Tremble, écolo old school : le "Green Business" gagne du terrain. Il est même en passe de devenir le meilleur allié d’un capitalisme sur le point de virer bio. Et ce n’est pas une bonne nouvelle, tant cette forme abâtardie d’écologie contemporaine n’a plus rien à voir avec une pensée contestataire. Retour sur la question en compagnie de Romain Felli, auteur des Deux âmes de l’écologie.
Louanges unanimes, ou presque. "Ellroy le génie" par ci, "Ellroy le grand du noir" par là : ses laudateurs ne font pas vraiment dans la demi-mesure… Underworld USA, dernier opus, n’est pourtant qu’une version américanisée d’un (mauvais) SAS. Personnages pauvres, postures réac, style lourdingue : pas grand chose à se mettre sous la dent. Pourquoi tant d’amour, alors ? Mystère…
Prométhée, qui se prenait pas pour de la merde, vola le feu aux Dieux et il en paya le prix fort. On croyait l’humanité vaccinée, pas prête de commettre la même erreur. Bah non. Deux tarés de Ricains ont dérobé la foudre (Bolt en VO) aux vieux croutons célestes afin de la retranscrire musicalement. Ils ne s’en portent pas plus mal, et tes oreilles non plus. Enfin, question de point de vue.
L’arme non létale présente pour nos élites l’avantage admirable de pouvoir servir aussi bien sur un champ de bataille que dans les rues des villes : on amorce un premier décryptage pour de futures contre-attaques. Et puis l’objet de ce long article sur le son comme arme n’ayant pas pour objectif de t’abattre mais plutôt de te donner la gnaque, on s’intéresse à quelques premières formes de résistance sonore.
C’est ainsi : l’UMP ne cesse de repousser toutes les limites. Et pas seulement sur le plan politique : c’est en fait dans tous les domaines de la connaissance que le parti innove. Reprenant les travaux d’Einstein là où il les avait laissés, les têtes d’œufs de l’UMP viennent ainsi de réussir à briser le continuum espace-temps. Une innovation qui fera date dans l’histoire de la physique quantique.
Dans les derniers mois, les adolescents anglais, les militants anticapitalistes, les pirates somaliens, les civils irakiens ou les grévistes thaïlandais ont eu l’occasion de tester les armes soniques à très hautes fréquences. Inutilisées en France pour l’instant, elles pourraient bien y débarquer dans un avenir proche : leurs qualités ont tout pour plaire aux états-majors policiers et militaires.
Suite de la série sur le "son comme arme" : après les infrasons et leur impact sur le corps humain, on monte dans la gamme sonore et on s’intéresse aux usages policiers et militaires des fréquences moyennes et notamment de la musique, d’abord comme arme, ensuite plus précisément comme outil de torture. Avant d’aborder, demain, les hautes fréquences.
Tu traînes tes guêtres dans les manifs et sur Article XI, alors on n’a sans doute plus grand chose à t’apprendre sur la matraque, les lacrymos, le canon à eau, le tazer et le flash-ball. Mais on s’est dit qu’on allait te familiariser avant que tu n’y goûtes avec une nouvelle catégorie d’armes dites « non-létales » : les armes soniques. Et on s’intéresse plus généralement aux usages militaires et policiers du son.
Des tribus indiennes alliées à la Couronne britannique en plein 18e siècle. Des Indiens catapultés en Angleterre. Des bandits londoniens qui se prennent pour des Iroquois... "Manituana" du collectif italien Wu Ming, bouscule les à priori et multiplie les points de vue sur la sanglante indépendance des USA. Le tout servi par une langue virtuose, slalomant entre les registres. A lire.
Surtout, rester discret… En me rendant au théâtre de la Main d’Or samedi, pour une très malvenue diffusion par les amis de Dieudonné du documentaire que Daniel Mermet a consacré à Chomsky, je pensais documenter le hold-up que certains antisémites tentent d’opérer sur des symboles de gauche. C’était cela. Mais aussi le rendez-vous des plus forcenés des révisionnistes. Reportage.
Il faut bien l’avouer : sur A11, on est parfois un peu trop centrés sur l’écrit. Question d’affinités. De paresse, aussi. Du coup, quand on a la chance de tenir quelqu’un comme Juliette Volcler, fine connaisseuse des radios libres et initiatrice - avec d’autres - d’un portail consacré aux formes sonores engagées et/ou créatives sur le net, on ne laisse pas passer l’occasion : on la fait parler.
Chroniques d’un éducateur de rue dans un quartier populaire de la banlieue parisienne. Aujourd’hui, l’on assiste dans un troquet à la rencontre de football entre l’Algérie et l’Egypte. Et l’on se rend compte amèrement, après quelques secondes d’état de grâce, que la plus grosse humiliation n’a pas forcément été celle vécue sur le terrain par les joueurs algériens.
Dominique Paillé l’assure sur tous les tons : il ne fallait voir aucune volonté de "stigmatisation" dans la mise en ligne, sur le site de l’UMP, d’une photo de quatre adolescents noirs, assortie d’une invitation à "en finir avec l’angélisme" sur "la délinquance des mineurs". Juré-craché ! Autant croire celui qui se révèle aussi drôle que Lefèbvre : les occasions de rigoler se font si rares…
C’était il y a quelques mois, dans une librairie parisienne. L’historien américain Howard Zinn prenait la parole pour une longue conférence. On en était ressorti joyeux, content de le savoir si vivant du haut de ses 87 ans, si combatif, à l’image de ses livres. On en avait déduit qu’il était invulnérable. On avait tort. A titre de témoignage, Article11 reproduit cette intervention.
Aujourd’hui, se déroulait à Paris la troisième journée du procès des inculpés de Vincennes. Accusés d’avoir mis le feu à un centre de détention en juin 2008, les dix inculpés risquent gros, alors même qu’il n’existe aucune preuve de leur implication. Faute d’avoir pu entrer dans la salle d’audience, je ne pourrai te retranscrire les débats. Pas grave : il y a déjà tellement à dire sur le sujet.
La société de contrôle ? Une très ancienne réalité. La société de surveillance ? On est en plein dedans. La société de contrainte ? On y court. Dressé samedi à Amiens par deux activistes de Pièces et main d’œuvre, ce constat paraît déprimant. Mais le propos était si passionnant qu’il invite plutôt à la mobilisation. La résistance a de beaux jours devant elle, voilà tout.
La société de surveillance progresse partout, et dans le monde du travail aussi. C’est même dans les entreprises que le "flicage tranquille" coule ses jours les plus heureux, certains salariés étant soumis à une surveillance constante et oppressante. Employés dans un centre d’appel, Loïc et Rodolphe ont évoqué leurs conditions de travail à la tribune d’une "Teuf à Babeuf", à Amiens. Compte-rendu.
Même dans ses songes les plus doux, Eric Besson n’avait osé rêver à un tel don du ciel. Un "débarquement" de 124 clandestins sur les côtes françaises ? À deux mois des régionales ? C’est Byzance ! Dans sa bouche comme dans certains médias, la machine à communication est en marche, qui agite le spectre d’un déferlement migratoire tout en déshumanisant les réfugiés. Tout un art…
Trois heures du mat et de nouveau tu visionnes la chose, yahou en bandoulière. Fasciné, tu regardes ce danseur qui envahit les images, conquérant. Agile comme un chat, il glisse gracieusement parmi ses partenaires, s’enroule autour des corps, se délie, joue avec l’espace. Il semble à l’aise, heureux, explosif, l’étoffe d’un grand. Pour un peu, tu en oublierais presque qu’il n’a pas de jambes.
Il est désormais la figure de proue du capitalisme moralisé ! En un geste d’un désintéressement admirable, Henri Proglio a balancé 450 000 € par la fenêtre, tirant un trait sur son salaire chez Veolia pour se contenter des miettes qu’EDF lui concède. Un geste d’autant plus remarquable qu’il donne l’apparence de mettre fin au scandale sans changer grand-chose à l’indécente réalité.
On les savait capables de coups de tête et d’idées à la con, mais peut-être pas à ce point là… Hier soir, après force boutanches de pinard et de rhum, JBB et Lémi se sont mis dans le crâne d’aller traquer Robert Crumb, terré quelque part près de Nîmes. Ils tablaient sur à peine vingt heures de caisse en Clio entre la banlieue parisienne et la nîmoise. Je les aurais bien accompagnés mais fallait un glandu pour tenir le site.
Le journalisme à la papa est mort hier et on ne le pleurera pas. Finies les investigations laborieuses et les thunes de l’État gaspillées pour que des types jouent l’Albert Londres en des terres mêmes pas françaises : place au journalisme responsable ! Les mesures gouvernementales vont enfin mettre de l’ordre dans une profession qui se croyait au-dessus des lois. Revue de détails.
Il force le respect, Gideon Levy. 25 ans qu’il s’échine à dénoncer de sa plume les exactions israéliennes en Palestine et à remettre en cause une meurtrière stratégie de l’engrenage sans jamais baisser les bras. Jeudi dernier et alors qu’un recueil de ses articles vient d’être publié à La Fabrique, le journaliste israélien donnait une conférence à Paris. On y était : compte-rendu.
Enfin le retour des chroniques d’un éducateur de rue dans un quartier populaire de la banlieue parisienne ! Aujourd’hui, l’on se rend compte - tout anarchiste que l’on soit - que la sagesse de l’Homme dépend bien peu de la religion, même si elle en est parfois redevable. Et on constate qu’il est toujours sain de garder intact son devoir d’indignation et d’espérance. Et merde !
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Tremble, écolo old school : le "Green Business" gagne du terrain. Il est même en passe de devenir le meilleur allié d’un capitalisme sur le point de virer bio. Et ce n’est pas une bonne nouvelle, tant cette forme abâtardie d’écologie contemporaine n’a plus rien à voir avec une pensée contestataire. Retour sur la question en compagnie de Romain Felli, auteur des Deux âmes de l’écologie.