ARTICLE11
 
 

jeudi 2 octobre 2014

Vers le papier ?

posté à 13h53, par Lémi
4 commentaires

CharIVaRY : « Contrer l’omniprésente propagande municipale »

CharIVaRY est un journal tiré à quelques petites centaines d’exemplaires, pour deux numéros imprimés jusqu’à présent. Une publication modeste, qui ne la ramène pas et se concentre sur son objectif : apporter une information fiable et critique sur les dessous de l’urbanisme à Ivry-Sur-Seine, au Sud de Paris. On pourrait voir dans cette approche très ciblée un manque d’ambition. C’est tout le contraire.

L’édito du numéro 1, imprimé en juin 2013, annonçait la couleur : « Nous revendiquons une autre vision de la ville, non pas comme un lieu de rentabilité où chaque mètre carré doit être exploité pour en tirer un rendement maximal, mais comme un lieu de vie, de liberté et de solidarité, qu’il s’agit de recréer par la réappropriation populaire. »

Joli. D’autant que ce ne sont pas que des mots. Loin de là. Sous-titré « Le journal qui déboîte la rénovation urbaine », CharIVaRY a les deux pieds dans le réel. Géographiquement et socialement. Et il suffit de parcourir les deux premiers numéros de cette publication focalisée sur Ivry-Sur-Seine et à parution plus ou moins annuelle pour s’en rendre compte. Au cœur des articles et enquêtes publiés, rédigés par quelques habitants et militants de la ville, la volonté de dénoncer des processus de dépossession urbaine qu’ils voient se dérouler sous leurs yeux. Et notamment ce projet Ivry Confluences touchant le quartier d’Ivry-Port et que Jean-Pierre Garnier décrivait ainsi dans un article publié dans Article11 en février 2012 (n°8) :

« Confluences » s’inscrit dans une politique de « métropolisation ». En l’occurrence, la laborieuse gestation du fameux « Grand Paris ». Dans la droite ligne de l’opération Seine-rive gauche en voie d’achèvement, la « rénovation » d’Ivry-Port est elle-même inclue dans l’OIN — Opération d’intérêt national — Orly-Rungis-Seine amont, qui prolongera vers le sud-est l’expansion mégapolitaine de la capitale. On comprend dès lors que les élus « communistes » d’Ivry-sur-Seine aient vu grand. Le projet, dont la mise en œuvre devrait s’échelonner sur une vingtaine d’années, prend place au cœur d’une ZAC de 145 hectares. »

Et Jean-Pierre Garnier de conclure en évoquant « l’envers de ce décor urbain rutilant que font miroiter maquettes, panneaux, clips et présentations power point », ainsi que la détresse des premiers concernés : « Les habitants vivent dans l’angoisse et l’incertitude, attendant de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. »

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L’envers du décor, c’est exactement ce que cherche à dévoiler l’équipe de CharIVaRY. Car le décor change vitesse grand V. Comme de nombreuses autres villes de la banlieue parisienne, notamment Saint-Denis et Montreuil, Ivry est soumise à des processus de gentrification accélérée, que les membres de la publication décortiquent pour mieux les dénoncer. Sans thunes, à quelques-un(e)s, ils mènent un travail de synthèse précieux pour qui s’intéresse à ces questions, les habitants d’Ivry en premier lieu. C’est ce qu’annonçait l’édito de leur numéro 2, imprimé en mars 2014 : « CharIVaRY est d’abord un bulletin permettant d’informer les habitants d’IVry et d’ailleurs sur les logiques financières, politiciennes et sociales à l’œuvre dans nos espaces urbains. Il est aussi un outil de lutte : l’information doit nous rendre plus fort afin de nous organiser contre un projet qui se fait contre les habitants et pour le profit. »

Pas de folie des grandeurs, donc, ni de discours proclamatif vain, mais une réappropriation de l’information localisée et ciblée, qui mérite qu’on s’y attarde. Rencontre avec quelques rédacteurs/rédactrices : N., M., Z. et T.

*

Comment est né CharIVaRY ?

N : « Le premier numéro est sorti en juin 2013, mais cela faisait plus ou moins un an que nous avions l’idée en tête. Nous n’habitions pas tous Ivry-Port, le quartier sur lequel est focalisé CharIVaRY, mais nous avions cette envie commune de commencer à creuser. De mettre à jour ce qui se déroulait près de chez nous avec la mise en place du projet Ivry-Confluences. Il s’agissait de digérer la masse d’informations disponibles et de rédiger des articles clairs sur la question. »

M : « Avant de creuser le sujet, nous n’étions pas tous radicalement opposés au projet Confluences. Et nous n’avions pas non plus de compétence poussée en urbanisme. À tel point que nous ne savions même pas précisément ce que recouvre l’expression ’’rénovation urbaine’’. C’est en voyant les choses changer au quotidien, en participant aux premières mobilisations contre Confluences et en rencontrant des gens concernés qu’on a compris ce que porte un tel projet : les habitants expulsés, expropriés, préemptés, pas relogés, mal relogés, etc.

CharIVaRY est en réalité né parce qu’il existait déjà des résistances à la rénovation urbaine dans le quartier. Nous voulions comprendre ce qui se passait. Et faire comprendre. L’idée était aussi de construire notre propre discours sur ces évolutions, et non de nous contenter de copier-coller ceux déjà existants.

Nous connaissions aussi les membres du collectif Ivry sans Toi(t), constitué de propriétaires et locataires du quartier, et nous nous sommes naturellement impliqués dans leurs actions. Mais nous avons finalement ressenti l’envie de forger notre propre parole. Parce que notre analyse des projets urbains n’était pas toujours la même que celle de ce collectif. Nous n’étions pas propriétaires, mêmes pas locataires, et certains n’habitaient pas le quartier. Bref, nous n’étions pas directement touché et nous ne voulions pas tomber dans le travers de certains militants de parler à la place des gens qu’ils défendent ou d’être uniquement dans des revendications très générales. Nous voulions livrer notre analyse de ce qui se passait à Ivry. »

N : « En lançant le premier numéro, nous voulions faire œuvre de contre-information. Et nous adresser en premier lieu aux gens du quartier, ceux que personne ne tient au courant. Il s’agissait aussi d’interpeller les autres habitants d’Ivry, sur le mode : ’’Voilà ce qui se passe dans votre ville.’’ C’est d’autant plus important que la municipalité est communiste et que le beau discours tenu par les élus ne correspond pas à la réalité. »

En quoi consiste le projet Confluences ?

T : « Il s’agit d’une vaste opération immobilière, censée remodeler 90 % de la superficie d’Ivry-Port, soit 145 hectares. C’est-à-dire une surface similaire à celle l’opération d’aménagement de la ZAC Rive gauche1, qui s’étend d’Austerlitz à Ivry. De façon générale, ces deux opérations présentent beaucoup de caractéristiques semblables, à commencer par le fait qu’elles concernent des territoires désindustrialisées et en bord de Seine.

La vaste zone d’Ivry-Port, située entre le RER et la Seine, représente 25 % de la superficie de la ville d’Ivry. L’endroit a beaucoup souffert de la désindustrialisation, du départ des usines et des activités portuaires. Il fut un temps où l’activité économique de ce port fluvial était plus importante que celle du Havre – ce n’est pas rien. »

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Z : « Il subsiste même une forme de mythe autour du quartier, tant il a longtemps joué un rôle économique majeur. Tous n’en ont pas fait leur deuil. Quand la désindustrialisation a frappé, la municipalité a racheté une partie des terrains concernés, avec l’idée d’y réimplanter plus tard des activités industrielles. Et puis, un autre modèle s’est ensuite imposé, faisant la part belle au développement des activités tertiaires et de bureaux. Les décideurs locaux ont suivi, en exhumant le mythe de l’activité florissante passée : dans leur imaginaire, Confluences a juste remplacé le port. »

Quid de la Sadev qui est au cœur de votre deuxième numéro ?

T : « La Sadev 94, qui se revendique ’’aménageur-développeur de villes’’, est un organisme tentaculaire qui traite avec diverses municipalités du département – il s’agit d’une société d’économie mixte aux techniques bien rodées. Elle a remporté l’appel d’offres du projet d’aménagement de la zone d’Ivry-Port et est désormais chargée de sa matérialisation. »

M : « Rappelons que cette dernière commence tout juste : le projet n’en est qu’à sa première phase opérationnelle – quand CharIVaRY est né, les dites réunions de concertation battaient encore leur plein. Cette première phase, qui consiste en des opérations de destructions et de rachats de logements, a débuté il y a deux ans. En tout, il y aura trois étapes, échelonnées jusqu’à 2025. »

T : « Les expropriations n’ont pas encore commencé, mais les expulsions si. Elles vont même en s’accélérant. »

M : « Et les gens ne sont pas tenus au courant. C’est encore pire pour les locataires que pour les propriétaires : généralement, ils ne sont informés de rien. Et ne parlons même pas des squatteurs, des habitants en baux précaires ou des personnes hébergées... La municipalité évoque un total de 450 foyers concernés à moyen terme, mais en réalité 600 ou 700 devraient être touchés. Un logement accueille souvent deux ou trois familles dans le quartier. »

T : « C’est qu’Ivry-port est proche de Paris sans être hors de prix : les gens qui n’arrivent pas à accéder au logement ailleurs peuvent y trouver des solutions. Même si celles-ci ne sont pas toujours enviables : dans le quartier, il y a beaucoup de marchands de sommeil. »

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Façade du centre social auto-géré le Dilengo

M : « Nous avons la volonté d’être à la fois soutien d’Ivry sans toi(t) (soit les locataires et propriétaires) et de ces personnes plus démunies. D’où les permanences que l’on organise tous les premiers lundis du mois dans les locaux du Centre social autogéré le Dilengo2, un lieu où ces questions de logement précaire sont forcément très débattues. L’idée est de partager les informations, d’œuvrer à ce que les gens se rencontrent et de préparer des mobilisations. »

Comment fonctionne votre collectif ?

Z : « Le premier numéro a été réalisé par une poignée de personnes, le second a attiré davantage de bonnes volontés, une dizaine environ. La manifestation du 8 décembre 2013 contre les grands projets inutiles a eu son importance dans cette dynamique. Au début, CharIVaRY c’était surtout le nom de notre bulletin d’information puis c’est devenu le nom du groupe de personnes qui se mobilise contre le projet quand on a ressenti le besoin d’être identifié auprès des habitants, des autres associations et des élus. »

M : « Car la publication ne représente qu’un pan de notre lutte contre la rénovation urbaine à Ivry – nous collons aussi des affiches, organisons des manifestations et des débats, tenons des permanences, etc. Nous n’avons jamais réfléchi en termes de presse. Nous voyons plutôt CharIVaRY comme un outil nous permettant de nous adresser aux habitants du quartier et de leur expliquer les projets en cours.

On tente aussi de s’organiser pour lutter contre les expulsions. Cela implique de se rendre aux procès, de trouver des avocats pour les personnes menacées d’expulsions, d’obtenir des conventions d’occupation à des familles qui squattent... »

N. : « CharIVaRY est un moyen de porter une parole alternative. C’est pourquoi on utilise le terme de ’’Bulletin’’ et d’ ’’outil de lutte’’ dans l’édito du numéro 2, et non celui de ’’journal’’.

Pour moi c’est justement ce que devrait être « la presse ». Enquêter, dire ce qui n’est pas dit, informer, dénoncer. Nos pratiques empruntent aux méthodes journalistiques : le décryptage, certaines techniques d’écriture, notre rigueur dans les corrections, jusqu’à la présence d’un édito ! En tout cas, moi, ça me plaît, cette manière de faire du journalisme de combat." »

À la lecture, on sent que vous avez fait un vrai effort de pédagogie dans la présentation des thèmes, plutôt complexes...

N : « On se refuse à être dogmatique, on veut rester dans le concret. La plupart de nos articles sont assez courts, et basés sur des faits et des chiffres. Nous décortiquons les éléments à notre disposition en nous efforçant de nous appuyer sur des données objectives. »

Z : « Dans le premier numéro, nous nous étions sans doute un peu trop focalisés sur la municipalité. Et certains ont pu estimer que la dimension ’’ragots politiques’’ était trop présente. Avec le deuxième numéro, davantage centré sur la Sadev, on désamorce cette critique. »

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N : « Ce premier numéro nous a aussi valu les reproches de certaines personnes proches de l’équipe municipale, ou sympathisantes. Elles se sont offusquées, sur le mode ’’En fait, vous êtes un journal anti-PC’’, ou encore ’’Vous voulez que la droite l’emporte’’. Pure aberration, bien entendu. Nous sommes simplement opposés à ce projet et à ce qu’il porte. Qu’il soit conduit par les Verts, par le PC ou par l’UMP n’y change rien : nos critiques resteront les mêmes. Nous ne sommes pas concernés par le jeu politicien. »

M : « C’est d’ailleurs un point sur lequel nous avons dû insister : les gens ont du mal à saisir qu’on n’ait pas d’affiliation partisane. C’est pour ça que nous avons finalement décidé de pas sortir le deuxième CharIVaRY avant les élections municipales, mais juste après. Nous voulions garder une position distante.

D’autant que nous nous sommes rendus compte que nous étions également lus par des gens investis à droite : ils suivent ce qu’on fait et nous leur fournissons fatalement des éléments de critique à l’égard de la majorité en place. Ils ne retiennent évidemment que ce qui les intéresse, ils se fichent que nous soutenions ouvertement les Rroms et les sans-papiers. C’est très désagréable. Voila pourquoi nous insistons lourdement sur notre absence d’affiliation politicienne dans l’éditorial du numéro 2. »

Votre publication s’inscrit dans un ancrage local très ciblé, encore davantage que La Brique ou Le Postillon. En quoi est-ce une force ?

N : « Nous faisons de l’enquête, donc ça nous facilite forcément les choses. Nous pouvons par exemple assister aux conseils municipaux, aux réunions de concertation, etc. Il s’agit de plonger dans le concret, dans ce qui se passe à côté de chez nous, et de le décortiquer, qu’il s’agisse des déclarations du maire, des réunions ou des déambulations urbaines. Cette proximité nous donne un avantage certain. Il arrive que certains textes militants sur la rénovation urbaine soient un peu trop théoriques, comme en surplomb - nous avions justement envie de faire le contraire. »

Z : « C’est d’autant plus vrai que nous nous focalisons uniquement sur l’urbanisme. Nous aurions pu parler des politiques sociales ou d’autres sujets qui nous tiennent à cœur. Mais cette focale sur l’urbanisme nous permet également d’aborder ces questions par la bande. C’est un angle d’attaque. De même que l’ancrage local, qui nous permet d’affûter notre compréhension. »

Ivry-Confluences s’inscrit dans un mouvement plus large, celui des grands projets de rénovation urbaine, très à la mode en ce moment...

M : « En effet, c’est en quelque sorte un copier-coller d’autres projets semblables montés dans les grandes villes de France, de Saint-Denis à Lyon. Et à lui seul, il résume parfaitement les divers aspects de la rénovation urbaine. Ses concepteurs et promoteurs n’inventent rien : ils se contentent d’appliquer des méthodes éprouvées. »

Z : « Sur tous les projets de rénovation urbaine, on retrouve certains concepts en vogue. Les modes de financement sont aussi les mêmes, avec une multiplication des partenariats public-privé. En fait, ce qui se passe à Ivry-Port renvoie à des choix de société qu’on retrouve partout. Ce que nous dénonçons a forcément des répercussions en matière d’urbanisme, de sociologie, de politique, etc. »

N : « Mais attention, il nous faut tenir compte du contexte dans nos critiques. Ivry-Port n’a ainsi rien de paradisiaque : c’est un quartier en relégation, avec par exemple un manque criant de commerces de proximités. Et les habitants s’accordent à dire que ce serait bien qu’il évolue, mettant notamment l’accent sur le besoin d’infrastructures pour les enfants. Notre position n’est donc certainement pas d’asséner que rien ne doit changer, qu’il ne faut toucher à rien ; il s’agit plutôt de souligner que la façon dont la rénovation est enclenchée indique clairement qu’elle n’est pas imaginée avec et pour les habitants. Bien au contraire. »

Z : « C’est pour cette raison que nous essayons de ne pas tomber dans un discours de rejet caricatural. Tu ne peux pas porter à propos de la rénovation d’Ivry-port la même position radicale que pour Notre-Dame-des-Landes, par exemple. Parce qu’en face, ils ont des arguments : ils affirment que des écoles, des équipements publics, etc. vont voir le jour, que ça va profiter à tout le monde.

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On sait bien que ces équipements ne seront pas construits pour les habitants actuels mais pour les nouveaux venus. Mais nous devons nous garder d’en rajouter : il faut que notre critique reste fine, mesurée. L’essentiel est de produire un discours compréhensible pour toutes les personnes concernées, de ne pas nous montrer aussi opaque que la municipalité. »

M : « Le fait que la municipalité soit communiste nous contraint à cette même mesure dans la critique. Parce qu’il s’agit sans doute de l’une des mairies ’’de gauche’’ les moins dégueulasses de la banlieue parisienne, avec une politique sociale ’’moins pire’’ qu’ailleurs. Rien de comparable avec Montreuil ou Saint-Denis.

Il nous faut donc affûter nos arguments. Quand les promoteurs et l’équipe municipale affirment qu’ils vont ’’construire 50 % de logements sociaux’’, il nous revient de plonger dans les faits et les chiffres pour prouver qu’ils sont malhonnêtes. Idem pour la question des équipements : quand les mêmes se félicitent de la construction d’une école, il nous appartient de montrer qu’ils en ferment en fait une autre ailleurs et que l’équipement a juste été déplacé. »

Savez-vous qui lit CharIVaRY ?

N : « Nous ne sommes pas dupes : nous savons que beaucoup d’habitants du quartier ne parlent pas français, ou qu’ils lisent très peu, ou encore qu’ils n’ont pas l’habitude de se plonger dans un journal. Si tu n’es pas sensibilisé aux questions militantes ou d’urbanisme, CharIVaRY te tombe forcément des mains. Même avec de la pédagogie. C’est pour ça que l’on ne limite pas nos actions à ce bulletin d’informations.

En clair, nous sommes d’abord lus par les gens ’’de gauche’’, à commencer par ceux qui soutiennent la municipalité. Pas de problème : cela nous permet de contrer l’omniprésente propagande municipale. C’est pour cette même raison que nous distribuons CharIVaRY devant les meeting du Front de Gauche ou au sein des associations socio-démocrates de la ville. Cela permet de construire la mobilisation et de faire pression sur la mairie. Quand quelqu’un tombe des nues en découvrant que ces 50 % de logements sociaux qu’il défendait sont en fait de la poudre aux yeux, c’est déjà une petite victoire. 

*

Rubrique « Vers le papier » / Autres entretiens avec la « concurrence »

Premier épisode : Le Tigre, à lire ici.
Deuxième épisode : Revue Z, à lire ici.
Troisième épisode : Le Postillon, à lire ici.
Quatrième épisode : CQFD, à lire ici.
Cinquième épisode : Le Jouet Enragé, à lire ici.
Sixième épisode : La Brique, à lire ici.

_ Septième épisode : Offensive, à lire ici.
Huitième épisode : Entretien avec Steven Jezo-Vannier : « Les années 1970, âge d’or de la presse parallèle ? », à lire ici.
Neuvième épisode : « La « fragile proposition » du Napoli Monitor », à lire ici.

Dixième épisode : « Entretien avec Maxime Jourdan : La presse sous La Commune ». A lire ici.
Onzième épisode : Entretien avec Alvar, de Diagonal : « On garde le même ennemi, mais on l’attaque autrement ». A lire ici.
Douzième épisode : Débat : « l’enquête sociale dans la presse alternative ».



1 La ZAC Rive Gauche est une grosse opération d’aménagement urbain centrée autour du XIIIe arrondissement de Paris.

2 Un lieu évoqué dans un article publié dans le numéro 15 d’Article11, qui sera bientôt mis en ligne sur le site.


COMMENTAIRES

 


  • c’est trop bien ce truc
    ( surtout comparé aux conneries que Annette Wieworka est allée raconter sur Maurice et Jeannette )



  • mardi 7 octobre 2014 à 20h45, par lili

    article 11

    je cherche du travail ,vous invitez....?



  • jeudi 16 octobre 2014 à 11h08, par Philippe

    Charivary
    Vous êtes le meilleur collectif face à cette opération de finance réalisée en virant les habitants actuels notamment les classes moyennes et les classes populaires.

    La mairie parle des prix maîtrisés pour justifier son projet capitaliste.
    En réalité ceux qui achètent au prix maîtrisé sont des gens qui ont un salaire de 4000 euros par mois minimum.

    En revanche ceux qui sont virés sont des gens modestes (classes populaires ou classes moyennes).

    La mairie ne respecte pas ses engagements en tant que ’’mairie de gauche’’ et elle collabore avec les promoteurs et les banquiers pour réaliser sont opération capitaliste de gentrification en vue de virer le plus tôt possible ces habitants ’’sans dents’’ !!!

    Nous, Ivryens, on a envie de leur dire DÉGAGE !!!



  • dimanche 11 janvier 2015 à 19h11, par kenny2727fjh

    Ce credit fermentant base pendant lequel la confiance que le creancier decide au demandeur de credit. Verso avoir confiance, la banque a privation de justificatifs, qui prouve la obligeante piete du demandeur. Lequel justificatifs assurance premier decalquage dans la consommation est pas obligatoire, mais peut specimen conseillee par organisme banquier, comme particulier pendant un lequel concerne certains credit a la consommation sans justificatifs pour interdit bancaire risques lies au mort plus dans invalidite. Le rachat de credit permet de conserver la propre plus accidentel mensualite , prelevee parmi date permanent piquant votre budget bancaire. Vous-meme savez alors exactement le lui vous restera sur votre salaire, il fermentant alors surtout facile de planifier votre comptabilite

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