ARTICLE11
 
 

mercredi 5 décembre 2012

Textes et traductions

posté à 14h48, par Grégoire Vilanova
28 commentaires

1518, Strasbourg entre dans la danse...

Ni une fable, ni une légende. Mais un fait historique, documenté et avéré. Durant l’été 1518, une épidémie de danse frappe Strasbourg : pendant des jours, des centaines de quidams se mettent à remuer du popotin, certains jusqu’à la mort. Un phénomène mystérieux, qui reste encore largement inexpliqué.

Cet article a été publié dans le numéro 10 de la version papier d’Article11

***

14 juillet 1518, Strasbourg. Dame Troffea danse frénétiquement dans les rues de la ville. Secouée de convulsions, elle s’agite en rythme, et rien ne semble pouvoir l’apaiser. Au bout de plusieurs heures de danse endiablée, elle s’écroule à bout de force dans les bras de son mari consterné. Le lendemain, dès son réveil, Frau1 Troffea reprend sa danse furieuse, sous le regard amusé des passants. Au bout du second jour, ses pieds abimés saignent, et la fatigue rend ses mouvements extrêmement violents et désordonnés. Le troisième jour, le bruit s’est répandu : la danse de Frau Troffea attire une foule nombreuse. Suivant l’impulsion, quelques badauds entrent en transe, accompagnant la danseuse. Au fil des jours, l’épidémie se propage : de trente danseurs convulsionnaires fin juillet, on passe à une centaine au début du mois d’août. Un mois plus tard, près de 400 personnes sont touchées par cette « manie dansante2 » !

Le spectacle donné quotidiennement par ces danseurs frénétiques est proprement terrifiant. Les traits du visage crispés, ils crient de douleur et appellent à l’aide, mais semblent incapables de cesser de danser. Même ceux qui, épuisés, sont tombés à terre, continuent de se tortiller sans fin. Les chairs meurtries des pieds des danseurs saignent abondamment et dévoilent parfois les tendons et les articulations. Dès la première semaine du phénomène, on compte déjà des morts, emportés par une fatigue excessive ou par un arrêt cardiaque. Au plus fort de l’épidémie, au mois d’août, un chroniqueur parle de quinze morts par jour3, sans préciser toutefois si Frau Troffea fait partie des victimes.

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Pieter Breughel, « Pèlerinage des épileptiques à Molenbeek-Saint-Jean » (1564)

Dès les premiers décès, les autorités strasbourgeoises font appel aux meilleurs médecins de la ville afin de découvrir les causes de la « manie dansante  » et d’y trouver un remède. Après avoir écarté une origine astrologique du phénomène (mauvais alignement des planètes), les savants préfèrent en revenir à la médecine d’Hippocrate et de Claude Galien, et attribuer la frénésie des danseurs à un excès de « sang chaud ». Selon eux, le seul moyen de conjurer la malédiction serait de s’assurer que les personnes atteintes continuent de danser.

Respectant les prescriptions des médecins, le Conseil de la ville ordonne qu’on libère la Halle aux tanneurs et la Halle aux charpentiers, afin que les danseurs jouissent de suffisamment d’espace. Avec l’afflux de nouvelles victimes, la place venant à manquer, plusieurs estrades sont érigées dans la ville. Les bourgmestres engagent des joueurs de tambour et de viole pour accompagner et encourager les possédés à se défouler jusqu’à l’évanouissement. Enfin, on fournit aux danseurs nourriture et boisson pour qu’ils n’aient aucune raison d’être distraits de leur frénésie. Cette dernière mesure provoque d’ailleurs de nombreuses querelles, car des indigents simulent la folie pour bénéficier de repas gratuits.

Malgré ces mesures, la contagion s’étend. Alors que plusieurs centaines de personnes sont atteintes par la « manie dansante », le Conseil doit admettre l’échec de sa politique. L’hypothèse du «  sang chaud  » ayant fait long feu, on cherche une nouvelle théorie pouvant expliquer le mal qui touche de plus en plus de Strasbourgeois. Après bien des débats entre érudits, l’épidémie est imputée à saint Guy, personnage ambivalent : capable de soigner, mais aussi de causer des troubles nerveux. Guy aurait ainsi voulu châtier les habitants de Strasbourg en raison de leurs péchés, de leur attachement aux choses matérielles.

Pour apaiser la colère du saint et aider les danseurs à retrouver leur état normal, le Conseil impose alors une période de contrition et de pénitence. Il promulgue un arrêté qui interdit à toute personne de danser jusqu’à la date du 29 septembre (à l’exception des fêtes de mariage, à condition de ne pas utiliser de tambours !) sous peine d’une forte amende de 30 shillings. Il fait aussi fermer les maisons closes et les établissements de jeu. Enfin, des artisans fabriquent un cierge géant à l’effigie de saint Guy, qui sera brûlé lors d’une messe extraordinaire dite en son honneur à la Cathédrale.

Les danseurs en transe, eux, sont installés de force dans des charriots et amenés au bourg de Saverne, à une journée de route de Strasbourg, dans une chapelle troglodyte dédiée au saint guérisseur. Sur place, chacun reçoit une petite croix et des chaussures rouges, bénies au nom de saint Guy. Si le protocole peut sembler étrange, toutes les chroniques s’accordent cependant : le remède s’avère efficace, l’épidémie prend fin suite à cette pénitence.

Cinq cents ans après les faits, les historiens et les médecins n’ont pas trouvé d’explication convaincante à l’épidémie de danse de 1518. Un temps, l’hypothèse d’une contamination à l’ergot du seigle a été privilégiée. L’ergotisme est un empoisonnement causé par l’ingestion d’un champignon qui infecte le seigle, provoquant chez la victime des crises de convulsions et des spasmes douloureux, ainsi que des hallucinations proches de celles suscitées par le LSD4. Séduisante au premier abord, l’hypothèse ne tient pas : les convulsions engendrées par l’ergotisme ne ressemblent pas à la danse décrite par les chroniques. De plus, ce mal diminue l’afflux sanguin vers les membres, ce qui rendrait biologiquement impossible le fait de danser plusieurs jours d’affilée.

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« La Manie Dansante », selon Hendrick Hondius (1642) - d’après Pieter Brueghel

Dans un récent ouvrage5, l’historien John Waller avance une autre explication. Selon lui, l’épidémie aurait été causée par une forme de psychose collective, due aux conditions matérielles très difficiles et aux angoisses d’ordre religieux que connaissent alors les Strasbourgeois.

Une conjonction tout à fait spectaculaire d’événements néfastes touche en effet la région au début du XVIe siècle. Les épidémies, d’abord, frappent à nouveau, alors que le pays avait été plutôt épargné depuis la Grande Peste6. La syphilis, inconnue jusqu’ici, fait son apparition à Strasbourg, apportée par des mercenaires de retour des guerres d’Italie. Vient aussi la terrifiante suette anglaise7 qui touche la ville en 1517, entraînant ses victimes dans la tombe en moins de deux jours. En sus du trouble propagé par ces maladies, le spectre de la famine gagne Strasbourg juste avant la « manie dansante ». De 1515 à 1517, sécheresse, grands froids et inondations s’enchaînent, laissant derrière eux des récoltes calamiteuses. Dernière cause de peur collective, les Turcs, maîtres de Constantinople, étendent leur empire vers le cœur de l’Europe. Toutes les croisades lancées contre eux par les nations chrétiennes ont jusqu’ici échoué, et l’armée ottomane semble plus que jamais invincible.

Cette série funeste entretient un climat de terreur chronique chez les Strasbourgeois et les pousse à croire que Dieu les a abandonnés, les punissant pour leurs péchés. Selon John Waller, c’est donc l’extrême détresse psychologique des habitants qui serait responsable de cette psychose collective, prenant la forme saugrenue d’une épidémie de danse.

La « manie dansante » de 1518 n’est pas un événement isolé : des épisodes semblables ont émaillé l’histoire de la vallée du Rhin et de la Meuse. Des phénomènes similaires, non moins inexplicables, ont aussi été recensés sur d’autres continents et à une autre époque. Comme le ramanenjana, cette danse contagieuse qui a secoué Madagascar en mars 1863. Ou plus récemment en Tanzanie, en 1962, ce fou rire incontrôlable qui s’est propagé dans quatorze écoles de la région de Bukoba, entraînant leur fermeture pendant six mois. Mais la danse initiée par Frau Truffea reste sans doute le plus beau spécimen de transe collective de l’histoire. Et la toute première free party française.



1 Soit « dame  » en allemand.

2 À l’époque, les habitants ont appelé l’épidémie tanzplage (« peste dansante ») ou tanzwut (« danse enragée »). C’est Parcelse, illustre médecin suisse de la Renaissance, qui popularisera le terme de Choreomanie, c’est à dire « manie dansante ».

3 Le chroniqueur en question était le marchand Wilhelm Rem, in Chronica newer geschichte.

4 L’ergotisme pourrait avoir été responsable d’un épisode d’hallucinations de masse à Pont Saint-Esprit en 1951.

5 John Waller, A Time to Dance, a Time to Die : The Extraordinary Story of the Dancing Plague of 1518 (Icon Books, 2008).

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6 La Grande Peste, ou peste noire, a frappé l’Europe entre 1347 et 1352, faisant environ 25 millions de victimes.

7 Maladie virulente, la suette anglaise a touché l’Angleterre à la fin du XVe siècle, avant de frapper, sous forme d’épidémies récurrentes, le reste de l’Europe au cours de la première moitié du XVIe.


COMMENTAIRES

 


  • mercredi 5 décembre 2012 à 20h23, par J. de L’E.

    J’avais bien aimé ce papier dans le numéro 10 (dernier en date, quoi). Je connaissais pas cette affaire de Strasbourg.

    A rapprocher peut-être aussi des délires secrets autour du culte de Dionysos durant l’antiquité, ou encore de cette espèce de cérémonie dansante bizarre autour de Tarente dès la Renaissance dont le but était de soigner ceux qui étaient atteints par une étrange maladie soi-disant causée par une morsure d’araignée...

    Dans un autre registre, ça me fait penser aux travaux de Carlo Ginzburg, notamment son putain d’ouvrage Les batailles nocturnes sur les Benandanti au XVIe-XVIIe s., des paysans dans la région du Frioul qui croyaient dur comme fer être de bons sorciers sortant de leur corps, la nuit, pour aller combattre des mauvais sorciers... Ginzburg y voit là la diffusion d’un culte de fond chamanique qui existerait depuis des millénaires...
    D’ailleurs sur le problème de la circulation culturelle et des traditions millénaires, il faut lire aussi son autre ouvrage Le fromage et les vers.

    Bizz

    • samedi 8 décembre 2012 à 21h54, par pièce détachée

      Frioul, chamanisme, ça me fait penser à Mario Rigoni Stern, écrivant à mains nues Asagio où il est né et revenu à pied de loin, chargé en chemin d’autres réels, de vrais qui diffèrent, de faim mortelle et de légendes vivantes. Il écrit en passant, sans évoquer jamais le chamanisme, que les Cimbres frioulans seraient venus de Scandinavie. Ce redoutable Frioul est très capable d’avoir inventé tout seul ses chamanes, mais Rigoni Stern, qui tient à la vérité historique comme vous et moi, ne décide pas à notre place de nos imaginaires.

      Votre commentaire me donne envie de lire enfin Ginzburg, même si je pressens qu’il va m’énerver parfois...

    • mercredi 12 décembre 2012 à 10h55, par DL

      Salut
      C’est hors sujet... mais tu cites Ginzbourg et les Benandanti. Ca me fait penser au Mazerri corses... Ils sortent de leurs corps la nuit et chassent dans le maquis. Quand ils tuent un animal, c’est un homme qui meurt. Ni bon, ni mauvais, ils ne choisissent pas d’être mazerri. Cela permet de faire de toutes les morts le résultat d’une volonté et non du hasard. Rien avoir avec les danses de Saint-Gui.
      Sur ce sujet, je suis d’accord avec toi. Il faut mettre ça en lien avec la tarentelle. Et aussi avec la profonde suspicion que l’Eglise entretenait à l’égard des danses populaires. Il y a certainement un vieux substrat pré chrétien dans cette histoire.



  • jeudi 6 décembre 2012 à 09h46, par cultive ton jardin

    Est-ce que cette vieille chanson populaire (et assez honteusement machiste) date de l’époque ?

    http://www.visseaux.org/cord.htm

    • jeudi 6 décembre 2012 à 12h27, par Rue de Lappe

      Beuh, ballot...
      tu connais pas Francis Lemarque ???

      • samedi 8 décembre 2012 à 19h58, par pièce détachée

        Les origines de Francis Lemarque et ce qu’il a tenté d’en faire, tout né qu’il se trouva dans les jours de fête de novembre 1917, font de cette chanson du cordonnier, quoi qu’on en pense esthétiquement, un très lointain souvenir de la culture qui imprégnait aussi Strasbourg en 1518 : l’artisan voyant chavirer dans la danse l’aimée (et pas qu’elle) chaussée par ses soins amoureux (ou intéressés). À coups de « machiste » ou autres, on pourrait faire attention à ne pas écraser ça aussi, cet érotisme total lucide de la vie qui aime, façonne, filoute, peaufine et s’envole d’un même geste, ce truc à la Chagall de danse jusqu’à la mort.

        • mardi 11 décembre 2012 à 13h11, par Remugle

          Merci, pièce, pour ces liens et réflexions sur Francis Lemarque...

          Une des dernières chanson de Lemarque, touchante et naïve, avec Romain Didier, le compère d’Allain Leprest au piano : ICI



  • jeudi 6 décembre 2012 à 13h18, par Vince

    A rectifier : le médecin suisse, c’est Paracelse et non Parcelse.



  • vendredi 7 décembre 2012 à 17h01, par Trofeus

    Salut,

    Super papier, en effet. Sur une histoire méconnue mais qui, pourtant, est des plus cocasses. Cela n’est pas sans me rappeler certaines soirées fort joyeuses où, accompagnés de quelques acolytes aux visages avenants et à la mine savoureuse, nous nous lancions dans de délicieuses mais non moins orgiaques sarabandes festives dans les riantes rues de Châlons (en Champagne, cela va de soit... L’autre Châlons n’étant qu’une piètre imitation de jean-foutre).
    Nous sommes tous des Dame Troffea !

    • samedi 8 décembre 2012 à 22h57, par pièce détachée

      Ah non, pas encore tous Troffea (ou Truffea, tout aussi délicieuse, à la fin de ce billet) ! Ayant joué tout partout dans le ciel de traîne des situs strasbourgeois vers 1970, et dans les carnavals avec ou sans eux, je peux dire que question épidémie, ça n’arrivait pas à la cheville de 1518 (j’y étais aussi).

      Quant aux explications de l’époque, c’est comme un miroir. Astrologie ? Pil-poil, on va crever le 21 décembre : pillons le clinquant qui dégueule, jouissons du meilleur, jetons enfin le pire, dansons à mort et basta ! ... Ben non, on ne voit rien venir. Sang chaud ? Autre époque, autre maladie : c’est sûrement un « kyste ». Pétons tout avant qu’ils nous chimiothérapisent !



  • dimanche 9 décembre 2012 à 16h00, par un-e anonyme

    La conclusion est fausse : l’Alsace n’était pas encore française à cette époque.

    • mardi 11 décembre 2012 à 18h35, par Gendre Idéal

      L’Alsace a toujours été française monsieur ! Et aucun Nallemand ne pourra dire le contraire devant moi sans se faire vertement tancer ! Déjà JC (Caïus Jules César, hein, pas l’autre qui n’était qu’une pâle imitation de Jean-foutre), disait en son temps (la traduction est de moi, veuillez m’en excuser) : « Silence vile plébeiens de Germanie ! L’Alsace est française comme l’est son fameux Kalendos ! » (Notez bien... et c’est là tout l’humour de la phrase... que César écrivait « camembert » à la grec car il goûtait tout particulièrement ce délicat met originaire de Normandie qui, à l’époque, était surnommée « Terrain de golf préféré des Pictes »... Mais c’était quelques années avant que les anglo-ricains ne transforment tout le quartier en gruyère pour en chasser ces mêmes Nallemands qui, une fois n’est pas coutume, avait confondu Alsace est Normandie alors que les alsaciens ne font pas de cidre car ils savent vivre ! Comme c’est cocasse !!!)

      Ceci étant dit, malgré votre inculture cher anonyme, j’aime votre style.



  • dimanche 16 décembre 2012 à 18h29, par Nous sommes légion

    La suette anglaise est un mystère tout aussi passionnant, d’ailleurs, et l’apparition et disparition de maladies au long de l’histoire remet un peu en question le paradigme médical classique...
    Latour délirait-il à ce point en déclarant que l’on ne peut déclarer que Ramsès II est mort de la tuberculose puisque le bacille de Koch n’a été découvert qu’au XIX° siècle ?

    Pont-Saint-Esprit, n’était-ce pas une expérimentation du LSD menée par les américains ? Ou cette interprétation est-elle du délire conspirationniste ?



  • mercredi 26 décembre 2012 à 16h45, par fuko

    La situation de crise précédent l’épidémie de danse n’explique en rien cette dernière. Maladies contagieuses, guerres, conflits de classes, etc. sont choses fort peu rares dans l’Histoire, et l’un ou l’une va rarement sans les autres. Ces facteurs peuvent expliquer un état de détresse psychologique, pas que cette détresse prenne la forme d’une de danse de St Guy.



  • mercredi 2 janvier 2013 à 01h56, par Sun Râ

    Je viens de relire cet article. Je me demandais quelles étaient les sources, les archives à partir desquelles des chroniqueurs ou historiens ont travaillé ? Ce n’est pas indiqué dans le texte, ou alors j’ai raté l’information et n’ait pas été assez attentif.



  • jeudi 7 mars 2013 à 16h58, par Sophie

    Vous délivrez vos réflexions fort justement. Tous mes respects. Sophie du site sur les climatisation



  • dimanche 1er juin 2014 à 21h57, par Danny

    Je sui strasbourgeois de puis 42 ans !

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  • vendredi 1er août 2014 à 11h41, par Charles

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    En tout cas Strasbourg est l’une des plus belles villes de France.

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  • mercredi 27 août 2014 à 15h09, par Cecil

    Strasbourg est une ville magnifique

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  • mardi 16 février 2016 à 12h54, par Frank

    Cc Content de m’inscrire dans ce support leader.Compliment au initiateur.
    Pour ma part je opère sur un peintre et sans doute que je vais me former plein choses ici qwekiw



  • dimanche 22 mai 2016 à 14h12, par Dylan

    Votre texte est carrément passionnant.Bravo à son initiateur.Je reviendrai en début de samaine prochaine. Sammy du pret de particulier a particulier



  • dimanche 22 mai 2016 à 15h06, par Weldon

    Votre rubrique est en toute franchise génial.Bravo à son initiateur.Je prendrais plaisir à revenir vite. Grisel du pret entre particulier



  • dimanche 22 mai 2016 à 17h54, par Loyd

    Votre texte est en toute sincérité intéressant.Bravo à son initiateur.Je repasserai en début de samaine prochaine. Eric de pret entre particulier



  • mercredi 20 juillet 2016 à 12h09, par Jared

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  • jeudi 25 août 2016 à 13h16, par Earle
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