceux qui font porter le joug sur le peuple qui lui est manipulé (contrairement au casseur qui est un être libre). Alors non, je ne te trouve pas hyper-sympa même pas sympathique. Je trouve juste que tu te drapes comme tant d’autres dans ta dignité de révolutionnaire-antisystême-anarcho-autonome-machintruc pour justifier que tu prennes ton pied à casser une agence SNCF, un commissariat de quartier, une agence de la TAN, une agence de voyage, etc.

    • vendredi 21 mars 2014 à 15h14, par Alèssi

      OK, admettons qu’il y a eu de la casse indiscriminée. Et admettons aussi que la sympathie n’est pas un critère en soi. Mais enfin, je trouve que d’avoir saccagé l’agence de Vinci, même si ça leur fait pas vraiment mal vu leurs moyens financiers, c’était quand même la moindre des choses. Quant au commissariat, ma foi, ça tombe sous le sens...
      Qu’il y ait des centaines de jeunes qui aient envie d’en découdre, ça aussi tombe sous le sens, même si le résultat final est rarement à la hauteur de la rage mise en jeu (depuis les 70’ l’équipement des flics n’a cessé de se perfectionner alors que de notre côté on a pas avancé, on en est toujours à exploiter les maigres ressources du territoire urbain ou suburbain...). Mon opinion là-dessus est la suivante : les protestations, en Europe occidentale, sont tellement devenues pacifistes et légalistes qu’elles ne peuvent plus intégrer cette part de violence qu’il y a chez tant de jeunes (et qui est légitime). Du coup, c’est toujours une minorité -qu’il est facile de montrer du doigt ensuite- qui se trouve en quelque sorte livrée à elle-même. Si les protestations étaient un peu plus offensives, assumaient pleinement l’existence de ce potentiel de violence, il pourrait facilement s’exprimer de façon plus rationnelle, en visant des cibles véritablement stratégiques. En tout cas, quand il s’est agi de défendre la ZAD, les même personnes vilipendiées par ailleurs comme « casseurs » sont montées au créneau, et sans elles les avions aterriraient déjà à Notre-Dame-des-Landes.

      • dimanche 23 mars 2014 à 23h48, par Skyp

        Il y aurait donc un part « de violence légitime » chez les « jeunes »... si je veux bien te donner raison là-dessus, je ne pense pas que celle-ci ne puisse s’exprimer que dans la « casse », de ma rage j’en fait autre chose. Mais après tout si la violence est parfois nécessaire, bien que la France ne soit pas la Russie, qui décide que « oui, on peut casser une agence Vinci et un commissariat de quartier », « non, on ne casse pas un abris de bus et une agence SNCF »... comme dirait l’autre « who wachtes the watchman ? ».

        • vendredi 4 avril 2014 à 11h41, par Alèssi

          Bonne question, en effet. J’avais mis un commentaire plus bas où je l’évoquais. D’un côté, une majorité de gens qui se cantonnent dans le cadre institutionnel de la manif, et de l’autre une minorité de gens prêts à la violence. Que les premiers ressentent de l’empathie ou de l’hostilité envers les seconds, cela ne change rien au fait que la violence est assumée -de façon désordonnée et chaotique, c’est un fait- par quelques centaines de personnes seulement. Or, la question de la violence se pose inévitablement -ou du moins devrait se poser- dans une lutte de ce type. Parce que c’est bien en finale toute la violence militaire d’Etat qui est déployée contre les occupants de la ZAD, et que ce n’est pas en levant les mains en l’air qu’ils arrêteront la soldatesque et les bulldozzers de Vinci. Le problème est qu’il y a, dans les pays d’Europe occidentale, un tabou sur cette question. Et c’est l’impossibilité pour les mouvements de simplement aborder la question de la violence qui fait que seuls les plus déterminés, ou les plus énervés comme on voudra les qualifier, assument l’affrontement. On peut bien dire, comme ce porte-parole du mouvement au lendemain du 22, que la lutte intègre toutes sortes de sensibilités et de conceptions -ce qui est déjà mieux que les propos délateurs de certains. Mais ce n’est pas suffisant. Tout le monde sait très bien qu’en finale, c’est un rapport de force sur le terrain qui décidera si oui ou non Vinci va pouvoir commettre un crime supplémentaire contre l’humanité. Franchement, si les 50 000 ou 60 000 personnes venues manifester à Nantes le 22 étaient chacune prète à venir tirer une pierre ou un molotov le jour de l’expulsion, ni Vinci ni Valls ne pourraient rien.
          Au Mexique, j’ai vu comment les paysans de San Salvador Atenco ont réussi à empêcher un projet d’aéroport sur leurs terres, en chargeant machettes au poing les flics, en les forçant à s’enfuir à travers champs en abandonnant leur équipement. Et même les anars les plus allumés du DF, quand ils viennent à Atenco, témoignent d’un respect total pour ces gens et s’alignent sur leurs décisions tactiques. On en est pas là en France.

          • vendredi 4 avril 2014 à 11h46, par Alèssi

            Autre chose. Certains commentaires s’indignent de ce que des installations de la TAN aient été démolies, et drapent leur indignation dans la défense du « service public ». Sur le site de Indymedia Nantes, j’apprends que c’est là que les contrôleurs séquestrent les voyageurs sans ticket, et parfois se livrent à des voies de fait sur eux quand ils ont le mauvais goût de protester. Ce n’est donc pas par hasard que ces installations ont reçu leur part de caillasses, semble-t-il...



  • vendredi 21 mars 2014 à 04h14, par oliv

    Excellent article, magnifiquement sincère, qui exprime si bien la nécessité que certains d’entre nous ressentent, sans toujours passer à l’acte, de retourner contre les forces de l’ordre tout ce mal-être refoulé, cette colère sourde, cette rage qui cuve en nous contre les toutes les violences politiques, économiques, idéologiques que l’on subit sans broncher. Violence légitime contre un système qui désamorce si parfaitement toute expression de révolte face à un monde qui nous renvoie à notre absence. N’en déplaise aux porte-paroles de la non-pensée unique et des « majorités silencieuses ». L’image de la foule solidaire des « casseurs » m’a fait penser aux manifs anti-CPE devant la Sorbonne il y a quelques années. Dans la joyeuse bataille contre les CRS qui avaient quand même barricadé toutes les rues alentour, c’est-à dire tout un quartier, il y a avait des étudiants, des anars, des punks, des petits bourgeois, des mecs des cités, des mecs qui étaient un peu tout ça à la fois, et ce soir-là, ils étaient tous ensemble, pas contre le CPE, mais pour exprimer tout ce qu’ils n’expriment jamais, toute cette « dégoûtation » accumulée, là, bien au fond. Il y a avait les premières lignes, lunettes, masques à gaz, cordes, bouteilles de bière et cocktails molotov ; et il y avait la foule derrière, partagée entre attentisme, bienveillance et jubilation. Un bordel expiatoire. On ne le nie pas. « Si « émeute » il y a, elle n’est qu’un temps politique parmi d’autres dans ma vie – pas forcément le plus important, d’ailleurs ». « De toute façon, il ne s’agit pas de mettre à mal le capitalisme en brûlant trois arrêts de bus. Non, l’enjeu réside dans la manière dont ce genre de journée irrigue le quotidien de celles et ceux qui les vivent, quelle que soit leur place dans les festivités » : « les feux allumés ce jour-là, réchauffent toutes les démarches que je mène une fois retourné à mon quotidien ». Rappelons quand même que sans recours à la violence, fût-elle défensive, la ZAD n’aurait pas tenu. Donc...



  • vendredi 21 mars 2014 à 09h48, par Unters

    J’ai pris vraiment plaisir à lire ton article et je me suis reconnu dedans. Tu as aussi mis une définition sur le « pourquoi on casse » : « ... Que j’ai méchamment envie de tout péter, car j’ai furieusement envie de construire autre chose qu’un monde mort. » Cette phrase est magique. Comme ton article.

    Un seul mot : merci.



  • vendredi 21 mars 2014 à 11h53, par pimpreu

    yes future, alors ?



  • samedi 22 mars 2014 à 10h34, par Camille

    cet article est magnifique .... je pourrais être ton père cher camarade de lutte et pourtant je ressent les mêmes choses que toi ! Tu exprimes ce que nous sentons, nous manifestants. Un besoin d’amour, de fraternité, de respect des gens, des choses, de la Planète. Et tous le jours on en a marre .... dés que je me lève le matin je n’entends et ne vois que pollutions, incivilité, injustice, .... et là entre 20 000 et 50 000 à agir dans le m^me sens, ça donne des ailes ! Lors de la manif, j’étais avec des camarades pour mettre du Maalox dilluè dans les yeux des gazé. J’étais près, sans être au contact mais j’ai tout vu tout entendu. Je confirme les casseurs sont des types sympas. Oui c’est vrais dés le début on savait que la manif serait récupérée et on s’en fou !!! Oui dés le début on savait qu’il y aurait des trucs ^peints ou cassés et on s’en fou... les actions étaient cadrées, ciblées. Un journaliste a écrit« la manif s’arrête où le chocolat commence » car près de la fameuse boutique de Vinci il y a un chocolatier de luxe totalement indemne !!!Et sur la ZAD : raser des corps de ferme de plusieurs siècles, gazer a fond des potagers, détruire des magnifiques construction ZADistes, c’est pas de la violence ??? Déplacer au mieux 10% des salamandres et tritons pour les mettre autre part où elles vont crever, c’est pas de la violence ???? Alors de temps en temps il faut faire un rappel à la loi ! Une loi de partage et de fraternité contre des siècles de chacun pour soi.
    Faire défiler autant de personnes à Nantes contre un second aéroport, au XXIe siècle et se faire gazer c’est hallucinant !!!



  • samedi 22 mars 2014 à 11h05, par Biloute

    Moi le 22 février, j’étais à Nantes, dans la foule, parce que j’habite ici, et j’ai regardé les casseurs et la police, et je préférais la police. Elle avait l’air encore plus hyper-sympa que les casseurs, dont beaucoup avaient de sales têtes, je trouve. Mais après, c’est que mon opinion ! Merci en tout cas pour cette bonne lecture, qui m’a fait penser au Che et à Julien Dray à la fois. C’était chouette.



  • samedi 22 mars 2014 à 12h13, par argh

    Bon alors, ça a servi à quoi cette casse ? à queudale, à part servir la soupe aux médias, aux bétonneurs et aux cons. Comment prendre son pied en insultant de fils de pute et d’enculé les flics, qui ne bougent même pas (pour une fois), en effrayant les jeunes journalistes de BFM paumé dans la manif à dix contre deux, en pétant les vitrines anodines (à part Vinci), en sachant qu’il y a aucun but précis à cela ? Virilisme ? se défouler ? Je ne suis pas du tout non violent, il y a de nombreuses violences légitimes, mais là, c’est zéro ; la manif était belle, joyeuse, libertaire et les « moi le plus rebelle des rebelles » ont pris leur pied devant l’insignifiance de leurs actes...le système vous remercie bien !

    • samedi 22 mars 2014 à 14h56, par Camille

      Oh, les pauvres « jeunes journalistes de BFM » ! Ils ont eu peur ! On les plaint, tiens !

    • lundi 24 mars 2014 à 00h28, par diane

      Cette casse c’était un avertissement : il y a aura des gens prêts à défendre la ZAD en cas de besoin (une fois retombée la pression des élus liée aux municipales, par exemple...), et nombreux, et de partout ; il y aura des gens pour soutenir ces gens, pour exercer une vigilance face à la montée en puissance de la répression des luttes.

      C’était pour rendre visible des rages, des questionnements, des remises en question, que chacun pouvait ressentir au fond de soi dans sa chair. Dans la foule, au milieu du gaz lacrymogène, entouré par des gens qui jettent des pierres ou qui se tiennent debout, qu’on sent prêts à aller loin, face à des lignes et des colonnes de casques et de boucliers, on est ébranlé, on réagit : on les rejoint, on les condamne, on les approuve... Mais on ne reste pas indifférent.

      L’indifférence permet à Vinci dans un commun accord (enfin un accord qui arrange surtout Vinci) avec l’état d’artificialiser 2000 hectares de bocage alors que dans un contexte de hausse du coût des énergies, de changement climatique, il est criminel de dire que l’avion est le transport de l’avenir. L’indifférence permet de creuser les écarts entre riches et pauvres, entre centre et périphérie, de creuser le mal-être, le sentiment de perte de contrôle sur sa propre vie, l’isolement, le dégoût. L’indifférence permet d’expulser ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des papiers stipulant qu’ils sont nés du bon côté de la Méditerranée, et d’envoyer de nouvelles cohortes de cadres extirper les ressources de l’autre côté de la Méditerranée... (je pourrais continuer longtemps mais je suis fatiguée)
      L’indifférence tue.

      • mardi 25 mars 2014 à 02h04, par Pouyoul

        Très juste.

        J’ajouterais une chose : dans ce monde effectivement violent où l’on fait grand cas des petites violences visibles et beaucoup plus rarement des très grandes et très mortelles violences visibles, je suis souvent frappé par l’invraisemblable placidité des « petites gens » qui endurent poliment et avec la peur de déranger les assauts quotidiens et implacables de la prédation économique. Je fais partie de ces « gentils » qui ne savent pas ou n’osent pas riposter « pour de vrai », se contentant de gueuler ou de se faire du mauvais sang, avec d’autres parfois, tout seul bien souvent. Tant mieux si dans ce monde apprivoisé il y en a encore qui joignent le geste à la parole.



  • samedi 22 mars 2014 à 13h54, par Camille

    Dans les réponses il y en a qui sont pas d’accord. C’est normal tout le monde pense pas pareil. MAIS .... il y a aussi eu une grosse somme d’argent consacrée à discréditer les actions de liées aux activités de la ZAD dans tous les médias ! ! ! Donc ici comme ailleurs vous trouverez des messages « payés » par l’état pour nous discréditer ! Qu’on se le dise, que ça se sache .. comme ça, ça évite de dépenser de l’énergie à répondre à ces messages .......

    • samedi 22 mars 2014 à 14h13, par argh

      ceux qui sont pas d’accord avec nous sont payés par l’état, ouais d’accord, quelle parano !! et les médias n’ont pas forcément besoin d’être payé pour raconter de la merde, ils le font très bien tout seul...le grand complot...!



  • samedi 22 mars 2014 à 15h07, par Clown Rouge

    .

    Un jour ils nous gazeront pendant un carnaval...

    .

    • samedi 22 mars 2014 à 15h59, par Alèssi

      C’est fait ! et ça s’est passé dimanche dernier à la fin du Carnaval de la Plaine-Noailles, à Marseille. Huit personnes arrêtées, six condamnées à du ferme + du sursis. C’est au Préfet de police envoyé par Valls que nous devons cela. Après, il s’en trouve encore pour s’étonner que des gens s’en prennent à un commissariat...

      • samedi 22 mars 2014 à 16h02, par Alèssi

        Ah, j’oubliais de préciser : on était masqués. Forcément, à Carnaval... Mais je suppose que cette grosse poucave de Chalmel dirait que c’est parce qu’on assume pas...



  • samedi 22 mars 2014 à 19h52, par Anonyme aussi, tes morts !

    https://www.youtube.com/watch?v=wtT...

    http://etatsetempiresdelalune.blogs...

    Dans l’article précédent, chalmelou chéri :
    × « Si l’objectif était de démontrer aux Nantais que les zadistes sont des voyous, c’est fait. »
    × « Mais l’Acipa peut-elle faire le ménage, en a-t-elle les moyens ? Pire : peut-elle se passer de ces commandos aguerris sur la ZAD elle-même, seuls capables d’empêcher les travaux de débuter ? C’est une question sur laquelle peut se jouer ce projet. Comment se passer de cette milice de casseurs, de surcroît lorsque les procédures démocratiques ont été épuisées ? »

    Que les choses soient claires : ce chalmel en question est [Censure par A11 : 23 mots supprimés ici. Désolé, mais pour le coup, c’est surtout le site qui risquerait une plainte pour injure et menaces de voies de fait. De façon générale, c’est évidemment un risque qu’on accepte, mais il faut que ça en vaille un minimum la peine. Là, l’enjeu politique n’est pas évident, et le monsieur en question s’est déjà fait tailler dans les grandes largeurs dans les autres commentaires. Bref, autant s’en passer.]

    Qu’il s’amuse à porter plainte pour menace de chépaquoi... que ce condé en puissance teste de me retrouver : je suis cagoulé derrière mon écran. [Censure par A11 : deux derniers mots supprimés ici]



  • samedi 22 mars 2014 à 21h27, par B

    une pensée pour Viktor Ianoukovitch.



  • samedi 22 mars 2014 à 23h37, par Boogie

    J’ai rien cassé ce jour-là, mais j’étais de celleux tout sourire devant la boutique de Vinci.

    Un fait qui invite à la réflexion : devant le CHU, entre 15h30 et 18h environ, une foule immense et bigarrée avec des clowns, des animaux humanoïdes, du hip-hop en live de la remorque d’un tracteur (« tu t’demandes pourquoi la guérilla ? Mais c’est parce que guerre il y a »), des enfants qui courent dans l’herbe, des chiens qui s’amusent, des familles colorées, du monde aux terrasses à siroter des bières, a vécu juste à côté d’une ligne où d’autres se castagnaient avec les forces du désordre, avec ce qu’un observateur inattentif aura pu (en fait, il a) qualifier « d’inertie » ou de « passivité ».

    Cette présence commune est, d’une part, un soutien symbolique (dans un sens absolument dénué du cynisme habituel de l’usage qu’en fait le sens commun) évident, un assentiment total, et est, d’autre part, absolument extraordinaire à vivre.

    Je ne dis pas que toutes les personnes soutenaient, mais la foule, la masse, le noyau, oui évidemment. Et le plaisir est grand de constater que les personnes qui ont utilisé leur corps autrement qu’à se balancer au son des fanfares ou des batucadas ont, pour certaines, ressenti ça aussi, de leur place.



  • dimanche 23 mars 2014 à 12h55, par mathieu.k

    Pas de passé.
    Pas d’avenir.
    Pas de passé.
    Pas d’avenir.

    _ http://www.youtube.com/watch?v=AYR3EpqT6s0&feature=kp

    Daniel, lui, aurait compris.



  • dimanche 23 mars 2014 à 13h48, par batman

    pour info, article re publié ici : http://generationsfutur.zici.fr/bon...



  • dimanche 23 mars 2014 à 14h47, par kgoule

    très beau texte, bravo.

    je réagirai juste aux moralistes anti-cagoule qui commencent franchement à me saouler. Est ce que je tiens des raisonnements aux ’’visages découverts’’ moi, Non. Est ce que ça me gène ces visages découverts, Non. Chacun-e fait comme ça lui convient, selon ses risques évalués. Bientôt il faudra aussi une tenue imposé en manif’ peut être (le costard cravate ? ou le col mao ?)...

    Moi, ça me fait flipper que n’importe quel flic puisse remplir ses fiches avec ma bouille dessus, et je sais qu’ils le font déjà chaque fois que je suis ’’à découvert’’, en plus certains flics (c’est arrivé à Lille, lyon,...) balancent les photos et pédigrés des manifestant-es aux fachos, les fafs elles et eux même peuvent se servir en images sur les bords des manifs ou directement sur youtube puisque c’est devenu le sport national de faire sa petite vidéo, souvent avec des visages non floutés, voilà une habitude qu’il serait bon de perdre, quel intérêt de collecter toutes ces images sur son tél portable (le portable d’ailleurs est un bon moyen de flicage individuel, cf. l’ukraine) ou sur son appareil photo (?), y en a pas assez avec la presse poubelle ? en plus une vidéo ’’anodine’’ peu dévoiler justement des faits et gestes qui auraient échappés aux flics.

    Enfin le masque ou la cagoule pour moi c’est un moyen de ne pas pouvoir mettre un individu en avant, ni pour que les flics fassent un-e martyr, ni pour faire des icônes. Voilà, je vais pas en manif’ pour me montrer individuellement mais pour défendre des idées et mes idées elles se lisent pas sur mon visage, une cagoule ne les masque pas (je pense même qu’elle les renforce), et si ça fait chier les bourgeois-es, tant mieux !

    P.S. Marrant aussi les indignations sur les égaré-es de BFM victimes de ’’violences’’ quand personne ne s’indigne qu’un-e journaliste de TV Rennes ait pris une grenade de flic dans la tête (moins violente peut être la grenade de flic ? comme le dit l’auteur-e du texte)



  • dimanche 23 mars 2014 à 15h32, par camille

    Salut,

    Je ne sais pas si tu liras ceci « casseur hyper-sympa ». Mais j’espère bien. J’ai du mal à trouver les mots, j’ai les yeux qui retourneraient bien sous l’oreiller.
    Ce que je veux te dire, c’est que ton témoignage fait du bien à lire. Non pas pour une quelconque frustration, mais simplement parce que je trouve que tu as réussis à mettre des mots sur une complexité non mesurable. Complexité liée à ce projet naturellement, mais aussi à son monde.
    Au rapport humain et individuel à la société qui a perdu le gouvernail.

    Si une tribune dans le journal Le Monde ne coûtait pas (de mémoire) dans les 15 000€, j’aurais bien aidé au financement.
    C’est tellement rare de lire la complexité dans les médias aujourd’hui... hormis bien entendu de trouver pratiquement à chaque page la volonté de préserver la croissance économique et l’existence terrestre, ce qui est remarquable de complexité. Ah..., un brin cynisme, pardon... tu n’y es pour rien.

    Bref, la démonstration de ta lucidité est, à mon seul goût, rare. Rare car, simple exemple, effectivement l’assentiment noué de confusion (confusion au sens « je suis confus, désolé ») était bien palpable tout autour. Les échos partout le prouve aussi. Et j’étais exactement dans cette posture : en retrait mais déléguant de la potion aux plus meurtris qui passaient à proximité, mais malgré tout opposé à exercer cette violence sur ce barrage de ferraille étatique. Une opposition elle aussi individuelle, dans le sens où pour moi la limite au « défoulement » (-et combien avons nous de légitimité à tout foutre en l’air pour construire/laisser un monde vivant...) restait la portée concrète de ce rassemblement face à ce projet d’aéroport.

    Car qu’on le veuille ou non, le 22 février 2014 à Nantes, nous y étions tous, même toi, en soutien à toutes les personnes présentes sur place (à nddl et les autres bourgs), qui vivent cet enfer. Car c’en est un, selon les jours de soutien et le reste.

    Ce que j’ai perçu de cette lutte là-bas, c’est que ce n’est pas évident de vivre sous la pression à honnir d’une firme comme Vinci, mais également de vivre un lutte politique, et au final, un lutte publique, et qui plus est, devenue nationale. Dans un pays qui se dit démocratique, c’est quand même hallucinant d’en arriver à de la résistance psychologique et physique comme ça !

    Moi c’est d’abord pour ces gens que j’ai fait le déplacement et que je continuerai à le faire. Afin qu’on leur foute enfin la paix.
    Que cette lutte ait enrichit la région en alternatives de vie apportées par les français-e-s et européen-e-s sur la ZAD, c’est juste 10% des « dommages et intérêts » à réclamer pour les préjudices subis liés à ce projet imbécile et totalement dépassé.

    Et que les amitiés naissent de toutes les différences des histoires personnelles qui s’y croisent ; ce n’est qu’une réponse on ne peut plus réelle mais aussi métaphorique sur la complexité de la vie : la Vie est bien plus que Le postillon médiatique que l’on nous crache au visage en permanence.
    Et bien plus que les statistiques des sociologues du compartiment.

    Et l’amour : pour reprendre simplement un texte du groupe Sinsemillia « TF1 style you know, parce que ces gens là, chaque fois qu’ils viennent parler d’amour c’est la plage, la mer, une jolies fille, hey mais man, l’amour, c’est beaucoup plus que ça ». Trouver cela trivial peut être considéré comme une chance.

    Bref, je m’égare un peu, et cette histoire n’est pas encore gagnée.
    Par tes mots, et d’autres également, j’ai pu sortir du subconscient cette complexité du rapport individuel à la démocratie, ou plutôt aux vraies valeurs de la République française : comment l’exprimer.
    Juste pour ça je te remercie.
    Et je ne vais pas te dire ce que tu as à faire concernant la violence.

    J’espère simplement qu’à l’avenir proche la nécessité sera celle de porter enfin des projets en lieu et place de notre colère. ☮

    PS : désolé pour ce « pavé » un peu long



  • dimanche 23 mars 2014 à 21h25, par Biloute

    Gros con d’égoïste qui cherche comment excuser son comportement. Cela résume mes pensées.



  • dimanche 23 mars 2014 à 23h27, par Cuicuix de Mars

    bonjour, aujourd’hui je déclare ouverte la révolution du tricot. Article 1 l’apprentissage et la pratique du tricot sont obligatoire.

    En effet, j’ai moi-même très peu étudié mais je sais que les meurtres à base d’aiguilles à tricoter ne sont pas légions.

    Je suis aussi pour l’enfouissement des déchets radioactifs chez les particuliers.

    Prends bien soin de ce(ux) que tu portes dans ton coeur.



  • mardi 25 mars 2014 à 10h04, par Un passant

    C’est effarant les réponses hostiles, notamment celle du journaliste. C’est là où l’on voit qu’un journaliste n’est jamais qu’un vulgaire auxiliaire de police. L’auteur a totalement raison ; ce qu’il écrit est d’une belle honnêteté. Voilà qui fait du bien par ces temps moroses d’électionnites démomocratiquetiquetiques absurdes. Personne ne lui reprochera son anonymat, sauf les flics et les journalistes évidemment. Je nous souhaite d’être des milliers de casseurs comme lui, hyper sympa ;-)

    • mardi 25 mars 2014 à 10h37, par argh

      autour de moi, milieu à fond pour la ZAD,personne a aimé vos actions de manifs, vous vivez dans votre petit monde et vos certitudes, et ceux qui sont pas d’accord sont des ennemis ; dire que tous les journalistes sont des auxiliaires de police est d’une connerie sans nom ! ça a fait chier la plupart des gens de la manif, ouvrez les yeux.

      • mardi 25 mars 2014 à 16h05, par B

        c’est ça, t’aurais bien voulu en faire ton fonds de commerce, en fait.

      • mardi 25 mars 2014 à 18h13, par Un passant aussi sympa que ce casseur

        C’est le métier d’un journaliste d’être fondamentalement un auxiliaire de police, d’être payé pour ça.
        Les ennemis ne sont pas ceux qui ne sont pas d’accord avec l’idée qu’il nous faut tout, absolument tout détruire, mais ceux que leur comportement les fait auxiliaire de police tel un journaliste par exemple, et donc s’opposent non pas sur des idées comme tel, mais bel et bien concrètement en se montrant réactionnaire, en appelant à la police, en faisant tout pour fondamentalement donner raison à la flicaille, par exemple en disant que les manifestants (heu, non, les casseurs, pardon pour cette confusion ;-) sont lâches puisqu’ils ne montrent pas leur trombine aux caméras des gentils flics.

        • mardi 25 mars 2014 à 19h32, par argh

          Pleynel, Mermet, Ruffin...sont des auxiliaires de police, je crois pas.

          • mardi 25 mars 2014 à 20h23, par Un passant aussi sympa que ce casseur

            Aprennez à vous méfier comme de la peste des journalistes. Je ne peux rien vous dire d’autre.

            • mardi 25 mars 2014 à 20h29, par argh

              essaye d’éviter de voir la vie, les autres en noir ou blanc, ennemis ou amis...le label anar ne veut pas dire forcément qu’on est quelqu’un de bien...bref, bonne continuation quand même.

              • mardi 25 mars 2014 à 23h42, par Un passant aussi sympa que ce casseur

                Je vous ai juste dit qu’il faut se méfier des journalistes, pas que je voyais la vie et les autres en noir ou blanc. De plus je ne vois pas le monde avec un regard de chrétien qui lui divise le monde entre bien et mal. Etre anarchiste c’est précisemment tenter d’aller au-delà du bien et du mal. Par ailleurs, oui, un flic tout comme un journaliste agissent en ennemi, n’en déplaise, les seconds étant les auxiliaires de renseignement des premiers.

                • mercredi 26 mars 2014 à 09h36, par Un passant aussi sympa que ce casseur

                  A propos des journalistes, je devrais préciser : quand ceux-ci n’influencent pas sur l’orientation idéologique de leurs spectateurs de lecteurs par leurs interprétations de ce qu’ils rapportent. Je relisais l’article de ce « casseur » et franchement plus je le lis plus je le trouve sympa. Pas vous ?

              • mercredi 26 mars 2014 à 10h34, par B

                Apprécier la qualité demande parfois des années.
                Bonne continuation à toi aussi.



  • mercredi 26 mars 2014 à 02h16, par laurentnak

    mon com s’étant égaré..je le replace ici.
    Ce qui est certain...c’est que casser ne suffira pas..il faudra proposer aussi. Car comme le dit la chanson :
    " Petrol bombs and barricades
    Anything to have our say
    Consequence of no choice at all
    Empires rise and empires fall
    It’s time to flip some coins and
    It’s time to turn some tables
    Cause if we have the vision I know that we are able
    Suck on my words for a while and
    Choke on the truth of a million dead
    There is no prestige in your title
    We are after your head
    The destruction of everything
    Is the creation of something new
    Your new world order is on fire
    And soon you’ll be too
    Sabotage will set us free
    Throw a rock in the machine "

    paix sur vos traces.



  • mercredi 26 mars 2014 à 16h59, par J.

    Et j’avais l’impression que cette foule disait : « Je le sens moyen, ton plan... ça a l’air foireux... Mais vas-y, ne t’inquiète pas : je reste là, je te couvre. »
    C’est beau on se croirait dans un épisode de Zorro...

    Perso je trouve ça super prétentieux et individualiste comme comportement.
    Faut quand même avoir un sacré complexe de supériorité pour se ramener à une manif et imposer sa petite idéologie à des milliers de personnes qui ont décidé d’utiliser un moyen d’action différent du tiens (certes un peu mou du genou, quelle couille molle ce Gandhi).

    Quand je voie des ouvriers séquestrer un patron ou (à l’époque) des indépendantistes Corses plastiquer un complexe immobilier défigurant le littoral, j’ai effectivement ce sentiment de sympathie et de bienveillance à leur encontre.
    Ce que je reproche aux casseurs c’est de profiter des manifestations auxquels participent une majorité de gens qui n’ont pas forcément les mêmes idées qu’eux et la même vision du militantisme pour réaliser leurs actions.

    Si tu penses que casser c’est faire de la politique c’est bien ça me dérange pas mais s’il te plait fais-le dans ton coin, essayes pas d’instrumentaliser (ouioui) une manif pacifique. Bon après c’est vrai une manif c’est bien pratique pour agir sans se faire choper et pour que ton action soit relayée (par les médias).

    Ça vous dirait pas de pas participer à une manif juste pour voir ce que ça donne. Juste pour voir si du coup les médias ne parleraient pas d’autres choses que des casseurs.
    Ou alors vous pourriez organisez vos propres manifs de casseurs plutôt que de venir récupérer celles des pauvres cons qui ont pas forcément envie de se foutre sur la gueule avec des prolos de flics.

    Putain pourquoi dès qu’on arrive à créer des mouvements populaires faut toujours qu’il y ait des connards qui se prennent pour des élites qui viennent tout gâcher…

    • mercredi 26 mars 2014 à 20h47, par Camille

      Connard toi-même

    • mercredi 26 mars 2014 à 22h11, par Un passant aussi sympa que ce casseur

      Dans ta réponse il y a beaucoup de confusion. Confondre la lutte violente des sidérurgistes avec des corces plastiqueurs, c’est ne pas avoir compris que les plastiqueurs corces sont d’abord des nationalistes, alors que les ouvriers en colères commençaient à véritablement tout foutre en l’air, notamment avec la bataille à Paris entre eux, les pandores et les serviles de la cgt. Les sidérurgistes ne revendiquaient aucune nationalité, à la différence des plastiqueurs corces. Les sidérurgistes étaient, à ce beau moment-là, des casseurs, pour la plus grande jouissance de tous. Quand ils ont foutu le feu au chateau de leur Maître... Magnifique...

    • vendredi 28 mars 2014 à 06h25, par ksoeur

      Et serait il possible, que des personnes venues manifester ’pacifiquement’ (faudra relire gandhi jusqu’à la fin au passage), acceptent l’idée qu’il n’y a pas que leur stratégie qui ’organise’ la manif’ et qui fait ’mouvement’.

      Les enragé-es, il me semble que tout le monde le reconnaît si illes n’avaient pas été là, NDDL en serait au terrassement de la piste.

      Alors est ce que c’est les enragé-es qui récupèrent une manif’, ou les pacifistes qui s’approprient un mouvement.

      Il suffit de peu de chose pour faire un-e engagé-e, il suffit de peu de chose pour faire un-e engagé-e.

      • vendredi 28 mars 2014 à 11h17, par J.

        Ben j’ai jamais lu Gandhi mais en gros j’ai plutôt l’impression qu’il prône la non-violence. Après si tu peux éclairer ma lanterne ça m’intéresse (vraiment).

        Mais de toute façon je suis pas hostile à l’activisme violent, j’estime qu’il est très utile à NDDL mais pas forcément dans une manif. Je pense qu’il faut être stratégique, il faut savoir utiliser la violence quand elle est nécessaire et utiliser d’autres alternatives quand elle s’avère être contre-productive.

        Moi ça me dérangerait pas d’avoir un mouvement qui allie à la fois des militants qui fassent des manifs pacifiques de leur côtés et aussi des militants qui utilisent des moyens d’actions un peu plus virulents du leur.
        Quand tu mets les deux ensembles tu perds en cohérence et en crédibilité.

        Et je suis désolé mais je trouve ça super orgueilleux de parler de pacifistes qui s’approprient un mouvement juste par ce qu’ils veulent organiser un événement qui donne la possibilité de participer à une frange plus importante de la société (enfants, vieux, non-violents, bourgeois, lâches… ;) ).

        Est-ce que les pacifistes viennent vous faire chier pendant que vous vous foutez sur la gueule avec les flics ? Non. Ben venez pas nous faire chier pendant qu’on fait notre petite manif tranquille.



  • jeudi 27 mars 2014 à 13h11, par Nao

    Je n’aime pas les flics. Je n’aime pas les médias, je n’aime pas le cynisme de cette société et ses haussements d’épaules face aux cris de ceux qu’on dépouille.
    Mais il y a un truc que je déteste plus que le cynisme, l’avidité ou l’égoïsme : c’est la violence gratuite.

    Vas-y gros, bouscule les flics, retourne la voiture de fonction d’un ministre corrompu, montre ta colère, tu as mon soutien. Mais ne casse pas pour le plaisir. Au premier pavé dans la vitrine d’un commerçant, au premier pillage, j’te le dis en te regardant dans le blanc des yeux : tu deviens mon ennemi.

    Si dans ta violence, dans ton égoïsme tu commences à détruire le fruit du labeur d’innocents, je te ferai face, avec les pavés et les barres de fer qui sont tes armes.

    Et si jamais la folie aveugle et incendiaire de ta bande barbare met en danger, ne serait-ce qu’une fois, la vie de ceux que j’aime, je te tue.

    • jeudi 27 mars 2014 à 14h25, par B

      en août 2011, il n’y avait quasiment rien dans les médias français sur Londres, au cas où ça nous donnerait des idées
      ( je me souviens )

    • jeudi 27 mars 2014 à 14h47, par Un passant aussi sympa que ce casseur

      Nao,
      Si, justement, il faut détruire le labeur, il faut en finir avec le travail. Rien de ce qu’on fait ne nous appartient, absolument rien, pas même nos propres enfants, c’est dire.
      La violence gratuite est d’abord du côté des commerçants qui font de l’argent sur le dos des gens. Le pillieur, c’est le commerçant. Il est étonnant qu’un siècle et demi après Marx et Bakounine, ceci ne soit pas encore compris.
      Tu sembles accepter qu’on renverse la voiture d’un ministre corrompu. Il existerait donc, du moins à tes yeux, des ministres qui ne sont pas corrompu ???
      Ca ne te fais pas plaisir de casser la vitrine d’un commerçant ? Domage pour toi. Mais si par ce geste, tu te place en ennemi, alors c’est que tu es déjà un ennemi. Pas la peine d’aller jusqu’à casser un voleur de commerçant. Tu sais où tu te situes. Et la violence, malgré les apparences est de ton côté, n’en déplaise.

    • jeudi 27 mars 2014 à 17h06, par Camille

      « Au premier pavé dans la vitrine d’un commerçant, au premier pillage, j’te le dis en te regardant dans le blanc des yeux [sur le Net ? MDR !] : tu deviens mon ennemi. » Il serait plus courageux d’aller le dire en face aux émeutiers de la faim du Bangladesh ou du Burkina.

      • jeudi 27 mars 2014 à 18h49, par Un passant aussi sympa que ce casseur

        Camille, à la teneur franchement exagéré de Nao, je pense qu’il devait déjà être ivre. C’est le genre d’exagération qu’on débite quand on est ivre. Mais j’ai rien contre l’ivresse, au contraire ;-), mais il faut reconnaitre que l’ivresse, des fois, ça rend con !-)

        • jeudi 27 mars 2014 à 18h54, par Un passant aussi sympa que ce casseur

          Nao,
          Un commerçant n’est jamais un innocent, et rien qu’à l’idée de pouvoir le piller, j’en jubile :-)
          Hé, juste retour des choses ;-)

        • jeudi 27 mars 2014 à 20h14, par Camille

          Ah non, je ne crois pas qu’il soit besoin d’être bourré pour débiter ce genre de conneries ; il suffit d’être partisan(e) de Dieudonné-Soral-Ayoub, par exemple.

          • jeudi 27 mars 2014 à 21h28, par Un passant aussi sympa que ce casseur

            A propos du vol à l’étalage que tu semble regretter, « ami » Nao, j’aimerais que tu m’explique très sérieusement comment se fait-il qu’un kg de navet qui passe entre les mains d’un commerçant n’a plus la même valeur qu’au moment où le paysans l’a ramassé ? Y a quekchosequicloche lad’dans... Aaaaahhh mé ma p’tite dam’, c’est que l’ commerçant y travail, lui aussi... Bé té... Mais c’est bien sûr...
            Bref, Nao, je t’inviterais volontié à lire ne serait-ce que « Abrégé du capital de Karl Marx » par Cafiéro que les éditions « Le chien Rouge » ont eu la bonne idée de ré-éditer. Tu comprendras alors en quoi un commerçant est essentiellement un voleur, puisque tu ne sembles pas l’avoir saisi directement par ta propre existence.

            • vendredi 28 mars 2014 à 15h10, par B

              Voici ce que je propose :
              Je n’ai pas d’ancêtres esclavagistes dans ma famille et je n’ai pas l’intention de me faire chier pour le prix d’un kg de navet.

              • vendredi 28 mars 2014 à 23h39, par Un passant aussi sympa que ce casseur

                Comme tout le monde sauf les capitalistes, tu te fais chier pour un kg de navet, que tu le veuille ou non ; et que tu le veuilles ou non, quand tu es salarié tu n’es qu’un esclave.
                A moins que tu es rentier ;-)
                C’est navrant qu’un nombre extraordinaire de théoriciens, depuis Marx et Bakounine se sont fait chier (pour le coup) à expliquer le monde de l’argent et du capital, et donc de la raison de se révolter, pour en arriver à une époque où les illusions fleurissent comme les cerisiers au soleil de la marchandise. Merde alors.

              • samedi 29 mars 2014 à 11h59, par Un passant aussi sympa que ce casseur

                Ok. Et donc ? Tu proposes quoi ?

                • samedi 29 mars 2014 à 14h33, par B

                  Hello,
                  Un salarié n’est pas un esclave.
                  Il est possible d’aller contre la société contrairement à ce que pensait l’imbécile Giscard qui a donné la majorité à 18 ans.

                  • samedi 29 mars 2014 à 22h16, par Un passant aussi sympa que ce casseur

                    B, expliques-nous en quoi un salarié n’est pas un esclave, merci.
                    Giscard n’a jamais dit aller contre la société, et pour cause. Abaisser l’âge de la « majorité » de 21 à 18 ans n’a rien de subversif, tu m’excuseras.

                    • dimanche 30 mars 2014 à 11h18, par B

                      si tu avais été esclave, tu saurais qu’un salarié n’est pas un esclave.
                      Le seul point commun entre un esclave et un salarié c’est que les deux ne restent pas le cul assis à attendre.
                      alors si tu penses être subversif en disant que c’est pareil un esclave et un salarié, va te faire exploiter ( pour parler poliment)

                      • dimanche 30 mars 2014 à 22h27, par Un passant aussi sympa que ce casseur

                        Bon, allez, encore un donneur de leçon.
                        B, outre que dans le salariat il y a aussi une grosse perte de temps à rester assis le cul sur une chaise sans rien foutre (je n’évoque pas le salarié d’un artisan), le ton que tu emploies est celui d’un petit stalinien comme il m’avait semblé qu’on en faisait plus.
                        Je n’ai pas dis qu’un esclave et un salarié c’est la même chose, j’ai dis que le salariat est un esclavage. Tu sembles ne pas saisir la nuance.
                        Je pense qu’on va arrêter là parce que nous ne sommes absolument pas du même bord. Salut.



  • samedi 5 avril 2014 à 09h29, par surementunpaslibredanssatete

    Texte de petit bourgeois emporte par sa prose. Ne rien revendiquer, certes, meme si pour ca on peut tres bien rester confortablement chez soi a lire du Foucault. Vouloir tout, c’est un peu plus problematique et on ne saurait trop conseiller pour ce faire de se lancer dans la grande aventure de l’accumulation capitaliste.

    • samedi 5 avril 2014 à 10h19, par B

      j’aime beaucoup ceci :
      « En clair, le 22, je faisais de la politique. A voté. Point. »

      Ici, il ne s’agit pas du Mexique, mais du lexique.
      Pour chef d’entreprise, on peut remplacer par pacotilleur.
      Voilà, comme ça plus personne fera semblant de ne pas savoir ce que fait exactement Vinci, à savoir trouver des jobs à la progéniture de ces connards d’abstentionnistes.



  • On peut en tout cas noter avec la plus grande certitude que cette violence physique du 22, accompagnée de temoignages diverses et variés fait parler, reflechir et echanger.
    C est bien ca le but recherché que ce soit par les uns et les autre, sachant que l’on en devient tous manipulateurs et manipulés au resultat de ce genre d action.

    Il n’empeche que le temoignage de cet anonyme souligne le fait qu’il n’y a pas qu’une bande de delinquants abrutis ou de flics déguisés qui se defoulent plus ou moins joyeusement sur le mobillier public (a ce propos, il faut vraiment areter avec l’histoire du pauvre contribuable que l’impot servant a reparer les infraction des delinquants saigne toute veines ouvertes. Le pb de l’impot et des depenses publiques n’est pas la, et meler encore et toujours une poignee de dollars a un fait de société le rend miserable et empeche le fond du debat) .
    Toujours est il que ce jeune homme éduqué, qui sait s’exprimer, et qui a l’air plutot simpas demonte un peu la depeinture du casseur comme on le conçoit depuis des annees parfois a tord, parfois a raison,mais souvent avec une bonne dose de manipulation.

    Certe, il decrit une action confuse et son temoignage, bien qu’interessant et trainant un peu en longeur et confus lui aussi... nous livrant ainsi une realiste vision de la société dans laquelle nous vivons ou meme les gens simpas, meme les gens eduques agissent avec confusion car ils ne comprennent pas ou ce train la nous amene et ne savent pas comment exprimer leur desaccord, leur rancoeur, leur colere, jusqu’a la haine parfois et bien sur, l’huile sur le feu, jusqu’a la violence souvent. Non, ce n’est pas un petit trou du cul faschiste sans fois ni lois,mais tout cela montre qu’effectivement, meme des gens intelligents avec un bon fond peuvent le devenir si on ne les laissent pas s’exprimer et si on ne leur accorde pas le credit qu’il meritent.

    Si meme ces gens la, qui ont plutot le profil de penseurs, de poetes, se mettent a caillasser, si quasiment tous les corps de metiers ont deja fait greve ces 10 dernieres annees (policiers et pompiers compris), si des violences ont été appliquées en reponse au mecontentement meme des professeurs, il serait temps de se rendre compte qu’il y a une couille dans le pate. Je dirais meme qu’a force d’enculer les poules on va finir par casser les oeufs.

    Je suis en desaccord avec la violence car si elle est guidée parfois et par certains de maniere responsable, mesuree et reflechie, elle dechaine inévitablement les passions (ne serait ce que verbale voir les reactions en chaine disproportionnees ci dessus) qui ne font qu’ajouter a la confusion et qui peut se rependre comme une trainnee de poudre, relayée par des esprit moins éclairés voire pire, mal intentionnés.
    Mais si on ne nous ecoute pas, comment mieux se faire entendre qu’en donnant de la voix ?

    Treve de paroles qui sonnent comme une rengaine ennuyeuse et moralisatrice, ce que je veux dire c’est que ce genre de manifs,meme accompagnées de violence, ne rassemble pas que des vieux babacool accompagnés de neohyppis contradictoires et perdus. Ces manifs, ces actions, elles concernent un nombre toujours plus croissant, aussi croissant que le malaise qui les motive.
    Le hic selon moi, la couille en question dans le pate qui commence a perimer,c’est que les seuls qui n’y sont pas représentés, qui n’y sont pas present, ce sont les contribuables aisés, qui eux debattent du combien ca va nous couter, installés dans leur maison devant leur tele avec un avenir confortable tracé ou pass . C’est justement tout ca, jusqu’a ce mode de vie qui est remis en question, pas par ceux qui y ont acces mais par ceux qui aimeraient une alternative qu’ils n’ont pas le droit de proposer. Cette situation cree d’autant plus la confusion ou les uns sont forcement en opposition aux autres, s’empechant mutuellement d’entrevoir des solution,...........mais au fait....
    Au fait... remy est mort merde.

    .
    Ce jeune homme fait



  • dimanche 8 février 2015 à 22h54, par Maeween

    I LUV U !
    Thank you :)

    Bonne continuation !



  • lundi 16 février 2015 à 00h04, par redahqlhoiuw

    Un reflechi notoire GE Money Bank est on contrat de credit une duree comprise parmi 3 comme 84 appointement (amen 7 ans). Le capital doit resider rembourse par emprunteur par le biais de versements mensuels pratiquement appeles mensualites. Un quantieme et un montant des mensualites dependent du capital apprete, de la climat du credit ainsi de laquelle du taux annuel realite global resolu (TAEG rigoureux credit sans justificatif de salaire a fournir) applique au copiage. Certains dissous sont verses comme la jour saumatre le catalogue de emprunteur cette jour le delai de retractation radical. Comme savoir avec pendant lequel la propriete du reproduction remarquable.



  • dimanche 8 mai 2016 à 01h17, par houraaaaa

    Rien ne justifie la violence. Nous voulons un monde de paix, nous devons donc chacun incarner le changement que nous souhaitons accomplir en donnant le bon exemple coûte que coûte. L’amour est une force bien plus grande et salvatrice.

    • lundi 9 mai 2016 à 22h41, par Jukap

      Rien ne justifie la violence

      Si : la légitime défense. A chacun de placer ensuite le curseur. On peut alors au moins compter un peu sur nos anciens qui savaient ces choses de près pour en annoncer un bout, et mesurer ce dont nous avons été spoliés depuis : « Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » - Constitution de 1793 / http://www.conseil-constitutionnel....



  • dimanche 8 mai 2016 à 16h20, par MARTHOBOUM

    MOI AUSSI !
    et je suis hyper sexy !
    LOVE !



  • lundi 20 juin 2016 à 01h12, par kriktus

    l’appellation « monsieur et madame tout le monde » je sens là tout le mépris de l’anonyme envers le peuple. Je vois là le symptôme du révolutionnaire en herbe qui se rêve être l’aristocrate de tous ces monsieurs et madames tout le monde. Ils ne sont pas pour lui des citoyens mais des mineurs, des êtres inférieurs incapable de réflexion. Si c’est ça être de gauche alors je ne veux plus en être.



  • vendredi 24 juin 2016 à 14h13, par Akio

    Moi je suis d accord avec eux si personne ne leur montre que c est pas parce que on es des casseurs que on a pas de cœur on veut juste montrer que c est pas l’état qui contrôle tout il ne peuvent contrôler chaque personne et ceux qui décide de se servir de sa c est qu ils prennent leur liberté !



  • mercredi 7 décembre 2016 à 19h52, par Jean Desfois

    C’est Totoï il est d’accord

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