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lundi 1er juin 2015

Inactualités

posté à 13h43, par Serge Quadruppani
202 commentaires

Toucher le fond – Sur les attentats djihadistes des 7, 8 et 9 janvier à Paris et leurs suites

« Comme la désacralisation participait d’un mouvement général de remise en cause de l’ordre social, on a pu croire un moment qu’il n’y avait plus rien de sacré, et que l’humour et la provocation étaient forcément du côté de la subversion. Double erreur, hélas. »

Cet texte a été publié dans le numéro 19 d’Article11, toujours en kiosques. Il est ici mis en ligne dans une version actualisée par son auteur, Serge Quadruppani.

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« En vingt-cinq ans, Charlie est passé de la gauche à la droite. Plus les années s’écoulent, plus je me rends compte que dessiner ne sert à rien. Mieux vaut s’armer d’une kalachnikov. Si je n’avais pas été dessinateur, j’aurais été kamikaze. » (Charb, Paris Match, 15.12.20041)
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« Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années même, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il fallait pas le faire. » (Wolinski à Delfeil de Ton, en 2011 – citation notamment cité par cet article du Monde, en date du 14 janvier 2015)
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Pour traiter de la séquence d’attentats ouverte avec l’assassinat d’un employé du nettoyage et de membres de la rédaction de Charlie Hebdo, le moins qu’on puisse faire est de tenter de se situer à la hauteur des moments de lucidité de ces deux rédacteurs assassinés. Pour commencer, élucidons ce qui motive ce texte : tout à la fois l’émotion et sa manipulation. Pour que le refus de la seconde ait une consistance, il est important d’avoir ressenti la première, d’en avoir mesuré l’intensité et analysé les racines.

1. Tuer les Juifs redevient à la mode

Il me semble qu’on est mal parti si, devant la tuerie du supermarché casher, on commence par se sentir obligé d’évoquer les crimes de guerre israéliens à Gaza ou les crimes policiers dans les banlieues, sans prendre en compte d’abord ce qui devrait sauter aux yeux : ces meurtres survenant après l’affaire Ilan Halimi, l’assassinat d’enfants par Mohammed Merah et la tuerie du Musée juif de Bruxelles, il n’est pas insignifiant qu’une nouvelle fois, des descendants de colonisés croient pouvoir soulager leurs légitimes frustrations en appliquant le programme nazi – tuer des Juifs parce qu’ils sont juifs. L’horreur du constat ne devrait pas interdire de le faire.

Nier qu’il existe une forme d’antisémitisme populaire au sein des populations d’origine immigrée en France serait aussi intellectuellement stupide et politiquement dangereux que de surestimer l’importance de ces préjugés ou pire encore de les attribuer à l’ensemble de ces populations. Les données manquent pour prendre la mesure du phénomène, qui a tout de même pris la forme, à Sarcelles de l’attaque d’une synagogue et d’une épicerie casher, le 21 juillet 2014, après une manifestation pro-palestinienne.

Depuis des décennies, des forces multiples et superficiellement antagonistes ont conjugué leurs efforts pour racialiser et communautariser la question sociale en France. D’un côté, la Licra, le Crif et tous les politiques qui se bousculent pour participer au banquet annuel de cette organisation de soutien à l’apartheid et au colonialisme israéliens. Ceux-là disposent de l’appui sans faille de l’État français, y compris de ses magistrats qui n’hésitent pas à assimiler les appels au boycott des produits israéliens à de l’antisémitisme2 et qui soutiennent sans vergogne les crimes policiers régulièrement perpétrés dans les banlieues, en acquittant les criminels et en refusant de reconnaître la composante raciste de leurs actes. Ces politiques sont en symbiose avec tous ceux, nombreux, dans les médias, qui se servent de l’accusation d’antisémitisme comme d’une arme de délégitimation massive contre leurs adversaires politiques, tel l’ineffable Val qui proclame maintenant que derrière la critique de l’argent ou de l’Amérique, il y a forcément la haine des Juifs.

Tant que l’État français continuera d’interdire les meetings (déguisés en « spectacles ») de Dieudonné et d’autoriser et de protéger les meetings (déguisés en « soirées ») de soutien à Tsahal, tant qu’il continuera à interdire les manifs dénonçant les massacres de Gaza, la conviction qu’il y a décidément deux poids deux mesures en faveur des Juifs et contre les arabes aura de puissantes raisons pour elle.

D’un autre côté, après les Dieudonné et Soral qui voient des Juifs partout et principalement derrière les malheurs des Noirs et des Arabes, voici qu’ Houria Bouteldja (du Parti des Indigènes de la République) compare les Juifs à des « goumiers », en référence aux Sénégalais qui servaient dans les troupes coloniales au Maroc. Et de conclure, texto : « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe. » Vous avez bien lu : « Les » Juifs, pas « Des » Juifs instrumentalisés ou enrôlés. Face à la haine de certains Marocains envers tous les Sénégalais à l’époque coloniale, le rôle des intellectuels critiques n’était-il pas d’expliquer que tous les Sénégalais n’étaient pas des goumiers ? Dieudonné, Soral, Bouteldja : ces intellectuels-là sont les zélés auxiliaires d’une politique étatique et d’un battage médiatique qui travaillent à transformer des préjugés populaires diffus en tirs de kalachnikov.

Combattre ces « deux mâchoires du même piège à con »3 est une exigence pour tout esprit libre qui tient à le rester. Pour ceux qui ont pris le parti de l’émancipation humaine, c’est une nécessité vitale.

2. Feu Charlie, ou la disparition des salopes

Il faut être prisonnier d’une carapace idéologique et caractérielle bien épaisse pour ne pas avoir été ému en voyant la vidéo où l’un des frères Kouachi achève froidement un flic étendu sans défense sur le trottoir. Pour quiconque souhaite un tant soi peu agir contre la domination capitaliste, les forces de l’ordre constituent par nature4 la première ligne de l’ennemi : penser cela ne devrait pas empêcher de percevoir que ce geste du djihadiste était aussi immonde que, par exemple, celui du pilote de drone qui dégomme sa cible à des milliers de kilomètre. Dans les deux cas, on retrouve, facilité ici par le fanatisme religieux, là par l’aseptisation des écrans, un processus de déshumanisation de l’ennemi qui déshumanise aussi l’exécutant, soit l’exact contraire, et le premier ennemi de tout processus de libération.

Ceci posé, on se permettra ici de dire qu’on n’a pas éprouvé plus de peine pour les morts de Charlie Hebdo que pour celles des flics. Ni plus, ni moins. Ce qui est un peu paradoxal, s’agissant d’un titre qui est l’héritier, certes lointain et tout à fait indigne, mais l’héritier tout de même, d’un mouvement qui criait (ce n’était pas ce qu’il a fait de mieux5) « CRS-SS ».

Malgré l’évolution résumée par Charb dans la citation introductive, Charlie avait conservé dans le paysage culturel francophone une charge imaginaire très marquée par ses origines. On ne peut saisir ce qu’incarne ce titre sans rappeler ce segment temporel, autour de 1968 où, en Occident et dans les zones de la planète sous son influence, des millions de personnes ont participé à des mouvements dont l’ampleur leur a fait croire à la possibilité d’instaurer une société plus libre et plus juste, débarrassée de l’aliénation capitaliste et de l’oppression étatique.

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C’est dans ce contexte que l’humour noir, la provocation, le mauvais goût portés à des sommets ont pu prendre une portée puissamment subversive. Rappelons par exemple que c’est Charlie, avec Le Nouvel Observateur, qui a fait connaître le manifeste de femmes revendiquant d’avoir avorté. Ce texte, qui n’a pas peu contribué à la fin de la criminalisation de l’avortement, à la suite de la Une de Charlie soutenant l’initiative (« Qui a engrossé les 343 salopes du manifeste sur l’avortement ? ») a longtemps été appelé « Manifeste des 343 salopes »6. Récemment, on n’a plus parlé que du « Manifeste des 343 » : dans cet effacement d’un mot, il y a tout un changement d’époque marqué par la disparition de l’esprit 68.

Ce qu’on appellera par commodité la décennie 68 est advenue à un moment particulier de l’histoire du XXe siècle. La critique en actes du travail à la chaîne et du fordisme, et à sa suite du travail tout court, la critique du consumérisme, de l’autoritarisme, de la domination masculine, etc. sont l’aboutissement d’une évolution économique et culturelle qui s’est déroulée durant les dénommées Trente glorieuses. Cette époque de presque plein emploi, d’essor de la consommation et de désagrégation d’anciennes hiérarchies a été précédée et, dans une large mesure rendue possible, par un demi-siècle de massacres de masse (guerres, génocides coloniaux, famines staliniennes, judéocide nazi, bombardements nucléaires), qui ont accompagné la destruction d’une grande quantité de capital fixe et d’anciens liens sociaux, et se sont conclus par le triomphe de l’american way of life.

À partir des années 1980, la contre-révolution néo-libérale a entraîné au niveau planétaire la destruction des solidarités ouvrières, qui avaient paru porteuses d’un dépassement possible du capitalisme, et, avec la précarisation de masses toujours plus vastes, l’essor de réflexes identitaires et de fanatismes religieux. Entre ces deux segments temporels, la décennie 68 fait donc figure, jusqu’à aujourd’hui, d’exception dans l’histoire du capitalisme moderne. C’est dans le cadre de cette exception qu’il faut replacer l’esprit des origines de Charlie : avec leur talent d’auteurs et de dessinateurs, ses fondateurs ont su, comme Mad aux USA ou Male en Italie, faire de la désacralisation un acte politique. Que les gens de Charlie l’aient voulu ou pas, pour beaucoup de leurs lecteurs, l’attaque contre la religion était perçue comme le billet d’entrée d’une autre vision du monde, ouvrant la porte à l’utopie. Aujourd’hui, le blasphème en couverture, c’est juste l’occasion de servir la soupe aux fachos de Riposte Laïque. Comment a-t-on pu en arriver là ?

Comme la désacralisation participait d’un mouvement général de remise en cause de l’ordre social, on a pu croire un moment qu’il n’y avait plus rien de sacré, et que l’humour et la provocation étaient forcément du côté de la subversion. Double erreur, hélas.

D’une part, l’élan libertaire de 1968 a été récupéré par le néo-libéralisme. Tandis que la sexualité explicite était à la fois surexposée et enfermée dans l’enclos du porno, la transgression sans effet et la dérision généralisée sont devenus la norme dans une bonne partie du divertissement télévisé. Le vieux Charlie mourait ainsi en 1982, faute de lectorat. Et dix ans plus tard, les couilles et les culs de l’hebdo ressuscité n’ébranlaient plus rien dans un monde où toutes les morales étaient invitées à cohabiter. En outre, sous la férule ultra-autoritaire de Val qu’étrangement tout un chacun, anciens compris, acceptait7, le rédactionnel ne cessa de se droitiser. La honteuse éviction de Siné, qui faisait partie du plan de carrière sarkozyste du directeur de la rédaction, aurait dû achever de convaincre tous ceux qui s’intéressaient à la transformation du monde qu’il n’y avait plus rien à attendre de ce canard enchaîné au néo-conservatisme à l’extérieur et à l’intégrisme citoyenniste à l’intérieur. On trouvait encore pourtant des lecteurs qui n’étaient pas de droite, et défendaient Charlie au nom de la critique de « toutes les religions ». Mais de quelle critique s’agissait-il ?

3. Comment critiquer l’opium ?

En Charlie, l’exception soixante-huitarde consistant à considérer la provocation comme un acte politique forcément positif car « libertaire » par essence était renforcée, s’agissant de la religion, par l’exception française. Il suffit d’avoir un peu lu et voyagé pour s’apercevoir que l’anticléricalisme, composante essentielle de notre tradition politique, reste une position extrêmement minoritaire sur la planète : les croyances et les pratiques religieuses continuent de réguler plus ou moins profondément la vie quotidienne de la grande masse de sa population8. Aux USA, même durant la décennie des sixties, la contestation du modèle dominant s’est traduite par la diffusion de croyances orientalistes, mais pratiquement jamais par l’affirmation d’un athéisme militant. Aujourd’hui, comme l’écrit un éditorialiste du New-York Times, « les journalistes de Charlie Hebdo sont maintenant célébrés comme martyres de la liberté d’expression mais voyons les choses en face : s’ils avaient essayé de publier leur journal satirique sur n’importe quel campus d’université américain, ils n’auraient pas duré trente secondes. Étudiants et groupes de la faculté les auraient accusé de discours de haine. L’administration leur aurait coupé leur financement et les aurait fait fermer »9. Dans le monde tel qu’il est, elle a encore de beaux jours devant elle, l’« odeur d’œufs pourris que répand l’idée de Dieu »10.

Il ne fait point de doute que si Dieu existait réellement, il faudrait le supprimer. Aujourd’hui, les organisations religieuses font partie de la constellation des pouvoirs de conservation de l’existant. Elles peuvent être concurrentes du pouvoir d’État (Frères musulmans) ou leur alliée (Église orthodoxe russe), elles peuvent s’associer entre elles comme les évangélistes étatsuniens et les sionistes religieux qui s’entendent si bien pour préparer l’Armageddon au Proche-Orient, leur essor a pu être favorisé par l’État (le Hamas par Israël, le FIS par le gouvernement algérien, les Frères par le pouvoir égyptien et Daesh par Assad) qui les préférait à une opposition laïque. En tous les cas, réactionnaires et racistes, elles sont toujours et partout nos ennemis.

On peut trouver vraiment assez insupportables les conditions qui règnent dans tant de pays, et en particulier dans l’aire arabo-islamique (la pudibonderie et la misère sexuelle, la brutalité de la domination masculine et la sinistre séparation hommes-femmes, les interdits absurdes et l’obscurantisme intellectuel), et en même temps apprécier la puissance imaginaire des fantasmagories religieuses, aimer parfois le tour charmant que peut donner à la vie quotidienne la présence de superstitions qui la règlent, et reconnaître plus généralement la créativité civilisationnelle des religions.

On est bien obligé de reconnaître le besoin de croire comme inséparable de l’humanité : l’apparition de sépultures, et donc d’une idée de la vie après la mort, est un marqueur des débuts de l’hominisation. Comme ensemble de croyances dans une dimension transcendante qui régit tout le reste, les religions, antérieures à l’État, puis longtemps fusionnées à lui, sont la plus ancienne forme de gouvernement de ce qui définit l’humain : le lien social. Aujourd’hui encore, elles gèrent largement le besoin de fraternité, de solidarité, d’empathie. Et la gaudriole charliesque n’a guère de prise là-dessus. Cela fut particulièrement évident lorsqu’on vit, après les attentats, se constituer à Paris, sur la place de la République, un autel à un nouveau culte jesuischarliesque, énième sous-produit de cette religiosité au rabais qu’on voit se manifester après le traumatisme d’une mort spectaculaire, sous forme de bougies, de petits mots ou de nounours déposés pieusement devant les objectifs télé.

Il n’est pas sûr d’ailleurs qu’il faille renoncer au besoin de croire. L’ingénieur indien qui fait « baptiser » sa voiture par un prêtre hindou croit-il vraiment qu’elle sera protégée par les dieux ? Le djihadiste qui change de slip avant de partir se faire sauter pour se présenter le cul propre devant les vierges du paradis croit-il vraiment qu’il va les niquer après qu’il aura été pulvérisé ? Peu importe, ce qui compte pour l’un comme pour l’autre, c’est qu’il fasse comme si. C’est sur ce « comme si » que s’est bâtie la vie quotidienne des civilisations, c’est sur lui que s’orientent encore la plupart des vies humaines. Penser, à la vue du monde tel qu’il est aujourd’hui, qu’il pourrait être meilleur, est-ce autre chose qu’une forme de pari pascalien, c’est-à-dire une forme rationalisée de la foi ? Se battre comme si la victoire était possible est encore la meilleure manière de gagner : tous les révolutionnaires de l’histoire vous le diront. Et que la plupart d’entre eux aient perdu n’infirme en rien la portée de leur expérience.

C’est pourquoi, face a la puissance du besoin de croire et aux forces qui le rackettent, on peut s’interroger sur la stratégie à adopter pour critiquer les croyances. Pour des motifs où il est difficile de faire la part entre les convictions sincères et les basses raisons mercantiles11, Charlie Hebdo choisissait avec une certaine régularité de taper sur le clou de l’anti-islamisme12. Le succès commercial que représentait chaque couverture spectaculaire13 aurait quand même dû mettre la puce à l’oreille des rédacteurs, si convaincus qu’ils fussent de ne se battre que pour la liberté d’expression : parmi leurs si nombreux acheteurs inhabituels, combien de racistes et d’électeurs du FN ?

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L’islamophobie, qui est le masque contemporain du racisme anti-immigrés, et en particulier anti-arabes, est-elle sortie entamée ou renforcée par les provocations de Charlie ? Apparemment, à la rédaction, on ne s’est pas posé la question. Une chose est sûre, pourtant : l’indispensable critique de la religion aura été rendue encore plus difficile par la dérive charliesque, et malheureusement, plus encore, par la dérive jesuischarliesque qui a suivi le massacre.

4. Esprit du 11, es-tu là ?

Que, dès la nouvelle du premier attentat connue, des milliers de personnes soient descendues dans la rue pour parler ensemble, directement, qu’elles se soient refusé à rester dans l’hébétude télévisée qui accompagne si souvent les événements traumatiques, est une heureuse nouvelle. Réaction d’autant plus saine que les paroles racistes n’étaient guère tolérées dans les rassemblements. Mais c’est aller un peu vite en besogne que d’y voir l’expression d’un besoin de communauté humaine14.

Et quant à imaginer réinventer une espèce de néo-SOS racisme à partir de « comités Je Suis Charlie », il faut vraiment toute la frustration d’un post-militant en quête d’une orga où ses talents seraient enfin reconnus pour tomber dans une telle débilité15. Car dès l’invention, par le designer d’un gratuit16, du slogan déposé « Je Suis Charlie », dès l’essor de ce phénomène mondial d’identification sans risque, à la fois victimaire et narcissique (on est bien loin de « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui s’inscrivait dans une lutte), le mouvement spontané de gens qui cherchaient à comprendre et partager leur peine a été récupéré par le spectacle médiatique et par les politiciens, avec pour point d’orgue la pantalonnade de masse du 11 janvier.

Depuis que la première version de ce texte a été publiée, j’ai eu l’occasion de discuter avec des amis et des camarades qui m’ont raconté avoir été à cette manif et ne pas l’avoir ressentie autrement que comme une manifestation aux objectifs plus qu’estimables : défense de la liberté d’expression, refus de la peur, refus du lynchage. Cela n’efface pas la pseudo-tête du cortège mise en avant sur tous les écrans, cette brochette de dirigeants qui ont si bien fabriqué la situation dont sont issus les attentats. Ni les applaudissements de la foule aux forces de l’ordre, tireurs sur les toits compris.

Quelle que soit la valeur « scientifique » du livre d’Emmanuel Todd17, son mérite est d’avoir, avec quelques autres écrits, mis le doigt sur le caractère « classiste » de la manifestation du 11 janvier : les classes moyennes, et surtout moyennes-supérieures, affirmaient pour la première fois une forme d’appartenance : la défense de la liberté au prix de l’oubli de l’égalité. Une bonne partie de ces foules était constituée par ce peuple de gauche qu’on a vu il y a vingt ans dans les manifs en faveur des sans-papiers (le « Manifeste des cinéastes »18 avait été alors bien l’expression de ces classes moyennes compassionnelles), ce peuple de gauche qui a déserté depuis une décennie les manifs contres les crimes de guerre israéliens, retenu qu’il est désormais par la peur du terrorisme et de l’accusation d’antisémitisme. L’esprit du 11 janvier n’est pas allé jusqu’à prendre en compte l’absence des banlieues et de la classe ouvrière. En se cantonnant à la défense du droit de blasphémer contre le mythe central d’un groupe minoritaire opprimé, un groupe majoritaire qui l’est moins n’aura pas fait beaucoup plus, dans la réalité de la rue comme dans celle de la politique, que du sur-place.

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On sait la suite, la triste bouffonnerie d’une intolérance nouvelle née d’une soi-disant lutte contre l’intolérance, avec ces innombrables persécutions étatiques (lourdes peines judiciaires, convocation chez les flics, ennuis professionnels…) à l’égard de tous ceux, ados en mal de provoc’, mecs bourrés, enfants et prof de philo adepte du débat, qui refusaient d’obéir à la dictature du chagrin. « Je suis flic, je suis Juif, je suis Charlie » : dans son insupportable confusionnisme, l’écriteau brandi par une jeune manifestante résume à merveille le résultat de cette séquence. C’est de là qu’il nous faudra repartir. On a connu de meilleures périodes.

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P.S. :  Dans la continuité de cette bien particulière « lutte contre l’intolérance », le jour où on votait à l’Assemblée la très liberticide loi sur le renseignement, on votait dans certaines mairies la désignation d’un « Correspondant citoyenneté » voué à défendre l’« esprit d’union nationale » contre « certains comportements ».

Pps : L’article de Paris Match contenant la citation de Charb :



1 Pour voir cette citation dans son contexte, se référer au pdf placé en fin d’article.

2 Sur le sujet, voir notamment cette tribune publiée sur Rue89 en 2010 ; le texte rappelle notamment que cette année-là, « près de 80 plaintes ont été déposées contre des militants et militantes français issus de la société civile, de mouvements associatifs, de syndicats, et de partis politiques, pour avoir appelé à boycotter les produits en provenance d’Israël ».

3 Pour paraphraser Jean-Patrick Manchette dans Nada. La citation originelle est celle-ci : « Le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique, quoique leurs mobiles soient incomparables, sont les deux mâchoires du même piège à con. »

4 Rémi Fraisse tué par un gendarme qui n’a fait « que » son devoir, en sait quelque chose.

5 Au passage, j’ai toujours trouvé stupides les slogans pseudo-radicaux du type « Un flic, une balle », ou « Un bon flic est un flic mort », heureusement pures rodomontades.

6 Sur le modèle du fameux « retournement du stigmate », qui voyait à la même époque les Black Panthers s’appeler niggers entre eux.

7 En fait, Siné, après avoir assisté à quelques séances de rédaction, ne communiquait plus avec l’équipe que par fax. Il faut par ailleurs souligner que plusieurs collaborateurs ou salariés du journal ont rompu les ponts avec le Charlie Hebdo de la période Val (directeur de la rédaction de 1992 à 2009) ; citons Mona Chollet en 2000, Olivier Cyran en 2001, Michel Boujut en 2003 et Philippe Corcuff en 2004 (sur le sujet, se reporter à cet article publié en 2006 par Olivier Cyran dans Les Mots sont importants.)

8 Selon « La carte de l’athéisme dans le monde : la France numéro 4 » (article mis en ligne le 18 janvier 2015 sur le site Rue89), 59 % des habitants du monde se considèrent comme religieux, tandis que 13 % se revendiquent athées convaincus.

9 « I Am Not Charlie Hebdo », éditorial signé David Brooks et mis en ligne sur le site du New York Times le 8 janvier 2015.

10 Suivant la plaisante expression qu’employaient les Situs quand ils refusaient bêtement de s’intéresser aux beatniks.

11 Sur le sujet des premières caricatures du prophète, lire « ’’Charlie Hebdo’’ : le casse-tête de la reconstruction », article mis en ligne sur le site du Monde le 19 février 2015. Et se reporter aussi à « Un beau coup de pub », billet mis en ligne sur mon blog Les Contrées magnifiques le 2 novembre 2011, soit juste après l’incendie des locaux du journal – plus de trois ans après son écriture, je n’en retire pas un mot.

12 Voir l’article « ’’Charlie Hebdo’’, pas raciste ? Si vous le dîtes...  », signé Olivier Cyran et mis en ligne ici-même le 5 décembre 2013.

13 La palme de l’ignominie est remporté par la couverture qui, en juillet 2013, a immédiatement suivi le massacre perpétré par la nouvelle dictature égyptienne (des centaines de manifestants désarmés fusillés) : « Le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ». Est-il besoin de préciser que le fait que les morts étaient des sympathisants des Frères musulmans n’excuse rien ?

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14 Sur le sujet, lire « L’être humain est la véritable communauté des hommes », article publié le 3 février 2014 sur le site Temps Critiques.

15 Allusion à une pompeuse tribune du sociologue Philippe Corcuff, « Après Charlie, bal tragi-comique à gauche radicale-sur-Seine », publiée le 19 janvier 2015 sur le site Rue89.

16 Le slogan « Je suis Charlie » a en effet a été imaginé par Joachim Roncin, directeur artistique du magazine gratuit Stylist, où il fait aussi office de journaliste musical.

17 Qui est Charlie ?, tout récemment paru au Seuil.

18 Dit aussi « Manifeste des 66 », et publié en 1997.


COMMENTAIRES

 


  • Ah ! Si il est réactualisé je vais le lire une deuxième fois. Y a pas de mal à se faire plaisir.

    Amicalement.



  • Quel article confusionniste, pour reprendre le super néologisme du dernier chapitre, on en reste bouche bée !

    Le grand écart est permanent, entre le besoin de disculper les arabes car ils font partie des classes populaires, tout en reconnaissant qu’ils sont « un peu » antisémites, ce qui est mal, car on doit aimer les juifs malgré la politique de l’état sioniste, protégé par le grand méchant : l’état français et ses séides policiers ; que l’on plaint tout de même lorsqu’ils se font abattre en pleine rue ; ces policiers qui protégeaient des dessinateurs racistes que l’on cite en introduction de l’article...

    Ce brave Serge, n’a pas l’air d’avoir complètement digéré l’évènement. Peut être faut il abandonner les stéréotypes nationaux, et replacer l’évènement dans le contexte international, et rappeler que le Jihadisme est une arme des pétromonarchies pour garantir la pérennité de leurs intérêts (protection du bloc occidental, supériorité morale de leurs madrassas, terreur chez leurs ennemis).

    Le vrai scandale est donc la compromission de l’état français avec le Qatar et l’Arabie saoudite, plutôt que de chercher à savoir si Charlie était raciste ou pas.

    • lundi 1er juin 2015 à 20h40, par ouais, bon bèh euh.. hein !

      C’est étonnant ils sont pas tous très futés vos lecteurs, A11.
      Je m’étonne d’avoir un jour cru le contraire.
      Mais c’est bien ca veux dire que vous ratissez large !
      x
      Monsieur josh randall, le grand écart est une performance technique de haut niveau. Serge il la maîtrise lui.
      Mais toi alors.. je m’étonnerai pas d’apprendre que tes couilles soient toutes ratatinées. Quelle exécution bouffonne ! avec toute l’arrogance d’un ignare qui arraisonne le monde à ses délires. Alala il est si limpide le monde c’est chouette !
      x
      Tu es passé à côté de quelques cinquantaines d’années de réflexions sur le pouvoir pour sortir des conneries pareilles.
      Pétromonarchie ! Non mais j’ai l’impression d’entendre ma grand-mère.
      x
      Mais oui il est bête Serge. Le type qui a dézingué tout le monde mais c’est pétromonarchie mais bien sûre qu’est-ce qu’on est con !

      • « Colomb pour parvenir à un nouveau monde continental adopta la règle d’écart absolu ; il s’engagea dans un Océan vierge, sans tenir compte des frayeurs de son siècle ; faisons de même, procédons par écart absolu, rien n’est plus aisé, il suffit d’essayer un mécanisme en contraste du nôtre »
        Charles Fourier

      • C’est sûr le situationnisme libertaire à petite lorgnette, interdit de regarder le monde au delà de son propre jardin. Penser global, agir local, et surtout, ne pas croire les conneries que racontent les médias, c’est pratique pour rester dans ses propres ornières.

        Néanmoins, les pétromonarchies existent, ils financent le jihad, et le jihad vient tuer des poètes à Paris. C’est con mais de temps en temps, le matérialisme historique, et la bonne vieille politique, ça marche.

        Quant à mes couilles ratatinées, elles te pissent à la raie.



  • Je ne sais pas si cet article est « confusionniste », mais confus il l’est certainement. Enfin ce que j’en ai lu car au bout de 4 ou 5 grands écarts et autres pas chassés j’ai arrêté ; même les situs (paix à leurs âmes qui n’existent pas !) font une brève apparition, c’est dire si on ratisse large !
    tcho



  • Le coup du slogan déposé, c’est vraiment flippant, désespérant même.



  • mardi 2 juin 2015 à 01h33, par zef

    Serge,

    Associer Houria Bouteldja à Soral et Dieudo ?
    En faire une « auxiliaire d’une politique étatique et d’un battage médiatique qui travaillent à transformer des préjugés populaires diffus en tirs de kalachnikov. » ?

    complice de l’attentat ? et du racisme étatique ?

    t’es sérieux ?

    Il faudrait peut être commencer par lire ce qu’elle écrit sur eux (par ex http://indigenes-republique.fr/dieudonne-au-prisme-de-la-gauche-blanche-ou-comment-penser-linternationalisme-domestique/)

    et travailler tes propres préjugés : la critiquer, si tu veux, mais avec des arguments !

    bien triste de te voir tombé si bas sur ce coup là, et dans ce média là.

    • mardi 2 juin 2015 à 06h16, par Quadruppani

      Tu as lu l’article que je cite ? Et tu ne trouves pas qu’il suinte l’antisémitisme tordu ? Est-ce que tu ne crois pas que que dire « les juifs » en bloc, c’est aussi grave que de dire « les arabes », ou « les musulmans », en bloc ? Surtout pour leur attribuer un rôle essentiel dans l’oppression des classes populaires racialisées ?

      • mardi 2 juin 2015 à 13h32, par zef

        J’ai lu l’article, et il faut être tordu pour y lire de « l’antisémitisme tordu ». D’ailleurs de nombreux intellectuels juifs de gauche ne s’y sont pas trompé !
        voir par exemple cet article de soutien de la part de Alana Lentin : http://www.contretemps.eu/intervent...
        ou encore plusieurs interventions de l’UJFP dénonçant dans les mêmes termes le philosémitisme d’Etat comme une forme d’antisémitisme : http://www.ujfp.org/spip.php?articl...;; http://www.ujfp.org/spip.php?articl...

        A mon sens il faut être de mauvaise fois pour faire semblant de ne pas comprendre que l’article dénonce les tentatives d’instrumentalisation des juifs comme une forme d’antisémitisme, et non pas « les juifs ».

        « les juifs » ? tu reproche aussi à Malcom X d’avoir dit « les noirs », à Césaire et Fanon d’avoir dit « les blancs » ou « les colonisés » ? ce type d’expression est-il nécessairement raciste ?
        D’une part, tu écris toi même « les juifs » dans ton article, et d’autre part, ce sont bien « les juifs » que l’État et les mouvements sionistes tentent d’instrumentaliser, ce qui ne veut pas dire qu’ils seraient, en tant qu’individus, responsables de cela, ni qu’ils en seraient complices, ni même qu’ils seraient réduits à cette instrumentalisation !

        Enfin, même si l’article de HB était antisémite, il serait encore ridicule de mettre le PIR et Soral dans le même sac.

        Il faut vraiment avoir fumé. Ou bien simplement n’avoir jamais rien lu de ce qu’écrit le PIR.

        Je suis frappé de voir que tu participe, toi aussi, à transformer en ennemi l’un des seuls mouvements antiracistes autonomes... en occultant ses 10 ans d’analyses.

        De grâce, si on critique le PIR, on le fait avec des arguments sérieux (et donc, on évite les amalgames du type Bouteldja = Soral)

        Merci !

        • mercredi 3 juin 2015 à 23h03, par Dror

          D’accord avec toi Zef !

          Serge, ça me déçoit que tu ne voies pas que ce n’est pas Houria Bouteldja qui dit « les juifs » sont ci ou ça. Ce que Bouteldja dit c’est que la politique impérialiste française utilise « les juifs » comme bouclier, ce qui n’a rien d’essentialisant...

          • mercredi 3 juin 2015 à 23h06, par Dror

            Autre point : comme Todd, tu affirme qu’il est évident qu’il existe « une forme d’antisémitisme populaire au sein des populations d’origine immigrée en France ».

            C’est tellement évident que personne ne l’a mesuré ? Si, la CNCDH, et elle dit exactement le contraire :

            –les opinions à l’égard des juifs sont stables et 85% des Français pensent aujourd’hui que les juifs sont « des Français comme les autres »
            –le « nouvel » antisémitisme associé à l’antisionisme, à l’islamisme radical et à la gauche tiers-mondiste, est un mythe. Au contraire, c’est bien le « vieil antisémitisme » liant les juifs à l’argent et au pouvoir qui perdure, et on note que les jugements négatifs sur Israël sont plus fréquents à droite qu’à gauche.
            –l’idée que l’antisémitisme serait un racisme d’une autre nature n’est pas non plus validée, puisque les personnes rejetant les juifs (les personnes âgées, les moins diplômées et ayant peu de ressources, les catholiques les plus pratiquants, plus à droite qu’à gauche, et jusqu’à 58 % des proches du FN...) rejettent aussi les autres minorités.
            –quant aux Français issus de l’immigration... ils se comportent comme les autres Français : ils se situent dans la moyenne ! L’intégration par le racisme, c’est ça la France !

            Antisémitisme, islamophobie : la CNCDH pointe un climat « délétère » en France
            Carine Fouteau, Médiapart, le 9 avril 2015
            http://www.mediapart.fr/journal/fra...

            C’est comme si, pour pouvoir dénoncer l’islamophobie, il fallait d’abord montrer patte blanche en dénonçant « l’antisémitisme des jeunes de banlieue », même s’il est imaginaire.

            C’est comme si, pour pouvoir dénoncer le racisme de Charlie-Hebdo, il fallait d’abord montrer patte blanche et dénoncer Houria Bouteldja.

            J’exagère ?

            Dror

            • lundi 11 janvier 2016 à 11h57, par Ginollo

              Voyons, l’antisémitisme de Merah, de Nemmouche et de Coulibaly en fait serait un fantasme. D’ailleurs si c’est un fantasme pourquoi vous vous sentez obligé de dire que en fait c’est le vieil antisémitisme français ? Que je sache Merah n’a pas tué des enfants dans une école juive parce qu’ils étaient « riches » mais pour venger les enfants de Palestine. Alors oui c’est antisémitisme c’est bien un racisme qui vient de l’antisionisme. Que diriez vous si un intégriste chrétien se met à tuer des enfants dans une école musulmane pour venger les enfants chrétiens tués par Daesh ? Ou par Boko Haram. Quant à Alena Lentin elle s’invente aussi que le Mrap aurait critiqué les Indigènes parce qu’ils participent à BDS ce qui n’est absolument pas le cas. Et l’UJFP ne représente personne ou très peu de monde. D’ailleurs ces genre de procédés me rappelle tellement les fachos qui disent avoir des amis arabes.

            • lundi 11 janvier 2016 à 12h22, par Ginollo

              Quand aux arguments vous pouvez lire ici :

              "Seulement, quand on appelle à combattre le « philosémitisme » pour combattre l’islamophobie, on appelle à quoi ? Si ce n’est à attaquer les Juifs, pardon, « des » Juifs et « des » « amis des Juifs ».

              La vie politique n’est pas un plateau de « Ce Soir ou jamais », ou un colloque universitaire. Ou plutôt elle ne l’est que pour une infime minorité, définie par son statut social, son « identité de classe », comme dit Houria Bouteldja qui ne parle jamais de la sienne. Celle d’une femme qui a bénéficié des combats « antiracistes abstraits », comme elle dit , menés par les générations précédentes issues de l’immigration. Celle d’une femme qui a pu accéder aux protections sociales et aux privilèges que confèrent les études supérieures , une situation professionnelle dans les classes moyennes supérieures, et le statut de personnel de direction politique d’une des organisations de la gauche radicale française.

              C’est ce statut qui lui permet de délirer dans une langue choisie sur les Juifs qui sont « une batte de base-ball pour frapper les Noirs et les Arabes », dans le tract d’un appel à manifester qu’on distribuera gaiement dans les rues de Barbès avant de partir à un colloque à Oslo où ailleurs. Les « jeunes Indigènes » qui prendaient ce tract au sérieux et iraient donc se défendre contre les prétendues « battes de base ball juives », eux, iront pour des années en prison. Et ce « deux poids deux mesures » là n’est pas celui de la « race », mais celui de la classe, qui permet aux idéologues de garder leurs mains toujours blanches , même après avoir trempé leur plume dans le sang pour appeler à la haine. Ce « deux poids deux mesures » là vaut pour Alain Soral comme pour Houria Bouteldja, pour Jean-Marie Le Pen comme pour Dieudonné. Toujours libres de propager la même merde quand d’autres sont morts ou en prison d’y avoir cédé violemment."



  • Les Indigestes de la République ne s’en tiennent d’ailleurs pas à l’antisémitisme. Pour eux, « les Blancs » (car c’est comme ça qu’ils s’expriment)sont également responsables des malheurs du monde.



  • Petit point d’histoire : « CRS-SS » n’est pas un slogan créé par Mai 68 mais la reprise, vingt ans plus tard, d’un slogan des mineurs en grève.
    Dans le court-métrage La Grande lutte des mineurs (12 min, visible sur Youtube www.youtube.com/watch?v=6n2gOoJWoHw), de Louis Daquin, réalisé lors de la grande grève dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais d’octobre-novembre 1948, on peut voir ce slogan écrit sur un mur.
    Au cours de cette grève (6 morts, des milliers de blessés, 2 000 mineurs arrêtés, condamnés et emprisonnés, 3 000 licenciés), les mineurs se sont souvenus que, sept ans auparavant, au cours d’une autre grève, en juin 1941, sous occupation allemande, nombre d’entre eux avaient été arrêtés, exécutés ou déportés par les SS.
    Dans l’esprit des mineurs grévistes, les CRS de 1948 faisaient le même travail de répression que les SS de 1941.



  • « l’indispensable critique de la religion aura été rendue encore plus difficile par la dérive charliesque, et malheureusement, plus encore, par la dérive jesuischarliesque qui a suivi le massacre. »

    La religion ne me paraît pas si compliquée à critiquer ni à remettre en cause. La Vérité laïque, en revanche, et la vérité d’Etat...

    « à Sarcelles de l’attaque d’une synagogue et d’une épicerie casher, le 21 juillet 2014, après une manifestation pro-palestinienne. »

    Vraiment ? http://blog.mondediplo.net/2014-07-...



  • Il doit y avoir une confusion à propos des « goumiers ».
    A ma connaissance, le terme « goum » s’applique aux marocains recrutés par l’armée française. Les « tirailleurs » sénégalais, et non « goum » ne semblent pas avoir jamais été utilisés au Maroc.

    • De 1857 à 1905, les régiments de tirailleurs furent constitués d’esclaves affranchis rachetés par les Français à leurs maîtres africains. Ces effectifs furent progressivement renforcés d’apports de prisonniers de guerre et de volontaires. Vers la fin du XIXe siècle, des membres des classes dirigeantes traditionnelles africaines intégrèrent le corps comme sous-officiers. Les tirailleurs étaient loin d’être tous des Sénégalais. Ils venaient de l’ensemble des colonies françaises d’Afrique. Les ethnies Bambara et Toucouleur étaient très bien représentées.
      Après 1905, les Tirailleurs prirent une importance plus grande avec le besoin de forces de police efficace sur l’immense territoire africain sous administration française pour faire face aux problèmes d’insécurité liés à des révoltes sporadiques.
      A la veille de la première guerre mondiale, il y avait deux unités de tirailleurs sénégalais en Algérie, treize au Maroc dont les spahis sénégalais qui devaient participer plus tard à la guerre du Rif en 1925.



  • La manière dont pataugent certains-qui sont nombreux- dans l’explication/excuse des crimes fascistes ou totalitaires des 7 au 9 janvier est plutôt gonflante mais c’est leur problème, après tout.
    Ce qui met mal à l’aise c’est qu’ils ont besoin de « noircir » l’équipe de Charlie Hebdo pour leurs contorsions.
    Prétendre que Wolin, Cabu, Charb,Honoré, Luz par exemple étaient plus ou moins racistes relève, désolé, de la mauvaise foi ou de l’idiotie.
    C’est comme les citations du début : ce sont des contresens. Ce que Charb a voulu dire c’est que, dans la situation où il se trouvait, il préfèrerait avoir une kalash à la main qu’un crayon.
    Et effectivement, le 7 janvier 2015, il aurait mieux valu qu’il ait une kalash en main que son crayon.
    C’est plus clair là ?
    C’est comme pour Wolin, qui a toujours été le contraire d’un imbécile : s’il dit qu’ils ont été bêtes de prendre ces risques, il voulait dire qu’ils ont pris de trop gros risques pour des gens qui n’en valaient pas la peine. On ne peut pas lui donner tort sur ce coup.

    • La citation de Wolinski, pourquoi pas, c’est une explication possible. Mais tu peux préciser qui sont selon toi ces « gens qui n’en valent pas la peine » ?
      Les lecteurs ?
      Les actionnaires de Charlie Hebdo ?
      Les musulmans ?

      • qui sont selon toi ces « gens qui n’en valent pas la peine » ? Les lecteurs ? Les actionnaires de Charlie Hebdo ? Les musulmans ?

        Les 3 au moins et les autres aussi.
        Ce sont des citations de dessinateurs, plutôt « de gauche » qui parlent de leur position dans ce qu’est devenue la société.
        Wolin, le sage, dit que ces gros risques étaient bêtes car les gens, dans leur ensemble, n’en valent pas (ou plus) la peine. Et Charb assume ces risques, il a même dit « je préfère mourir debout que vivre à genoux », mais il regrette de ne pas avoir une kalash.

        • Bon, si tu préfères noyer le poisson, la discussion ne va pas aller très loin...

          Parlons du début de ton commentaire, alors :

          « La manière dont pataugent certains-qui sont nombreux- dans l’explication/excuse des crimes fascistes ou totalitaires des 7 au 9 janvier est plutôt gonflante mais c’est leur problème, après tout. »

          Disons que si tu ne fais pas la différence entre analyse critique et excuse, si tu ne connais pas le sens du mot « fasciste », si tu tiens absolument, contre toute évidence, à nier que nombre de dessins publiés dans CH sont écoeurants de racisme, si tu te pâmes devant des postures du genre « vivre debout plutôt que etc », c’est ton problème, après tout.

          Ou tu cherchais le site du Nouvel Obs et tu as fait une faute de frappe ?

          • Il ne s’agit pas de noyer le poisson, mais d’expliquer des citations de Wolin et Charb qui sont employées à contre sens.
            Pour le début, il s’agit bien de patauger dans l’explication/excuse et pas d’analyse critique (à deux balles), et d’une vision totalitaire d’une religion puisque le mot fasciste (c’est pourquoi j’ai écrit « fasciste ou totalitaire ») en dérange certains.
            Ce n’est pas moi qui ai besoin d’explication de texte.
            Je sais bien sur quel site je suis.

          • (suite)

            Ce site se reconnait facilement au ton prétentiard de certaines réponses-qu’il faut prendre pour ce qu’elles valent- surtout quand on lit aussi ceci :

            nier que nombre de dessins publiés dans CH sont écoeurants de racisme

            Qui signifie qu’il est normal de ne pas comprendre ce que disent les dessinateurs quand on ne comprend pas la forme d’humour de CH non plus.
            En précisant que je n’étais pas un lecteur de CH pour d’autres raisons et pas pour les raisons de guignols ou plus que douteuses politiquement qui sont invoquées ici ou là.



  • Quand on voit un con invoquer « l’explication/excuse » et le « Totalitarisme », on comprend qu’elle était très exactement le lectorat de Charlie (cfr. Todd). On comprend également de quoi souffre la « Gauche » aujourd’hui...

    • C’est une vraie caricature : zobi insulte car il est totalement incapable d’argumenter.
      Par ailleurs il invoque le nouveau mantra « todd » et son mâââgnifique livre qui ne pouvait qu’épater ceux qui ne comprennent vraiment rien à la statistique (ni à la gauche non plus ).
      La caution scientifique dont se servent les toddolâtres est d’autant plus comique et révélatrice de leur niveau.

      La gauche ne manque pas en tout cas de ces gens qui se croient très rusés et qui pensaient avoir dissimulé habilement leur système d’explication/excuse (kolossale finesse), qui sollicitent des citations à contresens et qui ne veulent pas non plus entendre parler du totalitarisme là où il se trouve. La totale.
      Ces gens ne manquent pas à la gauche, car ils sont autant de gauche que le pape Benoit XVI ou le mollah omar. Si les évènement de janvier ont pu débarrasser de cette engeance, c’est une très bonne nouvelle.
      Mais il ne faut pas rêver non plus, malheureusement, ils se réincrusteront tôt ou tard, quel dommage.

      • vendredi 5 juin 2015 à 15h04, par Simon Chalumot

        La lassitude, moi elle m’est inspirée par ses quelques grands esprits qui ont tout compris et tout senti, mais qui dès lors qu’il s’agit d’argumenter et de penser se réfugient dans le confort de l’insulte et du mépris. Alors que ce ne sont que de tout petits bourgeois pétris de certitudes, et qui n’ont qu’une panique : perdre leur petit confort matériel et « intellectuel ». Personnellement, je ne suis pas d’accord avec Todd sur toute la ligne. Son côté Républicain- flon flon Révolution Française Jacobin, Paris capitale des Lumières me gonfle profondément, néanmoins son bouquin que j’ai lu en une nuit a été très stimulant et instructif : il m’a appris des choses sur moi, sur l’histoire d’un point de vue anthropologique. Ses analyses évoquent nombre de mes intuitions... Tout ça pour dire cher passant las, que ce que vous racontez, c’est un peu faible si on compare votre esprit, ou tout au moins ce que vous laisser voir par vos écrits, à celui d’Emmanuel Todd qui a le courge de plonger le petit bourgeois blanc raciste et teigneux dans son caca bien pensant et plein de bonnes intentions. Il a le courage aussi de dénoncer ses faux rebelles de salon, qui trouvent que le comble de la subversion, c’est de taper sur plus faible que soit. Il a de l’honneur et de l’humanité, contrairement à cette masse haineuse et proto fasciste qui a envahit les rues en janvier.

        • Rappelons à Brian alias chalumot que l’on remet en cause les méthodes statistiques de Todd dans 2 liens (au moins), qu’il pourrait lire si ses neurones le lui permettaient, et s’il comprenait un minimum de choses à la statistique.

          Un de ces liens prouve que l’anti charlie de base est en général quelqu’un de sous éduqué qui vit dans des zones de fort vote fn.
          A lire la plupart des comms de certains anti charlie de base c’est évident.

        • « Critique » d’un livre de statistiques de Todd par Brian alias Chalumot : « ça m’a appris des choses sur moi ».
          C’est mythique.
          Il y a 2 liens qui remettent en cause les méthodes statistiques de Todd, mais il faut que les neurones en permettent la lecture et aussi comprendre un minimum de choses aux statistiques.
          C’est hors de portée de l’anti charlie de base qui, ne l’oublions pas, est en moyenne quelqu’un de sous éduqué.

        • Finalement le meilleur argument contre le livre de Todd c’est quand même la profonde nullité intellectuelle de la plupart de ses fans : ils répètent ce qu’ils lisent.

          • vendredi 5 juin 2015 à 23h12, par Simon Chalumot

            Que voulez vous, passant las par là, tout le monde ne peut être aussi intelligent que vous. Mais je ne desespère pas d’acquérir vos lumières... Vous semblez si intéressant, humain, ouvert, curieux du monde qui vous entoure,enrichissant pour votre entourage... Je vais tout mettre en oeuvre pour vous ressembler et pour cela, je vais tenter de muscler mon cortex par une méthode infaillible en 10 leçons pour 250 euros TTC . qui rend paraît il aussi sympathique et luminescent que Philippe « Voltaire » Val.

            • Il aurait suffi de s’informer un peu sur les statistiques, ça peut aider quand on lit un livre de statistiques, et les analyses critiques de celles-ci.
              Sinon achetez vous un tee shirt « I <3 todd » c’est plus le niveau des toddolâtres.

              • Sauf que le bouquin de Todd ne repose pas que sur des statistiques. Si vous l’aviez lu, vous diriez moins de bêtises D’autre part vous êtes qui exactement pour démonter avec une si belle assurance des travaux d’anthropologie qui ne datent pas des évènements de janvier que je sache ? C’est quoi vos états de service, votre travail ? Répéter en boucle sur un ton cassant et méprisant les erreurs de corrélations... Todd est très prudent dans son bouquin dans ce qu’il avance, contrairement à vous, il utilise la nuance, et sa démonstration intellectuelle ne repose pas que sur les chiffres des manifs. Cela vous l’occultez très facilement car cela vous dérange. En revanche, cela ne semble pas vous dérangez que le tissu d’incohérence et d’ignorance de Philippe Val soit promu avec complaisance dans tous les médias. C’est autrement plus grave il me semble, que ce médiocre puisse être présenté comme un intellectuel, quand Todd est sommé de se justifier sur des détails.

                • Tous les travaux de Todd repose sur des analyses statistiques, si vous saviez lire vous le sauriez.
                  Mais le débat sur le livre de Todd est celui-ci :
                  Que pensez vous des méthodes de corrélation utilisées par Todd : est ce qu’elles tiennent la route, selon vous ?
                  Si oui, pourquoi ?
                  Si non, où est le problème ?

                  • En ajoutant que Val comme Todd sont aussi inintéressants scientifiquement l’un que l’autre, des produits comme les « sciences humaines » en produisent en France depuis longtemps.
                    Ils ne peuvent convaincre que des gens qui répèteront leurs propos en boucle vu que leur propre culture scientifique-je parle de science dure- est nulle.
                    C’est le public visé des Toddolâtres et de beaucoup d’anti charlie de base dont les statistiques montrent qu’ils sont sous-formés : la preuve.

                    • Stupéfiant cet acharnement dans la connerie et la soumission.
                      Tu te vautre dans des problèmes truqués avec un tel zèle. Tu es à toi tout seul la démonstration, la vérification de l’esclave en substance. Tu pues le ressentiment. T’es tu posé ne serait-ce qu’une seconde l’intérêt REEL de se situer charlie contre anti-charlie ? c’est ça ta guerre à toi ? Laisse moi te dire que ta guerre ne t’appartiens pas. Tu es un esclave un petit soldat qu’on envoie au front sans même avoir à lelui demander. Les problèmes ne t’intéressent pas, tu gesticules, tu n’as pas d’idées, que des opinions. A la seconde ou un cochon de publicitaire a crié je suis charlie, et quen face une cochonne a gueulé je suis pas charlie, les termes du problème étaient posés pour toi. Tu es dépossédé de ta capacité même à problématiser, donc à exister. En fait tu ne t’appartiens même pas. Tu n’es plus qu’une masse biologique vaguement cognitive qui fonctionne à l’action réaction. Triste spectacle que tu nous offres là.
                      Ta seule vague de commentaire suffit à rendre cette page déprimante. Cette... odeur d’oeuf pourris que répand l’idée de ta personne. Tes intentions d’éduquer les pauvres, tes sciences dure et tes statistiques par pitié ne tartine pas ton caca ici.
                      Ce site ne t’apportera jamais rien de bon. Tu peux t’en aller et ne jamais revenir. Nous sommes las des passants.
                      Un passant passe. Respecte au moins ça.

                      • Décidément... Vous êtes intervenu comme Chalumot dans « la grande essoreuse » et avez écrit ceci à propos des journalistes assassinés de CH :

                        le vendredi 16 janvier 2015

                        Pour ça je n’arrive pas a m’ôter de l’esprit qu’ils l’avaient bien cherché. (...)
                        Dommage pour eux, c’étaient des lâches et des cons dans une guerre crasse.

                        Ce n’est même plus de l’explication/excuse c’est de la justification.

                        Voilà où mène le sommet de connerie que peut atteindre un anti-charlie de base, haineux et sous formé, qui raisonne comme un tambour : il finit par justifier des meurtres avec des arguments débiles.

                        C’est au delà du gerbant.

                        • Quant aux sciences dures, je me doute qu’elles vous posent problème.
                          Mais alors il ne fallait pas la ramener avec un livre dont la base est constituée de corrélations statistiques que vous ne pouvez même pas questionner puisque vous n’y comprenez rien .

                          • Faut pas tout confondre Ab Jugé n’a jamais parlé de Todd... Un peu de rigueur ne fait pas de mal monsieur le phoenix !

                            Autant de prétention et d’arrogance pour sortir un discours de beauf, discours qui témoigne d’une confusion peu commune, un discours creux et vide, que ne masque à aucun moment la violence verbale franchement... Je me demande qui vous voulez impressionner. La plupart des gens quelque soient leurs opinions ou sentiments se foutent royalement de votre discours de blaireau et de vos rodomondates numériques. Parce que vous pourrez bien continuer des jours et des jours à radoter, à buger de manière vulgaire et déplacer vous n’êtes rien d’autre qu’un misérable troll qui lassé de pourrir la vie de son entourage, de ses collègues, de ses enfants ne trouve rien de mieux à foutre, le week-end que de troller un site gauchiste, en récitant des mantras et en déconsidérant son contradicteur comme seul forme d’argumentation et de pensée. Voilà comment tout l’intérêt que pourrait constituer un fil de commentaire se transforme en refuge de pauvres types qui jouissent de pourrir une discussion qui les hérisse.

                            Bon je connais votre réponse. Je suis trop limité pour comprendre la corrélation, et je suis un ami du Djihad et c’est gerbant.
                            Ecoutez, gerbez une bonne fois pour toute et passez à autre chose, retournez à votre collection d’allumettes ou de petits soldats, emmerdez votre entourage, appelez un dépanneur pour votre bug, mais vous n’allez pas passer un week end estival à répéter sur A11 qu’on ne comprend pas la corrélation, qu’on est trop limités quand même... Même si ça vous fait jouir, vous pouvez trouver d’autres sources de plaisir dans l’existence non ?

                            • Vous avez raison sur un point : vous, vous glosez sur un livre de corrélations statistiques auxquelles vous reconnaissez ne rien comprendre.
                              Ad Jugé ne s’occupe que de la justification des meurtres des journalistes de CH.

                              C’est une répartition des taches (des pauvres taches, même) qui est conforme au niveau moyen des anti-charlie de base évalué par toutes les statistiques sérieuses sur le sujet.

                        • La phrase ’ils l’avaient bien cherché. avec toute l’apathie qui la caractérise signifie : ils travaillaient à réunir les conditions pour qu’une telle chose advienne.
                          Le flic que tu es lit : Bien fait pour eux ils l’avaient bien mérité Nananananère

                          Si tu veux jouer à la guerre laisse moi au moins être le méchant par moi-même tu peux pas jouer tous les rôles c’est pas juste.

        • vendredi 5 juin 2015 à 23h17, par passant las

          Cette question a été posée le 23 janvier 2015 (in « la grande essoreuse ») et vous vous êtes enfui sans répondre : je vous la rappelle :

          vendredi 23 janvier 2015 à 23h37, par H.
          Simon Chalumot

          Je ne comprends pas bien vos vues.

          Vous condamnez à juste titre les crimes de masse du gouvernement israélien, mais vous semblez mollir sur les commandos suicides djihadistes.

          Je ne comprends pas cette façon de voir.

          Les frères Kouachi et A.Coulibaly étaient liès à leur commanditaire : Boubaker el-Hakim.

          Boubaker el-Hakim est celui qui a implanté des commandos djihadistes dans la Tunisie révolutionnaire et qui a commandité les assassinats de deux personnalités de la Gauche Tunisienne :

          × Chokri Belaïd
          × Mohamed Brahmi

          Deux meurtres revendiqués au nom de « DAESH ».

          Le lendemain de l’attentat de « Charlie-Hebdo », le même mouvement « DAESH » annonce l’assassinat en libye de deux journalistes tunisiens Sofiène Chourabi, pionnier du soulèvement contre Ben Ali et Nédhir Ktari.

          En étiez-vous seulement informé ?
          Ne trouvez-vous pas que ces crimes ignobles ont une triste cohérence de fond ?

          Oui, des crimes contre-révolutionnaires.

          Trop de désinvolture, d’idées toutes faites, de confort intellectuel nuit grandement à la santé de la cause que l’on est susceptible de défendre.

          Mais au fait, quel est votre cause, si vous ironisez sur le principe même des « droits de l’homme et du citoyen » ?

          A force de vous perdre dans vos idées , je m’oriente.

          Alors comme ça , Simon, on est seulement un gros haineux ?

          • samedi 6 juin 2015 à 12h26, par Simon Chalumot

            Ce texte m’avait échappé. Je n’ai pour habitude de me défausser... En même temps que répondre ?

            L’accusation ne tient pas la route une seule seconde, accusation, si j’ai bien compris qui aurait pour objet ma complaisance vis à vis des Islamistes. Je serais très curieux de trouver la moindre trace dans mes écrits sur le net permettant à quiquonque d’affirmer que j’aurais de la sympathie pour DAESCH. Si on ne peut plus interroger nos comportements, nos certitudes, si on transforme des idéaux en valeurs abstraites qui n’ont rien à voir avec la réalité, si on impose des valeurs théoriques universelles qui ne servent que de paravents à des crimes et au racisme, je ne vois pas très bien pourquoi je me réfèrerais aux valeurs abstraites de cette République qui au nom des droits de l’homme et de la démocratie traque les déviances jusque sur les bancs de l’école avec une parfaite bonne conscience.

            C’est quoi un crime contre-révolutionnaire. C’est quoi ce charabia lénino-Trotskyste à la masse complètement déconnecté de la réalité ? Oui, que répondre à ces inepties calomnieuses qui n’ont aucun sens ? Vous êtes fatigants, agressifs, et vous n’avez aucun argument, si ce n’est une agressivité hors du commun, une tendance récurrente à la calomnie et à la diffamation, la violence, et une profonde intolérance contre qui ne pense pas comme vous. Ce n’est pas vos intimidations verbales qui me feront changer d’avis. Et moi quand je vais sur un forum, c’est la discussion qui m’intéresse, si on en arrive aux invectives, c’est en général quand l’interlocuteur est agressif et considère que hors de son point de vue, point de salut... C’est le cas de tous les démocrates à la bonne conscience qui sont du côté du bien et qui ne supportent pas qu’on ne pense pas comme eux Si on ne pense pas comme eux, c’est qu’on excuse les Djihadistes. Et ça se permet de donner des leçons, et ça parle de confort intellectuel... Non mais je rêve !

            • samedi 6 juin 2015 à 12h41, par passant las

              Vous ne savez pas ? Allez vous lire là : http://www.article11.info/?La-grande-essoreuse#pagination_page
              pas envie de se fatiguer à citer tellement c’est gerbant.

              • samedi 6 juin 2015 à 13h43, par Simon Chalumot

                Et sinon, ça vous arrive de vous remettre en question ? Ce qui est réellement gerbant c’est votre comportement méprisant. Ce n’est pas en méprisant l’adversaire qu’on le convainc. Mais tel n’est pas votre problème, puisque vous ne produisez aucune démonstration ; Pour votre info, je ne suis pas Toddolatre, j’ai passé l’âge d’avoir des idoles, maintenant j’aimerais que vous me laissiez si ça ne vous défrise pas, trouver son propos intéressant à maints égards, discutable sur d’autres, sans être catalogué et rabaissé. Je n’ai aucune leçon à recevoir, et votre avis tranché n’intéresse que vous et votre nombril.

                On ne parle pas de la même chose c’est tout, et vous pourrez continuer ad nauseam, la lumière ne viendra pas... Est ce que dans votre grande mansuétude, vous m’octroyez le droit de sentir les choses comme Todd sur certains points sans être insulté et accusé de je ne sais quoi. Je sais que vous vous en foutez éperdumment, mais je ne me situe pas dans le débat anti ou pro charlie. J’ai juste été sidéré par les comportements grégaires post attentats. Et pour cela pas besoin de statistiques, ni de Todd OK ?

      • tellement d’accord avec toi, merci, ça fait du bien !



  • À propos de Todd. Ce que montrent , aussi et surtout, les cartes de la mobilisation :

    https://mondegeonumerique.wordpress... du-11-janvier-demmanuel-todd-montraient-tout-autre-chose/‎

    • Le livre de Todd a été copieusement démonté un peu partout par des gens qui ont le mérite de réfléchir un peu.
      D’abord une citique de fond sur la méthode de corrélation
      todd le corrélateur fou
      Critique corroborée par des universitaires qui ont suivi un séminaire de Todd et qui ont été surpris par l’absence de rigueur scientifique et ses concepts hasardeux.
      Plus grave encore : sur le plan d’une nalyse politique, l’explication de Todd ne tient pas pour quiconque a un minimum de culture politique de gauche : A propos du dernier livre d’Emmanuel Todd : les « anti-Charlie » primaires auraient-ils enfin trouvé leur « Taguieff » ?
      La vision d’un participant qui explique simplement pourquoi Todd et les toddolâtres n’ont rien compris aux raisons des participations aux marches : La tentation toddophobe

      Si quelqu’un cite Todd à propos des évènements de janvier on peut se dire qu’on tient un bon guignol.

      • « bon guignol » ! Je vois qu’on parle de moi, ça tombe bien parce que je fais partie des gogos qui ont lu Todd. Le buzz au sujet de sa méthodo me fait penser à celui qui avait sabré les travaux de Séralini avec ses rats cancéreux à force de pop-corn transgénique. Les experts se démontent la face à coups de protocole, d’enquête en double aveugle et d’indice de corrélation, et nous l’humble lecteur, on est sommé de se hisser au niveau des compétiteurs, le temps d’une lecture ou d’un débat, au risque de passer pour un « bon guignol ». Faudrait cependant pas nous prendre pour des truffes : derrière ces paravents scientifiques, se cachent des vraies prises de position politique des intervenants. Todd se la joue humble chercheur en sciences-sociales, dépassé voir surpris par le résultat de ses cartes et graphiques. Franchement, je m’en tamponne ; pour moi, le type règle avant-tout son compte à la clique politicienne qui nous gouverne. Vous sortez de son bouquin les passages qui vous font friser la glotte mais il y en d’autres beaucoup plus lourds de sens sur la prison, l’islamophobie, la désagrégation sociale des banlieues. Au passage, il explique aussi comment la laïcité de 1905 était plus un arrangement avec l’église que son éradication. Je partage pas son tropisme républicain mais il faut lui reconnaître la volonté de « déshystériser » le débat sur l’islam. Son discours c’est quand même qu’on leur foute un peu la paix à ces 5 % de musuls qui peuplent le pays (en rasant souvent les murs). Moi ce type de propos ça me détend d’emblée...

        • Il y a des arguments de fond dans les liens ci-dessus et ailleurs qui montrent quand même :
           × que sa méthode des corrélations statistiques anthropologiques est plus que douteuse scientifiquement

           × que sa position politique est une banale position de droite et son livre a une « conclusion digne du programme du MODEM » avec "tous ces raisonnements “anthropologiques” pour aboutir à des conclusions politiques gaullo-humanistes aussi banales »

          Difficile de considérer ça comme des « détails »...

          Mais si on prend le premier lien de A, il donne une typologie de ceux qui n’ont pas manifesté qui est intéressante : « Il existe une forte corrélation positive et significative du taux de manifestants avec la part que représentent les diplômés de l’enseignement supérieur court ou long dans la population non scolarisée de plus de 15 ans des aires urbaines. »
          et « Enfin la corrélation du taux de manifestants avec le score du Front National aux Européennes de 2014 (source : Observatoire des votes) est inverse et très forte (-0,48). C’est même la plus forte constatée jusqu’à présent. »
          Finalement on peut comparer le propos de Todd à celui d’une responsable du FN qui expliquait que s’il y avait aussi peu de diplômés de l’enseignement supérieur dans les rangs du FN c’était la démonstration irréfutable que l’éducation était endoctrinée par les méchants gauchistes.
          C’est une explication, en y réfléchissant bien on pourrait en avoir une autre...
          Dernier point : c’est quand même drôle de voir que les évènements de janvier ont été utilisés par les non charlie et les anti charlie pour en faire un « débat sur l’islam », ils ont donc fait l’amalgame alors qu’ils étaient les premiers à vouloir refuser l’amalgame.
          Pas la peine de se demander pourquoi...



  • Ce qu’ils n’aiment pas chez Todd, c’est qu’il les met à poil !

    Nos braves gauchistes des « classes moyennes » ne sont que des « catholiques Zombies » qui se sont réfugiés dans une nouvelle religion : le culte de la « République » et de la « Laïcité » !

    Ce qui fonde la Gauche, à savoir l’égalité, a été abandonnée à la liberté d’insulter les croyances des petites gens, et qui plus minoritaires.

    Il révéle aussi que ces « classes moyennes » sont aussi islamophobes qu’elles sont antisémites, même si elles cachent ce dernier point dans un « philosémitisme » de façade, qui ne trompe que ceux qui veulent être trompés...



  • Décidemment, les attentats n’ont pas finis de faire couler de l’encre...
    J’ai pas le sentiments que l’auteur de ce texte tente de nous dire que les journalistes de « charlie hebdo » étaient racistes et que quelque part, c’est bien fait pour eux... . En revanche, il pointe du doigt un caractère du blasphême très français. Charb n’a jamais ignoré qu’il prenait des risques avec les caricatures. L’équipe du charlie était provocatrice, volontairement, et elle était au courant des possibles réactions qui pouvaient en résulter. Peut-être devrions-nous dénoncer le terrorisme plutôt que de tenter d’attribuer un caractère religieux ou racial à ces actes.
    Quand au travail de Todd, n’étant pas en capacité de le critiquer techniquement, je trouve qu’il fait réfléchir sur une catégorie de la gauche « bien pensante » et c’est toujours salvateur que de questionner ce qui semble normal !

    • mercredi 3 juin 2015 à 23h21, par Raphaël Célis

      Dans l’Allemagne nazie, il y avait un journal hebdomadaire antisémite appelé Der Stürmer [http://fr.wikipedia.org/wiki/Der_St...] . Il était dirigé par Julius Streicher, réputé comme l’un des défenseurs les plus virulents de la persécution des Juifs pendant les années 1930.Tout le monde se souvient des caricatures morbides de Der Stürmer sur les Juifs, le peuple qui était alors confronté à une discrimination et à une persécution généralisées. Ses représentations validaient tous les stéréotypes communs sur les Juifs – nez crochu, avarice, avidité
      Imaginons une analogie entre une agression hypothétique contre le journal allemand et l’attaque mortelle du 7 janvier au siège parisien du magazine satirique Charlie Hebdo, qui a causé la mort de 12 personnes, dont son éditeur et ses principaux dessinateurs. Cette agression aurait-elle déclenché un énorme tollé mondial, et la manifestation de millions de personnes défilant dans les rues pour soutenir la liberté de la presse derrière le cri de ralliement « Je suis Der Stürmer » ?
      Tout comme dans ce torchon allemand, ce que les caricatures du Prophète Muhammad [Mahomet] par Charlie Hebdo représentent ne correspond nullement à ce que l’on nomme une satire. Ce ne sont que des insultes proférées sous la forme d’épithètes figuratives qui tournent en dérision les croyances de millions de personnes, à vrai dire celles de la religion qui comprend le plus d’adeptes dans le monde. De surcroît elles ne sont étayées par aucune réflexion un tant soit peu argumentée Si vous les trouvez drôles, alors représenter des Juifs avec des grosses lèvres, un nez crochu et se livrant à d’infâmes escroqueries, est également drôle. Ces caricatures n’ont pour effet que de susciter des sarcasmes à l’égard des musulmans sans aucune distinction. J’ai beaucoup voyagé dans les pays arabes, et ce que j’ai constaté c’est que leurs populations n’aspirent qu’à une seule chose : le droit de vivre ne paix et décemment - ce qui leur est refusé dans la plupart des cas.
      La satire authentique, en revanche, est exercée soit contre nous-mêmes, afin d’amener notre société à réfléchir à deux fois à ses actes et à ses paroles, soit contre des personnes qui jouissent du pouvoir et de privilèges dont ils abusent. Pourquoi Charlie hebdo ne présentent-il pas des caricatures de Netanyahou ou de Salmane Ben Abdel Aziz, plutôt que de railler une communauté qui, en France tout au moins, est désespérée et méprisée, ou de se payer la tête des musulmans d’un grand nombre de pays, voués à la mort, à des sévices indescriptibles et à la déportation en masse, comme c’est le cas en Syrie, en Irak, en Afghanistan et en Palestine ?
      La pornographie politique de Charle hebdo n’est guère différente de celle de Der Stürmer, lorsque leurs rédacteurs prétendent, au nom d’un consensus plus que douteux, qu’il est de bon ton et estimable de dégrader, d’avilir,et d’humilier les membres de communautés déclassées ou menacées. Notons par ailleurs, par souci du contraste et sans justifier sournoisement la peine de mort pour quiconque, que Streicher, le rédacteur en chef de Der Stürmer fut l’un de ceux qui furent accusés et jugés au procès de Nuremberg, après la Seconde Guerre mondiale et qu’il a été pendu pour ses caricatures.Je suis désolé, je suis peut-être politiquement incorrect et je vais certainement choquer un grand nombre d’entre vous, mais je n’ai aucune sympathie pour ce type de journal. Fallait-il pour autant massacrer son personnel ? Bien sûr que non, et je juge ce crime ignoble et odieux, et il est de notre devoir de s’en indigner. Est-ce toutefois une raison suffisante pour assigner à cette gazette un statut héroïque et de l’élever au rang de champion des valeurs républicaines ?
      Certaines personnes soutiendront qu’elles ont le droit de se moquer de tout le monde y compris des plus faibles, voire même des gens désespérés et démunis. La loi ne l’interdit pas, mais l’éthique du journalisme s’y oppose. Car cette façon de pratiquer la raillerie et la provocation, sans aucune retenue, entraîne tout aussi bien les individus les plus xénophobes à commettre des actes de violence contre ceux contre qui elle est dirigée, mes ses auteurs encourent le risques évident de subir la vengeance des plus fanatiques d’entre eux - fussent-ils minoritaires. A mon sens, la manifestation du 11 janvier illustre toutes les contradictions de la perception démagogique que nous sommes enclins de soutenir concernant la liberté de la presse.
      Ce qui me conduit à penser que ce ne sont pas tant les propos de Charlie qui sont à a source de ce carnage, ni même ses attaques envers la religion concernée, mais le caractère grotesque, malveillant et blessant de ses dessins en couverture. Nous ne sommes pas les seuls à les considérer comme tels. La presse anglo-saxonne s’est montrée très sévère à l’égard de ces procédés qui relèvent de la diffamation la plus stupide qui soit - en raison de son caractère indifférencié. Les mêmes journalistes s’en seraient-ils pris aux sionistes les plus agressifs, ils auraient été l’objet d’un procès en bonne et due forme, avec une amende salée à la clef. En réalité, ils savaient très bien qu’ils avaient depuis longtemps outrepassé les limites de ce que l’on nomme « liberté de la presse », et qu’ils jouissaient d’une impunité totale de la part des autorités françaises, dont les convictions ne sont pas si lointaines de celles du FN ou même des partis de droite dans leur ensemble. A la différence du Royaume-Uni, la France a du mal à intégrer les gens en provenance d’une culture différente de la leur (cf. les écrits et les propos télévisés d’Eric Zemmour, qui ont un grand succès dans le public français). De surcroît, son culte de la laïcité vise à l’intolérance et non, comme ses représentants le prétendent, à la liberté de culte. II faudrait encore ajouter que la France, après avoir colonisé les pays arabes, s’en prennent à présent, avec une violence sans précédent, comparable à celle des Etats-Unis, à leurs populations, sous prétexte de les « libérer ». Ceci pour dire que cet engouement subit pour Charlie témoigne d’un climat malsain dans ce pays, en dépit de la feinte sympathie d’autres gouvernements.

      • Excellent exemple du système de l’explication/ excuse dont je parlais plus haut.
        Tellement d’erreurs et d’affirmations gratuites (la « presse anglo saxonne très sévère » c’est totalement faux, les lois d’intégration du Royaume Uni (par exemple sur le traitement des jihadistes) on en parle ou pas ?)que ça ne vaut pas la peine de relever ça s’écroule tout seul.
        Mais pour reprendre le même type d’exemple qu’aurait on dit si dans les années 30 des gens avaient excusé/expliqué et justifié les actions des SA en Allemagne ou des chemises noires en Italie ?
        On aurait dit que c’était des...D’ailleurs il y en a eu pour le faire : on trouve toujours des gens pour justifier des massacres et des crimes fascisants.

        • Alors toi tu gagnes le pompon, personne ici n’a prétendu justifier les attentats. Si tu te regardais bien dans le miroir, tu verrais que tu balances bons nombres d’affirmations gratuites aussi. (Que presque personne ne lira, la vie est bien faite parfois.)
          Et c’est très bien de chercher à expliquer pourquoi des gens font des choses. Beaucoup d’historiens l’ont fait pour les SA et les fascistes. Histoire de pouvoir tenter de l’éviter ensuite...
          M’enfin j’oubliais presque, pour toi c’était juste une sorte d’argument décisif, ça n’attendait pas de réponse.

          Las, las, c’est toi qui t’écroule tout seul mon pauvre ami !

          • Pôv gars..
            Encore un qui n’a pas appris à lire:je cite :

            Dans l’Allemagne nazie, il y avait un journal hebdomadaire antisémite appelé Der Stürmer [http://fr.wikipedia.org/wiki/Der_St...] . Il était dirigé par Julius Streicher, réputé comme l’un des défenseurs les plus virulents de la persécution des Juifs pendant les années 1930.

            Imaginons une analogie entre une agression hypothétique contre le journal allemand et l’attaque mortelle du 7 janvier au siège parisien du magazine satirique Charlie Hebdo, qui a causé la mort de 12 personnes, dont son éditeur et ses principaux dessinateurs. Cette agression aurait-elle déclenché un énorme tollé mondial, et la manifestation de millions de personnes défilant dans les rues pour soutenir la liberté de la presse derrière le cri de ralliement « Je suis Der Stürmer » ?

            Tout comme dans ce torchon allemand, ce que les caricatures du Prophète Muhammad [Mahomet] par Charlie Hebdo représentent ne correspond nullement à ce que l’on nomme une satire. Ce ne sont que des insultes proférées sous la forme d’épithètes figuratives qui tournent en dérision les croyances de millions de personnes, à vrai dire celles de la religion qui comprend le plus d’adeptes dans le monde.

            Puis on nous explique ce que doit être une satire :

            La satire authentique, en revanche, est exercée soit contre nous-mêmes, afin d’amener notre société à réfléchir à deux fois à ses actes et à ses paroles, soit contre des personnes qui jouissent du pouvoir et de privilèges dont ils abusent.

            Arrêtons là tellement c’est gerbant.
            Allez , couché.



  • La tristesse de cette attentat, c’est qu’il a permis à plusieurs pouvoirs de souffler sur les braises de ce qui séparait déjà différentes catégories de personnes.

    Au delà des questions de politiques et des rapports de pouvoir, c’est trop demander de vivre dans un monde où on respecte quelqu’un pour ce qu’il est, sans se focaliser sur son groupe d’appartenance ?
    Je m’en fou que dieu existe ou non, et je trouve ça beau que certains puissent y croire.
    Il y a des commentaires désespérants ici... A force d’utiliser des mots comme « totalitaire » à tout bout de chant, ça ne veut plus rien dire. J’imagine à peine vos tronches derrières vos PC. Genre mec, tu commentes, après tu vas au chiotte d’un air satisfait en mode « ah, le monde va être mieux grâce à ce que je viens de dire maintenant ! » ?!?
    Non mais sérieux, ici on est sur un site internet qui fourni gentillement un espace pour échanger, faudrait peut-être rester modeste et arrêter cinq minutes de se mettre à délirer comme un BHL sous amphét’ ! Personnes ou presque n’a envie de se taper vos pavés indigestes.
    Alors foutez nous la paix avec vos commentaires de monomaniaques et vos analyses de penseurs des toilettes. Il y a plein de choses belles à faire dans la vie, je sais pas quoi. Mais quelle société à la con. Pesez vos mots.

    A 22 ans, j’aimerai quand même, quand je parle avec des filles voilées, rigoler de bon cœur sans m’imaginer en même temps ce qu’elles subissent au quotidien à cause de tout ces penseurs de mes deux.
    Si vous n’aimez pas les autres, restez chez vous à boire du pinard avec un bon CD, personne n’ira vous embêter, pas même des terroristes. Laissez nous l’amour et allez vous faire mettre, c’est aussi une activité plus ludique que de commmenter de cette façon.
    Cordialement.

    • Un anti charlie de base qui fait dans l’image scatologique.
      C’est logique de la part de quelqu’un qui est tombé dans une fosse à purin.

      • Intéressant de voir une mouche du coche si pleine de son bourdonnement qu’elle en a oublié l’essentiel : avoir lu charlie hebdo depuis son retour en 92....

        • Amusant comme les anti-charlie de base, hommes du ressentiment recyclés en comiques troupiers, voudraient maintenant faire croire que la vraie cause de tout serait le contenu de CH et pourquoi pas depuis son retour en 1992 (pour montrer leur soi-disant ouverture d’esprit ils font croire qu’ils préfèraient le CH d’avant 1992, c’est un vieux truc de margoulin du genre « on les a pas toujours détestés »)
          Contenu depuis 1992 qui justifierait, pourquoi pas, l’assassinat des journalistes.
          Karib a mis en lien plus bas une excellente réponse de Zineb au papier de Cyran qui est très juste : rien à ajouter.

          • Donc vous n’avez pas la matière première de l’affaire charlie ( et je ne parlais pas des attentats eux-mêmes, faites plus attention à ce que vos vis-à-vis écrivent )mais vous êtes assuré, semble-t’il, de votre jugement...bien.

            « Contenu depuis 1992 qui justifierait, pourquoi pas, l’assassinat des journalistes »...je vous laisse la responsabilité de cette phrase : votre vision parait si idéologiquement orienté que vous « décelez » chez autrui ce qu’il n’a jamais dit....bigre !

            « voudraient maintenant faire croire que la vraie cause de tout serait le contenu de CH » ...la vraie cause de quoi ? Vous n’allez pas au bout des choses : je remarque que vous semblez bien imprégner, par contre, du storytelling en cours depuis janvier....à part rabaisser ses interlocuteurs, vous avez une analyse à proposer ? Je crains que non...pffff

            • Je suppose que quand vous traitez un interlocuteur de « mouche du coche » c’est pour dialoguer ?
              D’abord on peut douter que les frères Kouachi et A.Coulibaly ou leur commanditaire : Boubaker el-Hakim connaissaient l’historique de CH depuis 1992.
              Ils n’en avaient probablement rien à foutre, ce qui veut dire que cette question sur CH depuis 1992 est hors sujet.
              Ensuite, les anti-charlie de base sont pleins de ressentiment car ils ont été surpris du succès des manifs du 7 au 12 janvier.
              Je n’ai pas la religion de ces manifs mais ce sont des vrais succès et les plus grandes depuis la libération, avec une ambiguité qui les rend malheureusement difficiles à utiliser.
              Je ne cautionne pas la récup faite ensuite mais il est normal que la classe dominante et l’Etat joue son jeu à fond.
              Il y a un autre point : les anti charlie de base ont tenté de se compter : pour le FN c’était à Beauvais et c’était ridicule. Pour d’autres c’était des manifs contre l’islamophobie et c’était ridicule aussi.
              Surtout, surtout, l’absence des prolétaires et de ce qu’on appelle les « jeunes des cités » était flagrante à ces contre-manifs.
              Il y a plusieurs raisons, la principale est qu’ils les prennent pour des guignols, ce qui bien mon avis.

              • Mouche du coche est un qualificatif...plutôt gentil, d’ailleurs...pas une insulte.

                Encore une fois : je ne parle pas des attentats.Cette histoire n’en est pas une...

                Ce que je souhaitais rappeler tient surtout dans le fait que si plusieurs collaborateurs ont quitté le journal, ce n’est pas par hasard ; et je ne parle pas seulement d’Olivier Cyran mais aussi de Delfeil de Ton, de Mona Chollet, de Lefred-Thouron, etc...

                Pour avoir vécu de l’intérieur, les dérives dues au couple Valls-Fourest, et pour l’avoir constaté en tant qu’ancien lecteur de Charlie, il est évident que ce journal n’était plus qu’une coquille vide ou un marchepied pour ambitieux. Il a été rabaissé au niveau d’un fig-mag ou d’un libé et ce n’est pas les pièces rapportées telles que Zyneb, Lançon ou Pelloux, arrivés après le formatage, qui auraient pu changer grand-chose...

                « Ensuite, les anti-charlie de base sont pleins de ressentiment car ils ont été surpris du succès des manifs du 7 au 12 janvier. »---> par contre je ne vois pas en quoi les manifs en question, totalement prévisibles par ailleurs, entraineraient du ressentiment. Pour ma part je n’ai pas d’avis sur l’acte spontané du 7 ; mais la guignolade du 11 : j’avoue que pour achever le storytelling du Valls-Fourest, c’était excellemment bien fait ; je reconnais que je ne pensais pas qu’il y aurait un travestissement, un renversement charliesque de cet acabit : tout ce qui était pourtant l’antithèse de ce journal était dans ce défilé du 11....

                • A part la fin : le ressentiment des anti charlie aujourd’hui est une évidence car ils n’avaient rien prévu du tout, ce qui est dit sur le journal CH a un intérêt(enfin).
                  Mais le CH d’après 1992 qui ne vaudrait pas celui d’avant est un peu un mythe.
                  Il y a une bibliographie fournie de critiques du CH ( aujourd’hui mythifié et idéalisé) d’« avant », des critiques qui avaient plus de profondeur et de force que ce qui a pu être produit ces dernières années (c’était trop facile avec Val ou Fourest).
                  Il est étonnant et révélateur que personne n’y ait fait allusion.
                  En d’autres lieux-ça n’en vaut pas la peine ici- vous auriez pu en lire quelques unes et constater qu’il n’y a pas eu vraiment de rupture car pas mal d’aspects de ce qui était critiqué dans CH existaient déjà en germe avant.
                  L’idée de la rupture de l’« esprit charlie » est assez fausse, surtout chez les dessinateurs, même si « les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leur père » .

                  • Mais je ne parlais pas d’avant 92 ; je parle du changement qui s’est opéré entre sa réapparition en 92 et aujourd’hui....et comme tant d’autres lecteurs et collaborateurs de charlie, je l’ai laissé tomber car devenu insupportable d’idéologies et de prêches de curetons...voilà où se situe ma critique et nulle part ailleurs. Le charlie de Val n’était plus charlie et les lauriers qu’on lui a tressé depuis janvier sont aussi grotesques qu’insultants....(là encore je ne discute pas de l’horreur des assassinats commis...)

                    • On parle bien de la même chose : le contenu de « l’esprit charlie » de CH dans son histoire y compris depuis 1992. D’ailleurs P. Val est une des personnes à l’origine de la relance du journal en 1992.

                      • dimanche 7 juin 2015 à 11h05, par Loup de Nissac

                        Pas avant 1992 et P.Val n’est pas à l’origine de sa relance ; il ne faut pas toujours se fier à wikipédia....

                        • jeudi 18 février 2016 à 12h49, par MBEYA

                          TUYISABE Théon est né le 14 Décembre 1972, d’un père Enseignant, BASENYURWUBATSE Pierre, assassiné en 1972 lors des événements sanglants qui ont endeuillé le Burundi sous le Capitaine Michael MICOMBERO. Sa mère, MUTUNWA Clémence, cultivatrice menait une vie maladive à cause d´incessantes crises d’asthme qu’elle avait depuis la disparition de son marie.
                          Son Grand Père MBEYA Etienne, fils de SEBIDA était un sous chef umurongozi et jouait le rôle de racoleur dans la sensibilisation pour les travaux de construction de la route HONGA reliant BURURI et RUMONGE, deux provinces du sud du BURUNDI.
                          TUYISABE Théon est le dernier enfant dans une fratrie de 6 enfants, trois filles et trois garçons dont un, NDIKUMAZAMBO Ambroise a disparu avec la crise de 1993, déclenchée par le coup d’Etat qui a remporté la vie du président Melchior NDADAYE et ses proches collaborateurs.
                          Après ses études primaires à l’Ecole primaire de GISHISHA, une école sous convention appartenant à l’Eglise Protestante Pentecôte, à l’époque nationalisée par le pouvoir Jean Baptiste BAGAZA, il a vite pris le chemin du séminaire pour devenir prêtre.
                          De 1988 à 1995, il étudiait brillamment au Petit Séminaire de BUTA et s’en est sorti avec un diplôme homologué des humanités générales, section scientifique B. En 1995-1996, TUYISABE Théon était au Grand Séminaire de BURASIRA, une année académique qu’il a du, avec ses collègues, terminé au Grand Séminaire de SONGA à GITEGA suite à une attaque armée qui les a forcé à quitter les localités de BURASIRA.
                          Après cette année de Propédeutique, TUYISABE Théon a poursuivit les études de Philosophie au Grand Séminaire de BUJUMBURA mais au bout de trois années de formation, il a rejoint l’Université du BURUNDI et s’est fait inscrire dans la Faculté des Sciences, en Polytechnique B.
                          Après trois années au Campus MUTANGA, TUYISABE Théon a quitté son pays natal pour continuer les cours de Philosophie à l’Université Nationale du Bénin. En 2002, il obtient son Diplôme de Licence en Philosophie, puis deux années après, celui de Maitrise en Philosophie à la même Université Nationale de Bénin actuellement dénommée Université d’Abomey Calavi.
                          De 2004 à 2006, TUYISABE Théon fréquentait l’Institut Pontificale pour Etudes sur le mariage et la famille et s’en est sorti avec un Diplôme de Master en Sciences du Mariage et de la Famille.
                          En Mai 2007, TUYISABE Théon a rejoint le BURUNDI et s’est vite orienté dans l’enseignement. Depuis Juin 2007, il est professeur permanent à l’Université des Grands Lacs UGL en sigle. Comme charge horaire, il s’occupe des cours de Philosophie, Logique et Argumentation, Ethique Sociale, Ethique et Bonne Gouvernance.
                          TUYISABE Théon intervient aussi dans d’autre Universités du Burundi comme professeur visiteur, entre autre l’Ecole Nationale d’Administration, l’Université Espoir d’Afrique et l’Université Martin Luther King.
                          Depuis 2014, TUYISABE Théon fait parti de la Commission Diocésaine pour la pastorale du Mariage et de la Famille dans le Diocèse de BUJUMBURA. Il est marié et Père de quatre enfants, deux filles et deux garçon.
                          Comme passion, TUYISABE Théon aime regarder les fils d’action. En plus des travaux académiques, il a animé beaucoup de conférences au BURUNDI, à BUKAVU/RDC et dans divers universités. Il est membre fondateur du Collège des Philosophes du Burundi, COPHIBU en Sigle dont il est actuellement Vice-Président.
                          Son domaine d’intervention est la famille, la politique et la philosophie. A travers son blog Famille Africaine, ses idées son disponibles mais aussi à travers d’autres sites internet ou livres disponibles dans la bibliothèque de l’Université des Grands Lacs ou ailleurs. Ces notes de cours sont aussi disponibles en version électronique.

                      • dimanche 7 juin 2015 à 11h22, par Loup de Nissac

                        Je ne parle de charlie hebdo que depuis son retour en 1992, je ne fais aucune référence au charlie d’avant. C’est une autre histoire....

                        P. Val n’est pas une des personnes à l’origine de sa relance. C’est plus compliqué que ça.

                        Quand wikipédia se permet de reprendre les ouvrages de ce triste sire comme référence pour l’origine de charlie, c’est alors qu’un bonne connaissance de l’histoire avec ou sans majuscule est nécessaire pour comprendre....

                        • dimanche 7 juin 2015 à 16h51, par Simon Chalumot

                          Justement, c’est compliqué. Mais j’aimerais comprendre comment ce mec, en un an, de chansonnier de deuxième zone est devenu rédacteur en chef, puis directeur de journal sans aucune expérience sérieuse de journalisme derrière lui. Comment des mecs comme Gébé, ou Cavanna ont ils pu se faire duper par les trémolos de ce guignol. Peut être Cavanna a-t’il été sensible à son discours sur la corrida. Mais c’est un peu court pour lui laisser les clés du camion à ce chauffard qui n’a vu dans CH que l’opportunité de s’assurer une retraite confortable, et la possibilité d’accéder aux cercles parisiens qui comptent quand on veut faire carrière, et qu’on ne se prend pas pour une crotte.

                • N’oublions pas que Val a viré Siné.
                  Sur Val, excellent article de Catherine Sinet dans le dernier Siné Mensuel : Val est obsédé par la tune, prêt à tout pour s’en foutre plein les poches. C’est une ordure. Une perruque, de la poudre et des bas blancs : il serait un parfait intrigant dans un film sur Louis XIV ou ce genre de truc. Une bonne cible pour les entarteurs selon moi. Noël, si tu me lis, je veux bien être des tiens !

                  • dimanche 7 juin 2015 à 16h37, par Simon Chalumot

                    Louis XV ou Louis XVI, plus que Louis XIV... Sous le Roi Soleil, il aurait fini bouffon dans le meilleur des cas...
                    Mais sinon, ça correspond tout à fait au personnage qu’il se construit lui même de manière grotesque et pathétique : un persifleur mondain du 18e. Mais sur le plan intellectuel, il ne suffit pas de singer les philosophes pour leur arriver à la cheville...

                    • Le Val m’inspire la phrase de Napo à Taleylland : « vous êtes de la merde dans un bas de soie »… Il ne l’a peut-être pas dit Napo et les bas de soie étaient peut-être en coton ou filés ou rafistolés, va savoir.
                      En tout cas, ça fait un peu trop de rôles à offrir à ce sagouin qui ne mérite rien même pas du mépris !
                      isatis



  • Que des lecteurs d’Article XI trouvent quelque intérêt à l’abjecte prose raciste des Indigènes de la République - le PIR, le bien nommé - en dit long sur l’état de confusion théorique et d’abaissement moral de ceux qui prétendent encore agir pour l’émancipation humaine.
    Et puis si l’on se réfère au règlement de compte haineux de Cyran, publié, hélas, sur ce site estimable, il serait dommage de ne pas citer en regard la magistrale correction que Zineb el Rhazoui adresse à son auteur. C’est ici :

    http://www.cercledesvolontaires.fr/...

    A propos de ce dernier texte, on peut tout de même se demander pourquoi Zineb a choisi de répondre sur un site fasciste et antisémite, celui du Cercle des Volontaires, qui ne faisait que reprendre le papier d’Article XI. Peut-être n’avait-elle pas remarqué l’antériorité de la publication.

    • en dit long sur l’état de confusion théorique et d’abaissement moral de ceux qui prétendent encore agir pour l’émancipation humaine.

      Tu commences à voir clair, Karib, mais il faut aller jusqu’au bout : ceux là ne veulent surtout pas agir pour l’émancipation humaine, ils veulent du pouvoir pour eux.
      Citation d’Henri Michaux :

      Dans une société de grande civilisation, il est essentiel pour la cruauté, pour la haine et la domination si elles veulent se maintenir, de se camoufler, retrouvant les vertus du mimétisme.
      Le camouflage en leur contraire sera le plus courant. C’est en effet par là, prétendant parler seulement au nom des autres, que le haineux pourra le mieux démoraliser, mater, paralyser. C’est de ce côté que tu devras t’attendre à le rencontrer.

    • dimanche 7 juin 2015 à 12h40, par Loup de Nissac

      Où est la haine d’Olivier Cyran, je vous prie ? Quelles phrases la mettent en exergue ?

      « il serait dommage de ne pas citer en regard la magistrale correction que Zineb el Rhazoui adresse à son auteur » ----> quelle magistrale leçon ? Zineb attribue à Olivier des propos qu’il n’a jamais tenu ; tel que celui-ci :
       × "Olivier, tu pars du postulat que les musulmans, d’Azerbaïdjan, de Bosnie, de Malaisie, d’Egypte ou du Burkina, représentent un tout que l’on peut dénommer « race ». Je cherche encore où Olivier parle de race...

      Magistrale leçon ?! Pour ceux qui ne savent pas lire peut-être....

    • Ce qui m’agace, c’est la systématique juxtaposition d’un « extrême » face à l’autre.
      Pour contredire Olivier Cyran à propos du traitement de l’Islam et des musulmans en France (en l’occurrence au sein de CH), qui mieux qu’une autre personne de CH ayant été victime des pires pratiques dans un pays musulman autoritaire : une monarchie (excusez du peu...) ?

      Évidemment qu’elle va avoir un avis diamétralement opposé, qu’elle aura aussi des arguments à faire valoir.
      Mais je pense pas me tromper en disant qu’on a plutôt le sang chaud chez CH, surtout sur certains sujets ?
      Et ça fait mouche à chaque fois.

      Cdlmt



  • Où est la haine d’Olivier Cyran ? Elle suinte à chaque phrase de son tardif règlement de compte. Et il bombarde là où il aurait fallu argumenter. Quant à Zineb el Rhazoui, elle a mis des guillemets à race. Pour l’adjectif raciste, bien sûr. Mais elle est sûrement animée par la fameuse « haine de soi ». Vous savez, celle dont on gratifie les juifs qui ne sont pas sionistes.
    Décidément, le communautarisme compassionnel a encore de beaux jours devant lui. Et pendant ce temps-là, le capital se porte bien, merci pour lui.

    • dimanche 7 juin 2015 à 16h42, par Simon Chalumot

      Je n’ai senti à aucun moment dans aucun texte de Olivier Cyran de la haine, mais au contraire une profonde humanité, une fidélité sans faille aux principes, et une volonté farouche de placer la politique au centre des relations sociales et de la vie. J’ai lu beaucoup de pamphlets suintant de haine, ils sont nombreux dans l’histoire littéraire et journalistique. Je ne vois pas ce qu’il y a de comparable avec ce qu’a écrit Cyran dans le cadre de ses travaux. Donnez moi un exemple.

    • dimanche 7 juin 2015 à 18h06, par Loup de Nissac

      Faites un effort d’analyse : Quelle phrase ? Quel paragraphe ? Vous êtes bien passé par l’enseignement du français, tout comme moi ; on vous a bien enseigné l’analyse de texte, savoir faire une démonstration...

      Alors prenez la matière première : le Texte ; rejeter en bloc sans aucun exemple ne montre pas que vous avez bien lu le texte.

      Encore une fois : où Olivier Cyran parle de race ? Il parle du racisme du journal, rien de plus...

      Enfin prendre le texte d’une journaliste qui a eu le culot d’importer la propagande du régime syrien à propos de soi-disant « djihadistes du sexe » : franchement, c’est pas sérieux ; elle répond totalement à côté des propos d’Olivier...

      C’est quoi le rapport avec le capital ?



  • Relisez son article. Il est fort bien écrit, M. Cyran a une belle plume, mais elle est haineuse. Méprisante. Injuste. Et je doute fort que le massacre du 7 janvier l’ait fait rentrer sous terre de honte. C’était pourtant sa place.

    • dimanche 7 juin 2015 à 17h13, par Lecteur assidu d’A11

      Dans le sujet de A11 « Eh Fleur, t’as pas cent balles ? C’est pour la presse indé en deuil... »,
      Michel Fiszbin révélait :

      « J’ai pas mal écrit dans CQFD au milieu des années 2000, gratos of course (sous le pseudo de Victor Lehaineux), c’était Olivier Cyran qui faisait office de rédac chef, sur un emploi aidé de Chirac-Raffarin !!! »

      Ce qui pose question...
      On apprend pas mal de trucs sur A11.

    • dimanche 7 juin 2015 à 20h32, par Simon Chalumot

      Le monsieur te demande un exemple !

      Rien qu’une citation, un exemple prouvant qu’effectivement le texte d’Olivier Cyran est haineux. Si il n’ y a pas d’exemple, si ce n’est qu’une impression, l’avis de Karib est nul est non avenu.Toute démonstration repose sur un développement, un argument étayé par un exemple. Sinon moi aussi je peux prétendre plein de trucs issus de mon ressenti, c’est très facile.

      • Oula, c’est qu’il mordrait l’anti-charlie de base.
        Leur sous-formation notoire, prouvée statistiquement, ça les rend haineux et mauvais (à tous les sens du terme).
        Comme il doit maitriser les bases de la rhétorique aussi bien que les corrélations statistiques ce n’est pas la peine de répondre.

    • En revenant aux choses un peu sérieuses : Cyran qui aurait bénéficié d’un emploi aidé par Chirac-Raffarin : est-ce que c’est vrai ou pas ? Quelqu’un pourrait-il infirmer ou confirmer ?

      • dimanche 7 juin 2015 à 21h45, par Loup de Nissac

        Bah, pourquoi faire...?

        Mr. Karib montre l’exemple, il suffit d’affirmer péremptoirement, puis pratiquer le rejet global et indistinct si quelqu’un demande quoi que soit ; surtout ne donner aucun exemple, ni même une bribe d’information....et la question est résolue ! mouarff....

        • Cette question vous semble sans importance ?

        • dimanche 7 juin 2015 à 22h19, par Simon Chalumot

          Ben oui c’est simple la vie. Lis le texte, tu verras il y a plein de haine, Cyran appelle au meurtre, ouais c’est clair ça suinte. C’est pas cool, c’est même un peu antisémite, je l’ai senti tout de suite dès la première phrase...

          Exemple ? Euh....Ben lis le texte tu verras toi même...

          Magnifique le débat ! On ne perd pas son temps sur A11.

          Une honnêteté intellectuelle et une probité qui inspire le respect ! Toutes mes félictations Karib.

        • Parce que s’il était vrai que O. Cyran, membre de CH à la prétendue (car c’est discutable) bonne période 1992-2001 se serait retrouvé rédacteur en chef d’un journal réputé d’« extrême gauche » en bénéficiant d’un emploi aidé par un gouvernement de droite dure (Chirac-Raffarin) vers 2005 ce serait assez important quand même.

          • dimanche 7 juin 2015 à 22h40, par Loup de Nissac

            Ah ben oui, alors ! Haro sur Olivier Cyran, le méchant !

            Parceque du coup, les pro-Ch de base auraient enfin matière à le dénigrer....non pardon, une autre raison de le dénigrer et de jeter le bébé avec l’eau du bain...coool

            • On ne demande pas de faire du cinéma : la question est de savoir si c’est vrai ou pas.
              Je crois connaitre pas mal de gens d’« extrême gauche » et aucun n’accepterait un emploi aidé d’un gouvernement de droite (surtout celui-là).
              Surtout, ils pourraient crever la bouche ouverte, ce gouvernement de droite ne leur proposerait aucun « emploi aidé ».
              Je ne sais pas si cette information est vraie mais elle me semble très bizarre, c’est tout.

              • Ben faudrait savoir aussi : vous m’avez fait remarquer au début que connaitre le passé ne permet pas de comprendre aujourd’hui...que c’était même une façon limite de chercher une excuse/explication...

                Ergo : est-ce une recherche d’excuse/explication pour appuyer l’idée que vous avez du personnage ?

                En s’informant sur la dérive droitière de Val, on en apprend de belles et on comprend mieux les excès auxquels son journal s’est livré : de même que toutes les aides de l’État à charlie hebdo, une chose que les fondateurs du journal n’auraient jamais accepté....

              • Ah bon, accepter un contrat aidé pour bouffer et pour payer son loyer,c’est mal ?

              • « aucun n’accepterait un emploi aidé d’un gouvernement », lâche un peu internet pour observer le concret.
                tous les emplois sont aidés (élevage des salariés, transports, santé, dégrèvements fiscaux et sociaux, etc.) car les entreprises et les capitalistes sont des assistés. et il y’a même des emplois qui sont appelés « emplois aidés » dans le cadre de ce qu’ils appellent la « lutte contre le chômage », il s’agit de financer, par une baisse du coût du salaire, des employeurs potentiels (public, association, voire pme et +) à payer des chômeurs pour les mettre au taff.

                de ce type d’emploi, l’industrie, les services et de nombreuses associations ont bénéficié, sous la droite de droite comme sous la gauche de droite, depuis le plan Barre en 1976. Si il y a des cas où le clientélisme a compté, c’est pour l’essentiel une manière de faire baisser les chiffres dru chômage. ça n’a usuellement rien à voir avec l’attribution d’un marché, d’un budget ou dune subvention, c’est une des modalités d’organisation du salariat. ce n’est pas le gouvernement qui propose à tel ou tel employeur, mais une disposition générale, soumise à des conditions (de statut associatif par exemple, de durée antérieure de chômage des personnes à salarier).

                faut vraiment avoir aucune idée de ce qu’est l’emploi précaire (c’est quoi l’extrême gauche dont tut causes, tous cdi ?) pour croire pouvoir tirer argument de l’occupation d’un emploi aidé (c’est-à-dire mal payé et peu durable).



  • Monsieur le loup de Nissac me somme de lui fournir, in petto, une preuve de ce que j’avance, à savoir que l’article de Cyran sur Charlie Hebdo suait la haine. Désolé, mon bon monsieur, mais je ne vais pas m’amuser à recopier intégralement ledit article. C’est un article à charge, violemment à charge, fort bien écrit, je le redis, mais injuste et haineux. On a la preuve du pudding en le goûtant et celle de l’article en le lisant !

    Quant à reprocher à Cyran d’avoir occupé un emploi aidé « Chirac-Raffarin », là, excusez-moi, mais c’est se moquer du monde. CQFD a utilisé un tel dispositif pour salarier Cyran ? Ils ont bien fait ! C’est de la débrouille bien venue, et tant mieux pour eux. Et je me suis laissé dire que ce genre d’emploi est un peu moins bien payé que celui de PDG de Hachette. Quant au coup « Chirac-Raffarin », c’est tout simplement malhonnête. Ca aurait été mieux « Mitterrand-Cresson » ? Ou « Hollande-Valls » ? On s’en fout. Que la presse alternative utilise des bouts de ficelle pour survivre, il faut avoir le moralisme chevillé à la cervelle pour le lui reprocher.

    • Je ne vous souhaites rien d’autre qu’un peu de méthodologie...c’est trop dur ?

      « Je suis ainsi triplement légitime pour lever la confusion manifeste dont tu fais preuve lorsque tu identifies ceux que tu prétends défendre : la race musulmane. » ----> là on est d’accord : il n’y a pas de guillemets pour race musulmane...donc elle vise à côté de la cible, non ?

      Voyez : c’est pas difficile de chercher un champs lexical ; on apprend ça en secondaire, c’est le b.a. ba d’une lecture attentive.....

      • « Et moi, et moi ? Tu as préféré taire mon nom, alors que ce sont bien mes articles que tu pointes du doigt comme dangereusement « islamophobes », donc, selon toi, forcément racistes. Je me suis franchement demandé pourquoi, et je ne vois que deux options » ---> A la lire, on pourrait se demander pourquoi elle réclame de la sorte qu’on parle d’elle ; elle a peur d’être oubliée ? Veut-elle absolument être adoubée par celui qu’elle critique ? Ce sont des questions qu’on peut se poser devant son insistance....

        On pourrait aussi reprendre votre façon d’argumenter et affirmer péremptoirement que le texte de Zineb El Rhazoui est injuste et haineux : il suffit de le lire......

    • Karib, votre premier paragraphe n’est pas très sérieux. Aucun texte depuis l’invention de l’écriture sue la haine de la première à la dernière ligne. Vous considérez que ce texte est haineux. Soit. Seulement pour avancer cela il faut des arguments, des explications et des preuves. Une phrase rien qu’une, illustrant ce que vous voulez dire, et prouvant que ce texte est haineux. Ce n’est pas très difficile dans un texte, qui selon vous, suinte la haine. Juste une phrase entre guillemet. Après, il va falloir s’entendre sur ce que vous dénommez la haine, et c’est sans doute la raiuson pour laquelle vous fuyez. Mais votre démonstration est nulle et non avenue, car elle ne repose sur aucune preuve. Est ce que c’est clair, ou sera t’on contraint de faire de nouveau des parasites dans votre sonotone. Si c’est un article à charge (ce qui n’implique pas forcément de la haine soit dit en passant) prouvez le. Point à la ligne.

      Le deuxième paragraphe en revanche est tout à fait pertinent et prouve que vous pouvez faire un effort de rigueur. J’aurais même utilisé les mêùmes comparaisons avec tous les gouvernements de droite de Pierre Mauroy à Manuel Valls, constitués en France depuis une trentaine d’années.

    • Si quelqu’un utilise un emploi aidé « Chirac-Raffarin » -et pas quelqu’un d’autre- c’est son problème.
      Il ne s’agit pas de moralisme.
      On peut croire-ça ne mange pas de pain- que c’est « ruser avec le système pour mieux le combattre », on peut aussi croire que c’est un potentiel conflit d’intérêts. Tout dépend de la façon dont on perçoit les choses, et de la confiance ou de la méfiance qu’on a.
      On peut aussi justifier l’opportunisme total et dans ce cas c’est P. Val qui a raison.
      Pour ma part j’ai demandé si c’était vrai, et expliqué pourquoi, à mon avis, ce n’était pas neutre.



  • Pour comprendre aussi comment Charlie Hebdo version 92, a pu, non seulement être relancé en bénéficiant pour ces premiers numéros de la curiosité et de la nostalgie, ainsi qu’un espoir de renaissance de la gauche critique pour un lectorat orphelin de presse alternative à une période ou toute critique sociale même minime et de nature sociale-démocrate à la Suédoise passait pour une nostalgie du goulag ou de la stasi, dans l’immense élan consensuel post automne 89,époque durant laquelle on martelait dans tous les médias que le libéralisme économique et la démocratie étaient forcément cosubstantiels, il faut je pense parler de l’évolution du journal durant sa première année, je dirais même ses six premiers mois. Durant cette période qui court de l’été 92, jusqu’au printemps 93, CH reprend tant par le format, que par le contenu bon nombre de trait du CH d’avant, et conserve très critique, de nature « libertaire », avec une bonne dose d’humour noir. Ceci change en mars 93. On passe de 12 à 16 pages à l’occasion de la déculottée de la droite socialiste aux législatives, et la ligne devient claire. Haro sur Balladur-Pasqua, vivement le retour de la « gauche ». En janvier 94, CH est en pointe pour la grande manif contre la loi Bayrou accusée de financer les curés. Ce sont les premiers signes de déviation du journal vers une feuille républicaniste à la con et moraliste. En 95, c’est la pétition pour l’interdiction du FN. Puis il ne se passe pas 6 mois sans que l’abbé Val lance son lectorat dans des grandes causes de défense de la République. Dans le même temps, le journal devient de plus en plus en plus plat, de plus plus, chiant... ça ronronne, chacun fait sa petit chronique sans passion et le père Val tonne en chaire chaque mercredi pour défendre la République et faire de la retape pour la gauche (entendez le PS). C’est à ce moment là que j’ai arrêté. La suite je l’ai connu par Acrimed, et à aucun moment, je n’ai eu envie de racheter ce journal triste ennuyeux, creux comme un discours de Bayrou, et prêt à toutes les crapuleries pour la gloire étenelle de Baruch Val, puis après le départ de celui ci, pour sa survie dans l’indifférence générale mis à part quelques lycéeens naïfs et quelques vieux croutons qui trouvaient subversifs les radotages de Cabu (dont je ne nie pas l’immense talent, mais le pauvre que je suivais chaque semaine dans le canard était totalement à côté de la plaque et ne faisait plus rire depuis longtemps, juste esquissé un sourire de temps à autre).



  • L’histoire du contrat aidé me semble tout à fait subalterne. Cyran a bénéficié d’un tel contrat pour travailler à CQFD ? La belle affaire ! Aux dernières nouvelles, cet homme a besoin de manger tous les jours, de payer son loyer et d’acheter quelques menus produits nécessaires à la reproduction de sa force de travail. En l’espèce, les appels au bénévolat se révèlent quelque peu insuffisants.

    Pour ce qui est de la haine, après tout, on a le droit d’être haineux. Traiter des gens de racistes, c’est haineux. Ca n’est pas sans haine que je peux déclarer que les sieurs Soral, Dieudonné ou Le Pen sont racistes. Lorsque les thuriféraires de l’Etat d’Israël traitent d’antisémites tous les antisionistes, ils le font haineusement, etc.

    Et lorsque Cyran traite les rédacteurs et dessinateurs de Charlie Hebdo de racistes, il se montre haineux. C’est son droit. Mais ce qui m’importe, c’est qu’il se trompe. Et se montre injuste, rejoignant ainsi la cohorte des aboyeurs islamo-gauchistes qui va du faussaire Tévanian aux canailles racistes des Indigènes de la République en passant par l’inénarrable Edwy Plenel. Je l’ai connu mieux inspiré et c’est toujours avec regret qu’on voit ainsi dériver quelqu’un qu’on avait un temps suivi avec intérêt.

    • Pour ce qui est de la haine, après tout, on a le droit d’être haineux. Traiter des gens de racistes, c’est haineux. Ca n’est pas sans haine que je peux déclarer que les sieurs Soral, Dieudonné ou Le Pen sont racistes. Lorsque les thuriféraires de l’Etat d’Israël traitent d’antisémites tous les antisionistes, ils le font haineusement, etc.

      Karib

      c’est bien ce qu’il me semblait. Tu ne sais pas définir ce qu’est la haine, ou plutôt un discours haineux. Elle se caractérise par une détestation extrème d’une ou plusieurs personnes. Quand je dis détestation extrème, c’est qu’on va jusqu’à leur refuser le statut d’être humain, et qu’on souhaite leur disparition. Lorsqu’on traite quelqu’un de raciste à tort ou à raison, on dénonce un comportement ou un discours haineux. Donc je ne vois pas très bien ce qu’il y a de haineux dans le fait de dénoncer le comportement raciste d’un ou plusieurs individus. On peut trouver le personnage craignos, antipathique, con, tout ce qu’on veut, mais ce ne sera pas de la haine.

      Exemple : Céline écrit en 1937 et 1938 deux pamphlets haineux dans lesquels il écrit des textes haineux ultra violents à l’égard des Juifs. Tellement violents que nous sommes dans l’irrationnel le plus complet. La démarche rationnelle de celui qui dénonce le racisme n’est pas de haïr Céline, mais de démonter rationnellement son discours qui ne tient pas la route. On est tout à fait en droit de penser que les dessins de CH sont racistes, c’est un constat étayé par un travail montrant l’obsession de ce journal pour une image essentialisée de l’Islam et de ses pratiquants. Il n’ y a pas de haine, juste de la colère devant la manipulation faite dans un canard dont le titre renvoie à un imaginaire libertaire se rabaisser dans la fange avec une parfaite bonne conscience de petits bourgeois haineux et méprisants vis à vis de ce qu’ils ne veulent pas connaître. Si tu hais Soral, Dieudonné, et consort, tu rentres dans leur jeu, qui est de créer dans la société, du clivage, de la violence, du ressentiment, de la haine. Tu es un bon petit soldat finalement comme les gribouilleurs de Charlie, tu participes à des guerres stupides pour lesquels ceux qui veulent vraiment construire des alternatives se retrouvent coincés et condamnés à la marginalité.

      Et lorsque Cyran traite les rédacteurs et dessinateurs de Charlie Hebdo de racistes, il se montre haineux. C’est son droit. Mais ce qui m’importe, c’est qu’il se trompe. Et se montre injuste, rejoignant ainsi la cohorte des aboyeurs islamo-gauchistes qui va du faussaire Tévanian aux canailles racistes des Indigènes de la République en passant par l’inénarrable Edwy Plenel. Je l’ai connu mieux inspiré et c’est toujours avec regret qu’on voit ainsi dériver quelqu’un qu’on avait un temps suivi avec intérêt.

      C’est là que tu te trompes. Le travail de Cyran est une enquête qui s’appuie sur des faits avérés. Qu’il y ait chez lui une volonté de règlement de compte, c’est humain après tout. Que son discours soit sans concessions et sans compromis, j’en conviens mais il y a peut-être de bonnes raisons rationnelles à tout cela. En aucun cas il ne s’agit d’une haine délirante contre ses anciens camarades.

      Les Islamo-gauchistes laintenant : te rends tu compte que cette expression n’a absolument aucun sens ??? Quel rapport entre l’idéologie Islamiste et le gauchisme. Dénoncer l’Islamophobie réelle quoiqu’en pensent les penseurs officiels, ne constitue en rien un gloubi-boulga conceptuel comme l’islamo-gauchisme

      En quoi Tévanian, est-il un faussaire des preuves ? Je pense que je peux attendre longtemps.

      Edwy Penel est un opportuniste et un intrigant de longue date, depuis son rôle à la tête du quotidien vespéral des marchés. Ce personnage n’a aucun intérêt si ce n’est celui d’avoir une moustache ce qui nous avance bien.

      C’était ma minute de pédagogie pour les esprits embrumés par l’assiduité mercredique à CH.

    • L’histoire du contrat aidé me semble tout à fait subalterne. Cyran a bénéficié d’un tel contrat pour travailler à CQFD ? La belle affaire ! Aux dernières nouvelles, cet homme a besoin de manger tous les jours, de payer son loyer

      Pas très convaincu.
      sans trop vouloir insister, d’autant plus qu’on ne sait pas si c’est vrai, prenons un exemple lointain : si le subcomandante Marcos avait bénéficié d’un contrat aidé de Vicente Fox, l’argument : « La belle affaire ! Aux dernières nouvelles, le sub a besoin de manger tous les jours, de payer son loyer » passerait-il ?
      Pas vraiment : ça le fait vraiment pas, il y en a au moins un dont on est sûr qu’il n’accepterait jamais.

      • Oh la la ! Mais si t’as à ce point besoin de héros, rejoins le commandant Marcos et prosterne-toi ! Et puis surtout, arrête d’utiliser le net pour faire des commentaires !Tu te sens pas compromis, toi, d’utiliser un outil dont l’énergie est produite par Areva ? Hein ?
        Et pis tu fais comment pour bouffer ? Tu peux peut-être nous donner des idées. Si t’as des plans boulot avec un salaire mensuel où tu te sens PAS DU TOUT compromis, ben donne-les, moi je suis preneuse.

        • Les « chevaliers blancs » qui finissent par faire l’éloge de la compromission, ça m’a toujours fait rire...

          Des millions de gens dans ce pays ne se compromettraient pas pour bosser dans un canard, quel qu’il soit, et vu leur réputation on ne leur proposerait surtout pas un « emploi aidé » pour ça.
          Il y a un point sur lequel on est d’accord : c’est clair qu’on n’a vraiment pas affaire à des héros.

          • mercredi 10 juin 2015 à 14h45, par Paul En Pois

            Pour vous montrer aussi insistant, vous n’avez pas l’air de comprendre ce qu’est un emploi aidé et croire qu’il s’agit d’une compromission.
            Ou alors tous les droits sociaux sont des compromissions… Si c’est ce que vous pensez, vous allez vous faire des tas de copains parmi les chômeurs !

            Le CAE un dispositif destiné aux chômeurs longue durée dans le cadre d’une association. Ce n’est pas un poste octroyé sous une forme de passe-droit politique qui implique une compromission avec un gouvernement ou un autre.
            http://www.emploi.gouv.fr/dispositif/cui-cae
            En ce sens l’expression qui accuse Cyran d’avoir bénéficié d’un « emploi aidé du gouvernement Raffarin » est effectivement malveillante.

            Mais peut-être vous êtes trop jeune pour savoir ce qu’est le chômage longue durée ? Ou trop pur ? Ou trop riche ?

            • mercredi 10 juin 2015 à 15h39, par passant de plus en plus las

              Oui : si on se pose des questions sur le fait que le rédacteur en chef d’un journal « d’extrême gauche » bénéficie d’un emploi aidé du temps des Chirac-Raffarin, c’est forcément l’ensemble des droits sociaux et les millions de chômeurs qu’on insulte.
              C’est la même réponse qu’un ministre donne quand on lui demande pourquoi il bénéficie d’un logement social : il demande ce qu’on a contre les logements sociaux.
              Ensuite votre lien est bizarre :il parle de « secteur non marchand » : la presse écrite n’est pas un secteur non marchand à priori.

              • mercredi 10 juin 2015 à 18h09, par Paul En Pois

                Vous délirez ou quoi ?
                Vous semblez ne rien connaître ni aux droits sociaux ni à la presse indépendante.
                CQFD est un journal de chômeur à la base, où ils ont pu avoir recours à des emplois aidés pour salarier un ou plusieurs journalistes pendant deux ans (le temps du CAE), comme c’est le cas dans de nombreuses associations.
                Que ce soit sous Raffarin, sous Villepin, sous Sarkozy, sous Fillon, sous Ayrad, sous Vals n’a strictement aucun incidence sur le dispositif auquel n’importe quel chômeur a le droit, qu’il travaille dans la presse ou ailleurs.
                En revanche CQFD n’a jamais eu recours à des subventions d’Etat.
                Et pour avoir un peu fréquenté ce journal, il n’y a jamais eu de rédacteur en chef mais un comité de rédaction.
                Renseignez-vous au lieu de déblatérer sur des idées toutes faites.

                • mercredi 10 juin 2015 à 18h41, par passant las

                  Vous êtes très amusant : vous nous expliquez maintenant que la rédaction d’un journal d’extrême gauche relève des droits sociaux. Pourquoi pas ? J’ai déjà répondu ceci :

                  Des millions de gens dans ce pays ne se compromettraient pas pour bosser dans un canard, quel qu’il soit, et vu leur réputation on ne leur proposerait surtout pas un « emploi aidé » pour ça.

                  Ce qui voulait dire, entre autre, que les « emplois aidés » ne les obtient pas qui veut.

                  Mais il y a mieux : quelqu’un plus haut nous expliquait, à charge de CH, avec une farouche fierté :

                  En s’informant sur la dérive droitière de Val, on en apprend de belles et on comprend mieux les excès auxquels son journal s’est livré : de même que toutes les aides de l’État à charlie hebdo, une chose que les fondateurs du journal n’auraient jamais accepté....

                  Et les « emplois aidés » par l’Etat c’est quoi ?
                  Une cotisation versée par des martiens ?

                  Voilà qu’on nous sort le drame social maintenant : ça va durer longtemps ce f...ge de gueule ?

                  • mercredi 10 juin 2015 à 19h51, par Paul En Pois

                    Vous êtes décidément mal comprenant. A croire que vous le faîtes exprès.
                    Je n’insiste pas et je n’interviens sur la polémique CH, mais je rétablis juste ici cette contre-vérité que vous balancez selon laquelle « les « emplois aidés » ne les obtient pas qui veut » (AH bon ?) et qui confirme que vous ne connaissez rien aux droits sociaux.
                    Le dispositif des CAE stipule que toutes les personnes en situation de chômage de longue durée ou au RSA peuvent être bénéficiaires d’emplois aidés.
                    Un journaliste(y compris un journaliste d’extrême gauche) peut être un chômeur de longue durée et en tant que tel bénéficier d’un CAE. Une association (y compris une association qui édite un « journal d’extrême gauche ») peut l’embaucher légalement sous les conditions d’un CAE. Cela ne regarde pas Raffarin mais le Pôle emploi. Qu’est-ce qui vous défrise là dedans ?

                    Toi comprendre ?

                    • mercredi 10 juin 2015 à 20h30, par passant las

                      moi comprendre 3 choses :
                      la première c’est que les principes des anti ch de base sont à géométrie variable : on vantera pour l’un ce qui discréditera un autre etc... tout ça n’est pas sérieux.
                      la deuxième c’est que vous pas comprendre le monde réel : il y a beaucoup de droits sociaux auxquels chacun peut prétendre mais qu’il n’obtiendra jamais.Vous me servez la version officielle sur les droits sociaux : on la connait par coeur.
                      Par ailleurs, vous ne semblez pas savoir, ou comprendre non plus qu’il y a dans ce pays des gens (nombreux) qui, par principe, et tant qu’ils le peuvent refusent de transiger et d’être redevables.Laissez tomber.
                      La troisième c’est qu’on a commencé par nous présenter des « chevaliers blancs » et qu’on nous sert maintenant un mélodrame social(sur lequel je suis très sceptique) : dans cette affaire il n’y a pas plus de « chevalier blanc » que de beurre en broche, on peut le craindre.

                      • mercredi 10 juin 2015 à 20h52, par Paul En Pois

                        Oh faut boire ta tisane papa.
                        Je vous réponds seulement sur le point précis des contrats aidés que vous ne comprenez pas, le reste je m’en cague. J’essaye une dernière fois sans espoir de vous faire comprendre ce qu’est un contrat aidé.
                        C’est l’association ou le service non-marchand (l’employeur si vous préférez) qui fait la demande d’un contrat aidé auprès du Pole emploi local pour permettre l’embauche d’un chômeur sur une durée de deux ans maximum, aux conditions du smig (souvent c’est à trois quart temps soit 800 euros : c’est la fête, hein !).
                        Je ne sers aucune version officielle, c’est juste la réalité sociale la plus prosaïque, la plus banale. Par exemple en France actuellement il y a plus de 400 000 contrats aidés.
                        Vous avez le droit d’une voir une compromission si ça vous fait plaisir.

                        Mais là où vos insinuations sont fausses c’est que vous semblez croire qu’un contrat aidé est le fait du prince, un genre de passe-droit politique. Et dans le cas d’Olivier Cyran, vous imaginez peut-être que Raffarin s’est payé un « journaliste gauchiste » en lui offrant un « contrat aidé » (woah !). J’ai l’impression que vous vous faites un film complètement délirant.
                        Après c’est votre problème, c’est plus le mien.
                        Je décroche…

                        • mercredi 10 juin 2015 à 21h21, par passant plus que las

                          d’abord le film délirant que vous me prêtez est faux : je n’ai fait que demander des explications, d’autant plus qu’on ne sait pas si c’est vrai.
                          Je me place sur un plan, qui vous échappe, qui n’est pas celui des droits sociaux donc votre éclaircissement n’apporte pas grand chose. Mais laissez tomber.
                          Par ailleurs, vous me parlez des 400000 emplois aidés (aux conditions actuelles) pour 3 millions de chômeurs de longue durée qui peuvent y prétendre. Donc 2,6 millions n’en ont pas dans ce beau pays mais c’est une autre histoire.

                          • mercredi 10 juin 2015 à 22h09, par Loup de Nissac

                            Oui oui’ c’est un complot islamo-gauchiste pour empêcher les pauvres de pouvoir crouter dignement et les désespèrer encore ......plouf plouf

                        • mercredi 10 juin 2015 à 21h32, par loup de Nissac

                          Je suis vraiment desole de ne revenir prevenir que maintenant : je confirme passant las ne lis pas vraiment les ecrits de ses interlocuteurs car j’ai du le reprendre à plusieures reprises pour avoir repris de travers mes propos....plutot enquiquinant de devoir repeter pour eviter que le sujet derive.

                          • mercredi 10 juin 2015 à 22h19, par passant las

                            On va être franc : je lis ce que racontent les interlocuteurs et des fois c’est pénible : quand il y en a un qui vient répéter 45 fois sa science sur les contrats aidés en croyant que c’est le fond du problème, et un autre qui vient parler du CH qui n’était plus CH etc... c’est plutôt répétitif à la base.
                            Si cette histoire d’emploi aidé me fait rire c’est à cause du côté chevalier blanc : vous avez écrit vous-mêmes :

                            de même que toutes les aides de l’État à charlie hebdo, une chose que les fondateurs du journal n’auraient jamais accepté....

                            Là dessus on apprend que le chevalier blanc en question aurait lui-même accepté un emploi aidé, c’est à dire une aide de l’Etat.
                            Vous saisissez l’humour de la chose ?
                            Et celui-là il aurait voulu d’un emploi aidé ?
                            POURQUOI ET COMMENT Le Père Peinard s’est bombardé Journaleux
                            Emile Pouget, là d’accord c’est autre chose quand même, amho.

                            • mercredi 10 juin 2015 à 22h35, par Loup de Nissac

                              Vous obligez les autres à se répéter et vous leur reprochez ensuite de se répéter : je vais finir par penser que c’est de la mauvaise foi....ou alors on se fait des poèmes’ histoire de varier : là la précision n’est pas nécessaire. ..

                              • mercredi 10 juin 2015 à 23h03, par Simon Chalumot

                                La jubilation de Passant las à jouer au con, son assiduité forcent le respect. Autant de mauvaise foi et de conneries dispensés dans tant de posts... J’ignore s’il faut en rire ou en pleurer.

                                Mais bon on va le laisser avec ses histoires de chevaliers blancs vivant dans la clandestinité, et vivant de vol, de chasse et de pêche (sans oublier l’impôt révolutionnaire cela va sans dire) pour faire vivre la presse indépendante.

                                Ya du couillon de compétition là

                              • jeudi 11 juin 2015 à 06h05, par passant las

                                Après nous avoir vendu un chevalier blanc qui n’en est pas un, car il accepte piteusement des aides de l’Etat aussi, on nous dit qu’il faut bien qu’il vive car il a un loyer à payer et une famille à nourrir.

                                Ce sont les mêmes qui n’ont pas eu un seul mot de compassion pour une douzaine de journalistes assassinés, et qui en ont même rajouté , sans aucune dignité , sur le prétendu râââcisme de CH.

                                Que de compassion pour les uns et de dureté pour les autres : ça crache sur les morts sans hésitation, sans courage , ça sent tout de suite le haineux règlement de comptes posthume.
                                Tout ça en ressassant l’argument nauséabond que CH n’était plus CH alors que ce journal ne valait pas tripette dès 1992 : désolé pour vous Loup de Nissac, c’est la triste et dure vérité, puisque vous aimez la dureté.

                                La palme de l’abruti de course va quand même à Chalumot (après s’être fait appeler Brian) qui a fait l’apologie d’un livre basé sur des corrélations statistiques pour finir par reconnaitre qu’il n’y comprenait rien aux statistiques.
                                Tout ça c’est du gros niveau, c’est clair, qui ne fait que confirmer les rigoureuses statistiques faites sur la sous-formation des anti-charlie de base.

                                • jeudi 11 juin 2015 à 10h07, par Loup de Nissac

                                  Les poèmes ne vous intéressent pas ? Pourtant essayer de versifier’ c’est plutôt ludique comme exercice si on ne prétend pas faire oeuvre. ...

                                  Sinon’ pour le reste : ah ben ma pov’ Lucette’ z’avez bien raison ! Mais vous savez ’ moi-j’pense que le problème aujourd’hui ’ c’est qu’les gens’ y supportent pu rien....vela vela.....

                                  Ah’ bigre vous zossi vous avez un détecteur à haineux ? Décidément les walking dead semblent friands de ce sentiment comme d’autres de merangeoires bien fraîches.....

                                • jeudi 11 juin 2015 à 10h22, par Loup de Nissac

                                  Allez, In cauda venenum : le journal MInute a été victime de plusieurs attentats ; bizarement je n’ai pas entendu parler de manif de soutient et depuis le temps qu’il en subit, personne ne s’est inquiété pour la liberté d’expression...

                                  Mais je reconnais honteusement que peu me chaut : comme le remarquait Desproges, à part pour allez aux toilettes’ je ne comprends pas vraiment à quoi cela peut être utile.......

                                  • jeudi 11 juin 2015 à 11h12, par passant las

                                    Si vous écriviez de cette façon là des choses pareilles lorsque vous collaboriez à CH, on comprend pourquoi ce journal était si mauvais depuis 1992.

                                    • jeudi 11 juin 2015 à 11h24, par Loup de Nissac

                                      « lorsque vous collaboriez à CH » Mouhahahabababahahahaha !

                                      Vous êtes incroyable et impayable : vous m’aurez au moins apporter un bonne crise de rire.....

                                      • vendredi 12 juin 2015 à 06h56, par passant las

                                        C’est à dire qu’à un moment vous avez employé une phrase mal construite qui laissait penser que...
                                        Mais peu importe, c’était tellement mauvais que vous auriez mérité d’en faire partie, d’autant plus que vous n’arrêtez pas de dire que c’était l’époque bénie de ce journal.

                                        • vendredi 12 juin 2015 à 09h20, par Loup de Nissac

                                          Désolé Mon Seigneur, bien entendu que c’est ma faute : je ne sais pas m’exprimer, ce n’est pas vous qui malentendez...

                                          Allez, je suis joueur : si vous arrivez à me dire où et comment j’ai pu dire que je travaillais chez Charlie Hebdo, je m’engage à vous offrir une caisse de votre whisky préféré ou autre chose. Je la confierai au bureau de poste de votre choix....

                                          Croire que je travaillais chez CH !!! Ah non, c’est fort, c’est réellement très fort : dévier le sens de la conversation jusqu’à s’imaginer que moi, chez CH......

                                          Dites : vous n’êtes pas un bot au moins...?

                                          • vendredi 12 juin 2015 à 09h37, par passant las

                                            ça m’en a coûté car j’ai dû fouiller dans une prose brouillonne et sans intérêt mais bon :
                                            Celui qui en sait long :

                                            Ce que je souhaitais rappeler tient surtout dans le fait que si plusieurs collaborateurs ont quitté le journal, ce n’est pas par hasard

                                            le gars qui en fait partie :

                                            Pour avoir vécu de l’intérieur, les dérives dues au couple Valls-Fourest

                                            je parle du changement qui s’est opéré entre sa réapparition en 92 et aujourd’hui....et comme tant d’autres lecteurs et collaborateurs de charlie, je l’ai laissé tomber

                                            etc...
                                            On est bien dans le flou entretenu du type mytho.
                                            Mais ce n’est pas grave : vous auriez mérité d’être collaborateur en 1992, la bonne époque selon vous : c’était assez mauvais pour ça.

                                            • vendredi 12 juin 2015 à 09h59, par Loup de Nissac

                                              « Pour avoir vécu de l’intérieur, les dérives dues au couple Valls-Fourest, et pour l’avoir constaté en tant qu’ancien lecteur de Charlie, il est évident que ce journal n’était plus qu’une coquille vide ou un marchepied pour ambitieux » ----> je reprends pour vous : les Dérives du couple V-F ont été vécu de l’intérieur [Ici, je reconnais que si on s’y arrête, cela pourrait faire penser à l’intérieur du journal, mais la phrase n’est pas fini].

                                              Par contre j’ai constaté En Tant Que Lecteur Les Effets De Ces Dérives Dues au couple V-f ; et la phrase se termine sur ce qu’est devenu CH : je note d’ailleurs que vous ne contestez plus la mauvaise qualité de ce journal....

                                              Les autres passages sont le simple résultat de votre capacité à surinterpréter les motivations de votre interlocuteur...

                                              Le sens d’une phrase se doit d’être pris de la majuscule à son point final : sinon on en tord le sens....et je comprend mieux maintenant votre mode de compréhension : on garde ce qui colle à ses présupposés et on laisse le reste des propos...encore un manque de rigueur : ne culpabilisez pas pour autant, c’est à la mode qui trotte en nos contrées...

                                              Comme le dirait la dictée magique : « Essaie, encore une fois »

                                              • vendredi 12 juin 2015 à 19h10, par passant las

                                                Vous voulez dire que vous écrivez de façon alambiquée des choses extrêmement simples qui pourraient être écrites en une ligne et demie ?
                                                Je vous crois.

                                                • vendredi 12 juin 2015 à 21h02, par Loup de Nissac

                                                  Ben avouez que ça aurait donné du poids à mes arguments si j’avais dis : « Je suis un ancien collaborateur de CH et de ce fait je suis plus légitime que vous pour en parler »...

                                                  Dire que j’aurais pu m’épargner votre détecteur à haine en faisant cela...pourquoi ne l’ai-je pas fait : heuuu ben le simple fait que je n’ai jamais participé en tant que collaborateur ou autre à CH, ni avant ni après sa réapparition en 92...

                                                  Notez que de mon côté, je ne vous pense pas haineux car je ne vous connais pas et je sais le problème inhérent aux échanges à distance. Il ne me semble pas, pour ma part, que la plupart des gens de ce pays ai pu vivre de quoi nourrir un sentiment aussi violemment destructeur ; destructeur pour celui qui l’éprouve et pour celui qui en est la cible....

                                                  Enfin, je ne pense pas vous révéler un fait extraordinaire en vous disant que le « réel » ne saurait s’accommoder d’une vision binaire ( dans le sens de 2 ) entre « anti-charlie de base » (comment se reconnait celui qui n’es pas de base ?) et « pro-charlie » éventuels...

                                                  Il y a toujours plusieurs niveaux de lectures d’un même phénomène ; la réalité est toujours plus vaste que la conscience que nous en avons...ne vous arrêtez pas à la vôtre....

                                • jeudi 11 juin 2015 à 11h21, par Simon Chalumot

                                  Oui j’aime beaucoup la vie de Brian de Monthy Python, mais je ne me suis jamais appelé Brian...

                                  Pour le reste si vous enleviez vos oeillières et lisiez attentivement les écrits des gens vous diriez moins de bêtises... Mais puisque vous aimez patauger dans vos bourgeoises certitudes (super le coup de l’emploi aidé) et bien pataugez ! Ma foi, vos discours pathétiques me font rire (plus que les dessins des défunts, avec tout le respect que j’ai pour les morts et l’immense talent déjà souligné d’un Cabu, mais peut-être allez vous m’expliquer ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas, puisque vous savez tout)

                                  • vendredi 12 juin 2015 à 07h04, par passant las

                                    Les écrits d’un certain nombre « de gens » ici sont structurés par la bêtise, vous ne voudriez pas que je me farcisse religieusement leur prose débile ?

                                    super le coup de l’emploi aidé

                                    Ce n’est pas moi qu’il faut féliciter, c’est son bénéficiaire.
                                    Que son fan’s club trouve ça formidable ne fait que confirmer son niveau de crédibilité.
                                    Tout le monde ne raisonne pas comme ça sur ce sujet, c’est même le contraire.
                                    C’est comme pour l’« affaire Charlie » si vous voulez : tout le monde ne patauge pas dans l’explication/excuse, ni dans la toddolâtrie.

                                    • vendredi 12 juin 2015 à 14h38, par Simon Chalumot

                                      Avant de dénoncer quelque chose comme étant stupide,il faut peut-être prendre la peine de démontrer à son lecteur en quoi c’est bête, en reprenant le texte, même si on le trouve con, et démontrer que ce qu’il dit n’est pas opératoire (j’ai dit démontrer, pas jouer au con comme vous savez si bien le faire). J’attends aussi vos chiffres concernant les toddolatres (sic) et les anti-charlie de base (re-sic). Il ne faut pas être timide ! le peuple attend comme le Messie les révélations exclusives dûment chiffrée sur cette racaille sous-développée qui ose contredire sa majesté passant las.

                                      Peut-être que là, vous me démontrerez que, à l’insu de mon plein gré, je patauge dans l’explication/excuse et dans la toddolatrie. Mais vous avez du pain sur la planche, je vous préviens !

                                      • vendredi 12 juin 2015 à 16h24, par passant las

                                        C’estle problème quand on ne sait pas lire et qu’on ne comprend rien aux statistiques :

                                        J’attends aussi vos chiffres concernant les toddolatres (sic) et les anti-charlie de base (re-sic). Il ne faut pas être timide !

                                        Ces chiffres ont été donnés depuis le 3 juin et nous sommes le 12, et comme vos neurones ne vous permettent pas de lire les liens, recommençons :
                                        Les statistiques sérieuses sur le sujet sont donc ici (entre autres) : https://mondegeonumerique.wordpress... du-11-janvier-demmanuel-todd-montraient-tout-autre-chose/‎

                                        les seules corrélations nettes sont les suivantes :
                                        « Il existe une forte corrélation positive et significative du taux de manifestants avec la part que représentent les diplômés de l’enseignement supérieur court ou long dans la population non scolarisée de plus de 15 ans des aires urbaines. » et
                                        « Enfin la corrélation du taux de manifestants avec le score du Front National aux Européennes de 2014 (source : Observatoire des votes) est inverse et très forte (-0,48). C’est même la plus forte constatée jusqu’à présent. »
                                        Donc la statistique montre irréfutablement que les anti charlie de base sont sous-formés et dans des zones où on vote beaucoup FN.
                                        Cela ne veut pas du tout dire que c’est de la racaille ou des pauvres : ce sont seulement des ânes.

                                        Pour ce qui concerne la toddolâtrie le seul débat qui aurait un sens sur son livre est celui-ci et je vous repose encore la question :

                                        Que pensez vous des méthodes de corrélation utilisées par Todd : est ce qu’elles tiennent la route, selon vous ?
                                        Si oui, pourquoi ?
                                        Si non, où est le problème ?

                                        • vendredi 12 juin 2015 à 17h39, par Simon Chalumot

                                          Vous êtes Toddolatre sans le savoir alors, mais ça ne m’étonne pas. Tous vos posts témoignent d’une ignorance crasse, et d’une capacité fascinante à répondre à côté avec ce ton hautain que l’on peut parfois prendre comme de l’humour... Mais je doute maintenant que vous ayez assez d’esprit pour cela. Un conseil, lisez le bouquin de Todd, si vos capacités intellectuelles ou cognitives vous le permettent. La façon dont vous maitrisez la langue Française tendrait à montrer que vous le pouvez, mais cette maîtrise est contrebalancée par une incapacité à comprendre ce que dit son interlocuteur, au point de lui faire dire ce qu’il n’a pas dit ; ça s’appelle de la manipulation... Mais je me demande bien qui vous voulez manipuler sur ce site. La seule chose que vous faites, très bien j’en conviens, c’est du trollage de gros blaireau désoeuvré, en refusant absolument toute discussion saine qui ferait avancer le schmilblick, et en évitant de répondre à ce qui est réellement dit et exprimé. Un piètre manipulateur en manque de victime dans la vie réelle, une pauvre vie de peigne cul.

                                          • vendredi 12 juin 2015 à 19h02, par passant las

                                            C’était évident qu’en vous réorientant vers des liens sur l’analyse des méthodes statistiques de corrélations qui sont la clé du livre de Todd et qui sont en lien depuis 9 jours, que vos neurones allaient encore fondre et que le cerveau allait s’ablater.
                                            Vous faites l’apologie d’un livre basé sur des corrélations statistiques auxquelles vous ne pompez visiblement rien, c’est pourquoi vous vous enfuyez dès qu’on s’engage sur ce sujet glissant.
                                            Preuve de plus que la sous formation des anti-charlie de base leur rend impossible une analyse critique de certains livres, ce qui fait d’eux des esclaves.

                                            • vendredi 12 juin 2015 à 19h42, par Simon Chalumot

                                              Le verbe pomper signifie copier non ? auquel cas votre phrase n’a pas de sens. En même temps cet indigeste galimatia n’en a pas. Esclave dites vous ? Vous évoquez votre petit cas personnel non ? Parce que pour défendre une cause aussi dégueulasse et consensuelle que la votre, et de cette manière robotique, en ayant autant de certitudes, m’est avis qu’il faut avoir abdiqué une bonne partie de son libre arbitre et de son jugement. Défendre l’obligation de manifester et de penser d’une certaine façon, et dénoncer l’esclavage de ceux qui refusent de suivre ? Et parler de livres qu’on a pas lu à partir de blogs douteux écrits par des esprits faibles qui n’ont rien compris au livre (la lecture de quelques lignes suffit à s’en persuader)mais mus par le fanatisme.
                                              Je vousd laisse bêler dans votre ignorance satisfaite.

                                              • vendredi 12 juin 2015 à 21h25, par passant las

                                                « ne rien pomper » signifie qu’on n’y comprend rien : googlez l’expression, elle est très souvent utilisée. Vous pourrez au moins comprendre les phrases où elle est employée sous un jour nouveau : elles deviendront beaucoup plus claires pour vous, ça vous changera.

                                                Comme cause dégueulasse, je ne connais pas bien pire que celle de l’explication/excuse de meurtres commis par des religieux totalitaires dans laquelle pataugent les anti-charlie de base.

                                                • vendredi 12 juin 2015 à 21h52, par Simon Chalumot

                                                  ça c’est l’effet de votre imagination et d’une grande perméabilité à la propagande. Vous répétez inlassablement des mensonges en catégorisant de manière fallacieuses les gens en les couvrant d’ignominie. Il faut avoir l’esprit binaire pour considérer tout esprit critique des évènements comme relevant de l’excuse. C’est un travestissement digne d’un pilier de comptoir maugréant contre la culture de l’excuse. En faisant cela, vous mélangez tout, et vous faites un procès d’intention, vous tordez la réalité comme elle vous arrange, vous la caricaturez, et ainsi, vous déligitimez la crédibilité et la moralité de votre interlocuteur. Tous les médias et la classe politique agissent ainsi, et vous misérable petit suiveur, vous vous vautrez dans cette malhonnêteté, sans chercher à comprendre celui qui sent les choses de manière différente, mais en l’assaisonnant d’épithètes disqualifiantes et de jugements définitifs. Qui vous a dit que je n’ai pas été touché par les tueries ? Comment pouvez vous juger, ce que j’ai ressenti ? A quel moment ai je manifesté ma sympathie pour les tueurs ? La réponse est ,jamais, si ce n’est dans votre imagination. Je n’ai pas eu envie de manifester, c’est mon droit, et je ne vois pas pourquoi, par ce choix personnel, quelqu’un aurait le droit de me catégoriser de manière arbitraire, en me prêtant des pensées malveillantes et infamantes que je n’ai jamais eues. J’ai le droit de ne pas aimer Charlie, j’ai le droit de ne pas participer à des manifs, et j’ai le droit de penser qu’il s’agissait d’un moment « totalitaire » de pure hystérie, aussi effrayant que les attentats en eux même. Dire cela ce n’est pas approuver les terroristes. Maisi c’est très confortable de caricaturer les comportements de ceux qui ne vous plaisent pas. Comme tous les grands esprits de janvier, vous avez une vision étrange de la démocratie.

                                                  • vendredi 12 juin 2015 à 22h28, par passant las

                                                    Vous êtes dans l’explication-excuse depuis le début : je cite encore ce qu’un interlocuteur avait écrit dans « la grande essoreuse » à la suite de vos propos :

                                                    vendredi 23 janvier 2015 à 23h37, par H.
                                                    Simon Chalumot

                                                    Je ne comprends pas bien vos vues.

                                                    Vous condamnez à juste titre les crimes de masse du gouvernement israélien, mais vous semblez mollir sur les commandos suicides djihadistes.

                                                    Je ne comprends pas cette façon de voir.

                                                    Les frères Kouachi et A.Coulibaly étaient liès à leur commanditaire : Boubaker el-Hakim.

                                                    Boubaker el-Hakim est celui qui a implanté des commandos djihadistes dans la Tunisie révolutionnaire et qui a commandité les assassinats de deux personnalités de la Gauche Tunisienne :

                                                    × Chokri Belaïd
                                                    × Mohamed Brahmi

                                                    Deux meurtres revendiqués au nom de « DAESH ».

                                                    Le lendemain de l’attentat de « Charlie-Hebdo », le même mouvement « DAESH » annonce l’assassinat en libye de deux journalistes tunisiens Sofiène Chourabi, pionnier du soulèvement contre Ben Ali et Nédhir Ktari.

                                                    En étiez-vous seulement informé ?
                                                    Ne trouvez-vous pas que ces crimes ignobles ont une triste cohérence de fond ?

                                                    Oui, des crimes contre-révolutionnaires.

                                                    Trop de désinvolture, d’idées toutes faites, de confort intellectuel nuit grandement à la santé de la cause que l’on est susceptible de défendre.

                                                    Mais au fait, quel est votre cause, si vous ironisez sur le principe même des « droits de l’homme et du citoyen » ?

                                                    A force de vous perdre dans vos idées , je m’oriente.

                                                    C’est très bien vu.
                                                    Comme vous ne connaissez pas la signification de « contre-révolutionnaire » cela signifie que les attentats commis en janvier , à Paris et en Tunisie, s’inscrivent dans une logique géopolitique globale qui est contre-révolutionnaire, et que c’est ce qui leur donne une cohérence.

                                                    • vendredi 12 juin 2015 à 22h48, par Simon Chalumot

                                                      D’accord ! Merci pour ce précieux renseignement.

                                                      Je vous embrasse très fort.

                                              • vendredi 12 juin 2015 à 21h56, par passant las

                                                Il y a un point sur lequel on vous croit sans peine :

                                                la lecture de quelques lignes suffit à s’en persuader

                                                Le lien étant une étude scientifique très sérieuse sur les corrélations statistiques, quelques lignes ont dû suffire pour vous persuader de ne pas aller plus loin.
                                                On vous avait prévenu : « si vos neurones vous le permettent » : la réponse est non.

                                                • samedi 13 juin 2015 à 11h48, par ibilk

                                                  je me demande comment tu fais pour débattre avec tous ces anti charlie de base, islamo-gauchiste sans neurones,quelles conneries on peut lire ici dès qu’il y a ce genre de sujet, quelle patience !

                      • mercredi 29 juillet 2015 à 14h11, par HN

                        la deuxième c’est que vous pas comprendre le monde réel : il y a beaucoup de droits sociaux auxquels chacun peut prétendre mais qu’il n’obtiendra jamais.

                        En effet, les 400000 bénéficiaires des emplois aidés ont dû réciter plusieurs discours de De Gaulle et passer sous la table tailler une pipe au fonctionnaire de Pôle Emploi...
                        Ce dernier a dû prendre une ITT de plusieurs semaines à cause d’une inflammation de la région pubienne.

    • « Traiter des gens de racistes, c’est haineux. » ---> ah bon !!!????

      Qualifier de raciste quelqu’un en identifiant les propos ou actes spécifiques à cette thématique n’a rien a voir avec la haine : ça s’appelle analyser....

      « Ca n’est pas sans haine que je peux déclarer que les sieurs Soral, Dieudonné ou Le Pen sont racistes » ----> êtes-vous sûr de ce que vous dites ? Ne pouvez-vous observer une situation ou quelqu’un sans ce sentiment ?

      Là, j’avoue que je ne vous comprends pas : personnellement les racistes, tels que les sieurs Soral, Dieudonné ou Le Pen me font plus pitié qu’autre chose. D’autant que seuls ceux qui me sont chers, ont la possibilité de me faire éprouver des sentiments de cette intensité. Les humains que je ne connais pas n’ont pas cette capacité puisque je n’ai pas de lien avec eux.

      Non, vraiment là, y’a un truc qui m’échappe.....plou plouf



  • Monsieur Chalumot, tu es un peu lassant avec tes leçons de vocabulaire, mais enfin, c’est de bonne guerre lorsqu’on polémique. Tu t’accroches à l’adjectif « haineux » que j’ai utilisé pour qualifier l’article de Cyran qui traitait Charlie Hebdo de journal raciste. Que te faut-il, une explication de texte ligne à ligne ? Tout d’abord, le terme haineux ne signifie pas forcément qu’on « refuse à quelqu’un le statut d’être humain et qu’on souhaite sa disparition. » Dans son article, Cyran persifle, ironise, raille, vomit tout ce qu’il a lu ou vu dans ce Charlie où il avait travaillé des années. L’accumulation de ces phrases assassines compose au bout du compte un tableau haineux.

    Reste la comparaison que j’avais moi-même risquée en disant que je pouvais « haïr » les racistes du genre Soral ou Le Pen. L’expression était plutôt malheureuse, j’en conviens tout à fait et n’apportait guère d’argument à mon affirmation. Cela ne fait pas pour autant de moi un « petit soldat qui participe à des guerres stupides », condamnant à la marginalité ceux qui veulent construire des alternatives. Je participe moi-même aux luttes qui te semblent chères et ne condamne personne à la marginalité en combattant le racisme des Le Pen et consorts. Sauf à prétendre que toutes les opinions se valent, ont droit de cité, etc.

    Reste donc notre divergence de fond. Tu estimes que le « travail de Cyran est une enquête qui s’appuie sur des faits avérés. » Je prétends le contraire. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une haine irrationnelle, je dis simplement qu’il se trompe et qu’il l’affirme de manière haineuse. Ou violente. Méprisante. Injurieuse. Assassine, etc.

    Pour autant, et comme beaucoup de lecteurs d’Article XI, j’avais moi aussi cessé de lire Charlie peu après le départ de Cyran, lassé par la cuistrerie imbécile du dénommé Philippe Val. Et aussi, je le reconnais, par un lassant tropisme démocratique et républicain. Le coup de grâce ayant été donné par la crapuleuse éviction de Siné. Mais pas par un soi-disant racisme qui n’existe que dans la tête des « islamo-gauchistes. »

    Terme qui représente notre dernière incompréhension. Je t’accorde qu’il est peu satisfaisant (comme un autre terme à la mode,« l’islamophobie », mais c’est encore une autre histoire.)D’ailleurs, à la lecture de ces gens-là, le terme « gauchiste » semble presque un compliment, tant leur discours essentialiste flirte avec le fascisme le plus classique. A mon sens, par exemple, les Indigènes de la République ne sont qu’un Bloc Identitaire à usage des « musulmans », comme le Bloc Identitaire authentique est à usage des « Français de souche » (dans le langage des Bouteldja et consorts on dit les « souchiens », à entendre, bien sûr, comme « sous-chiens. »)Tout cela donne envie de gerber mais ne semble pas faire frémir certaines narines.

    Quant au faussaire Tévanian, inlassable propagandiste de l’obscurantisme religieux, on le voit dans ses oeuvres ici :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/germ...

    • « Mais pas par un soi-disant racisme qui n’existe que dans la tête des « islamo-gauchistes. »

      Dans un premier temps, je dirais que si tant de personnes, venant d’horizons et sensibilités différents, s’accordent sur un même constat : cela mérite au moins réflexion...

      Par ailleurs si vous ne pouvez reconnaitre le racisme dans cet hebdo, ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas mais que plus probablement vous ne vous êtes pas doté des outils propres à le saisir ; ce n’est pas une tare mais plutôt une « zone aveugle » (tel que dans l’œil humain) qui renvoie à un défaut méthodologique....

    • Bah, je ne suis pas Germaniste, ni spécialiste de Marx, ni même philosophe, donc les querelles de traduction... En revanche, je pense être capable de discerner un discours raciste même enrobé de valeurs républicaines dévoyées. Et je trouve le discours de Tévanian tout à fait intéressant, et je le rejoint sur bien des points. Après s’il a trafiqué des textes, c’est possible, mais ça vision du Marxisme et le rapport de celui ci avec les religions, il n’est pas le seul à l’évoquer

      Philippe Marlière très récemment dans Ballast

      http://www.revue-ballast.fr/philipp...

      Et certains d’hurler avec la meute aux dirigeants du NPA « Relisez Marx ! ». Oui, commencez par le lire pourrait-on répondre à ces ignorants, ainsi que les très belles pages de Gramsci sur les croyances populaires et les religions. En réalité, la tradition marxiste, parce qu’elle est matérialiste, ne pouvait justifier une telle exclusion. À l’inverse des républicains communautariens qui sont idéalistes, les marxistes, bien qu’athées, reconnaissent que « la misère religieuse est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre cette misère réelle ». La religion est donc illusion, mais reflète l’état des rapports de domination au sein de la structure capitaliste. La religion est une consolation pour le prolétariat qui souffre (un « opium »). Stigmatiser les croyances « erronées » d’individus avant d’avoir transformé les structures sociales qui leur donnent vie est un grave contresens et une erreur politique. C’est même une distraction coupable par rapport au vrai combat révolutionnaire. J’ajouterai, dans une perspective plus gramscienne : en quoi les croyances religieuses constitueraient-elles un obstacle rédhibitoire au combat pour le socialisme ? Peut-on être croyant et révolutionnaire ? Évidemment ! Les communistes italiens nous l’ont amplement démontré. L’obsession antireligieuse est donc française ; ce n’est pas la marque d’un radicalisme politique. On la trouve plutôt chez les radicaux-socialistes ou les sociaux-démocrates ; chez ceux qui n’ont aucune intention de renverser le capitalisme.



  • Comme j’en ai marre de tripoter mon clavier et que je ne suis ni germaniste ni spécialistes des traductions de Marx, j’avoue mon incapacité à trancher dans ce débat concernant Tévanian-faussaire. En revanche je me sens en accord avec son discours.

    Sur le même sujet extrait d’une interview de Philippe Marlière sur

    http://www.revue-ballast.fr/philipp...

    Chez certains, il demeure une forme d’arrogance à l’égard des croyances et des croyants. Ce vieux réflexe antireligieux fut réactivé lors de la « disqualification » par le NPA de la candidate Ilham Moussaïd en 2010 parce qu’elle portait un hijab. Pourtant Moussaïd se présentait comme laïque, féministe et révolutionnaire. Ce n’était pas suffisant pour les laïcs communautariens de gauche qui savaient ce qui était bon pour la jeune femme, et qui avaient entrepris de l’émanciper contre son gré ! Résultat : son éviction de la liste NPA à Avignon l’a poussée à démissionner du parti et avec elle des centaines de jeunes militants des banlieues qui avaient adhéré au NPA en croyant rejoindre un parti pluraliste. Je me souviens que cet incident avait causé consternation et incompréhension au sein de la gauche radicale européenne. Il y avait même un aspect comique à cette histoire sordide. De tous les côtés de l’échiquier, l’hystérie foulardière s’était abattue sur la candidate ; une espèce d’union nationale anti-foulard. Et certains d’hurler avec la meute aux dirigeants du NPA « Relisez Marx ! ». Oui, commencez par le lire pourrait-on répondre à ces ignorants, ainsi que les très belles pages de Gramsci sur les croyances populaires et les religions. En réalité, la tradition marxiste, parce qu’elle est matérialiste, ne pouvait justifier une telle exclusion. À l’inverse des républicains communautariens qui sont idéalistes, les marxistes, bien qu’athées, reconnaissent que « la misère religieuse est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre cette misère réelle ». La religion est donc illusion, mais reflète l’état des rapports de domination au sein de la structure capitaliste. La religion est une consolation pour le prolétariat qui souffre (un « opium »). Stigmatiser les croyances « erronées » d’individus avant d’avoir transformé les structures sociales qui leur donnent vie est un grave contresens et une erreur politique. C’est même une distraction coupable par rapport au vrai combat révolutionnaire. J’ajouterai, dans une perspective plus gramscienne : en quoi les croyances religieuses constitueraient-elles un obstacle rédhibitoire au combat pour le socialisme ? Peut-on être croyant et révolutionnaire ? Évidemment ! Les communistes italiens nous l’ont amplement démontré. L’obsession antireligieuse est donc française ; ce n’est pas la marque d’un radicalisme politique. On la trouve plutôt chez les radicaux-socialistes ou les sociaux-démocrates ; chez ceux qui n’ont aucune intention de renverser le capitalisme.



  • Dire, comme le fait Cyran, que Charlie Hebdo est un journal raciste est odieux. On retrouve là le très vieux procédé qui consiste à disqualifier l’autre en le traînant dans la boue. Les staliniens l’ont abondamment utilisé : le blasphémateur qui dès les années vingt et trente avait le malheur de dénoncer les massacres en URSS, les camps de concentration, le règne de la police, voire tout simplement d’émettre des doutes sur l’officielle vérité soviétique, etc. était immédiatement traité d’espion du Mikado ou de Hitler, de hyène dactylographe, d’ennemi du peuple, de fasciste, de nazi, etc. On retrouve cette même attitude chez les sionistes : quiconque critique la politique israélienne est d’emblée qualifié d’antisémite, quant au fou furieux qui ose remettre en cause l’existence même de cet état colonial, il est aussitôt traité de pourvoyeur de chambres à gaz, et si en plus il a le mauvais goût d’être juif, on évoque avec commisération la « haine de soi. »
    Le procédé a beau avoir été usé jusqu’à la corde, il sert encore. Et c’est ainsi, mesdames et messieurs, que Charlie Hebdo est raciste.
    Peu importe que malgré les zigs zags éditoriaux ils soient demeurés du début à la fin dans le camp de l’antiracisme et de l’humanisme (avec toutes les limites que cela peut comporter), peu importe qu’ils aient hurlé dans l’oreille des sourds que non, ils ne méprisaient ni les Arabes ni les musulmans mais détestaient cordialement les intégristes, tous les intégristes, et réclamaient le droit universel à la satire, y compris de « mauvais goût ».
    Charb, dans son petit pamphlet posthume s’en est très bien expliqué. Sa lecture est vivement conseillée à ceux qui persistent à confondre Charlie Hebdo et Je suis partout. Ca s’appelle « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes. » Et puis, bien sûr, la cinglante réponse de Zineb el Rhazoui, déjà citée.
    On peut certainement reprocher beaucoup de choses à Charlie Hebdo, mais pas d’être un journal raciste.

    • Vous êtes désespérant : non seulement vous vous contredisez mais vous avez, semble-t’il, choisi purement et simplement que vous aviez raison et les autres tort et pi c’est tout ; pas de discussion puisque pas d’argumentaire puisque pas d’analyse....

      Alors bon...continuez d’aboyer que vous avez raison puisque telle, semble être,votre vision d’une discussion...pffffffff

    • Bon, on avance : tu ne trouves plus l’article de Cyran « haineux » mais simplement « odieux ».

      La (légère)différence entre Cyran et les procès staliniens, en dehors du fait que Cyran écrivait dans un journal encore moins lu que Charlie Hebdo, c’est qu’il ne se contente pas d’affirmer, il publie une bonne série de dessins gerbants. Et non, les dessins n’ont pas été modifiés pour les faire paraître racistes.

      La « réponse cinglante » de Zineb El Rhazoui... je ne vois pas très bien ce qu’elle a de cinglant, ou même de pertinent. Je n’ai vu que deux « arguments », ressassés sur plusieurs pages :
       × c’est même pas vrai ;
       × tu parles même pas de moi.
      Moi ça me semble un peu court, mais chacun ses goûts, hein...

      Dommage que pour arriver à discuter sur ce fil, il faille se taper 500 commentaires pénibles et prétentieux du dénommé passant las !

      • Toujours aussi prétentiard le jch, c’était perceptible dès le début:réponse à jch

        Ce site se reconnait facilement au ton prétentiard de certaines réponses-qu’il faut prendre pour ce qu’elles valent-

        maintenant il revient en disant :

        Bon, on avance : tu ne trouves plus l’article de Cyran « haineux » mais simplement « odieux »

        ce qui veut dire que quand on fait un pas dans sa direction, l’anti charlie de base (sous formé , c’est prouvé par la science) considère qu’on se rapproche de la lumière : si c’est pas prétentiard, ça.



  • c’est vrai qu’un dessin d’arabe, oh, pardon, d’intégriste, en train d’enculer une chèvre, c’est pas un dessin raciste... c’est résolument une expression visiblement humaniste et anti-raciste....

    Rompez !



  • Comme chaque antisémite a son copain juif, moi je n’ai pas qu’un mais plusieurs copains arabes, notamment algériens. Forcément, ancien lecteur d’un journal raciste, je ne pouvais que cultiver ce genre de relations alibi.

    Eh bien figurez-vous qu’à l’époque où je cessais de lire Charlie pour son philippevalisme envahissant et ses lassantes litanies républicaines de gauche, mon ami Kader, lui, ne comprenait pas ma désaffection et se marrait bien de ce genre de dessins (pas tous très fins, reconnaissons-le.) Lui, les références pédantes à Spinoza, il s’en tapait le coquillard, mais le fait de cogner sur les barbus, les mosquées, le hidjab et cie, il adorait.
    Remarquez, c’était un fort mauvais musulman : il évitait de rentrer en Algérie pour la période du ramadan, car il ne pouvait fumer en présence de son frère aîné et devait renoncer à ses whiskys quotidiens. Idem pour sa bande de potes oranais qui en rajoutaient dans la provocation charliehebdoesque en ce mois béni où il faut se serrer la ceinture du lever au coucher du soleil. Et donc, il adorait Charlie Hebdo, qu’il laissait bien en vue au boulot, au moment de la pause, histoire d’emmerder le magasinier bigot. Or c’était justement l’époque culminante du valisme triomphant. Complètement masochistes ces Algériens-là. Et sûrement animés par la haine de soi.

    • aucun rapport, et rien à voir....

      Rompez !

    • « Et donc, il adorait Charlie Hebdo, qu’il laissait bien en vue au boulot, au moment de la pause, histoire d’emmerder le magasinier bigot. »

      Sauf que faire une généralité d’un cas particulier ne parait pas pertinent.
      En mars de l’an dernier et en Algérie j’ai conversé avec mes potes -des jeunes gens croyants pas bigots pour planter le décor à minima- ils sont remontés comme des coucous suisses contre les « barbus » et leurs parents (de mon âge) aussi. Il ont bien du mal à comprendre qu’un dessin de bigot se faisant enculer par une chèvre (ou le contraire je n’ai pas d’expérience en la matière) soit un coup de crayon signifiant autre chose que au mieux du mépris.
      x
      Ils admettent très bien la liberté d’expression et les outrances de la caricature qu’ils aimeraient voir fleurir chez eux mais sont choqués que leur religion soit la seule identité qu’on leur concède de l’autre côté de la Méditerranée et qu’elle soit réduite à deux-trois traits hâtifs et les plus faciles à dézinguer en dessin.
      x
      Ils me savent athée, nous avons des disputes passionnantes et enflammées qui font la joie de nos douces soirées ; moi au rosé et eux au jus de fruit :-))
      x
      Evoquer, comme je le fais à l’instant en contre du vôtre, un cas particulier n’est pas signifiant… enfin il semble.



  • Bien sûr, un cas particulier n’a pas de valeur statistique : tout le monde connaît un grand-père qui a fumé son paquet de Gauloises quotidien jusqu’à 90 ans, n’empêche que statistiquement, il est démontré que le tabac provoque le cancer. On est bien d’accord. Il s’agissait simplement pour moi de désamorcer cet équivalent pavlovien : les musulmans (ou les Arabes) se sentent insultés par Charlie Hebdo. Eh bien non, pas tous ! Il y en a aussi, comme mes amis, qui sont sensibles au deuxième degré et ont bien compris le sens de la charge. Quant au fait que seule la religion musulmane soit la cible de Charlie, vous savez bien que c’est faux : je ne vais pas faire la liste des positions acrobatiques de la Vierge Marie au cours de ses ébats, ni des bites flamboyantes de Dieu le père, de son fils et du Saint-Esprit qu’on trouve dans ce journal, mais Hara Kiri puis Charlie Hebdo s’en sont fait une spécialité depuis cinquante ans.

    • Pourquoi poursuivre et à quoi bon argumenter ? Face à vous, des chiens de Pavlov, même si leur pseudo est Loup.

    • vendredi 12 juin 2015 à 19h00, par Simon Chalumot

      Et donc, ceux qui se sentent insultés manquent d’humour et n’ont pas de second degré ? Je peux te citer aussi des exemples personnels de personnes absolument pas intégristes ni sympathisantes des barbus qui se sont senties insultées. Et moi même, je ne suis pas Musulman, et les publications de Charlie m’ont semblées lourdes. Mais peut-être que l’on va m’expliquer que je manque de finesse et de subtilité, et on va me faire un cours pour me définir ce qui est drôle, et quand je dois rire... Je pense que dans les ministères, on doit oeuvrer en ce sens, en particulier à l’éducation nationale. Il faut que les élèves sachent quand ils doivent rire, et quand ils doivent se retenir, je pense que c’est la priorité pour sauver la civilisation contre les bougn... euh les intégristes qui menacent la République et ses valeurs (la jupe ras la foune garante de la démocratie)

    • Un bon arabe c’est un arabe mort, euh, non, un bon arabe c’est un amateur de whisky, sinon y a que des bicots, euh, s’cuzez, non, des bigots...!
      Pouvez pas imaginer qu’il y a des arabes amateurs de whisky et qui aiment aussi faire Ramadan ? que beaucoup sont de très fins cultivés, qui aiment et le rock, le jazz et Oum Koulthoum ?!?
      et dont l’humour subtil, sensibles au second degré, les font quand même gerber à la lecture de Charlie Hebdo ???
      Il y a visiblement de nombreuses variantes au « pas de ça chez nous » ! :
      pour s’intégrer faut aimer le whisky, manger du cochon, et si jamais une mosquée (pouah !) doit se construire, vaudrait mieux qu’elle ressemble à une fermette normande !...

      • vendredi 12 juin 2015 à 20h42, par Simon Chalumot

        Oulah malheureux si vous introduisez de la nuance y en a qui vont être perdus ! Voyons, s’ils n’aiment pas les dessins de Charlie, c’est parce qu’ils sont un peu bêtas,manipulés par les imams, sympathisants du Djihad !... ils ne sont pas perméables à l’esprit Voltairien de ce journal, ils n’en ont pas la capacité. Pourquoi vouloir compliquer les choses, les caricatures blessantes, essentiallisantes et réductrices, voilà la libre pensée,voilà les droits de l’homme (blanc et au compte en banque bien provisionné), la France phare de la démocratie. Si on est pas avec nous, on est contre nous ! M’enfin !

        • Salut,

          Je suis toujours un peu chagriné de voir l’humanité de Chalumot allumer l’humanité de Karib et vice et versa...

          Mais le bonheur de la polémique est le plus fort ! Et le Passant Las m’a bien fait sourire, l’échange de tartes ça vivifie.

          Les sujets les plus chauds sont toujours les plus commentés, on va encore se foutre sur la gueule pendant longtemps, c’est rassurant.

        • Oui c’est ça aussi Machin et Chalumot :-)) J’en connais quelques uns qui se débrouillent pour passer le ramadan (qui commence aujourd’hui d’ailleurs) en France histoire de rester athées. Ce qui est très choquant, c’est qu’on les ramène forcément à leur religion comme seule identité. Lorsqu’ils rencontrent de nouvelles personnes chez nous, les premières questions qui leur sont posées sont au sujet des « barbus » pas sur leur culture, la musique, Timgad ou je sais pas quoi d’autre… au pire leur métier… enfin j’sais pas moi… des trucs pas focalisés par les trouilles du péquin moyen qui fantasme sur des hordes barbares envahissantes imaginaires.



  • C’est peu dire que la gauche dite « républicaine » me gonfle. Pas tout à fait autant que les intégristes religieux, mais presque. Pourtant, il se trouve que certains de ses membres proposent parfois des réflexions intéressantes. Et si l’on passe par dessus certains vocables qui prêtent à sourire, comme celui de « république » (encore faut-il savoir pourquoi on le critique, car c’est souvent, de façon implicite,pour lui opposer le féodalisme et le règne de la religion)alors on ne peut que souscrire à la critique raisonnée qui est faite de l’impasse communautariste. Je mets le texte intégral ci-dessous, mais on peut le retrouver sur le site de la gôôche républicaine, Respublica, ici :
    http://www.gaucherepublicaine.org/r...

    Quelle intégration pour sortir de l’impasse communautariste ?
    jeudi 18 juin 2015
    Par Pierre Hayat
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    L’emprise conjointe qu’exercent les idéologies communautariste et nationaliste sur la société française, est aujourd’hui un enjeu politique. Ces deux idéologies qui prétendent se combattre, se rejoignent par leur autoritarisme, leur enfermement identitaire et leur haine de la République. Et pourtant, une partie de la gauche et de l’extrême gauche évite de contrer le communautarisme. Mais il ne suffit pas de répéter que l’intégration serait la réponse au communautarisme. Encore faut-il saisir les raisons de la force du communautarisme et vouloir reconstruire une intégration qui ne peut plus opérer selon les mêmes schémas qu’au siècle dernier.
    La régression communautariste

    Le communautarisme n’est pas la simple reconnaissance de l’existence objective de communautés. Une communauté forme un milieu collectif auquel appartiennent des individus et dans lequel ils se reconnaissent. Elle implique une interaction autour d’une caractéristique commune. De dimension variable, la communauté suppose une réalité sociale plus ou moins stable et cohérente. Elle permet de désigner aussi bien une entreprise qu’un groupement religieux, une école, un club ou une profession. Le terme « communautarisme », en revanche, contient une revendication systématique. La communauté constitue alors pour les individus un lien englobant, au risque de devenir exclusif de tout autre. La communauté communautariste s’enferme en elle-même et isole l’individu du reste de la société. Sa forme extrême est la secte, société close sur elle-même avec ses codes, ses lois et ses systèmes de domination inflexibles. Le principe du communautarisme est le différentialisme, c’est-à-dire la différence affichée comme une valeur absolue. Mais son coup de force majeur est sa prétention proprement politique de faire valider par l’ensemble de la société son propre différentialisme. Le communautarisme ne réclame pas seulement le droit d’être différent : il revendique des droits différents, en l’occurrence des privilèges. Il s’oppose donc politiquement à l’égalité républicaine. Et s’il n’exclut pas toujours le libre arbitre de ses membres, il se réfère d’abord à une croyance, une tradition et une hiérarchie, qu’elles soient de nature tribale, ethnique ou religieuse. De là vient sa détestation du rationalisme critique. Créateur d’un identitaire collectif puissant, le communautarisme est d’abord une idéologie politique antirépublicaine, dont l’esprit de fraternité ne s’étend pas au-delà du groupe d’appartenance.

    Si on se place dans la perspective émancipatrice de plus de liberté et plus d’égalité pour tous, la nocivité du communautarisme apparaît clairement. Le communautarisme s’oppose à l’émancipation de l’individu en l’enfermant dans un particularisme identitaire. La régression communautariste est potentiellement totalitaire en réduisant au maximum l’espace privé de la conscience de l’individu au bénéfice du milieu communautaire omniprésent, homogène et figé. Mais le communautarisme fait également obstacle à l’émancipation collective, par son mode de fonctionnement interne, la communauté communautariste se présentant rarement comme transformable par ses membres, qu’elle considère comme naturellement assujettis. Et surtout, il tend à transférer cette vision du lien social et de l’autorité à l’ensemble de la société, barrant ainsi la route à un libre rassemblement citoyen tourné vers l’avenir. Les communautaristes savent créer des malentendus et des divisions. Après les attentats de janvier, ils ont invoqué l’existence d’une demande pressante adressée aux musulmans de condamner, comme musulmans, les attentats de janvier 2015. Ils ont alors décelé dans cette injonction une suspicion insultante à leur encontre. Mais les laïques appelaient à une mobilisation de tous les citoyens contre le fanatisme religieux, non une condamnation catholique, bouddhiste ou musulmane. Le communautarisme détourne de tout projet démocratique et d’une expression simplement citoyenne, libre de toute appartenance communautaire. Au mieux, il enferme dans une impasse ; au pire, il entraine à la guerre ethnico-religieuse.

    Toutefois, pour combattre efficacement le communautarisme, il ne suffit pas d’en cerner la nature et la nocivité ; il faut aussi comprendre en quoi il est une mauvaise réponse à de véritables problèmes. L’individualisme des sociétés modernes est une cause possible du communautarisme. Alors que l’individualisme isole et abandonne chacun à son sort, la communauté communautariste créé des solidarités et donne des repères. Une seconde cause de la force du communautarisme est l’abstraction d’une citoyenneté désincarnée. Au libéralisme politique mensonger, le communautarisme a beau jeu d’opposer le concret des solidarités affectives et des traditions. Une troisième cause, aujourd’hui décisive, est la dégradation des liens sociaux provoquée par le l’ultralibéralisme et la mondialisation capitaliste qui a mené à un chômage de masse, défait des solidarités et désintégré les espaces collectifs. Dans un tel contexte, le communautarisme et le nationalisme se présentent l’un et l’autre comme des secours et des recours. C’est en partant de cette réalité qu’il convient de réfléchir à la réponse que peut fournir l’intégration.
    L’intégration par la transformation de la société

    Nous sommes accoutumés à concevoir l’intégration sous l’angle de l’universalité républicaine de l’égalité des droits. Ce modèle classique consiste principalement à œuvrer pour que l’immigré puisse trouver sa place dans la République, à égalité citoyenne avec tous les Français d’origine, qu’il puisse se reconnaître et être reconnu dans la société dans laquelle il vit et travaille. Ce modèle a fonctionné au temps des Trente Glorieuses. Il ne fit pas disparaître la lutte des classes, mais le mouvement ouvrier se l’était approprié à travers l’idée que les travailleurs français et les travailleurs immigrés avaient un même combat puisqu’ils avaient un même patron. Dans les années 60-70, la jeunesse bourgeoise pouvait même s’offrir le luxe de refuser un temps « l’intégration au système » en retardant le moment où on deviendra cadre d’entreprise. Cependant, dans ces mêmes années, on s’inquiétait déjà d’un défaut d’intégration de « bandes de jeunes » des quartiers déshérités, qui ne se reconnaissaient pas dans les institutions existantes, préférant des modes exclusifs de reconnaissance, d’identification et de solidarité.

    Aujourd’hui, les « désintégrations » affectent des millions de personnes nées en France qui sont atteintes par le chômage, la précarité et les relégations. L’enjeu présent est la transformation d’une société qui n’intègre plus qu’une fraction de ses membres, qu’ils soient nés en France depuis plusieurs générations ou qu’ils soient nés hors de France. L’intégration doit donc être repensée. Le 11 janvier a confirmé que la France disposait d’une immense réserve de fraternité républicaine et d’opposition au fanatisme religieux. Mais les plus écrasés par la mondialisation capitaliste sont souvent aussi les plus méfiants à l’égard de la laïcité républicaine, au point d’être gagnés par les deux identitaires communautariste et nationaliste. La tâche présente est la reconstruction de l’intégration par l’invention d’un avenir commun : d’un commun non communautariste, c’est-à-dire universalisable, ouvert à tous et partageable par tous. On vise une intégration républicaine par l’école mais aussi par l’éducation populaire, la vie associative, les syndicats, les forces politiques de gauche, et les pratiques d’interventions civiques dans les villes et les quartiers, pour que la politique réapparaisse comme l’affaire du peuple, non comme un marché où l’offre répond rarement aux demandes.

    Cette reconstruction peut s’appuyer sur les fondamentaux de l’intégration elle-même. Car l’intégration définie comme l’incorporation d’un élément extérieur à un groupe, est le sens dérivé de l’intégration fondatrice, qui définit la capacité d’un groupe social à rassembler la grande majorité de ses membres de manière solidaire. C’est précisément de cela dont il est d’abord question aujourd’hui, dans une société qui tend à cliver et à accroître les inégalités. L’intégration doit aujourd’hui viser la transformation d’une société pour qu’elle devienne intégratrice. Cela concerne la façon de considérer l’individu intégré, comme un citoyen engagé et un militant responsable, non comme une victime, ou un assisté. Dans cette perspective, l’individu intégré est celui qui parvient à tisser plusieurs liens sociaux en même temps : civiques, familiaux, professionnels, associatifs… Le communautarisme ne veut pas d’un individu libre et complexe, pas plus d’ailleurs que le capitalisme contemporain, qui veut un individu précaire et flexible, à disposition du patronat. Cette intégration émancipatrice serait facilitée par une baisse sensible du chômage et un Etat ferment de cohésion sociale. Dans cette attente, il s’agit de construire cette intégration par le bas et dans les luttes contre les dévalorisations sociales et pour la réévaluation du travail. On lutte pour l’intégration républicaine en luttant contre l’exploitation capitaliste et pour l’émancipation de tous.



  • Maintenant je veux la même acuité critique sur la une d’extrême droite du journal « la décroissance » qui met Judith Butler et Steve Jobs sur le même plan, je veux la même dureté quand vos copains de ce même canard invite Aldo Naouri dans ses colonnes pour tenir le style de propos sur la famille que Zemmour and co tiendraient.

    Allez prouvez que vous êtes différents de charlie, vous en avez une belle occasion.



  • jeudi 2 juillet 2015 à 11h59, par Laurent Fournier

    Le tres grand nombre d’approximations et de confusions de cet article, pointees du doigt par plusieurs lecteurs, vient pour moi essentiellement de son parti-pris d’ignorer totalement le contexte geo-politique des attentats terroristes de janvier.

    Tenter d’expliquer un acte terroriste en ne considerant que la victime est une operation assez osee, quoique interessante dans la mesure ou le terrorisme instrumentalise la victime, et donc mettre la victime au centre peut etre le contre-pied, peut deconstruire le discours terroriste. Mais alors il ne faut pas faire les choses a moitie, et surtout ne pas se contenter de prendre pour argent comptant l’ecume politiquement correcte des media. Tant qu’a deconstruire, il faut le faire totalement, sinon on ne fait que renforcer le discours terroriste. Ce n’est pas facile d’ecrire comme Kafka.

    Comme mesure de base d’hygiene mentale, je recommande la lecture de Panamza, l’un des rares media a travailler serieusement a clarifier les faits avant de speculer sur « le fond », que chacun voit a sa maniere, engendrant inevitablement un dialogue de sourds, tant que les faits ne sont pas d’abord un tant soit peu etablis.



  • Le dernier commentateur cite élogieusement le site Panamza, officine complotiste et antisémite. On a les références qu’on peut !

    • jeudi 2 juillet 2015 à 15h01, par Laurent Fournier

      1. Le travail de Panamza sur l’attaque contre Charlie Hebdo est a l’oppose du complotisme : C’est presque le seul travail d’enquete serieux en langue francaise. Si travailler a etablir les faits avec precision sans consideration pour les theories et interpretations diverses et concurrentes est du « complotisme », vous avez une definition tres personnelle de ce mot.

      2. L’accusation d’antisemitisme a l’encontre de Panamza est ridicule : S’il y en avait la moindre trace il serait immediatement en proces, vu le nombre d’ennemis declares et non declares que ce media courageux a l’honneur de reunir en si peu de temps.

      3. Si vous croyez avoir compris exactement ce qui s’est passe le 7 janvier 2015 vous etes probablement un homme apaise. Meme si on a les croyances qu’on peut.

      4. Pour moi, Cabu, Charb et tous les autres seront venges lorsque la verite sera etablie, et il reste un immense travail a faire malheureusement.

      • @ Karib : merci :-)

        Rien à répondre d’autre. Qualifier le « boulot » de Panamza de « travail d’enquête sérieux » doit, chez toute personne douée d’un minimum de réflexion et d’esprit critique, susciter des glapissements indignés. Toute autre réaction relève de la débilité profonde.

        • dimanche 19 juillet 2015 à 18h38, par Laurent Fournier

          Ah, bon. Un peu court comme argument, mais...

          Si vous etes si sur de vous, pouvez-vous citer un seul media de langue francaise, a part Panamza et Reporterre, qui sur la tuerie de Charlie Hebdo, a la fois :

          1. a publie des elements materiels qui ne soient pas simplement des « fuites » deliberees de source policiere ?

          2. se soit constamment abstenu de toute theorie et interpretation psycho-societo-« civilisationelle » ?

          Faites-moi plaisir... Je serais heureux de connaitre un troisieme s’il y en a un !

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