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dimanche 30 mars 2014

Entretiens

posté à 09h12, par Sébastien Navarro
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« I didn’t built this world / But I sure can tear it down ! »

« I didn’t built this world / But I sure can tear it down ». Soit : « ce n’est pas moi qui ai construit ce monde / Mais je vous garantis que je suis capable de le foutre en l’air ». La phrase est d’un certain Pleasant Joe, bluesman de son état. Et elle résume plutôt bien le bel entretien accordé par Pascal, tenancier de l’émission Le Blues des Canuts, à l’ami Sébastien Navarro. Here come the blues.

« John Lee [Hooker], c’est le delta du Mississipi remonté jusqu’au pied des cheminées d’usines, battant le parapet des abattoirs, déversé, tel un seau de sang qui fume et qui schlingue, dans les villes du Nord. Les villes de l’acier, des bagnoles, des écrous, des murs couronnés de tessons de bouteilles. Les villes des meurtres de grévistes, des syndicats d’incendiaires, des carcasses de frigo, du vent qui gèle en février, des soldes toute l’année, au cul du camion. Les villes des industries qui piquent les yeux, peluchent les poumons, empoisonnent l’atmosphère, versent l’acide des batteries dans la gnôle du pauvre homme et dévorent les petits enfants… Et pourtant, John Lee, c’est d’abord l’Afrique. Tu le renifles : je parie n’importe quoi qu’il sent le lion, la piste, le mystère, les après-midi torréfiés, l’ambre roux, la fumée sans feu, le poivre et la saison des pluies. Cet homme est un fétiche taillé dans la pierre noire. »
Miles, Alain Gerber

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Quand on écoute les premiers Blues, écrits quelques dizaines d’années après la fin de l’esclavage, une question s’impose : comment une musique aussi « douce » a-t-elle pu naître dans un climat d’atroce violence sociale ? Broyés jusque dans leur plus profonde intimité et identité, que restait-il aux Noirs pour exprimer un rapport à ce monde dont ils avaient été froidement caviardés pendant plus de 250 ans d’asservissement ? L’alcool, l’errance, la misère, la rupture. On pourrait se limiter à l’évidence de ces quelques thèmes pour vider le Blues de toute portée critique et le cantonner au registre de la plainte (Deep moaning blues). Ce serait réducteur. D’abord parce que cette musique a débordé à plusieurs reprises la sphère intime de ses interprètes. Ensuite parce que chanter le Blues dans le Sud ségrégué du début du XXe siècle constituait déjà en soi une première victoire face à la négation totale subie par le peuple Noir. Le Blues comme jalon d’une reconstitution identitaire : I am nothing but the Blues.

Musicien et animateur de l’émission « Le Blues des Canuts » sur Radio Canut1, Pascal revient sur l’histoire de cette musique dite du diable, dont il a gratté la rouille pour mettre à jour des myriades de chromes rutilants.

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Le Blues est le fruit de deux traumas historiques : le déracinement des populations noires d’Afrique et l’esclavage. Comment les premiers bluesmen ont-ils mis en musique une critique sociale de leur condition ?

Concernant les débuts de l’histoire du blues, il est très difficile de parler de morceaux ouvertement engagés, porteurs d’une parole de critique sociale. Il suffit de connaître les menaces qui pesaient alors sur les « révoltés » Blancs, par exemple à travers l’expérience des IWW2, pour se faire une idée du climat social de l’époque. Les wobblies devaient se méfier autant du système judiciaire que des milices patronales, étatiques ou municipales. Si c’était dangereux pour eux, imagine ce que risquaient les Noirs ! Je te rappelle qu’il se produisait encore un lynchage tous les deux jours dans les États du Sud à la fin du XIXe siècle ! Cela ne donnait pas envie de jouer les rebelles ! Même avec une guitare en fer ! Il fallait donc être plus subtil et, dans un premier temps, prudent.

Si les premiers bluesmen ont porté une critique sociale de leur condition, c’est davantage par la satire, l’humour et la dérision, en chantant leur vie de tous les jours, leur vie de paysans, de femmes de ménage ou bien, plus tard, leur condition d’ouvriers (dans les usines Ford, par exemple). Car le Blues est avant tout une musique d’ouvriers et de paysans : il chante leurs joies, il chante leurs peines. Tout cela constitue un corpus d’une richesse exceptionnelle au niveau narratif et descriptif. C’est dans la façon dont ces artistes décrivent leur quotidien qu’on peut saisir le cri de la révolte. Dans les double-sens, les sous-entendus et l’émotion qu’ils ou elles y mettent.

Pour certains, cependant, comme le batteur Max Roach, la dimension politique est intrinsèque à la musique noire américaine : « [...] La volonté d’utiliser nos efforts artistiques comme tremplin pour exprimer nos revendications humaines, sociales et politiques est très naturelle. » Pour Leroy Jones, la musique afro-américaine, du moins celle qui est restée culturellement rattachée au blues dans son essence, n’a ainsi pas besoin d’exprimer par le texte une révolte contre l’oppression. Elle est l’expression même de cette révolte. Joe Louis Walker reprend cette idée en déclarant : « Le blues est déjà un message en soi. Il est social, il est politique. Il vient d’une souffrance même si elle est dépassée, et même lorsqu’il est festif, il y a quand même une difficulté à surmonter. » Bien souvent ce cri de révolte est tu. Ou caché ! Robert Cray raconte ainsi dans une récente interview qu’il a «  gardé cette attitude caractéristique du Blues, qui est de reprocher symboliquement tout ce qui ne va pas ― que ce soit politique, social ou personnel ― à la figure tutélaire de la femme. C’est une dimension du Blues que j’ai apprise en jouant avec John Lee Hooker sur son albumMr. Lucky. Il m’a dit : « Que tu t’adresses au président, aux nations ou simplement au mauvais sort, arrange-toi pour les appeler »baby« , personne ne pourra t’en vouloir.3 » Quelques décennies plus tôt, Big Bill Broonzy déclarait : « Mes paroles parlent de »babies" parce que c’est plaisant, mais les vrais blues sont des chants de protestation à mots déguisés ».

Un Blues illustre bien cette dimension, celui de Blind Willie Johnson interpellant ouvertement le président américain des années 1910, Woodrow Wilson dans « When The War Was On ». Seul titre de son répertoire exempt de toute référence religieuse, pour un musicien qui avait plutôt l’habitude de jouer à la sortie des églises (il est devenu prédicateur par la suite), la chanson traite de la Première Guerre mondiale et présente le président comme « perché sur le trône » (« sitting on the throne »). Cela n’a peut-être rien de choquant aujourd’hui, mais à cette époque et de la part d’un petit paysan noir, cette métaphore avait une autre allure... À la fin de la strophe, il préfère d’ailleurs lancer une éblouissante partie de slide et laisser l’auditoire imaginer la nature de la discrimination dont il est question… sans la nommer !

Au cours de la période du Welfare State, sous Roosevelt, les bluesmen ont chanté la crise économique et l’inflation. Anciens paysans ayant migré dans les villes, ils ont décrit leur condition ouvrière. Ce sujet de la récession économique est particulièrement intéressant dans la mesure où on peut suivre son fil pratiquement jusqu’à aujourd’hui. En 1947, Jack McVea chante « Inflation blues », qui sera repris simultanément par J.C Burris et J.Witherspoon en 1975 et encore après par John Primer en 1993. Près de cinquante ans plus tard, ce thème est toujours d’actualité et continue à inspirer des artistes ! En 1983, Carey Bell et Louisiana Red interprètent « Reagan is for the rich man » à l’American Folk Blues Festival. L’année d’après, c’est Champion Jack Dupree qui interprète « President Reagan ». Eddie Burns revient lui aussi sur la question de l’inflation qui s’est accrue sous le gouvernement Reagan avec « New Inflation blues  », sorti en 1990. En 1995, Lucky Peterson fustige pour sa part les profits exorbitants dégagés par des riches encore plus riches dans son titre « I Ain’t Buyin’ », dans l’album Lifetime (1995). On voit ainsi en quelques titres que le sujet de la crise « économico-sociale  » inspire les bluesmen depuis plus d’un demi-siècle.

Mais le blues le plus virulent que j’ai trouvé est celui de Pleasant Joe, « Saw mill man blues ». Il y lance ces mots très forts : « I didn’t built this world / But I sure can tear it down » (Ce n’est pas moi qui ai construit ce monde / Mais je vous garantis que je suis capable de le foutre en l’air).

L’image communément répandue nous représente le blues comme étant l’apanage du mâle noyant sa déception amoureuse (My babe just left me this morning…) dans une enfilade de verres de bourbon. Qu’en est-il des Blues féminins ? A quand remontent les premiers ?

Si l’on entend par blues féminin un blues chanté par une femme, alors il est très facile de remonter aux origines, puisque LE premier blues jamais enregistré a été chanté par Mamie Smith le 14 février 1920. Il s’appelle « Crazy Blues » et conte un chagrin d’amour : l’être aimé est en train de mourir, ça la rend folle.
Si par contre on entend par blues féminin des blues qui aborderaient des thématiques plus spécifiquement féminines, on peut également remonter à la fin des années 20, avec Ma Rainey ou Lucille Bogan qui ont revendiqué, sous couvert de l’humour et chacune à sa façon, leur homosexualité. En 1927, Lucille Bogan chantait « Women won’t need no man » et Ma Rainey enchaînait l’année suivante avec « Prove it on me » : « I went out last night with a crowd of my friends / It must’ve been women, ’cause I don’t like no men » (Je suis sortie la nuit dernière avec un paquet d’amies / Des femmes uniquement parce que je n’aime pas les hommes).

Lucille Bogan était chanteuse dans le plus grand bordel de Birmingham, Mississippi. Quant à Gertrude « Ma » Rainey, elle a mené une bonne partie de sa carrière dans des vaudevilles. Elle était connue dans tout le Sud des États-Unis, où on l’appelait la «  Reine du Sud ». Aujourd’hui encore, ces thèmes continuent d’inspirer des chanteuses telles que Gaye Adegbalola, Candye Kane ou Nina Van Horn mais leurs interprétations n’ont plus besoin d’humour pour dénoncer la domination patriarcale.

Si tu devais dresser une ébauche de trombinoscope des quelques figures du blues ayant porté le fer de la critique sociale ?

Elles sont très nombreuses. Skip James décrit par exemple avec une émotion poignante la crise des années 30 dans « Hard Time Killin’ Floor Blues ». A propos de la ségrégation, Big Bill Broonzy chante « Black, brown and white » en 1951. Il y a également les blues de JB Lenoir : « Alabama Blues » en 1965, « Down in Mississippi » en 1966, ou bien « Shot on James Meredith », titre dans lequel il interpelle le président sur les poursuites que devrait encourir un homme blanc ayant tiré dans le dos du premier étudiant noir de l’histoire des États-Unis. Lenoir est le chroniqueur impitoyable d’une Amérique brutale. Tous les thèmes y passent , de la dénonciation des guerres menées par son pays (« Korea blues », « Vietnam blues ») aux critiques ouvertes à l’encontre du pouvoir en place (« Eisenhower blues » et « Everybody Wants To Know », dans lequel il chante : « You rich people, listen, you better listen real deep / If we poor peoples get hungry, we gonna take some food to eat » (Vous les riches, écoutez, vous feriez bien d’écouter attentivement / Si nous, les pauvres, on a faim, on finira par prendre la nourriture).

En 1960 B.B. King interprète « Recession Blues ». La même année John Lee Hooker chante « Democrat man » avant d’évoquer dans « Birmingham Blues » la marche des « Voyageurs de la Liberté », partie de Washington en mai 1961. Des marcheurs qui faillirent se faire lyncher par une foule hystérique.

Concernant le rejet de la guerre, il y a aussi beaucoup à dire. John Lee Hooker refuse ouvertement la guerre au Vietnam dans « I don’t want to go to Vietnam ». Et il faut rappeler que deux bluesmen au moins ont revendiqué leur statut de déserteur : Magic Sam et Willie Dixon. Pourquoi se battre pour un pays qui ne te reconnaît même pas le statut d’être humain ? Dixon a cité les propos tenus par le sénateur Bilbo lors de son procès : « Les Noirs ne sont pas des hommes mais des êtres proches du singe ». En 1969, il rappelle dans « Study war no more » le coût social de toute guerre : « The money spent on bombs alone can build poor people a happy home  » (À lui seul l’argent dépensé pour les bombes pourrait servir à construire des maisons pour les pauvres). Puis il nous livre dans la foulée son « It Don’t Make Sense (You Can’t Make Peace) », qui sera repris en 2003 par Neal Black And The Healers, texte dans lequel il revient sur ce vieux poncif romain qui veut que c’est en préparant la guerre qu’on peut espérer la paix…

Plus près de nous, il y a des artistes comme Tino Gonzales (en particulier son album Nuke The World), Popa Chubby, Watermelon Slim (un vétéran qui milite aujourd’hui contre la guerre) et Howard Frazer, auteur d’un délicieux « Patriot act mix » dans lequel il dénonce les lois liberticides promulguées suite aux attentats du 11 septembre 2001.

En France, il y a Cadijo qui compte dans son répertoire des chansons rigolotes et intelligentes sur la misère et les injustices, ou Jeff Zima, un artiste américain installé dans l’hexagone qui compose de supers Blues en français. Il faut également citer Hervé Krief, qui a monté un remarquable spectacle sur Robert Johnson. Je pense également à Scarecrow qui a réussi de son côté un bon mélange entre Blues et Rap avec des paroles pertinentes. Quelques autres groupes me viennent à l’esprit, comme Triomog et Combo Quilombo dont je fais partie4

Évidemment, on trouve rarement ces blues-là dans les compils. La logique du profit, déjà à l’œuvre lors de la découverte des premiers bluesmen, reste la même aujourd’hui. Le Capital n’a jamais vraiment trouvé le Blues suffisamment rentable pour s’y intéresser. Peter Guralnick a bien résumé la chose : « C’est bien dommage que Vocalion, la seule compagnie à parcourir régulièrement tout l’arrière-pays du sud, n’enregistre ni des chants de travail, ni des chants protestataires d’artistes noirs »5. On est sans doute passé à côté de pépites, perdues à jamais. Merci la Bourse !

Tu as tenu la guitare et écrit des textes dans Combo Quilombo. La formation compte deux albums au compteur, dont les enregistrements ont été effectués à Niamey (Niger) et qui sont plutôt « décomplexés  » au niveau de leur charge sociale. Tu penses qu’entre rap et punk, formats musicaux privilégiés pour exprimer une certaine rage sociale, le Blues peut se creuser un sillon ?

Oui. La dimension sociale est présente depuis le début dans cette musique. Dans tout ce qu’il décrit, le Blues décrit aussi sa réalité sociale. Dès lors que tu la ressens, que tu arrives à la mettre en musique, tu fais du Blues... Je crois que la filiation entre Blues et Rap dont tu parles se situe justement là. Les deux s’appuient sur la réalité quotidienne. C’est peut-être un peu différent concernant le punk, qu’on pourrait voir comme une branche « spécialisée » de la chanson contestataire. Parce que le punk n’a pas cette dimension générale de chanter la vie même dans ses aspects les plus futiles, comme conduire une voiture ou planter des pommes de terre.

Certains disent que le Blues est une émotion, d’autres que c’est une philosophie. Peu importe. Personnellement, je trouve magnifique de réussir à transformer la souffrance en quelque chose de beau par l’alchimie de l’art. Ça m’émeut.

Mon apprentissage du Blues a été facilité par la rapidité avec laquelle on peut s’approprier cette musique. J’ai commencé à jouer des Blues et progressivement les paroles sont arrivées. Mais je ne compose pas que des Blues. C’est la chanson qui détermine son genre.
Sur les deux albums de Combo Quilombo, on a surtout réuni des Blues, car c’est ce qui se prêtait le mieux à la scène à ce moment-là et les morceaux avaient été calibrés pour les concerts. En tout cas, sur le site, on trouve d’autres types de musique. Je pense en particulier à une petite ballade en forme de salut au mouvement de grève qui avait paralysé la Guadeloupe en 2009.

Dans les années 1980/1990 est apparue cette étiquette commerciale de « Blues africain », l’idée étant que le Blues serait né en Afrique. S’il est indéniable que le genre a des racines africaines, n’y a-t-il pas là une forme d’escroquerie face à l’Histoire de cette musique, éminemment « américaine », puisque fille de la traite négrière et de la ségrégation ?

Je suis d’accord avec toi. Cette étiquette me semble davantage un vernis marketing pour ouvrir des débouchés commerciaux en Occident que le signe d’une pseudo réappropriation africaine du Blues. Existent toujours en Afrique des genres musicaux qui ont cette même fonction que le Blues, à savoir raconter le quotidien. La première fois que j’ai entendu Ali Farka Touré, j’étais dans la cour d’une petite maison d’Agadez (Niger). Ce devait être dans les années 1980. Quand j’ai demandé à mon ami quelle était cette musique, il m’a répondu que c’était de la Takamba, la musique des pêcheurs songhaïs de la courbe du fleuve Niger. C’est seulement à mon retour en Europe que je me suis rendu compte que dans les bacs des disquaires cette musique était désignée sous l’appellation « Blues du désert » !
Ce sont les marchands qui collent des étiquettes bidons pour gagner des places sur un marché, en l’occurrence, celui du disque. Les gens qui écoutent la Takamba continuent de l’écouter (au demeurant, ce ne sont pas des clients des magasins de disques !) sans avoir besoin d’en changer le nom. Cette histoire du « Blues du désert » est un pur vent.

Prenons encore Tinariwen, groupe qui n’a jamais, à ma connaissance, prétendu faire du Blues. Leur musique était née bien avant que l’industrie du disque creuse et développe le créneau de la « World Music » et elle portait déjà son propre nom en Tamasheq6.

Pour moi, le Blues est d’abord la transformation d’une souffrance en musique ou en chant. A partir du moment où tu réussis cette alchimie, tu joues du Blues. Et pas seulement en Afrique. Partout dans le monde, des artistes chantent et/ou mettent en musique leur souffrance, ou une autre émotion, selon leurs goûts et les instruments dont ils disposent. Ça n’a pas toujours la forme du Blues mais l’esprit y est. Certains rapprochent ainsi le Blues du Flamenco, mais on pourrait également penser au Rebetiko, au Fado ou au Tango. Il peut être joué n’importe où, par n’importe qui, sans considération de langue, de culture ou de couleur de peau. Voilà le véritable esprit du Blues.

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Illustration de vignette - Détail d’un dessin de Crumb :

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« Feel like going home » : au commencement était le blues…
« Alabama blues » : l’Amérikkke de J.B. Lenoir
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1 Le Blues Des Canuts s’écoute tous les mercredis sur Radio Canut (102,2 FM pour Lyon et sa région et en ligne). L’émission s’inscrit dans une démarche d’éducation populaire où l’animateur se penche sur les thèmes chantés dans le Blues : alimentation, la santé, travail, les doléances féminines, conscription, rapport avec la police… L’émission a aussi son blog, où on peut écouter et télécharger les émissions, et lire les textes qui ont servi à les préparer.

2 Industrial Workers of the World – syndicat américain né au début du XXe siècle.

3 Guitarist et Bass Magazine n°259 - Octobre – novembre 2012

4 Pascal in situ :

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5 À la recherche de Robert Johnson, P. Guralnick, Castor Music, 2008

6 Langue parlée par les Touaregs.


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