Jonathan, 34 ans, était incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon, prévenu en attente d’un procès en cour d’assises. Le 1er mai dernier, celui qui était avant tout "un pointeur" aux yeux de ses codétenus s’est pendu dans sa cellule, trentième suicide en détention en 2011. Jonathan était – aussi – abonné à Article11. Cet article, il ne le lira pas ; on espère qu’il l’aurait aimé.
C’était peut-être la pleine lune. Ou bien le stress pré-Primaires (lol). Samedi soir, à l’occasion du "grand" raout des Indignés parisiens, d’étranges événements ont secoué la mièvrerie ambiante. D’abord ces flics en civil tentant de vendre au chaland des boules de pétanque spécial émeutes. Puis ces petites escarmouches soigneusement montées en épingle par la flicaille. Vent d’absurde.
Il y a ceux qui parviennent à destination. Et puis tous les autres, ramenés à leur pays d’origine, ou bien déposés en cours de route, ou encore balancés à la mer. Les "polizon" sont ces migrants embarquant clandestinement sur des navires de la marine marchande, marins d’eau douce rêvant de griller les contrôles aux frontières. Las : bien souvent, les frontières les rattrapent.
Après avoir décelé le drogué paumé qui était en moi, l’Église de scientologie m’a ouvertement fait du pied. En plein Bruxelles, pas loin du siège des lobbies et des institutions européennes. Carrément. L’idée : me vendre (au sens propre et figuré) son « programme » de désintoxication, Narconon. Tentant, surtout pour un fan de Tom Cruise. J’ai (presque) dit oui...
Comme ceux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les travaux de la ligne Lyon-Turin pour trains à grande vitesse (alta velocita) rencontrent une opposition acharnée mêlant locaux et activistes de divers horizons. Dans la Vallée de Suse, les heurts avec la police sont quasi quotidiens, intenses et constructifs. Récit au jour le jour d’une semaine sur place, fin juillet.
Gare du Nord, froid polaire. Le lieu vaut parfaite illustration d’une déshumanisation clinique, mêlant modernité urbaine, contrôle social et transit de masse. En ce qu’elle montre et exhibe, en ce qu’elle tait et induit aussi, la Gare du Nord dit beaucoup sur notre monde. Julia Z s’est penchée sur le sujet, sillonnant les lieux pour mieux les décrypter. Dernier volet d’une chronique en 3 actes.