Bien d’accord avec vous sur le rôle de la Camorra comme Etat-providence de substitution. Mais je ne crois pas que le choix de l’éditeur soit important, en l’occurence : les mécanismes de spectacularisation peuvent se déclencher même avec un petit. Ce qui me laisse perplexe c’est l’espèce de croisade personnelle dans laquelle s’est lancé Saviano alors que la lutte contre les mafias n’a quelques chances d’aboutir que si elle est collective et engage la société au plus profond. Là, on délègue à une espèce de Christ souffrant le rôle de dénonciateur sans que cela ait le moindre effet sur les mécanismes sociaux (...)