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jeudi 16 juillet 2015

Entretiens

posté à 13h35, par Lémi
7 commentaires

Ceux qui piochaient

Dans « Les Diggers, révolution et contre-culture à San Francisco (1966-1968) », Alice Gaillard revient sur les premiers feux de l’utopie hippie et de l’activisme afférent, ces beaux moments qui ont précédé la grande récupération. Entretien.

«  L’HOMME LIBRE vomit son image et rit dans les nuages parce qu’il est le grand évadé, l’animal qui hante les jungles de l’image et n’y voit aucune ombre. »
(Extrait d’un tract des Diggers intitulé « Mort du hippie » et rédigé par Richard Brautigan en septembre 1967)

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Ils proclamaient qu’ils allaient changer le monde. Renverser le système de fond en comble. Imposer l’amour et la paix. Selon eux, c’était écrit : le flower power emporterait la dépouille du capitalisme dans un grand fleuve de joie orgiaque. Recta. Las, cet élan d’optimisme et d’espoir n’a pas vraiment tenu la distance. Et cinquante ans plus tard, le bilan politique des années hippie paraît bien maigre.

Ce qu’il reste de la grande vague contestataire ayant traversé les États-Unis et le monde occidental à partir de la fin des années 1960 ? Pas grand chose : quelques fragrances de patchouli, des envolées musicales et littéraires, des miettes psychédéliques et une flopée de slogans mièvres usés jusqu’à la corde. Rien de concret. La conséquence d’une approche politique distanciée, misant tout sur l’épanouissement individuel et la recherche d’un bonheur béat, hors du monde. Sympathique mais inoffensif.

Ok, la naïve vague flower power a très vite emporté le morceau. Mais pourtant, il fut un temps où les ancêtres des hippies, les Diggers, ont joliment rué dans les brancards, secouant l’Amérique ankylosée des années 1960. Cela se passait à San Francisco, avant Woodstock, avant la marchandisation de l’utopie et l’enlisement consumériste d’Haight-Ashbury1.

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Armés d’un slogan aussi basique qu’imparable, « Everything is free, do your own thing », les Diggers dévastent de 1966 à 1968 le paysage de la contestation politique. Tels une horde de Huns, ils le dépoussièrent de fond en comble. Leur nom, qu’on peut traduire par « ceux qui piochent », fait référence à un épisode oublié de l’histoire anglaise (au XVIIe siècle, des paysans en révolte avaient uni leurs forces pour tenter de récupérer des terres spoliées par les puissants2). Ces glorieux ancêtres voulaient se réapproprier les communs, et c’est exactement ce que font les Diggers dès leurs premières actions, à l’automne 1966, alors qu’ils ne sont qu’une douzaine de furieux. Leur objectif : « Libérer les territoires occupés par les gardiens du consumérisme, afin d’abattre les murailles et de créer des espaces ouverts.3 » Juste de grands mots ? Oh que non. Les Diggers multiplient les initiatives culturelles (théâtre de rue, free press, organisation de soirées orgiaques) et sociales (magasins gratuits, distribution quotidienne de repas, soutien aux luttes des populations noires), débordant d’idées et d’énergie. Tout sauf des grandes gueules inconséquentes.

Dans Les Diggers, révolution et contre-culture à San Francisco4, Alice Gaillard revenait en détail sur les actions du groupe. Les Diggers ayant relativement disparu des radars et des mémoires, un entretien s’imposait. Le voici.

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Tu expliques que les Diggers cherchaient à créer des acteurs, et non des spectateurs...

« C’est un point très important. Il est facile de créer des spectateurs, mais il est beaucoup plus difficile de les amener à eux-même s’impliquer. C’est d’ailleurs sur cette question que se produit la scission avec la Mime Troupe5, qui restait dans un registre politique plus classique. Dès le départ, les Diggers veulent agir véritablement. Ils s’inscrivent dans la tradition anarchiste de l’action directe, celle qui ne transige pas avec l’institution. S’ils utilisent le côté théâtral pour la mise en scène, ils se refusent à en rester là. Ils cherchent au contraire une véritable autonomie politique. Et c’est cette alchimie entre la dimension anarchiste et la dimension théâtrale qui leur permet d’avoir un tel impact.

Je crois que c’est en raison de leur versant théâtral qu’on a souvent tendance à figer leur démarche dans le temps, à la condamner au seul passé. On pense qu’elle n’est pas reproductible, qu’elle appartient à cette époque où la vie était supposément plus facile, la politique plus excitante et les gens plus riches. Alors que la partie politique de leur discours reste totalement d’actualité. »

Les Diggers voyaient d’un très mauvais œil la passivité politique du mouvement hippie...

« Cette critique est présente dès les premiers temps. Les Diggers estiment que les nouveaux venus manquent d’autonomie. Et ils se refusent à faire de l’aspect psychédélique leur unique grille de lecture. En fait, ils trouvent stupide l’idée selon laquelle la drogue peut tout solutionner. Ouvrir la conscience, d’accord, mais pas en se cantonnant au LSD. Ils prennent bien sûr régulièrement des acides, mais cela ne les empêche nullement de pratiquer leur activisme. Dans le film, je cite cette phrase issue d’un tract intitulé ’’Forget’’ : ’’Ta conscience en expansion n’est qu’une vision d’hippie égoïste qui embrasse le cul du système et se glorifie d’abandonner la lutte pour des délires solitaires sous acide.’’ La charge est très violente. Dans le même tract, ils ajoutent, cette fois avec ironie : « Oublie le Vietnam, oublie la lutte des noirs et va danser... »

Cette critique est formulée avant la véritable dérive du mouvement. Avant Woodstock (1969). Et même avant les premiers grands festivals de type Monterrey (1967). Parce que les Diggers ont très vite saisi la récupération qui pointait à l’horizon. Ils descendaient donc en flamme la passivité qui allait faire le lit de cette récupération. Tout discours béat de type ooohhhh, les fleurs les mettait en colère.

Ils avaient par contre compris que le mode de vie hippie portait intrinsèquement en lui quelque chose de politique. Ils essayaient donc de les secouer, de dépasser ce point de départ. Ce qui passait par un recours exacerbé au collectif comme outil d’émancipation. »

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Les hippies n’étaient d’ailleurs qu’un pan de l’agitation politique de l’époque...

« Ce qu’on retient aujourd’hui de cette époque souffre d’une forme de révisionnisme : l’histoire a gardé le flower power, tout en taisant largement ce qu’il y avait de vraiment politique. Non seulement chez les Diggers, mais également dans le mouvement étudiant, la Nouvelle gauche, le Black Power, la mobilisation contre la guerre du Vietnam, etc...

Les Diggers ont notamment brillé par leur capacité à capturer l’air du temps et à le traduire dans le registre politique, en unifiant les diverses composantes de la contestation. Et ceci alors même que la plupart d’entre eux n’avaient pas de vraie éducation en la matière. Certains avaient lu quelques classiques politiques, mais beaucoup agissaient sur un mode intuitif, se réalisaient dans l’action. C’était des gens en rupture que le contexte a transcendé. »

Ils ont su insuffler une part de gaieté et d’imagination dans le militantisme...

« Les Diggers étaient très bons dans la mise en scène de leurs actions. Une distribution de repas s’accompagnait ainsi forcément d’un spectacle, d’un dispositif. Cela permettait d’éviter le côté passif. Quand tu venais prendre un repas, tu ne faisais pas que manger, tu participais à un processus politique. Rien à voir avec l’assistance publique.
Dans toutes leurs actions, ils faisaient preuve d’une dimension créative et spontanée ; les idées jaillissaient littéralement de toutes parts. Mais il faut aussi rappeler qu’ils bossaient énormément. À l’image de cette action où ils ont réussi à récupérer 250 kilos de viande de baleine pour organiser un repas gratuit dans un parc de la ville. Cela demandait un sens de l’organisation impressionnant. Et ils travaillaient sans relâche, passant d’un projet à l’autre. Cet enthousiasme faisait boule de neige ; il leur permettait d’enrôler des gens dans un même état d’esprit.

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Affiche Digger

Si je me suis lancé dans le documentaire, puis dans la rédaction du livre, c’est surtout parce que j’aime la manière dont ils appliquaient l’idée d’éducation populaire. Ils entendaient vraiment faire exister une ’’université anarchiste de la rue’’. Pour eux, elle devait permettre aux gens (et même à ceux de passage, qui repartiraient ensuite dans leur petite ville de l’Amérique profonde) de vivre une expérience susceptible de les faire évoluer, de les encourager à se lancer dans l’action. Que cela n’ait pas vraiment fonctionné par la suite (avec les années 1980 pour parfaite illustration) n’enlève rien au côté fondateur de cette vision des choses. »

Paradoxalement, le mouvement hippie a été très vite victime de son succès...

« À San Francisco, les rangs des hippies ont en effet gonflé très rapidement. Dès 1967, ils se comptent par dizaines de milliers. Les nouveaux arrivants ne sont pas spécialement politisés, et les Diggers comprennent alors que le mouvement grossit trop vite : les infrastructures ne suivent pas, les problèmes liés à la consommation massive de drogues se multiplient et la répression monte en puissance. Un constat d’échec.

La lucidité précoce des Diggers vient du fait qu’ils vivent avec ces gens et qu’ils voient le quartier changer au jour le jour. Aux nouveaux venus, ils ne proposent pas de mode d’emploi qui soit immédiatement applicable, ni de modèle de société. Ils mettent simplement en pratique cette idée qu’il faut être acteur du changement. D’où une grande déception : très vite, ils se rendent compte que les gens veulent des leaders. Qu’ils se sentent désemparés si on ne leur dit pas quoi faire. Et quand les Diggers disparaissent, personne ne les remplace.

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J’y vois une contradiction : les Diggers ont toujours proclamé ne pas vouloir faire office de leaders, mais ils l’étaient de facto. Par leur charisme. Je pense notamment à l’un d’entre eux, Emmett Grogan, un personnage magnétique, doté d’un bagout incroyable6. De même pour Peter Berg, l’un des membres fondateurs. Ces gens donnaient envie de les suivre. Ils pensaient être facilement ’’remplaçables’’, mais ce n’était pas le cas. On touche là à une problématique politique toujours vivace aujourd’hui. »

Sur la côte Est, les Yippies7 ont repris nombre d’idées et d’outils des Diggers. Mais ces derniers ont frontalement critiqué leur démarche...

« Outre les divergences politiques, je crois qu’il y a eu de nombreux malentendus entre les Diggers et les Yippies. Jerry Rubin a certes mal tourné8, mais à l’époque il avait réellement des choses à dire. Son livre, Do it, était une charge sans concession, de même que Steal this book d’Abbie Hoffman. Les Diggers considéraient pourtant que les Yippies n’avaient rien compris. Ils rageaient de les voir s’approprier leurs outils et mal les utiliser ou, pire encore, se faire de la publicité en leur nom.

Il faut dire que tout n’a pas été rose par la suite. Je pense notamment à la convention Démocrate de 1968, au cours de laquelle les Yippies ont en quelque sorte envoyé les gens au casse-pipe. En annonçant que la convention de l’amour allait prendre le pas sur la convention de la mort, ils surfaient sur la vague Flower power. Le problème, c’est qu’ils ne se sont pas donnés les moyens d’assumer. Ils proclamaient que si tout le monde arrivait avec de l’amour dans le cœur, cela suffirait à faire changer les choses. Ce ne fut pas le cas... Ce qui renvoie à la critique que Ron Davis, le fondateur de la Mime Troupe, faisait des Diggers. Selon lui, ils éveillaient les consciences, soulevaient les gens, mais n’étaient plus là quand la répression s’abattait.

Il y a de toute façon une différence fondamentale entre les deux mouvements : alors que les Diggers partaient de zéro, les Yippies s’inscrivaient dans une continuité. Ces derniers ont débarqué une fois que le flower power était en haut de l’affiche. Ils croyaient aux médias conventionnels et souhaitaient s’en servir pour nourrir la révolution. Ce n’était pas le cas des Diggers, pour qui un média de masse ne pouvait être porteur de subversion. Cette question de la visibilité médiatique reste très débattue aujourd’hui. Elle resurgit notamment dans les ZAD : les gens qui les font vivre se défient largement des médias et refusent de personnaliser leurs actions.

Je vois d’ailleurs de grandes similitudes entre le mouvement des Diggers et celui des ZAD. Des deux côtés, on retrouve la volonté de créer des zones d’action autonomes où chaque pan du quotidien serait repensé. Avec cette idée qu’il faut agir là où on habite, en se servant de ce qu’on a sous la main. »

Ce qui m’a le plus marqué en lisant ton livre est sans doute la joie dont les Diggers faisaient preuve dans leur activisme...

« Lors des discussions ayant suivi les projections du documentaire, deux types de réactions se sont faites jour. D’un côté, des jeunes se découvrant Diggers (parce qu’ils tiennent des cantines gratuites ou des free shops), une filiation dont ils ignoraient tout. De l’autre, des personnes, souvent plus âgées, demandant comment recréer ce type d’activisme aujourd’hui, comment retrouver cette joie de l’action. Cet enthousiasme a joué un rôle fondamental dans l’explosion du moment. Et on a du mal à croire qu’il pourrait être autant partagé aujourd’hui.

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Il était alors sans doute plus ’’facile’’ d’être joyeux. Depuis cette époque, nous avons connu beaucoup de désillusions. Nous savons désormais que toute action d’envergure est récupérée, détournée. Et nous vivons dans un monde où les gens les plus imaginatifs se destinent souvent à la pub. Pour en sortir, nous devrions peut-être nous inspirer de la fraîcheur et de la naïveté des Diggers. Parce que c’est un moteur, qui a permis de motiver les gens dans l’action collective. De les faire passer du statut de spectateur à celui d’acteur. »

Certains outils politiques des Diggers ont été repris par les Black Panthers, notamment la distribution de repas gratuits...

« Le Black Panther Party est né en Californie fin 1966, au moment où les Diggers menaient leurs premières actions et où la communauté hippie d’Haight-Ashbury prenait forme. Les Diggers commençaient alors à tisser des liens entre les différents groupes politiques. Entre les hippies de San Francisco (dont ils critiquaient l’hédonisme) et les étudiants de Berkeley (pourtant beaucoup trop conventionnels pour eux), entre les pacifistes bouddhistes et les Hell’s Angels, entre les Quakers et les ésotériques psychédéliques. Ils étaient très bons pour cela, notamment parce qu’ils étaient ouverts et s’adressaient à tous. Leur philosophie : si le projet que tu proposes au groupe est assez intéressant, si tu le défends avec assez de conviction et s’il est libre et gratuit, alors tout le groupe y participera.

Quoiqu’il en soit, les Diggers ont eu un rapport de proximité avec la communauté noire. Ils ont ainsi participé à l’ouverture d’un Black Men’s Free Store en 1967, dans le quartier noir de Fillmore. Et certains d’entre d’eux, à l’image d’Emmett Grogan, avaient une affinité particulière avec cette lutte. Ce n’était pas si courant. Il faut remettre les choses dans leur contexte : l’Amérique des sixties est très raciste. La population noire est ghettoïsée, le Mouvement des droits civiques soutenu par des Blancs depuis les années 1950 n’a rien changé à sa vie quotidienne, et quand elle exprime ses frustrations cela finit souvent en émeutes meurtrières, comme à Los Angeles dans le quartier de Watts, en août 1965.

Selon la légende Diggers, le groupe s’est formé lors d’une émeute dans un quartier noir de San Francisco, après l’assassinat d’un jeune Noir par la police. Un couvre-feu est alors imposé à toute la ville et la première manifestation des Diggers résulte d’un appel à y désobéir. Ou plutôt : à faire comme s’il n’existait pas.

Deux ans plus tard, à l’été 1968, les Diggers réalisent leur dernière publication collective, qu’ils tirent à 40 000 exemplaires grâce à un accord avec le directeur d’une revue de contre-culture, The Realist. Sur la troisième de couverture, on trouve un collage composé de photos et de textes des Black Panthers appelant à la libération d’un des leurs, Huey P. Newton. Selon le récit de Emmett Grogan, c’est suite à cette publication que s’est engagé le Free Breakfast program, une distribution gratuite de petits déjeuner aux enfants. »

À la fin des années 1960, des groupes comme le Weather Underground se radicalisent, assumant une forme d’action violente. Est-ce le résultat de la désillusion politique hippie ? Les Diggers ont-ils parfois songé à radicaliser leurs outils et modes d’intervention ?

« Les Diggers n’ont jamais ni renié ni refusé la violence. Ils rejetaient le trip peace and love des « enfants fleurs ». L’un de leurs textes affirmait ainsi qu’ « Un homme armé est un homme libre ». Certains d’entre eux, comme Grogan, venaient de la rue. Ils étaient proches des Hell’s Angels et adoptaient parfois des valeurs machistes et viriles – la lutte armée en faisant partie. On a retenu des Black Panthers cette image du guérillero rebelle, mitraillette sur la poitrine, prêt à l’auto-défense, mais elle correspond également parfaitement à la position de certains Diggers.
Cette violence est longtemps restée en sourdine. Mais l’environnement des Diggers a évolué : Haight-Ashbury est devenu beaucoup plus dur à vivre, notamment en raison de la surpopulation, de la sur-consommation de drogue et de la répression des autorités. Tout cela a contribué à faire monter le niveau de tension et la violence qui va avec. »

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Poster Digger par Warren Ellis, 1967


1 Quartier de San Francisco célèbre pour avoir été l’épicentre de la vague hippie, à partir du Summer of Love de 1967. L’utopie censée habiter ses rues a vite été battue en brèche par l’afflux de touristes, de drogues dures et de violence.

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3 Tract des Diggers, « The trip without a ticket », 1966.

4 Publié en 2009, le livre est sorti accompagné d’un documentaire consacré aux Diggers, que l’on trouve facilement sur Internet (YouTube notamment). A noter que les éditions l’Échappée viennent de sortir une nouvelle édition de ce livre, sans DVD.

5 Collectif de « théâtre guérilla » créé par le militant Ron Davis en 1959 et duquel sont issus une grande partie des fondateurs des Diggers.

6 Emmett Grogan est l’auteur d’un roman mythique, intitulé Ringolevio, dans lequel il raconte avec emphase et mégalomanie les différents épisodes de sa vie. L’ouvrage a été publié par Gallimard en 1998 et vient d’être republié par les éditions l’Échappée.

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7 Membres du Youth International Party, fondé en 1968 et basé sur la Côte Est des États-Unis. Les Yippies professaient une approche radicale similaire aux Diggers, mais davantage basée sur des actions spectaculaires, sans le volet social.

8 Il a même très mal tourné, puisqu’il est devenu homme d’affaires et Républicain.


COMMENTAIRES

 


  • dimanche 19 juillet 2015 à 22h54, par rorototo

    mouais...peut mieux faire cet article...perso, j’lis pas d’livres,j’rgarde tout le temps la télé et j’écoute d’la zic...mais j’crois que woodstock a plus fait contre la guerre du vietnam que tous les comités « vietnam » réunis !
    allez, bonne nuit les enfants...faut j’me couche...

    • lundi 27 juillet 2015 à 12h35, par Ju

      elle ne prétend rien, il est écrit : « l’Amérique des sixties est très raciste. » pas 1968, et ainsi ce qu’elle dit est tout à fait juste



  • mardi 21 juillet 2015 à 00h51, par le fantôme de Martin Luther King

    Prétendre qu’en 1967 « le Mouvement des droits civiques soutenu par des Blancs depuis les années 1950 n’a rien changé à sa vie quotidienne » [de la population noire], voilà qui pose la spécialiste. Alice Gaillard devrait courir le faire savoir aux Noirs de l’Alabama et du Mississippi, avant qu’ils se fassent embarquer pour avoir osé s’asseoir à l’avant d’un bus, et expulser des universités.



  • samedi 1er août 2015 à 11h22, par ibilk

    beaucoup de hippies se sont bouger le cul à cette époque, militaient...ne passez pas forcément leur temps à faire l’amour avec les fleurs. Etre pote avec les Hells angels c’est pas bon signe...mais ça reste intéressant à lire.



  • vendredi 29 avril 2016 à 09h55, par cusy

    bonjour,
    je suis un vieil ami d’Alice Gaillard, et je souhaiterais son adresse mail. si quelqu’un peut me la donner, ce serait super
    merci
    Marco, du lycée Daudet, à Nîmes, dans les années 1980 ....

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