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samedi 21 novembre 2015

Textes et traductions

posté à 14h15, par Lémi
34 commentaires

D’où l’ennemi viendra

« Du haut des murailles, le vieux Drago contemple tristement l’horizon. Engoncé dans son uniforme, la poitrine couverte de clinquantes médailles, il fume une cigarette dans le froid de la nuit, les yeux fixés sur les quelques lumières qui empiètent sur le désert. Ce n’est pas l’ennemi, mais cela y ressemble. »

« À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l’éclair, et l’on n’a pas le temps de revenir en arrière. » (Dino Buzzati, Le Désert des tartares)

« Et l’ennemi est là / Je ne serai pas héros. » (Jacques Brel, « Zangra »)

*

Cela fait plusieurs siècles que le Fort domine la plaine, aux frontières Sud du pays. Massif et élancé, c’est un lieu éminemment stratégique. Sous les remparts, des kilomètres d’aride désert – des pierres, des scorpions et de la terre desséchée.

Depuis le chemin de ronde, on voit l’espace s’étendre à l’horizon. Nulle aspérité. Pas le moindre refuge pour les assaillants. Pas d’arbres, pas de grottes, encore moins de bunkers ou de tranchées. Cet ingrat territoire est d’ailleurs rigoureusement cartographié, chaque parcelle de terrain vue et revue, maîtrisée, analysée sur de longues pages dans ces traités stratégiques que potassent les généraux. Pour être à l’abri, il convient de ne rien laisser au hasard. Les murs ne suffisent pas.

*

Penché sur les remparts, Drago scrute l’horizon en savourant une cigarette. Il est arrivé il y a quelques jours, animé d’une belle flamme guerrière. C’est un jeune homme robuste et franc, décidé à défendre sa patrie. Quand il a appris que l’ennemi envahissait la plaine, il n’a pas hésité un instant. Le clairon sonne ? Il rapplique. Voilà sa ligne de conduite.

Au Fort, personne ne s’ennuie. La guerre est une activité prenante, qui mobilise corps et affects. L’ennemi est certes difficile à localiser, presque invisible. Mais il y a toujours un ou deux imprudents qui s’approchent suffisamment pour se trouver à portée de tir, petites fourmis dérisoires qu’il convient de dégommer à travers la lunette de visée.

Drago est en veine. Dès son troisième tour de garde, il parvient à accrocher un ennemi à son tableau de chasse. La chance du débutant, assurent ses plus jeunes camarades, jaloux. Ce frisson d’excitation qu’ils ne connaissent pas encore, ils s’y habitueront vite. Mais pour l’instant, c’est lui le héros.

*

Au fil des ans, Drago se coule dans le moule du Fort. Il s’y sent bien, utile. Rien n’y brise la guerrière routine. La nourriture, les viriles amitiés, le claquement des fusils, les virées au bordel : tout est réglé comme du papier à musique. Une vie simple et valeureuse, martiale. Mais quand Drago lit dans les journaux le compte-rendu d’attaques menées contre le Fort, il ne peut s’empêcher de les trouver un peu étranges. Presque erronés. Ils parlent de « hordes cruelles arrêtées en plein élan » ou de « magnifique contre-attaque des valeureux guerriers du Fort », quand lui n’a vu qu’une dizaine de fourmis se faire cribler de balles. Ce trouble ne dure jamais trop longtemps - Drago reprend vite ses esprits. Il comprend fort bien les raisons de ce travestissement sans conséquences. Après tout, il est normal que les journaux embellissent les faits. En temps de guerre, la nation se doit d’être soudée.

Si Drago n’est pas d’un naturel violent, il ne rechigne pas à prendre sa place sur les remparts, derrière le fusil. Il aime ces moments de tension, quand l’ennemi s’annonce à l’horizon et qu’il faut le frapper dans sa course avant qu’il ne s’approche trop. C’est étrange à dire, mais ça fait passer le temps. Et même : ça l’épice. Le parfum du danger sans la puanteur de la mort. Les cadavres sont bien trop loin pour qu’ils se manifestent aux narines. Sans odeurs, sans visages, sans voix, ils pourraient tout aussi bien être des chiens errants.

Le soir, quand il n’est pas de garde ou de biture et qu’il paresse dans sa chambrée, Drago songe parfois à la destinée de son grand-père, Giovanni Drogo. Lui n’a pas eu la chance de connaître la guerre, cantonné sa vie durant à un minable rôle de sentinelle obsédée par le temps qui passe. Inutile jusqu’au bout, l’ancêtre. Drago a un peu honte de cette ascendance. Il refuse même d’en parler au mess, quand les bouteilles se couchent et que des compagnons l’interrogent. Un soldat sans combat, voilà qui est singulièrement minable. « Jamais, de par-là, n’était venu l’ennemi, jamais on n’y avait combattu, jamais rien n’y était arrivé », avait coutume de geindre Drogo, pathétique et inutile. C’était jadis, quand on ne savait pas d’où l’ennemi viendrait. Triste époque.

*

Des décennies ont passé. Sans gloire. Drago s’est fait plus amer. Il a grossi. Ne rit plus beaucoup. Et il affiche le teint jaune de ceux qui boivent tristement, en solitaire. À mesure qu’il perdait ses cheveux, son enthousiasme s’est effiloché. Malgré tout, il reste un remarquable tireur. Il a depuis longtemps perdu le compte des hommes qu’il a abattus, ces assaillants privés de visages. Sans passé, sans histoire, les fourmis tombent dans le désert et retournent à la poussière. Ce sont des silhouettes, des ombres fugitives désintégrées avant de se matérialiser.

La mort est toujours laide, mais c’est un juste châtiment pour ceux qui lorgnent sur les richesses de son pays. Qui menacent sa famille, ses rares femmes, et surtout son fils Zangro. La mère de ce dernier, la belle Consuela, l’a certes quitté il y a dix ans en emportant l’enfant, la chair de sa chair. Mais peu importe, il tient à les protéger. C’est sa mission suprême. Les barbares veulent attaquer ce qu’il a de plus cher ? Imposer leurs mœurs dégénérées ? Il saura les repousser.

Au début, du temps de sa belle vigueur moustachue, quand il plaisait encore aux jolies jeunes femmes qui fondaient en troupeaux devant ses rouflaquettes, il lui arrivait parfois de s’émouvoir à la vue des rares ennemis parvenant à s’approcher suffisamment près pour être presque détaillés. Le nez plongé dans sa lunette de visée, il s’étonnait : ces envahisseurs n’avaient pas vraiment l’air de combattants. Pas d’armement visible, pas d’uniforme, pas de drapeau – de bien étranges guerriers. Plus perturbant, encore : il lui semblait discerner des affaires de voyage au bout de leurs bras trop maigres. Certains portaient ce qui ressemblait à de dérisoires sacs plastiques. D’autres de vieilles valises en carton bouilli. Il lui est même arrivé d’avoir l’impression qu’il y avait des femmes et des enfants parmi eux. Mais il tirait quand même. Le devoir.

Un temps, ses nuits s’en sont ressenties. Il cauchemardait à répétition, suait d’angoisse dans ses draps rêches. Ce n’était pas tenable. Il lui a fallu se faire une raison : pour être à la hauteur de sa mission, il devait évacuer les scrupules. Tuer les yeux fermés, en quelque sorte. En bon soldat, il a donc refoulé ces pensées et visions improductives. Les a enfouies au plus profond de son être, préférant lustrer son arme. Ainsi, il s’apaise. Droit dans ses bottes.

*

Drago sait qu’il y a d’autres forts comme le sien disséminés à la frontière. Il paraît même que de nouveaux surgissent à intervalles réguliers en territoire ennemi. Il s’en réjouit. Ainsi que le proclament les généraux, ce type d’occupation est la première étape sur la voie de la paix. Le début d’un cercle vertueux : rapidement, les bénéfices commerciaux sont réinjectés dans le matériel militaire et les fortifications. Ceux qui y voient un cercle vicieux sont des imbéciles. En apportant la civilisation dans leurs bagages, les troupes d’occupation gagnent peu à peu le cœur de l’ennemi. Si la guerre dure depuis si longtemps, c’est simplement parce que les envahis mettent du temps à comprendre où sont leurs intérêts. Ils sont bornés.

De toute manière, les généraux savent ce qu’ils font. Qui aurait intérêt à mener des guerres inutiles ? Si on combat, c’est bien qu’il y a une raison. Voilà comment raisonne Drago, qui de toute manière n’aime pas faire de vagues. Du haut de sa désormais très longue expérience martiale, il fait simplement confiance à ceux qui le dirigent. Ils ont toutes les cartes en main, pas lui.

*

Il s’ennuie souvent, Drago. Il déprime même un peu, s’étiole lentement. La vieillesse est bien un naufrage, mais il n’est pas instantané. Son bateau coule si lentement que c’en est presque désespérant. Seul lui importe désormais de ne pas faillir à la tâche. Malgré ses rides et son foie douloureux, il ne perd pas de vue la grande mission qui est sienne. Quand le moral n’est pas bon et que les doutes s’accumulent, il a d’ailleurs une solution toute trouvée : aller au bourg, boire avec Don Pedro. Un bon camarade, parfois un peu à côté de ses bottes. Ensemble, ils ont tant de fois refait le monde, évoquant jusqu’au petit matin la paix à venir et les trahisons féminines, qu’ils n’ont plus guère de secret l’un pour l’autre.

Mais voilà qu’un de ces soirs de boisson, leur belle amitié s’écroule. Ivre et larmoyant, Pedro lui fait part de convictions défaitistes. Il a appris, dit-il en bafouillant, que les généraux vendent depuis longtemps des armes au camp d’en face. Il aurait même la preuve, ajoute-t-il, que d’autres magouillent dans l’ombre, passant des alliances qu’ils s’empressent de bafouer pour motifs financiers. De piètres stratèges préparant un triste avenir, conclut-il. Drago ne répond rien, se contente de lever les yeux au ciel devant tant d’inepties.

Le lendemain, après une nuit blanche passée à peser le pour et le contre, il dénonce Don Pedro au général en charge. Lors de la fouille de sa chambre, la police militaire trouve des écrits subversifs – pacifistes, voire terroristes. Drago ne s’est pas trompé : c’est bien un ennemi. Trois jours plus tard, Don Pedro est pendu pour haute trahison. Une bonne chose de faite, songe Drago, qui verse tout de même une larme lorsque le corps de son ami est balancé par-dessus les murailles. Il n’est pas de bois.

C’est ainsi que Drago monte une dernière fois en grade. Le voilà colonel. Il est un peu triste, mais n’a pas de remords. Ou en tout cas, il essaye de s’en persuader. La traîtrise est un poison mortel, il l’a toujours professé. Laisser prospérer des individus divergents, c’est ouvrir la porte à la gangrène morale. Et quand bien même la situation s’avère prometteuse. Certains généraux parlent carrément d’ « horizon radieux ». Drago peut en témoigner : l’ennemi continue à encaisser défaite sur défaite. Et au Fort, tout se passe bien. La vie y est confortable, la sécurité assurée, la prospérité au rendez-vous. N’est-ce pas la preuve que les généraux mènent leur barque avec aisance ?

*

Au fil des années, Drago a vu le Fort grandir, s’étendre démesurément. De simple garnison défensive, il s’est fait village, puis ville, et enfin métropole. Des populations arrivent sans cesse de l’intérieur même du pays. Il faut dire que la situation économique n’est pas reluisante dans certaines contrées – la guerre coûte cher. Pour les plus démunis, les environs du Fort semblent porteurs d’espoir : on peut s’enrôler comme soldat ou policier, ou bien se prostituer si on est une femme. Le Fort est ainsi fait qu’il laisse des chances à ses enfants méritants. Drago en est l’exemple même, lui qui parti de rien est devenu colonel.

Malgré tout, la gestion de ces populations n’est pas toujours aisée. Certains perturbent la tranquillité publique. Ce ne sont pas des ennemis à proprement parler, mais il arrive qu’ils sèment la zizanie. Depuis quelques années, la décision a donc été prise de faire le tri entre personnes utiles et inutiles. Celles qui ont le laisser-passer idoine peuvent rester dans la forteresse étendue, les autres sont expulsés hors des murs manu militari. On ne peut pas accueillir toute la misère du pays.

Sous les murs immaculés du Fort s’étalent désormais de grandes forêts de baraquements grisâtres. Si les pauvres hères qui y survivent tentent de s’approcher de la porte d’accès, le colonel Drago a ordre de faire tirer la troupe. Ce n’est pas de gaîté de cœur qu’il obtempère, mais il n’a pas le choix. Le maintien de l’ordre n’est pas un dîner de gala. Il lui arrive bien d’avoir quelques doutes, mais il les refoule facilement. Comme le chante ce vieil artiste à l’accent étrange et à la longue mine triste qui se produit parfois au mess des officiers : « On n’oublie rien de rien / On s’habitue, c’est tout. »

*

Du haut des murailles, le vieux Drago contemple tristement l’horizon. Engoncé dans son uniforme, la poitrine couverte de clinquantes médailles, il fume une cigarette dans le froid de la nuit, les yeux fixés sur les quelques lumières qui empiètent sur le désert. Ce n’est pas l’ennemi, mais cela y ressemble.

Il y a quelques mois, le haut commandement a décidé que le bidonville qui s’étendait au pied des remparts devait être relogé plus loin, en plein désert. Les notables du Fort étaient agacés par les nuisances sonores et olfactives – le bruit et l’odeur. Pour convaincre les récalcitrants, il a fallu tirer dans le tas. C’est Drago qui a donné l’ordre. Un moment désagréable.

Désormais, tout est sous contrôle. Sur l’emplacement de l’ancien bidonville, il a été décidé d’aménager un golf et de construire quelques résidences au luxe tapageur, entourées de murailles sophistiquées. Ainsi tout est plus clair. Il y a les vrais habitants du Fort, qui bénéficient de toutes ses infrastructures, et les autres, confinés vers le désert, dans le no man’s land. Aucun risque d’infiltration.

Les spécialistes assurent qu’ils ne vivent pas si mal, là-bas, derrière les barbelés. Qu’ils ont tout le confort nécessaire. Chaque semaine, un convoi humanitaire leur distribue même de quoi survivre. Il se murmure pourtant que certains de ces relégués rejoindraient le camp ennemi à la nuit tombée. Drago n’y croit pas. Quel homme ou femme digne de ce nom répudierait sa patrie, ses belles valeurs, sa culture ? C’est impossible. Tirant sur sa cigarette, il maudit ces temps nouveaux qu’il ne comprend plus.

*

La guerre a changé, elle aussi. Il y a désormais des possibilités inouïes d’atteindre l’ennemi où qu’il se trouve. Depuis les salles de contrôle, on multiplie les traques lointaines, les invasions à distance, les pilonnages téléguidés. Il ne faut pas les lâcher d’une semelle. C’est ainsi que leur nombre va décroître, que la guerre sera gagnée.

Vieillard sénile et fatigué, Drago n’a pas perdu la foi. S’il n’entend pas grand-chose aux évolutions du vaste monde, il sait qu’il est du bon côté. D’autant que l’ennemi est de plus en plus cruel, menant une intense propagande contre le monde civilisé. Lui ne comprend pas pourquoi son courroux semble enfler, mais c’est un fait avéré et documenté. D’horribles récits de massacres parsèment désormais l’histoire des territoires lointains. Il paraît que certains visiteurs venus de l’extérieur sont abattus à vue, que l’ennemi laisse leurs cadavres pourrir en plein désert. Des animaux.

En réaction à la barbarie, les généraux ont décidé d’étendre le Fort à tout le pays réel. En seront exclus les diverses zones de non-droit. Drago est heureux de cette décision. Les nouvelles de l’extérieur sont tellement mauvaises qu’il faut bien faire quelque chose.

Seul dans sa chambrée, attablé devant un triste potage, Drago regarde les actualités. « Plus le mur est grand et étendu, plus le danger s’éloigne, explique le général en chef. Ne craignez rien, nous veillons sur vous. » Rassuré, il éteint la télévision, rejoint sa couche et s’endort comme un bébé. Cette nuit-là, il fait un rêve étrange. Il parcourt le désert avec son grand-père, l’inutile Drogo, qui lui tient un absurde discours : « Tout s’enfuit, les hommes, les saisons, les nuages ; et il est inutile de s’agripper aux pierres, de se cramponner au sommet d’un quelconque rocher, les doigts fatigués se desserrent, les bras retombent inertes, on est toujours entraîné dans ce fleuve qui semble lent, mais qui ne s’arrête jamais. »

Puis le rêve vire au cauchemar.

*

Crépuscule. Le colonel Drago est sur son lit de mort. Il a combattu, tant combattu, il n’en peut plus. Il estime qu’il a le droit de partir en paix, de mourir tranquillement dans son lit. Hélas, ce n’est pas au programme.

Car l’ennemi est là.

Entré par on ne sait quel tour de passe-passe, plus fourbe que jamais, il est dans le Fort. Il sillonne les couloirs, massacre les habitants. Entre deux quintes de toux tuberculeuses, Drago l’entend hurler d’étranges imprécations, il perçoit les rafales métalliques, les explosions, les râles des blessés, l’horreur sans nom qui approche.

Alors que la mort fracasse sa porte et se rue à son chevet, il ne comprend toujours pas ce qui a pu se passer, motiver cette haine aveugle. Quelque chose a cloché, mais quoi ? Il n’en sait rien.

Mais il sait qu’il n’aimerait pas être à la place de son fils.

***

Ce texte est très librement inspiré du Désert des tartares de Dino Buzzati, dont Jacques Brel a tiré la chanson « Zangra ». Les citations de Drogo proviennent du livre.

*

Illustration de vignette : détail de « La Tour rouge », Giorgio de Chirico, 1913

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*


COMMENTAIRES

 


  • samedi 21 novembre 2015 à 17h49, par Chienjaune

    La chanson de Brel a marqué ma jeunesse, cette attente sans but, ses tartares invisibles mais par là-même menaçants... Il faudrait que je relise aussi le roman de Buzzatti, il y a des choses que l’on comprend ou apprécie mieux l’âge venu.
    Merci Lémi, plus je vous lis, plus j’aime vous lire !



  • dimanche 22 novembre 2015 à 14h33, par Jean-Charles.

    Beau texte ! Ça vise juste. Comme un tir de légitime défense.



  • dimanche 22 novembre 2015 à 15h47, par Karib

    Certes, Lémi, tu écris bien et on ne boude pas son plaisir. Les situs auraient sûrement apprécié ce détournement.
    Pourtant.... je ressens comme un malaise. Comme si, au fond, ces ennemis qui finissent par entrer dans le Fort avaient raison de massacrer tout le monde. Sinon raison, du moins des raisons.
    Toute ressemblance avec des événements récents serait-elle abusive ? Non, bien sûr, mais alors.... ?
    Dis-moi, dis-nous que je me trompe, Lémi.

    • dimanche 22 novembre 2015 à 22h44, par zazor

      C’est pas mal vu le coup de la parabole, pour essayer de faire passer un peu d’intelligence dans l’océan de conneries qu’on entend depuis une semaine.

      Mais c’est encore trop pour la Petite Police de l’Unité Nationale.

      C’est comme ça : le seul fait d’évoquer, à travers une image, que certains événements aient pu avoir une cause relève apparemment de la haute trahison. Cour martiale, comme tu l’écris. Pas encore la pendaison.

      On est pas sortis de l’auberge, putain.

      • lundi 23 novembre 2015 à 11h16, par ami de la poésie

        « évoquer, à travers une image, que certains événements aient pu avoir une cause »
        C’est un principe général (dit de causalité) qui est très valable.
        Et puisqu’il y a des causes il faut savoir lesquelles (en distinguant les causes primaires et les causes secondaires)sans se tromper dans ce genre de situation.
        Car comme l’a dit le poète (puisque nous sommes dans la littérature) :
        « Malheur à ceux qui s’occuperont à couper les cheveux en quatre, c’est rarement bon, c’est profondément à déconseiller dans les bagarres. »,
        non sans avoir prévenu auparavant : "On n’est pas tous nés pour être prophètes
        Mais beaucoup sont nés pour être tondus.
        On n’est pas tous nés pour être asphyxiés.
        On n’est pas tous nés pour voir clair
        "

    • lundi 23 novembre 2015 à 02h08, par Lémi

      @ Karib

      Tu essayes de faire entrer ce texte dans ce qu’il n’est pas, mais alors vraiment pas (et je trouve assez dément de devoir le signifier), à savoir une justification. Alors qu’il est juste une déploration, une image littéraire douloureuse posée dans un moment de détresse et de défaite absolue.

      Evidemment que ce texte fait écho à ce sentiment. Mais sa forme littéraire, décentrée,décontextualisée, nait justement d’une retenue. Comme tout le monde, je suis paumé, effaré, effrayé. Et je métaphorise ici ce sentiment selon « notre » part de construction et de responsabilité, parce que c’est celle que je connais le mieux – je vis dedans. Je parle depuis le Fort. Je connais moins le désert.



  • lundi 23 novembre 2015 à 12h24, par Karib

    Merci, Lémi, de m’avoir dit que je me trompais. Non qu’au fond j’aie jamais songé que tu pouvais trouver quelque justification à l’horreur, mais ton beau texte laissait une curieuse impression de crépuscule qui m’a sans doute fait réagir trop vite. C’est la rançon d’Internet et de son immédiateté, alors qu’à rebours, l’écriture et sa distance t’ont permis de sortir de la sidération.
    Il nous reste à présent à tenter de comprendre, ce qui ne veut pas dire tout expliquer.

    • mardi 24 novembre 2015 à 17h50, par lémi

      @ Karib

      Content de voir que nous ne nous écharpons pas sur le sujet. Ce qui serait fort stupide.

      Il est vrai qu’il y a une (sans doute lourde) insistance sur le « crépuscule » dans le texte, mais qui n’a pas d’autre vocation que de transmettre un sentiment de perdition face aux emballements actuels, et l’impression de ne pouvoir qu’être spectateurs impuissants de ce qui dégringole (dans le fort autant qu’hors du fort).

      Concernant mon commentaire précédent, je trouve que le texte de Jean-Luc Nancy publié dans l’Huma s’accorde bien avec ce que je tentais de dire sur « je suis né dans le fort, voilà pourquoi je le prends comme sujet », tout en ouvrant sur quelque chose de plus constructif :

      « Au moins pouvons-nous et devons-nous savoir que nous ne sommes pas simplement devant le déchaînement soudain d’une barbarie tombée d’on ne sait quel ciel. Nous sommes devant un état de l’histoire, de notre histoire – celle de cet « Occident » devenu la machine mondiale affolée d’elle-même. »

      Et puis :

      « Il serait trop facile de condamner cette histoire, autant que de vouloir la justifier. Mais nous ne pouvons pas ne pas nous demander s’il est possible de la sortir de sa propre impasse – qu’elle soit nihiliste, capitaliste, islamiste ou tout à la fois. »

      • vendredi 4 décembre 2015 à 12h42, par pièce détachée

        @ Karib

        Le « vieil artiste à l’accent étrange et à la longue mine triste » chantait aussi : « Faut dire qu’on ne nous apprend pas à se méfier de tout » — mais peut-être qu’au contraire, c’est précisément ce qu’on nous matraque à présent ?

        Des pensées où pointerait l’ombre d’un soupçon de méfiance envers Lémi et ce qu’il laisserait (?) entendre, ben... autant se regarder pourrir & grangrener. Pour ma part, c’est non, faut dire.



  • mardi 24 novembre 2015 à 18h55, par Karib

    Effectivement, aucune raison de s’écharper puisque nous partageons tant de révoltes, d’émerveillements mais aussi de doutes, y compris la tête à l’envers devant l’horreur. Mais en tout cas, une chose me semble sûre : il n’y a pas une explication à tout cela, une seule. Et les Géotrouvetou qui ont la réponse clé en main me fatiguent. Pourtant, dans le défilé de textes que comme beaucoup j’imagine, je parcours depuis le massacre, il y a des analyses partielles qui demeurent intéressantes.
    Nous sommes à la croisée de sordides calculs politiques et économiques au Moyen Orient, de la victoire écrasante du capital dans nos contrées et partant dans la sauvagerie qui peut s’emparer de fractions du prolétariat opprimé ou de petites frappes passés par la délinquance et qui ont échoué à rejoindre l’armée ou à connaître le succès dans leurs business.
    Ceux qui aspirent à un autre monde, à une autre vie, ceux qui s’inscrivent dans la perspective, même lointaine, de l’abolition du capital feraient bien de quitter leurs chapelles théoriciennes et de redescendre sur terre : il y a du boulot !

    • samedi 28 novembre 2015 à 00h59, par L’Idiot

      Je sais pas comment appeler ça :

      Déjà, le fait de parler de l’horreur à tout bout de champ, quand 100 types sont morts -c’est triste pour eux, c’est pas la question- Alors qu’il y en a 2500 fois plus en Syrie, 5000 fois plus en Irak, etc. Je te parle même pas du reste. Moi j’arrive pas à me mettre en tête qu’une vie de bobo parigo vaut 5000 fois celle d’un Irakien. Ça rentre pas.

      Et les leçons, mon dieu ! L’obligation de reconnaître l’horreur, l’obligation de dire que, oui, on est horrifié, terrifié, ulcéré, etc. Pas moyen d’y couper, il y a toujours un connard pour te le rappeler. As-tu bien récité ton catéchisme de l’Unité Nationale avant de l’ouvrir ?

      Je sais pas comment ça s’appelle. Je vais inventer un nom :

      Nous sommes en pleine Connartrie. Le règne des connards est arrivé.

      • samedi 28 novembre 2015 à 01h12, par L’Idiot

        Plus chantant

      • dimanche 29 novembre 2015 à 10h07, par Teub

        Régime des connards d’un côté, commentaire d’un Idiot de l’autre. Tu parles d’un avenir toi...

      • dimanche 29 novembre 2015 à 18h24, par encoreun

        Oui, et puis « qu’est ce que c’est que buter une quinzaine de personnes dans un pays de 65 millions d’habitants, sur une planète qui compte 7,35 milliards d’habitants ? » me disait un voisin qui est certainement un fasciste et un peu serial killer à ses heures perdues.
        Ce genre d’argument lui permet d’assouvir et de libérer ses pulsions profondes de la frustration que lui cause la société et le peu de civilisation qui reste.

      • lundi 30 novembre 2015 à 08h57, par L’Idiot

        Fasciste, moi ? c’est ça le message ? Non non : je suis juste l’Idiot. Ya une case qui me manque. Je ne déplore pas davantage la mort d’un bobo que celle d’un syrien noyé. Le réflexe d’identification à une communauté de langue, de mode de vie, ou de bronzage, ne fonctionne pas bien chez moi. Le sang du Maréchal ne coule pas suffisamment dans mes veines, ça doit être ça.

        • lundi 30 novembre 2015 à 10h29, par encoreun

          Le sang du Maréchal ne coule pas suffisamment dans mes veines, ça doit être ça.

          Détrompez vous : il y coule à flots. D’abord cette relativisation des meurtres de masse était l’argument des miliciens et des nazis pour dédramatiser leurs crimes fascistes, en utilisant des comparaisons (sordides) sur les morts des uns et des autres. Ce sont des raisonnements à base de comparaison pour ce(lles)ux qui ne veulent pas raisonner justement.

          Ensuite regardez bien vos catégories qui reproduisent la présentation médiatique : d’un côté les meurtres de bobos qui est une catégorie sociologique(ce qui suppose que les victimes du 13/11 étaient tou(te)s des bobos qui est d’ailleurs faux ou qui reste à prouver), de l’autre des syriens noyés (ce qui est une nationalité).

          Qui n’a pas eu de mots assez durs pour les bobos depuis quelques années ? La droite en général ( les bobos : « ces gens qui devraient voter à droite et qui votent à gauche ») et surtout l’Extrême droite et Mme Le Pen en particulier (« bobos bien pensants » « chaine de bobos horribles » etc...)
          On peut pratiquement caractériser l’extrême droite aujourd’hui en France par son discours « anti-bobo » (terme qui recouvre tout ce qu’elle hait, on l’a compris).

          Donc rassurez vous le sang du maréchal coule bien dans vos veines. A flots.

        • lundi 30 novembre 2015 à 11h47, par L’Idiot

          Mon dieu ! Quel bouillie dans votre tête ! Mais je suis l’Idiot, et je parle aux idiots.

          Je vous prie d’éclairer ma lanterne : Pour quelle raison les 130 morts de Paris devraient me choquer plus que les centaines de morts en Syrie sous les bombes françaises ?

          Par amour de la Patrie ? Ou quoi d’autre ?

          Moi je suis là pour apprendre

          • lundi 30 novembre 2015 à 12h13, par encoreun

            Personne ne vous a demandé d’être plus choqué par tels ou tels morts, et ce qui vous choque est relatif et n’a aucune importance en soi.

            Mais la réponse vous l’avez vous-mêmes donnée : ceux que vous appelez maintenant les « 130 morts » (c’est plus et il y a 350 blessés) ne sont pour vous que des bobos, vous n’êtes donc, de votre propre aveu, pas choqué du tout.

            Je constate aussi que vous avez abandonné les « syriens noyés » et que vous reprenez l’argumentation du communiqué de Daesh sur les raisons des attentats du 13/11 à paris (les bombardements français en syrie...) alors que les attentats de Daesh à Paris ont été commencés (janvier 2015) et poursuivis (avortés et préparés) bien avant que la France n’intervienne militairement en Syrie.

            Encore une justification mensongère et de mauvaise foi, mais qu’est ce qui ressemble plus à un fasciste de Daesh qu’un autre fasciste ?

            • lundi 30 novembre 2015 à 12h34, par L’Idiot

              Ah mais si justement (je réponds à votre première remarque). C’est précisément le point central de la discussion.

              Ça vous a sans doute échappé, vous étiez trop occupé à me traiter de fasciste :)

              C’est précisément ce qu’on demande aujourd’hui à tout le monde : être horrifié par les Morts Parisiens, leur allumer une bougie, sortir le drapeau en hommage.

              Rien de tel pour les libanais morts la veille, ou les russes quelques jours plus tôt, ou les syriens noyés, ou les maliens et les irakiens et les libyens bombardés, ou...

              La question : à quel titre ? Comment marche, dans le cerveau d’un français moyen, l’indignation sélective ?

              Mais je crois que vous n’avez malheureusement pas la réponse. Je m’en irai aussi Idiot que j’étais venu...

              • lundi 30 novembre 2015 à 13h07, par encoreun

                Ah ! vous voulez dire qu’il s’agissait d’un questionnement philosophique qui aurait bien voulu être profond sur la façon dont l’être humain peut ressentir la mort et le meurtre de masse en fontion de l’éloignement dans l’espace et le temps ?

                Parce qu’au début ça ressemblait fort à une relativisation de ces meurtres de masse : vous avez qualifié les morts de Paris de « 100 types »(avec un sens spécial de l’arrondi) et de « bobos parigots » que vous avez dans un premier temps comparé aux « noyés syriens ».

                Puis dans un deuxième temps vous avez carrément repris la justification des attentats de Paris du communiqué de daesh qui ne tient la route sur aucun plan, même pas chronologique.

                Parce que c’est bien de cela qu’il s’agissait, comme des islamo-fascisto-pseudogauchistes à 2 balles ont déjà tenté de le faire : ça ne marche pas , pas une deuxième fois en se taisant

                • lundi 30 novembre 2015 à 13h32, par L’Idiot

                  J’ai repris la justification des attentats ? Où ai-je justifié quoi que ce soit ?

                  Mais en fait ma remarque était encore un niveau au-dessus, pour quoi vous n’avez pas tout compris encore.

                  Je ne conteste absolument pas le chagrin infini que quelques un(e)s peuvent ressentir après les morts de Paris, ni même le fait qu’ils semblent se foutre éperdument des morts et de tout ce qui se passe au-delà du périph’. Tout le monde peut avoir sa petite régression identitaire, fasciste, appelez ça comme vous voulez.

                  Par contre lorsqu’une de ces têtes de noeud me somme —moi ou un autre, c’est pareil— d’afficher mon chagrin avec un peu plus de conviction, là on entre dans une autre dimension. Ce n’est plus le nationalisme affiché, mais le nationalisme obligatoire. Ça pue.

                  Capito ?

                  L’Idiot

                  • lundi 30 novembre 2015 à 14h11, par encoreun

                    vous rectifiez à chaque fois vos propos d’avant en essayant de les rendre présentables : je reprends donc vos propres termes :
                    les victimes des attentats de Paris ? je cite : « 100 types sont morts -c’est triste pour eux » (chiffre minimisé volontairement, technique classique)qui sont qualifiés par vous de « bobo parigo » . Pas un mot de compassion comme d’habitude : on en attendait pas moins, on sait à qui on a affaire.

                    Les raisons des attentats de Paris ?je cite : « les centaines de morts en Syrie sous les bombes françaises » c’est une reprise du communiqué de justification de Daesh du 13/11 qui a commencé ses attentats en janvier, donc bien avant l’intervention militaire française en Syrie. Chronologiquement c’est volontairement mensonger pour cacher les vraies raisons des attentats de Paris et d’ailleurs depuis janvier.
                    Et c’est une inversion des causes et des conséquences.

                    Considérer Daech-et d’autres mouvements islamistes- comme un mouvement fasciste et identitaire ? vous dites : « Tout le monde peut avoir sa petite régression identitaire, fasciste » mais vous, vous l’appliquez aux bobos parigots et autres qui ne verraient pas au delà du périf... C’est un renversement qui serait amusant dans d’autres situations. Là ce n’est qu’un procédé rhétorique qui est surtout grotesque.

                    Vous pourrez demander à ceux qui animent le site « raqqa meurt en silence » par exemple, qui est fasciste pour eux, et en quoi cela consiste : ils en ont une vision très précise et pour cause.

                    Enfin, heureusement que vous vous situez au « niveau au-dessus » (vous ne parlez pas de votre appart’ plutôt ?), car on a peur d’imaginer ce que ce serait si vous étiez au ras des pâquerettes.

                    • lundi 30 novembre 2015 à 14h24, par encoreun

                      En ajoutant évidemment que l’exploitation nationaliste de ces attentats me rebute autant que vous, mais ce genre d’exploitation est habituel, ça existait aussi au moment de la lutte contre les nazis, c’est une contradiction secondaire et ce n’était pas une raison pour être pacifiste à ce moment là.

                      • lundi 30 novembre 2015 à 15h58, par L’Idiot

                        Voilà nous y sommes. Le fond de l’affaire.

                        C’est la guerre qui te fous la trique, hein ? Pars devant !

                        • lundi 30 novembre 2015 à 22h35, par encoreun

                          Non justement : le fond de l’affaire c’est que le vieux fond collabo ressort.

                          Et que si tu relativises aussi facilement le fait que des fascistes font des meurtres de masse c’est parce que ça ne te choques pas.

                          Et ça ne te choques pas parce que tu es toi-même profondément fasciste (tu reprends même religieusement les mensonges des communiqués de Daesh), et que tu hais , comme Mme Le Pen, ceux que vous appelez « les bobos ».

                          Je te l’ai expliqué dès le début : le fond de l’affaire c’est que le sang du maréchal coule dans tes veines : d’où ta lourdeur à relativiser.

                        • mardi 1er décembre 2015 à 14h47, par L’Idiot

                          Petit Bobo a son petit coeur qui saigne.

                          Il a pensé, toute sa vie, qu’un Bobo valait au moins 5000 Irakiens, et là un Idiot vient lui dire le contraire. Du coup ça le contrarie. Il est un peu triste aussi.

                          Il va voir Papa Bobo pour se plaindre, et Papa lui dit : « tu vas lui dire que relativiser la vie d’un Bobo c’est fasciste, la preuve c’est que Marine Le Pen elle le fait. »

                          Et voilà Petit Bobo tout ragaillardi. L’Idiot lui parle mais il n’écoute pas. Il répète, sans s’arrêter, que relativiser la vie d’un Bobo c’est fasciste. Et voilà ! C’est facile de discuter quand on est Bobo.

                          Au revoir petit Bobo !

                        • mardi 1er décembre 2015 à 14h49, par L’Idiot

                          L’Idiot te remercie, il a enfin appris quelque chose :

                          Fascisme= Relativisation d’un Bobo

                          Brillant ! Lumineux !

                          • mardi 1er décembre 2015 à 16h53, par encoreun

                            L’idiot, pourtant si satisfait de lui-même, est tellement cultivé politiquement qu’il a cru que minimiser volontairement le nombre de victimes des attentats de Paris, et les qualifier de noms d’oiseaux -et continuer de le faire- de « bobos parigots » (alors qu’il ne sait évidemment pas qui a été tué : il se contente des clichés médiatiques), et que reprendre sans moufter les gros bobards du communiqué de daesh allait passer comme ça.

                            L’idiot, qui se pense très malin, croit pouvoir noyer le poisson avec des questions complètement triviales et sans intérêt.

                            J’ai fait allusion aux anars pacifistes de la WW2 , mais ils avaient au moins un certain courage : ils n’étaient pas débiles au point de qualifier de noms d’oiseaux les victimes des meurtres de masse nazis, d’en minimiser le nombre et de reprendre pour argent comptant les bobards des communiqués de la kommandantur pour les justifier.

                          • vendredi 26 août 2016 à 14h01, par test

                            testtesttesttesttesttesttesttesttesttesttest

                        • mercredi 2 décembre 2015 à 09h37, par L’Idiot

                          Ah ! Petit Bobo ! Tu sais que je commence à m’attacher à toi ?

                          Tu vois au réveil je me dis : Est-ce que mon Petit Bobo adoré m’a traité de fasciste ce matin ? Et chaque fois tu es là, au rendez-vous, avec les mêmes arguments tellement pourris que ça me fait marrer : je suis fasciste pasque je minimise le nombre de morts Bobos.

                          Juste une remarque, en passant, pour étayer ta « démonstration » : j’ai aussi minimisé les chiffres de morts syriens et irakiens (qui sont généralement estimés à 250000 pour les syriens et jusqu’à 1000000 pour les irakiens). Soit une minimisation du même ordre que celle des Bobos ! En fait, c’était surtout pour prévenir un ergotage sur les chiffres, dans le genre que tu me fais.

                          Mais toi ça te choque pas plus que ça ! Toi si on dit 100 Bobos morts au lieu de 130, alors là c’est l’apoplexie. Chaque Mort Bobo se doit d’être compté. Par contre 500 000 irakien au lieu de 1 000 000 alors là rien à foutre.

                          Je parie que tous les soirs tu pries le Dieu des Bobos pour qu’il accueille tous les Bobos morts en Son Sein.

                          • mercredi 2 décembre 2015 à 11h40, par encoreun

                            Ben dis donc, ils ont dû te faire beaucoup de mal ceux que les médias-et les crétins- appellent les bobos pour que tu leur en veuilles à ce point.
                            Cela dit il est prouvé que le fascisme vient de sentiments et de ressentiments peu reluisants : c’est donc logique de ta part.
                            Mais entre cette haine des bobos et ce radotage d’une problématique débile et complètement hors de propos un doute me vient : tu n’es pas jihadiste au moins ?
                            C’est du niveau en tout cas.

                            (PS tu as oublié les 30000000 de morts soviétiques de la WW2 et les 210000 morts d’Hiroshima avec une seule bombe, sans oublier les 160000 morts de cancers et les 150 morts de violence conjugale, les 3000 morts d’accidents de la route par an en France etc... c’est pourquoi les serial killers ont raison de penser que ce qu’ils font n’est pas si grave et qu’il y a toujours un idiot pour leur dire qu’ils n’ont pas tort).

                        • jeudi 3 décembre 2015 à 07h53, par L’Idiot

                          Petit Bobo ?



  • mardi 24 novembre 2015 à 21h06, par le deserteur

    Merci, simplement pour m’avoir fait connaître ce texte.
    Bonne continuation...



  • mardi 24 novembre 2015 à 23h39, par mathieu.k

    Cimer copain. Je sais pas bien ce que j’ai ressenti en lisant, mais j’ai aimé ça. De l’air en somme.

    (désolé pour le commentaire pas si intéressant que ça, mais les mots manquent en ce moment)

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