Fini de rire ! Interdiction de déconner, désormais, avec le fier drapeau français, qu’il s’agisse de le brûler en place publique ou de le ridiculiser en photo. Il en va de l’honneur national - quand même… Ceux qui tenteraient de passer outre, détestables personnages prêts à violer la loi, n’ont qu’à bien se tenir : le châtiment sera à la hauteur de l’outrance… euh, pardon : de l’outrage.
Trop jeune, tu as raté Verdun ? Pas grave, il te reste une chance d’assister à une guerre, une vraie. Le front sécuritaire gouvernemental - Grenoble et Saint-Aignan pour ligne Maginot - te permet ainsi de plonger au cœur de la machine belliciste. Comme en 14, ses experts et officiers rêvent d’un désordre pourtant condamné à grands cris, pour mieux satisfaire leurs intérêts et ambitions.
La lettre est arrivée en fin d’après-midi, enveloppe bordée d’un liséré noir signalant sa provenance. Pas une surprise : à A11, on est habitués à recevoir des courriers de l’au-delà, missives balancées du royaume des morts en réaction aux conneries des vivants. Cette fois, l’envoi est signé Émile Zola, le défunt écrivain s’insurgeant contre le J’accuse publié ce matin par Frédéric Lefèbvre.
Dis-moi : face à la crise, tu serais plutôt "relance" ou "rigueur" ? Les deux, mon capitaine ? Ça tombe bien : notre ministre de l’Économie a pensé à toi. Avec la création d’un néologisme ridicule, la "ri-lance", Christine Lagarde foule aux pieds toute réalité économique. Et affiche surtout sa volonté - dans la droite ligne de l’enfumage élyséen - de prendre les habitants de ce pays pour des crétins.
Ces derniers temps, ils multiplient les références (plus ou moins) directes à 1789. Non pour s’en réclamer, mais parce que les membres du gouvernement et leurs amis ne craignent rien tant que de voir monter la colère populaire. Eux sentent combien le parallèle avec la France d’avant la révolution est pertinent. Et s’effrayent d’un jour prochain en payer le prix. A juste titre ?
Tu croyais que c’en était terminé avec l’agitation de la menace "anarcho-autonome" ? Que le fiasco de Tarnac avait définitivement convaincu les têtes de gondoles antiterroristes d’abandonner ce genre de crasseuse manipulation ? Erreur. En un entretien donné au Figaro, Bernard Squarcini, directeur de la DCRI, en remet une couche sur le sujet. Entre autres…