ARTICLE11
 
 

mardi 2 décembre 2014

Vers le papier ?

posté à 15h11, par Article11
280 commentaires

Numéro 18 – Des comètes et de leurs vertus

Tous aux abris ! Article11 opus 18 déboule comme un astéroïde sur les kiosques et les boîtes aux lettres de France et de Navarre, suivi d’une grande traînée de feu bleue. L’apocalypse ? Ça y ressemble fort. Pas de quoi s’inquiéter, ceci dit : toutes les comètes ne sont pas funestes.

Ça a débuté comme ça. Un jour, la Terre a cessé de tourner sur elle-même. Elle s’est simplement figée. Juste avant, elle tournait ; juste après, elle flottait, inerte.

Le monde s’est lui aussi figé. Le monde, pas l’existence. Les êtres vivants l’étaient encore. Mais ils ne se sentaient pas bien. Patraques. Comme si quelque chose s’était déréglé dans leur horloge interne. Un malaise croissant qui les prenait aux tripes, les étreignait au cœur, les pressait au sol.

Au fil des jours, le monde a ainsi ralenti. Les villes ont commencé à s’éteindre. Rues fantomatiques arpentées de-ci de-là par de menues présences, corps à moitié effacés, frêles et pesants. Enfants absents, silence de mort, ciel sans espoir. Soleil en berne, la vie s’envolait.

La nature aussi accusait le coup. Ce qui était vert devenait jaune, ce qui était jaune devenait sec. L’eau ne coulait plus, les nuages ne bougeaient plus, les oiseaux ne chantaient plus, la lumière se faisait poisseuse, et même l’herbe avait cessé de pousser. Sans énergie, les animaux tiraient la langue et courbaient l’échine. À l’image des humains, ils devenaient choses. Une lente transformation.

Mais même en d’aussi funestes circonstances, l’ordre des choses persistait. Au ralenti, mais il persistait. Miracle de l’humanité, ou son ironie. Chacun conservait son rôle. Les hommes et femmes de pouvoir essayaient de rassurer ceux qui n’en avaient pas, jurant de sauver le monde. Et les religieux promettaient aux fidèles le salut de l’âme dans l’apocalypse.

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Louis Soutter, « Si le soleil revenait »

Les experts, par contre, ne promettaient rien ; ils cherchaient à comprendre les raisons du désastre, fouillant la galaxie avec de puissants télescopes, planchant sur des équations sans fin et échangeant de longues et lentes considérations sur le fonctionnement de l’univers. Quant aux médias, ils assuraient le service minimum, tout en bénéficiant d’une audience maximum. Quitte à s’éteindre, beaucoup avaient décidé de le faire devant la télévision, les paupières de plus en plus pesantes devant des images de moins en moins rapides.

Et puis...

Et puis, un jour (ou peut-être une nuit), l’impensable se produisit. Quelque chose. Quelque chose de différent. De nouveau.

Quand rien ne change plus, le moindre mouvement suffit à nourrir de vagues espoirs et d’immenses projections. L’annonce des experts – un de leurs télescopes avait repéré une étrange comète violette et cabossée se rapprochant à très grande vitesse de la Terre – fut bientôt claironnée par tous les médias, puis reprise par les hommes et femmes de pouvoir, ainsi que par les religieux. Sur toutes les lèvres, dans tous les esprits : la comète. Qui se rapprochait. À grande vitesse. Toujours plus violette. Toujours plus proche. Les experts la voyaient grossir dans leur télescopes, et ils commençaient à en discerner les contours, à en étudier la surface, et...

Mais...

Qu’est-ce que...

Là, en bas à gauche. N’y avait-il pas quelque chose ? Comme... Comme.... Mais oui, une inscription ! Des mots ! Une phrase !

Un média chinois fut le premier à annoncer la grande nouvelle : un télescope de l’Empire du milieu, un tout petit peu plus puissant que ses homologues américains et russes, avait déchiffré l’inscription.

Elle disait : « Il est dangereux d’enlever leur part de soleil aux innocents. »

Les experts, les médias, les hommes et femmes de pouvoirs, ainsi que les religieux, n’eurent pas le temps de se perdre en conjectures sur le sens à donner à ce message venu d’ailleurs. Ils n’eurent d’ailleurs le temps de rien.

Ces mots valaient signal. Sitôt qu’ils furent prononcés sur les ondes des radios ou sur les écrans de télévision, des hommes et des femmes partout se levèrent. Ils étaient les sans-grades et les sans-espoirs, les trop-pleins d’espoir et les révolutionnaires, les gens de conviction et d’honneur, tous ceux et toutes celles qui ne se résignaient pas à la pauvreté et à la détresse du monde. Ils prirent les armes, rallièrent les bonnes volontés, mirent à bas les potentats et États.

Alors, la Terre se remit à tourner. Comme ça.

Le reste appartient à une autre histoire. Une belle histoire. Il ne sert à rien de la dévoyer ici, mais il convient de préciser que l’ancien ordre des choses n’était plus. Le pouvoir était mort.

La comète violette, par contre, était toujours là. À quelques milliers de kilomètres de la Terre, elle avait stoppé sa course. Immobile. Statique. Une nouvelle Lune. Étincelante. Impossible à ignorer. Violette. Tellement brillante !

Désormais, plus personne ne pourrait feindre d’ignorer qu’il est dangereux d’enlever leur part de soleil aux innocents.

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[Ladite phrase comètesque renvoie en fait à une beaucoup plus longue citation du regretté Jean-Jacques Pauvert, reproduite dans le numéro 18 d’Article11 disponible en kiosques depuis samedi dernier. Il faudra donc vous le procurer pour avoir le fin mot de l’histoire. Et découvrir toutes les autres merveilles apocalyptiques de ce numéro mitonné aux petits oignons, dont voici le sommaire] :

Dans ce dix-huitième numéro qui prend effrontément la comète par les cornes, on partira en Nièvre, sur les traces du « dentiste de l’horreur » (p. 3), on ralliera Reims où s’échafaude de longue date une autre approche de la psychiatrie (p. 7), on admirera ces dames mexicaines qui viennent en aide aux migrants (p. 10), on versera dans l’illégalité avec l’équipe de la revue Rafale (p. 14), on discutera PMA et reproduction artificielle avec Alexis Escudero (p. 18), on découvrira la cartographie radicale et ses subtilités (p. 23), on contemplera les mammouths du Cap d’Antifer (p. 26), on écoutera le récit d’une manif romaine particulièrement explosive (p. 34), on tentera de cerner l’écrivain Antoine Volodine (p. 36), et on engloutira de savoureuses chroniques de société, de piquants aperçus historiques et de ragoûtantes envolées littéraires, le tout ponctué de délicieuses illustrations pimentées par les miracles de la quadrichromie – puis on filera vers l’espace, où l’on prendra position en queue de comète, les sens bercés par le vide galactique et les trous noirs en goguettes ; Outta space, baby.

*

Avertissement : suite à d’enquiquinants problèmes d’impression, l’intégralité des exemplaires de ce numéro a écopé de petites déchirures sur le haut des pages. Un phénomène qu’on déplore, qui enlaidit un chouïa l’objet, mais ne devrait a priori pas gêner la lecture. Mille excuses !

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L’impression en images / Photos de Samantha Lavergnolle et Adrien Zammit

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Rubrique « Vers le papier » / dans les épisodes précédents :

Entretiens avec la « concurrence »
Premier épisode : Le Tigre, à lire ici.
Deuxième épisode : Revue Z, à lire ici.
Troisième épisode : Le Postillon, à lire ici.
Quatrième épisode : CQFD, à lire ici.
Cinquième épisode : Le Jouet Enragé, à lire ici.
Sixième épisode : La Brique, à lire ici.

Septième épisode : Offensive, à lire ici.
Huitième épisode : Entretien avec Steven Jezo-Vannier : « Les années 1970, âge d’or de la presse parallèle ? », à lire ici.
Neuvième épisode : « La « fragile proposition » du Napoli Monitor », à lire ici.

Dixième épisode : « Entretien avec Maxime Jourdan : La presse sous La Commune ». A lire ici.
Onzième épisode : Entretien avec Alvar, de Diagonal : « On garde le même ennemi, mais on l’attaque autrement ». A lire ici.
Douzième épisode : Débat : « l’enquête sociale dans la presse alternative ».
Treizième épisode : Entretien avec CharIVaRY : « Contrer l’omniprésente propagande municipale »

Made in Article11
Pour A11, composez le 17
Numéro 16 – linceul pour une Twingo
Numéro 15 – Article11 Vs. Le Minotaure
Version papier - C’est reparti comme en (numéro) 14 !
Impressions d’Automne : ça va swinguer dans les kiosques !
Numéro 13 : Sea, Sex & Mort-vivants
Numéro 12 : Article11 lamine Hercule
Numéro 11 : le retour de la momie
Appelez-nous Félix
Version papier : la fin des haricots ?
Numéro 10 : 11 fragments piochés arbitrairement
Numéro 9 : Sous les pavés, les urnes.
Numéro 8 : Le retour du chevalier noir (et rose).
Numéro 007 : Meurs un autre jour.
Article11.info : et la lumière fut.

Numéro 6 : Dans la jungle, terrible jungle
Numéro 5 : La revanche du malabar fluo
Numéro 4 : l’agent Orange en force !
Numéro 3 : l’Empire A.11 contre-attaque
Numéro 2 : back dans les bacs
Veni Vidi Imprimi
Abonnement Article11 - We need you !!!
Dernier inventaire avant liquidation.
Pause estivale : hiberner pour mieux gronder
Article11 papier : Une histoire de gros sous.
Une ligne éditoriale ? Peuh...

Vers le papier ? Chroniques de presse, pas pressées (vol. 1)
Vers le papier : sexe, presse and rock & roll !

Divers

Alerte rouge (voire noire) : CQFD n’a plus un rond ! Et il n’est pas le seul...
Tempête dans un verre d’eau : Cassandre nous écrit.
« Un plan Marshall pour La Brique »


COMMENTAIRES

 


  • mardi 2 décembre 2014 à 17h20, par wuwei

    Rien à voir avec Rock around the clock de Bill Halley and the comets ?



  • mercredi 3 décembre 2014 à 08h16, par Isatis

    Zutre… y a un papaelard qui cache la belle twingo sur la dernière photo :/



  • mercredi 3 décembre 2014 à 16h19, par FX

    Hé les copains, vous êtes pas un peu mal à l’aise avec l’interview d’Escudero ? Pourquoi donner une tribune (de plus) à cet enfoiré d’essentialiste ? Merde, ce connard contredit la ligne de votre canard, et vous l’invitez ?
    Ça sera qui le prochain ? Chouard ? Soral ?
    Et votre précision concernant un article contre les idées de ce mec dans le prochain numéro, c’est pas un peu du foutage de gueule ? « Un coup pour les juifs, un coup pour les nazis », c’est ça ?
    Je suis en colère. Je suis parfois (rarement) en désaccord avec certains de vos articles, mais là, vous me foutez grave les boules. J’imaginais pas qu’un jour vous donneriez la parole à ce genre de personnage.
    Gros coup de cafard, là.

    • mercredi 3 décembre 2014 à 16h53, par JBB

      « Ça sera qui le prochain ? Chouard ? Soral ?  »

      Ça va, on voit tout de suite que la discussion va rester mesurée....

      Quant à la « ligne », on n’en a pas - elle naît des échanges et intérêts du petit groupe de gens faisant ce journal. On est d’accord sur énormément de choses, mais après on a aussi des divergences. Rien de plus normal, je trouve - si tu veux des gens qui marchent d’un même pas, faut pas lire ce canard. Rien à voir, donc, avec « un coup pour les juifs, un coup pour les nazis » - c’est juste que c’est comme ça que ça s’est dealé au sein du comité de rédac, ceux/celles qui étaient contre la publication ont accepté de ne pas y mettre de véto s’il y avait un contrepoint dans le prochain numéro. C’est aussi comme ça, parfois, qu’on fait ce journal.

      • mercredi 3 décembre 2014 à 17h12, par GoG

        Oui mais JBB, comment la discussion peut rester « mesurée » quand vous relayez quelqu’un qui reprend l’argumentaire des veilleurs / LMPT, qui est très bien accueilli dans ce milieu, et qui va faire, toute honte bue, sa publicité personnelle dans les commentaires du Figaro ?

        La comparaison avec Chouard est tout à fait fondée : les gens lui sont tombés dessus (à raison) précisément parce qu’il s’est mis à dire « on discute avec tout le monde », y compris avec l’extrême droite, qu’il a contribué à présenter comme « écoutable » ses idées, ce qui a eu les conséquences que l’on sait, sur lui-même et sur ses suiveurs.

        Comment peux-tu sérieusement dire que vous n’avez « pas de ligne » ? Bien sûr que vous en avez une : la gauche libertaire. Qu’il y ait des divergences au sein des orientation de cette ligne, c’est évident, et normal. Mais là, rien à voir : vous prenez une personne qui relaie des propos qui ne diffèrent que dans la forme de ceux des extrémistes LMPT, peu réputés pour leur gauchisance...

        Après peut-être que vous n’avez pas mesuré à quel point le type est gratiné. Il suffirait alors de reconnaître qu’il s’agit d’une (grave) erreur...

        • mercredi 3 décembre 2014 à 17h51, par JBB

          Salut GoG :-)

          Bah, tu vois, là c’est de la discussion mesurée. Ce sont des arguments, pas des anathèmes.

          Une première précision : moi, je n’ai pas lu le livre. Je ne pense pas à toi, mais il me semble que beaucoup de gens qui s’en prennent à Escudero sont dans le même cas que moi. Simplement, eux ne le disent pas.
          J’ai lu pas mal de choses sur Escudero sur le net quand on a débattu de la publication de l’entretien au sein du comité de rédaction, et j’ai vu essentiellement des anathèmes et des raccourcis, dont beaucoup basés sur sa proximité (réelle ou supposée) avec PMO. Je n’ai pas vu beaucoup de fond, par contre.

          Autre chose, je disais que je n’ai pas lu le livre, mais je fais par contre confiance au copain qui l’a lu et à beaucoup travaillé le sujet avant d’interviewer Escudero. Comme je fais confiance à celui/celle/ceux/celles qui travailleront sur l’autre pendant pour le prochain numéro.

          L’idée, c’est de faire baisser d’un ton le débat, d’en revenir aux idées. D’analyser la fracture en cours. Et de dépasser les raccourcis à base de « il est le porte-voix de la manif pour tous », parce que ce n’est pas vrai - tout au moins, il dit tout le contraire dans son livre et dans l’entretien.

          « Comment peux-tu sérieusement dire que vous n’avez « pas de ligne » ? Bien sûr que vous en avez une : la gauche libertaire. Qu’il y ait des divergences au sein des orientation de cette ligne, c’est évident, et normal. Mais là, rien à voir »

          Bien sûr qu’on a une ligne libertaire. Mais au sein de celle-ci, il existe des lignes de fracture - la question de la PMA et de la GPA en font partie. Maintenant, décider que si tu n’es pas favorable à la GPA, tu n’es pas libertaire, je trouve ça un poil exagéré. En tout cas, perso, je ne vous suivrai pas sur ce terrain. Et pourtant, je ne suis pas favorable aux idées d’Escudero.

          • mercredi 3 décembre 2014 à 17h56, par Marxgaery Tyrell

            « Bien sûr qu’on a une ligne libertaire. Mais au sein de celle-ci, il existe des lignes de fracture - la question de la PMA et de la GPA en font partie. Maintenant, décider que si tu n’es pas favorable à la GPA, tu n’es pas libertaire, je trouve ça un poil exagéré. En tout cas, perso, je ne vous suivrai pas sur ce terrain. »

            assimiler pma et gpa, c’est DEJA se placer sur le terrain des réacs

          • mercredi 3 décembre 2014 à 18h46, par GoG

            Je ne sais pas ce qu’il y a tant à fouiller avec Escudero : regarder le résumé de son livre, qui se moque du discours sur la différence (réelle) « théorie du genre »/« études de genre », qui est typique LMPT. Et à l’intérieur du livre, que je n’ai pas lu parce qu’il faut pas déconner, quelques citations suffisent à situer le bonhomme. Par exemple :

            Avec l’insémination artificielle tout est tellement plus simple ! Un coup de téléphone et le sperme est livré à domicile. L’abolition du coït entre mâle et femelle supprime du même coup les risques de maladies sexuellement transmissibles. Plus besoin surtout d’entretenir un mâle à l’année, ce qui est contraignant et coûte trop cher pour le peu de fois qu’on s’en sert (et imaginez en plus s’il ne fait pas la vaisselle)

            Quand même : tu le sens, le masculinisme puant qui suinte de ces lignes ?

            Et dans tous les cas, il n’y a jamais besoin de publier deux avis contradictoires pour analyser une fracture : vous pouvez juste prendre parti. Pour l’affaire Mermet, vous avez choisi, à raison, de publier Cyran, sans publier les réponses de Mermet et Ruffin, afin de marquer votre position.

            Et personne ici n’a jamais dit qu’il fallait être pour la GPA pour être libertaire. La PMA et la GPA, ça n’a juste rien à voir... Quoiqu’il en soit, il existe une différence de principe _fondamentale_ entre discuter des récupérations possibles par le capitalisme de tout progrès scientifique (et c’est pas le progrès en soi le problème, c’est juste le capitalisme) et les attaques ciblées, dégueulasses, phobiques, et essentialistes sur le mouvement LGBTQI (c’est l’angle d’Escudero, ne t’en déplaise). La différence elle se situe à un niveau basique de respect des individus dont je suis très navré, non, dont je suis absolument horrifié que vous ne saisissiez pas cette différence.

            Enfin, il faudrait voir à cesser d’être méprisant avec ceux et celles dont tu juges qu’illes ne sont pas mesuréEs : on est beaucoup à être concernéEs de très près par ce sujet, et à être blesséEs d’une situation où Escudero est déjà peu près partout dans le milieu libertaire. C’est normal de réagir à vif. Vous avez balancé un truc clivant, violemment oppressif pour une partie de votre lectorat. Soit vous êtes compréhensifs avec tous ceux qui parlent de leur écœurement, soit vous vous coupez de cette partie de votre lectorat.

            Et, je ne saurais accepter que ma réaction soit mise en opposition avec celle de mes camarades parce qu’elle serait plus « mesurée », nous avons un intérêt de classe commun que nous défendrons ensemble jusqu’au bout.
            Le matérialisme n’est pas une chasse gardée que les luttes féministes, LGBTQI ou antiracistes seraient incapables de s’approprier (contrairement à ce que Escudero vous vend).

            GoG

            • mercredi 3 décembre 2014 à 19h18, par JBB

              Quand même, tu parles d’un livre que tu n’as pas lu, tu te bases sur une quatrième de couverture dont l’auteur lui-même explique qu’elle est ratée et tu cites un extrait, qui se trouve être un passage parodique à ne pas prendre au pied de la lettre. C’est tendu, je trouve, au regard des très fortes accusations qui sont portées contre ce mec.

              Je ne partage pas les idées d’Escudero, mais la chasse qui est menée contre lui m’incite presque à avoir de la sympathie pour lui - il est des commentaires postés ici qui sont incroyables de violences et d’exagérations manipulatoires. Ce type de procès de Moscou, où on te somme de prendre position sous peine - sinon - d’être un infâme salopard, j’ai jamais trop aimé.

              Mais pour le reste, il ne s’agit évidemment pas de dénier le droit à la colère, encore moins celui d’être déçu de trouver Escudero dans nos pages. Mais là, je trouve les réactions trop extrêmes - comme je trouve moyen le dait de perturber les débats dans tous les lieux libertaires oû ce mec se pointe. L’attaquer sur le fond (et en ayant lu son livre et l’entretien) d’accord ; empêcher tout débat de se tenir, de façon physique ou intellectuel (en taxant ceux qui le laissent parler de collabos), pas d’accord.

              • mercredi 3 décembre 2014 à 20h45, par GoG

                Bon, l’argument du « tu n’as pas lu le livre » commence à devenir usé. Qui, ici, a lu intégralement les textes de Soral, de Chouard, et d’autres, avant de savoir qu’il fallait arrêter de les relayer ? Des extraits sont largement suffisants, quand on la culture politique nécessaire, pour savoir où ces gens veulent nous emmener. On connaît les éléments de langage, leur connotation, et la nature de leur humour. Tout cela est plus ou moins habilement noyé au milieu d’autres propos, et c’est cela qui crée du confusionnisme. Pour Escudero, c’est à peu près pareil...

                Maintenant, toi qui voulais de la mesure, « procès de Moscou », comment dire... Sans parler du « qui t’incite à avoir de la sympathie pour lui » ! C’est de la pure provocation : tu écris ça quand plein de gens t’expriment leur dégoût profond de ce qu’écrit ce type, et tu dis à touTEs, en substance, que leur dégoût, ben finalement, ça montre sans doute que le type est pas foncièrement mauvais. C’est juste horrible...

                Puis bon, quand vous avez relevé les tendances confusionnistes du Grand Soir, vous trouviez ça normal de demander des comptes sur la publication de tel ou untel, et vous étiez d’accord sur le fait que certaines personnes n’ont pas leur place dans les colonnes de journaux de gauche (libertaire ou non). Vous n’avez pas tellement mâché vos mots pour les interpeler. Pourquoi d’un seul coup il faudrait interdire à vos lecteurs de réagir vertement à ce même type de polémique ?

                • mercredi 3 décembre 2014 à 20h53, par JBB

                  « Bon, l’argument du « tu n’as pas lu le livre » commence à devenir usé »

                  Comment ça, usé ? C’est pas comme si le mec avait un « pedigree » - à l’image d’un Soral, justement, dont on sait désormais très bien sans le lire ce qu’il dit, tellement ça fait longtemps qu’il ressasse ses saloperies.
                  Moi, j’avais jamais entendu parler d’Escudero avant ce bouquin. Et je pense qu’il en va de même pour tout le monde puisqu’il n’avait rien publié avant. Et donc, nous dire qu’il ne faut pas le juger sur ses mots (en livre ou en interview), c’est dire qu’il ne faut le juger sur rien. C’est une position intenable.

                  « Pourquoi d’un seul coup il faudrait interdire à vos lecteurs de réagir vertement à ce même type de polémique ? »

                  Ah mais, je ne dis pas du tout qu’il ne faut pas réagir. Bien au contraire : je suis pour que les gens s’expriment, en contre, en pour, vertement, avec modération, poourvu qu’ils s’expriment. Je ne veux interdire à personne de réagir, donc, mais je dis simplement que je ne suis pas d’accord - ni avec les positions d’Escudero, ni avec une impossibilité de débat que je trouve regrettable.

                  • mercredi 3 décembre 2014 à 21h56, par GoG

                    Pour situer le background, donc, quelques citations, donc, du texte de PMO « Ceci n’est pas une femme » :

                    A propos de la « théorie queer », voici comment ce texte parodie la notion de genre choisi :

                    Devenir homme ou femme est donc un fait socioculturel, un apprentissage suivant les règles du comportementalisme et peut faire l’objet d’un choix personnel. Ainsi devient-on homme ou femme (y compris dans les couples homosexuels), à force de « faire l’homme » ou de « faire la femme ». « Priez, la foi viendra. » « C’est en forgeant qu’on devient forgeron. » etc.
                    C’est-à-dire que toute grimace, toute comédie, tout rôle est susceptible de vous incorporer, comme dans les rituels de possession, et qu’à ce compte, il n’y a plus de mauvaise foi possible. Il suffit de jouer pour être pris au jeu et devenir le personnage que l’on joue. Il n’y a plus de tricheurs ni d’imposteurs, juste de bons et de mauvais histrions, et c’est tout de même un soulagement pour tous les faux culs, faussaires et simulateurs que de pouvoir prendre leur cas pour la généralité.

                    A propos des intersexués :

                    Nous ne sommes pas « tous intersexués », pas plus que nous sommes tous pieds-bots. Il s’agit au contraire d’anomalies (...).

                    Les intersexués apprécieront la boutade (point humour).

                    Et enfin, dernière citation : un florilège de male tears sur les problèmes de considération de la virilité et de la montée en puissance des femmes. Un concentré de masculinisme (spéciale dédicace à Navarro).

                    Dans notre société où les progrès technologiques dévalorisent la virilité et favorisent l’émancipation féminine, on n’en est plus à s’extasier devant les femmes pilotes de drones ou de bombardiers, scientifiques, informaticiennes, cadres, chefs d’entreprise, avocates, médecins, journalistes, politiciennes, etc. L’autorité paternelle abolie, les femmes, majeures à dix-huit ans, libres de faire des études, de travailler, de leur sexualité, d’avoir ou non des enfants, renversent peu à peu, dans tous les domaines et à tous les degrés de la hiérarchie, la suprématie masculine (...). Du point de vue féministe, aujourd’hui, naître homme, c’est naître coupable, s’en mortifier sans cesse et atténuer ce péché originel par une vie de contrition et de perpétuelles surenchères d’humilité. Les femmes prennent désormais le maître-rôle, le pouvoir, tandis que les hommes doivent trouver de nouvelles manières de leur prouver leur valeur. Aujourd’hui comme hier, ce ne sont pas les hommes qui accordent leurs faveurs - ou non. Les femmes, on le sait, sont trop pures, trop délicates pour ces basses jouissances charnelles. Si elles y consentent, ce n’est qu’avec le plus vif dégoût, uniquement par condescendance envers leurs grossiers soupirants, et à condition qu’ils le méritent.

                    Voilà, donc, pour PMO, dont la proximité avec Escudero n’est un secret pour personne. Après, je vous avoue, j’ai pris très cher rien qu’en parcourant le texte de PMO. Je vais pas en plus me fader celui d’Escudero, dont les extraits que j’ai lus me suffisent amplement.
                    Maintenant, si vous voulez vraiment débattre avec ça, que dire de plus ?

                    • mercredi 3 décembre 2014 à 22h06, par JBB

                      « Après, je vous avoue, j’ai pris très cher rien qu’en parcourant le texte de PMO. Je vais pas en plus me fader celui d’Escudero, dont les extraits que j’ai lus me suffisent amplement. »

                      Quand on accuse quelqu’un de faits aussi graves, on lui signifie ses charges - c’est le minimum. On ne lui reproche pas les écrits des autres tout en se dispensant de lire les siens propres.

                      • mercredi 3 décembre 2014 à 22h51, par GoG

                        Merci, je commence à connaître la chanson. De fait, ce n’est pas toujours aussi simple qu’une citation car Escudero procède beaucoup par sous-entendus, amalgames et homme de paille pour arriver à ses conclusions. Exemple lorsqu’il cite Christine Delphy, présentée comme « cyber-féministe transhumaniste » (!) avec le passage suivant de « Classer, Dominer » :

                        « La hiérarchie ne vient pas après la division, elle vient avec – ou même un quart de seconde avant – comme intention. Les groupes sont créés dans le même moment et distincts et ordonnés hiérarchiquement »

                        Quelle conclusion en tire-t-il ? La suivante :

                        Réduisant la réalité sociale à l’opposition binaire entre dominants et dominés, hantées par l’idée que toute différence est nécessairement inégalité (citation de Delphy), elles en déduisent qu’on ne peut lutter contre la seconde sans abolir la première. L’égalité, c’est l’identité.

                        Soit à peu près rien à voir, mais peu importe, la conclusion est là. Au passage, on a cassé un peu de la notion de domination (vraiment trop nulle et tellement plus à l’ordre du jour), et on a fait mine que quand Delphy montre la nécessité d’objectiver l’objectivation, c’est à dire de questionner la création de catégories (hiérarchiques) par les différences, Escudero en conclut qu’elle (et ses sbires transhumanistes) prônent l’abolition des différences et les clones humains (« Bientôt, la dépigmentation des personnes de couleur afin de lutter contre le racisme », plus c’est gros plus ça passe).

                        Maintenant, pour le texte PMO, j’ai bien parlé de background. Je n’ai pas prétendu que c’était écrit par Escudero. Par contre, vous savez à présent dans quelles eaux vous naviguez. Escudero cosigne un texte avec PMO, PMO publie Escudero, fort bien. Pendant ce temps, Escudero, de son côté, n’a jamais cherché à prendre ses distances avec les délires de PMO.

                        Vous étiez quand même beaucoup moins regardants quand vous dénonciez les côtés problématiques du Grand Soir.

                        Mais bon, honnêtement, je ne cherche plus à vous convaincre. Vous avez beaucoup d’éléments qui ont été mis sur la table par bien des personnes qui ont commenté. Assez, en tout cas, pour commencer à vous faire une opinion.

                      • jeudi 4 décembre 2014 à 08h17, par Martin Scriblerus

                        Mais les charges sont signifiées par le détail depuis des semaines, et la réponse est toujours la même.
                        Et je me réjouis de les voir exprimées ici par d’autres : je me sens un peu moins seul à juger inacceptable les pratiques de cet auteur et du bateleur PMO.

                        Je maintiens, et j’affirme donc, depuis plus d’un mois qu’Alexis Escudero est un falsificateur. Ou, si vous y tenez, un sinistre farceur, qui ne fera jamais rire que chez les hétérosexistes et les milieux où l’on entend continuer à ignorer innocemment tout, confortablement, de la critique féministe et de la critique de l’hétérosexisme.

                        Il y a plusieurs semaines que j’ai pris la peine de relevr dans le détail la manière stupéfiante de malhonnêteté avec laquelle Escudero par exemple, prétend « critiquer » ce qu’il présente comme la pensée de Christine Delphy.
                        Après un contre-sens complet sur la critique de l’essentialisme, le coup de la citation de Mao - note n° 22, chapitre « Les crimes de l’égalité » - ce titre n’est il pas déjà éloquent ? ça ne vous a pas donné envie d’aller voir un peu plus précisément ce que l’auteur avait à reprocher à l’égalité ? - est remarquable de par la volonté caractérisée de la salir et de prétendre que la critique féministe radicale serait, au mieux obscure et incompréhensible, et en tout cas sûrement ancrée dans le pire d’un « gauchisme » de lamentable mémoire.

                        Quant à la façon dont PMO, dans un communiqué plaisamment intitulé « ceci n’est pas une femme »,(le pauvre : mettre en scène autant d’inintelligence, tout en lui fournissant de quoi lui faire une réputation d’imbécile fier de lui, montre sans fard - mais c’est un truc de gonzesses, le fard - à quel point il n’hésite pas à prendre aussi ses lecteurs pour tels) prétend réduire à ce qu’il affiche comprendre d’un « Queer » toute critique féministe et toute critique de l’affligeant essentialisme à la Gérard de Villiers dont il se vante, que faut-il avoir devant les yeux pour parvenir à se la dissimuler ?

                        Mais il est vrai que les avertissements de sa part n’avaient pas manqué depuis des années, concernant l’étroitesse de son virilisme. Ce gars n’a effectivement rien à envier à un Soral sur ce terrain là - mais le virilisme est une plaie, un stigmate qui afflige bien au delà des seuls milieux fascisants/complotistes délirants. Le virilisme caractérise d’abord... le virilisme : un essentialisme de dominant des plus crasse. un truc qui la fout mal quand on prétend avec le ton de matamore de PMO à la lucidité et la plus radicalissime des critiques.

                        Mais il y a des lecteurs que ce genre de pratique ne rebute pas. Ils pensent qu’on doit débattre avec pareils auteurs. Que l’ignorance volontairement promue et la confusion fournissent un terrain de choix pour disputer.

                        Je pense pour ma part que discuter sur de telles bases est impossible. Les termes, les concepts avec lesquels se pense la critique la plus élémentaire de l’essentialisme sont, au mieux, pour Escudero et PMO, du chinois : ils l’ont montré assez longuement, même lorsqu’ils ne prétendent pas plaisamment y retrouver la langue de Mao. On ne peut exprimer une contradiction face à eux : elle est aussitôt réécrite par leurs soins. Il leur faut lui faire dire n’importe quoi - pourvu que ce soit accessible à une pensée essentialiste. Depuis plusieurs mois, ils ont assez donné à voir qu’ils ne tenaient pas à changer d’un iota (PMO, de son côté, en guise de cache-sexe à sa misère théorique, assène tout ce qu’il peut de grec et d’étymologie, et prétend assez ostensiblement asseoir son mépris pour ses contradicteurs et la critique des inégalités de genre sur un simple dictionnaire - à la manière d’un vulgaire député UMP) sur ce point.

                        Chez Sniadecki, site anti-industriel notoire, et comportant par ailleurs nombre de textes des plus stimulants, ou suffisamment honnêtement écrits pour être éventuellement discutables, on se justifie de ne trouver rien à redire à PMO/Escudero avec cet étonnant « argument » : figurez vous qu’on n’a pas lu Delphy. (là non plus, on ne lit pas le féminisme radical, ni le féminisme tout court, sans doute : on se satisfait de vontribuer à répandre n’importe quelle calomnie à son endroit). Comme on ne l’a pas lue, on se trouve mieux ignorer le contenu de son propos que celleux qui, pour l’avoir lue, savent un peu de quoi il retourne réellement : l’ignorance, on l’admettra, constitue un avantage certain, quand il s’agit de faire dire innocemment n’importe quoi à un auteur, ou de se satisfaire de lire les foutaises d’Escudero en la matière.
                        Pire, connaître le sujet rendrait, selon eux, idéologiquement incapable de rendre compte du propos et des falsifications d’Escudero.
                        On entre là dans une forme de procès en sorcellerie qui ressort du pire des esprits de parti.

                        Dans le genre inversion de réalité et mépris de dominant sûr de son fait, le pauvre bad buzz d’Alexis Escudero et de PMO révèle surtout un petit milieu anti-industriel actuel singulièrement fier d’exhiber au mieux son ignorance de la critique des rapports de domination de genre, formulée par les féministes et LGBT, sinon l’étroitesse de ses oeillères virilistes. Et un milieu libertaire ou assimilé trop souvent disposé à la plus généreuse des complaisances envers l’arrogance et le mépris de crasse.

                        J’espère bien, après avoir écrit ceci, voir disputer un jour de la marchandisation de la procréation, et en voir formulé une critique « libertaire », par exemple.
                        Mais je sais que ce ne sera possible qu’une fois que les ignares dominants auront fait l’effort, douloureux, de connaître un peu mieux ce qu’ils sont, leurs privilèges, et ce dont ils prétendent juger - ou en tenant sans ménagement à distance ceux d’entre eux qui ne veulent rien savoir de rapports de domination où ils se trouvent privilégiés.

                        Mais pour l’heure, les féministes et LGBT en sont encore à lutter pour faire entendre qu’il existe des rapports de domination de genre, et que le point de vue des dominants exprime surtout la position depuis laquelle ils le formulent.

                        • jeudi 4 décembre 2014 à 21h58, par GoG

                          Juste une petite précision hors-sujet : je viens de parcourir ton texte très complet ici : http://www.ipernity.com/blog/206926/789175
                          Je m’aperçois donc après coup que nous avons eu exactement les mêmes réflexions à la lecture de cette « convocation » de Christine Delphy, y compris avec la pique envoyée à la domination.

                          J’aurais bien entendu cité ton article en référence si je l’avais connu à ce moment, mais ce n’était pas le cas. Je tenais juste à clarifier ce point.

                          • vendredi 5 décembre 2014 à 00h59, par Martin Scriblerus

                            Ce n’est rien, au contraire ! J’ai eu grand plaisir à constater que nous étions au moins deux à oser connaître les écrits de Christine Delphy, et donc à n’être pas les dupes complaisantes de la manière dont Alexis Escudero a du réécrire à sa pauvre façon les critiques féministes radicales pour donner à croire que son pauvre argument essentialiste tenait debout.

                            On a vu caler des meubles vieux mais honnêtes avec de vrais livres. Mais sitôt qu’il cesse de meubler en citant ce pire de l’ineptie technolâtre que l’on rencontre à longueurs de média, pour se risquer à articuler deux concepts, notre prétendu critique radical de la PMA exhibe une pensée des plus sommaires, et bancales. Au point que l’appuyer sur de vrais écrits serait le plus sûr moyen de la flanquer par terre : et qu’il lui faut donc, pour avancer son antiféminisme crasse sous un jour avantageux, le faire reposer sur une épaisseur suffisamment conséquente de foutaises fabriquées sur mesure.

                            Vous lire m’a changé agréablement de tous ces malheureux consommateurs de littérature rebelle qui viennent témoigner, ici comme ailleurs, de leur empressement à prétendre avoir trouvé, dans le contenu de ce pauvre livre, la dosette de cette « critique radicale » clé en main qu’ils y étaient venus chercher.
                            Qui se montrent (pour ceux qui l’ont lu) si fatigués d’avoir dû poser un moment leurs yeux sur un livre, qu’ils ont radicalement renoncé à l’effort que leur aurait demandé le plus petit questionnement quant à son contenu.
                            Qui ne savent ensuite plus que brailler à la « censure » quand quelqu’un d’autre, s’en étant donné la peine, ose porter un jugement défavorable et argumenté sur ce qu’ils ont eux avalé sans broncher.

                        • dimanche 7 décembre 2014 à 22h19, par festivus

                          Pour Sniadecki, je trouve que c’est pire que ça. D’une part pour moi, il s’agit clairement du site de Louart, sans intermédiaire, de même que Transbert ou presque.
                          Ensuite, il n’y a pas besoin d’avoir lu Delphy pour trouver ce texte hallucinant. Ce retrancher donc derrière le fait de ne l’avoir pas lu, ne permet pas de n’avoir aucune critique sur Escudero.

                      • mercredi 10 décembre 2014 à 22h16, par Sfefs

                        Je ne voudrais surtout pas donner l’impression d’arriver après la bataille, ni me montrer inutilement provocateur, mais c’est pas un peu paradoxal de la part de quelqu’un qui avoue n’avoir « pas lu le livre » et faire « confiance au copain qui l’a lu » ? (cf. http://www.article11.info/?Numero-1...)

            • mercredi 3 décembre 2014 à 19h20, par Navarro

              Fabuleux : l’extrait que tu cites du bouquin (que j’ai lu contrairement à beaucoup) concerne les animaux, rien à voir les humains. Rien donc de « masculiniste » (terme débile mais bon) dans ce passage, à part la petite vanne sur la vaisselle mais c’est vrai qu’on en arrive à un tel degré de « raideur » discursive, qu’on peut plus déconner sur rien sans passer pour un hétéro-flic. Ou comment recréer une censure assumée dans un milieu dit subversif.

              • mercredi 3 décembre 2014 à 19h29, par JBB

                @ Navarro : merci !

                @ GoG : tu vois, là typiquement, il y a un problème. Commment, je peux être convaincu, quand je demande du fond et que celui-ci repose sur une citation biaisée ?

                c’est pour ça que je suis content que cet entretien ait été publié dans A11. Pour revenir aux mots, aux vrais. C’est sur ceux-ci qu’on pourra baser un débat réel - et il faut, je suis d’accord avec toi, que celui-ci se tienne.

                • mercredi 3 décembre 2014 à 19h37, par Koala enragée et engagée

                  C’est cela et quand Escudero et sa clique parle des féministes liberales-libertaires en fait c’est pour parler de marmottes et pas vraiment de militantes contre le patriarcat ?
                  Vous nous prenez vraiment pour des con-ne-s et ça commence à se voir.

              • mercredi 3 décembre 2014 à 20h26, par GoG

                Bravo, tu as donc réussi à percevoir que le problème de ce passage (un parmi tant d’autres), ce sont ses sous-entendus.

                Que le terme « masculiniste » te paraisse débile n’est pas tellement pour m’étonner (ça te situe pas mal, dans le genre). Ceux qui, comme toi, ne voient pas le problème, qui convoquent successivement le point humour, puis le point censure (sérieusement, la censure, pour quelqu’un qui est invité dans les médias, et abondamment relayé dans le milieu libertaire ?), j’en ai suffisamment croisés : c’étaient les défenseurs de Charlie Hebdo.

                • mercredi 3 décembre 2014 à 20h55, par Navarro

                  Il est là ton problème ? dans les sous-entendus ? les non-dits du bouquin ? ses interstices ? Il parle des vaches, fait une vanne sur la vaisselle et ça y’est son compte est bon ? On est où, chez des nouveaux curés de la pensée ? Tu sais que c’est peu ou prou la définition du procès d’intention (faire dire quelque chose à quelqu’un qu’il n’a jamais dit). Quand le groupe LGTB est venu foutre le bazar à Lyon, quelqu’un a dit : « Mais allez-y, brûler le ce livre ! Un bel autodafé. Comme au bon vieux temps ».
                  Après on passera à la sorcière Escudéro pour tout ce qu’il n’a pas écrit mais tellement pensé.

                  • jeudi 4 décembre 2014 à 12h13, par Clirstrim

                    Les craintes d’Escuderto ? Que les mâles disparaissent, que les femmes soient autonome dans la procréation.
                    Ses élucubrations font des femmes et des LGBT les complices du capitalisme, sachant que c’est les populations les plus exposées à la précarité et aux violences c’est assez fabuleux de mauvaise foi.
                    Oui, une vanne sur la vaisselle quand 50000 (au minimum) viols par an, quand une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint, quand 80% des smicards sont des smicardes, réduire le féminisme à ça, c’est inacceptable, c’est digne de Zemmour.

                    Sinon pour mémoire, la reproduction est déjà artificielle, il faut être un mec cis particulièrement borné pour ignorer l’existence de la contraception par exemple.

                    Donc oui, quand un type appuie de ses propos puants les violences dont certain-e-s d’entre nous sont victimes, c’est bien normal qu’il s’en prenne dans la gueule (et le délire sur les attaques dont il est victime, certains allant jusqu’à mentir et déclarer qu’il a été tabassé, faut avoir honte de rien), ça le fera peut-être réfléchir à 2 fois avant de professer ses âneries dangereuses.

                  • dimanche 7 décembre 2014 à 22h23, par festivus

                    Miracles !
                    Avoir une pensée différente de celle de l’auteur, un désaccord, c’est être un « curé » de la pensée.
                    P.ê qu’il va falloir accepté l’idée que le bouquin est très mal écrit ?

              • dimanche 7 décembre 2014 à 22h21, par festivus

                On connait l’excuse habituelle de « l’humour » ou de la « vanne » pour permettre tous les propos, y compris, les plus coupables.

        • mercredi 3 décembre 2014 à 17h56, par On ne transige pas avec la raison partisanne

          Mais oui Camarades d’A11
          soumettez-vous,
          implorez le pardon
          pour cet écart idéologique,
          Bande de sociales-traitres-rouge-brun-jaunes-soralistes-chouardeux

          Fatigants tous ces petits soldats



  • mercredi 3 décembre 2014 à 16h48, par Soupe à l’herbe

    « on discutera PMA et reproduction artificielle avec Alexis Escudero (p. 18) »

    HE MERDE. non tout n’est pas bon à prendre dans ce qui émane des milieux antiautoritaires, mais alors vraiment pas, et ce genre de saloperie réactionnaire en fait partie. Sous couvert de critique technologique, Escudero part dans des délires sur la « Nature » complètement paranoïaques, et de plus lesbophobe, transphobe, et misogyne.

    Au point qu’Escudero ne juge pas bon de dénoncer, par exemple, le caractère homophobe de LMPT à qui il reproche juste de se « tromper d’angle ». Ce milieu est malade de n’avoir pas voulu s’intéresser aux question féministes, et on va le payer très cher.
    La réaction s’infiltre par ce genre de discours, dans nos chers milieux, il serait grand temps de réagir.
    Plus d’infos : http://littlevampire.canalblog.com/...

    ça fait vraiment chier de voir ça gangréner partout « chez nous ».

    • mercredi 3 décembre 2014 à 17h02, par JBB

      Tu crois qu’un entretien dans un journal, ça gangrène ? Style, les idées d’Escudero vont bondir de la double page, te sauter au visage, culbuter ton sens critique et emporter ton cerveau ?

      Non ? Bah voilà.

      En l’espèce, quelqu’un de chez nous s’est intéressé au sujet et a proposé un entretien. Ça a fait débat dans le comité de rédac, mais il a été publié. Et dans le prochain numéro, il y aura un autre entretien, en forme de contrepoint. On est plutôt loin de la contamination, il me semble.

      • mercredi 3 décembre 2014 à 17h15, par Koala enragée et engagée

        Invitez Soral alors. Et pourquoi pas Alain Minc tant qu’on y est.

      • mercredi 3 décembre 2014 à 17h22, par palinograph

        Escudero a réussi à piéger pas mal de monde, son confusionisme étant visiblement plus subtil que celui d’un Chouard ou d’un Vivas. Article 11 (sa rédaction) pourrait reconnaître avoir fait preuve de maladresse et de peu de méfiance et l’affaire en resterait là.
        Mais sortir l’argument « il faut du débat » pour ouvrir ses colonnes à un réac, Chouardise indi-gnaise digne d’un édito mal ficelé du Grand Soir (ligne justement critiquée par A11), ça n’arrange pas le tout et déçoit doublement.
        Au fait pourquoi d’abord Escudero et sa critique dans le suivant et pas l’inverse ?
        Si vous voulez m’inviter à « débattre » avec Cambadelis, j’ai piscine. Bref reprends toi un peu cher canard que j’aime tant. Je préfère te voir faire une connerie et le reconnaître que te voir t’enfoncer.

        • mercredi 3 décembre 2014 à 17h57, par JBB

          « Au fait pourquoi d’abord Escudero et sa critique dans le suivant et pas l’inverse ? »

          Eheh... vive le complotisme.

          Tout bête : on est un collectif, mais on bosse beaucoup dans son coin. Un tel se prend de passion pour un sujet, une telle pour un autre, un tel poursuit ses mêmes habituelles marottes. Bref, on lance les choses dans notre coin, même si on s’en parle aussi - ça dépend des fois, en fait. Là, l’ami Dalmar est revenu avec cet entretien dans sa besace ; donc, ; forcément, c’est en réaction qu’a été décidé d’en lancer un autre.

          • mercredi 3 décembre 2014 à 18h15, par palinograph

            Oui mais du coup était-ce urgent de publier cet entretien ? Ça ne pouvait pas attendre le numéro suivant ? Je n’y voyais pas du complotisme, c’est juste que le gars et son discours ont quelques temps d’avance un peu partout par rapport à leurs contradicteurs-ices (qui souvent aimeraient avoir autre chose à faire que « répondre » à des diatribes de libertaires en « mâle » de pouvoir contrôler (euh pardon « critiquer ») des pratiques, des choix et des non-choix de non-mâles, non-cis, non-hetero). Bref à supposer qu’il faille « débattre » entre dominants et dominé-es (ce que je réfute) la courtoisie aurait voulu que ces dernièr-es puissent « tirer les premièr-es ».

            • mercredi 3 décembre 2014 à 21h21, par Co

              Effectivement : pourquoi lui d’abord ? (même si « pourquoi- lui » tout court est une vraie question...) Rien ne justifie qu’il dégueule ses propos en premier... JBB démerde toi maintenant

              • vendredi 5 décembre 2014 à 09h40, par Isatis

                Ah ben ça c’est simple comme question ! Lui d’abord parce que pour décortiquer-desosser-démolir-contrer, etc. il faut savoir de quoi ça cause pour ceux qui ne sont pas affranchis tu vois…
                x
                Et si t’as bien tout suivi, le prochain n° est le dernier d’Article 11 dans la forme papier actuelle alors c’était qui qu’avait le dernier mot dans l’affaire au cas où cet article-çi fut passé en mars ?… hein, tu vois…
                x
                Personne ne m’a soufflé cette réponse et n’ai pas encore lu l’article polémique, je me suis juste servi de mon p’tit cerveau qu’est pourtant pas bien fortiche pour trouver une raison valable, y en a peut-être d’autres qu’il ne peut m’être donné de connaitre.

                • lundi 8 décembre 2014 à 08h13, par CVC

                  bah ouais : lit l article et ce qui est écrit aussi en passant, parce que pour écrire des trucs aussi consternants.... Tu vois vraiment pas de quoi on parle ici Isatis ?
                  Faut que je te remette le comm, t es perdu ? :
                  « le gars et son discours ont quelques temps d’avance un peu partout par rapport à leurs contradicteurs-ices (qui souvent aimeraient avoir autre chose à faire que « répondre » à des diatribes de libertaires en « mâle » de pouvoir contrôler (euh pardon « critiquer ») des pratiques, des choix et des non-choix de non-mâles, non-cis, non-hetero). Bref à supposer qu’il faille « débattre » entre dominants et dominé-es (ce que je réfute) la courtoisie aurait voulu que ces dernièr-es puissent « tirer les premièr-es ». »

      • mercredi 3 décembre 2014 à 17h27, par Soupe à l’herbe

        tiens c’est curieux, vous faites un journal pour quoi si ça n’est pas pour faire progresser des idées ? vous n’avez donc pas d’envies particulières en imprimant un journal ? pourquoi pas faire un mode & travaux, si c’est juste le plaisir d’imprimer du papier , au moins ça se vendrait, non ?

      • mercredi 3 décembre 2014 à 17h36, par Navarro

        Oh putain, ça n’aura pas tardé à réagir. Le pétard est lancé et hop, tout le monde dans la fournaise. Pavlov, reviens, tu as oublié tes chiens... ! Suis content de voir ce mot apparaître « gangréner » parce que c’est exactement ce à quoi on assiste : une purge du milieu. J’étais à Lyon, au salon des éditeurs libertaires, aux premières loges du lynchage d’Escudéro. Plus d’une heure de ramdam, de « Escudéro, on va te péter la gueule », « tu discuterais avec Soral toi ? », « t’as lu son livre et t’es pas d’accord avec nous, alors t’es pire que lui ! ». Toi le péquin qui débarques, t’avais envie de piger les enjeux, impossible. « T’as pas compris, pour nous, ce gars-là est de l’autre côté ! ». Mais, et le débat sur la PMA/GPA ? Ca serait pas l’occasion justement de faire en sorte que les gens se fassent un minimum d’esprit critique sur la question ? Pas du tout : débat annulé. Du côté des éditeurs du brûlot, on manque plusieurs fois de se prendre la table de presse à travers la gueule. La baston générale s’évite de peu. Le degré zéro de la politique se joue ici, sous mes yeux : pour une fois qu’une question faisait vraiment « débat » dans le milieu étriqué de l’ultra-G, on l’étouffe sous de multiples procès d’intention et grossières caricatures (comme la diffusion de ce tract où un extrait de la Reproduction artificielle de l’humain concernant les animaux s’applique soudain aux humains). Empêcher les gens de débattre et que se passe-t-il ? Tout le monde débat dans la salle. Empêcher les gens de lire un bouquin ? Tout le monde se l’arrache.
        Total soutien aux copains/copines d’Article11. Tout ça pue l’intimidation à deux balles, le petit milieu qui se recréé sa norme à lui, incapable de d’analyser et discuter les lignes de failles qui le traverse sans virer dans le délire complotiste. Serions-nous des bidasses qui s’ignorent, sommées d’avancer tous et toutes au même pas ?
        Misère et désolation, pour les uns ; champagne pour les autres.

        • mercredi 3 décembre 2014 à 17h54, par Marxgaery Tyrell

          Han la la la la la ces femmes forcément hystériques qui ne comprendraient rien à la complexité du monde... Parce qu’elles sont gouvernées par leurs passions hein

          ça m’avait manqué...

        • mercredi 3 décembre 2014 à 17h58, par Koala enragée et engagée

          Une purge ? Sérieux ? Vous donnez une tribune à un mec dont l’argumentation est du niveau de celle de Zemmour ou Boutin, un mec invité sur France Culture (paie ta censure) et dans tous les milieux anars. Vous nous purgez au profit de réacs comparables à Soral, Chouard ou Onfray (entre utiliser le fait d’être libertaire pour propager des idées fascisantes et utiliser le socialisme pour le même genre de propagande la différence n’est pas énorme). S’il y a purge c’est de vous qu’elle vient et c’est contre les gens comme moi qu’elle est dirigée.
          Ne comptez pas sur nous pour fermer nos gueules, on sait que vous aimeriez qu’on ferme nos gueules et qu’on crève en silence mais on a autant nos place dans les milieux libertaires que vous, sinon plus.

          • mercredi 3 décembre 2014 à 18h01, par JBB

            Putain, faut redescendre un peu, hein.

            Pourquoi on voudrait que tu crèves en silence ? C’est quoi, cette connerie ? Quel rapport avec la choucroute, sérieux ?

            • mercredi 3 décembre 2014 à 18h14, par Koala enragée et engagée

              Du fait que je sois une meuf trans tocard. Et gouine. Et qu’un sac à merde invité dans tous les médias bourgeois (comme Onfray, on voit que son discours gène tellement on le voit partout) vienne dire que je ne suis qu’une idiote transhumaniste au service de l’idéologie libérale ça me fout en rogne.
              Aucune réflexion politique de sa part comme de la part de ses défenseurs et défenderesses.
              Aucune contextualisation.
              Il s’agit juste de faire chier les féministes, les trans, les gouines et les pds, des populations précaires en premières lignes face aux attaques du patriarcat mais aussi face aux attaques du capitalisme.
              Prendre en compte la réalité sociale c’est peut-être trop dur pour des tocards comme vous, moi il s’agit de ma survie au quotidien en sachant que mon espérance de vie est inférieure à 40 ans, que j’ai de forte chose de rester précaire à vie, de forte chance de faire le tapin, de forte chance de chopper le SIDA et d’en crever, de forte chance d’être insultée après ma mort.
              Et on vient me présenter comme alliée du libéralisme ?
              Correction : un mec invité dans les médias les plus libéraux qui soient vient me présenter comme alliée du libéralisme ?
              Entre Escudero et moi s’il y a un-e allié-e du libéralisme c’est pas vers moi qu’il faut regarder mais vers ce parasite qui pollue les milieux libertaires et se fait du fric en propageant ses idées réacs dans les milieux libertaires.

              • mercredi 3 décembre 2014 à 19h04, par JBB

                « Se faire du fric » en publiant au Monde à l’envers ? Bordel, mais t’es vraiment dans un monde parallèle...

                • mercredi 3 décembre 2014 à 19h51, par Koala enragée et engagée

                  Ah du coup c’est bénévolement qui va voir Le Figaro ?
                  Ca pue plus que s’il se faisait payé pour y aller.
                  Et merci d’éluder le reste de mon propos, confirmant qu’il s’agit bien de purger les féministes, gays, lesbiennes bi-e-s et trans des milieux de gauche libértaire et de laisser le libéralisme nous buter pendant que vous délirez sur le transhumanisme.

                  • mercredi 3 décembre 2014 à 19h56, par JBB

                    Bah voilà, c’est exactement notre projet. Pile-poil ce qu’on a résolu de faire quand on préparait ce numéro. On pensait réussir à garder ce plan machiavélique secret, mais c’était sans compter sur ta fine analyse de nos motivations.

                    Caramba, encore raté !

                    • mercredi 3 décembre 2014 à 20h00, par Koala enragée et engagée

                      Non sinon à part faire le guignol style « houlala tu nous a démasqué (haha quelle conne) » tu penses répondre ou non ?
                      Ca te pose pas de problème qu’Escudero devienne le nouveau « libertaire » préféré des médias liberaux (cc Le Figaro) ?
                      Il se dit peut-être que comme Onfray est plus grillé qu’une saucisse oublié sur un barbecue il y a un créneau à reprendre.

                      • mercredi 3 décembre 2014 à 20h07, par JBB

                        Qu’est-ce que tu veux que je réponde à ce que tu écris ? Si tu crois vraiment qu’il y a un complot visant à virer les LGTB des milieux libertaires pour qu’ils se puissent se faire buter par le libéralisme, alors on partage pas du tout les mêmes niveaux de réalité. Pour moi, ce que tu racontes relève du délire le plus total. La discussion n’a pas trop de sens, là.

                        • mercredi 3 décembre 2014 à 20h16, par Koala enragée et engagée

                          J’ai parlé de complot ?
                          Non je pense juste que vous êtes un tas de petits mecs refusant d’avoir une réflexion critique et matérialiste quand on sort de la lutte des classes ce qui fait de vous les alliés de notre extermination programmé.
                          Savais-tu par exemple que la France à une politique eugéniste concernant les trans ?
                          Probablement pas car dans le fond tu t’en fous de nous.
                          Je pense (j’espère) que vous n’avez même pas conscience de participer à cette exterminer, que vous n’avez pas conscience de nous faire comprendre qu’on a pas notre place dans les milieux de gauche libertaire.
                          Là où votre attitude devient criminelle à mes yeux c’est que quand on vous mets sous le nez les réalités de nos vies, quand on vous montre que contrairement aux délires sur l’homme-machine d’Escudero nous avons une existence réelle vous refusez d’en tenir compte, vous refusez ces éléments qui pourrait vous permettre une réflexion critique sur le patriarcat pour parlez de victimisation, d’émotion, d’hystérie.

                        • mercredi 3 décembre 2014 à 20h21, par Soupe à l’herbe

                          mais va falloir arrêter de croire que les LGBT ont envie d’entendre des réacs leur taper sur la gueule sans moufter.
                          Pas de complot : on est pas masochistes point barre. Si les LGBT/ féministes désertent ce milieu tellement antiautoritaire qu’il accepte de débattre de n’importe quoi avec n’importe qui sans tenir compte du contexte, ça sera pas exactement le fruit du hasard.

                          accepter un « débat » voudrait dire qu’on accepte le postulat de départ comme valable. ça n’est pas le cas : pas d’essentialisme comme postulat de départ, faut le dire en quelle langue ?

                          • mercredi 3 décembre 2014 à 20h26, par Navarro

                            T’as essayé Molière ? C’est pas mal pour un début.

                            • vendredi 5 décembre 2014 à 01h17, par Martin Scriblerus

                              Pour Escudero, PMO et ceux qui les soutiennent, en bon français, la critique de l’essentialisme, c’est du chinois.
                              Ou si vous préférez, de la langue de Mao - cf la note n°22, chapitre 4, « Les crimes de l’égalité », - vous savez, ce chapitre ou Escudero essaie d’expliquer comme il peut que l’égalité, c’est mal parce que c’est pas naturel parce qu’on est tous différents, et que c’est bien si c’est juste un idéal, qu’en vrai on est forcément inégaux parce qu’on voit bien qu’on est pas pareils, que c’est pour ça que c’est beau, l’idéal, et que celles qui veulent qu’on soient égaux ça veut dire qu’elles veulent qu’on soit tous pareils et qu’y ait plus de différences et qu’on sache plus avec qui on doit refuser de jouer à la récré. Ensuite, il pleure, et il accuse les filles de raconter partout ces fables à dormir debout qui lui font si peur.

                          • dimanche 21 décembre 2014 à 14h57, par inyourface

                            Pas d’essentialisme pauvre tâche ? Vous pratiquez l’essentialisme à longueur de journée ( « hétéro-flics », « cis machin truc », « facho », « phobe ceci ou phobe cela », etc.). Allez donc tous vous faire foutre déconstructeurs de pacotille. Personne ne vous a forcé à vous empoisonnez avec vos produits, la « science » vous a bien niqués c’est tout ! Et le résultat c’est la laideur et l’aigreur. Y a pas plus essentialistes que vous avec vos qualificatifs ! Si les « hétéro-flics » n’existaient pas, quelle serait la vôtre, comment pourriez-vous vous définir ? Essentialiste toi-même ( euh non...je risque de t’essentialiser, c’est réac...)...

          • mercredi 3 décembre 2014 à 18h01, par Koala enragée et engagée

            Car ouais « les homos peuvent faire couple et avoir des enfants mais avec une personne de sexe opposé » c’est texto du Zemmour, du Boutin... et du Escudero.

            • mercredi 3 décembre 2014 à 18h36, par Catherine

              Soutien entier à Article 11 qui a eu le courage de donner la parole à Escudero, dans un contexte d’intimidation particulièrement détestable.
              J’étais aussi présente au salon des éditions libertaires de Lyon et j’en suis ressortie avec des frissons, face à la violence physique et verbale des empêcheurs et empêcheuses de débattre en rond.
              Je comprends qu’on ne soit pas d’accord avec quelqu’un, qu’on se sente agressé-e par des idées, mais certaines réactions de haine sont complètement démesurées.
              C’est un sujet qui divise, certes, mais on a le droit d’en parler, dans le respect de toutes et tous.
              Oyé oyé, ami-e-s libertaires, la liberté d’expression, ça vous dit quelque chose ? On peut arrêter de traiter de nazi-soralien toute personne qui ne pense pas comme soi ?

              • mercredi 3 décembre 2014 à 18h39, par Marxgaery Tyrell

                La liberté d’expression ca n’a jamais été laisser dégueuler quelqu’un et refuser toute critique hein.
                faut arreter de se planquer derriere la liberté d’expression

                • mercredi 3 décembre 2014 à 18h58, par Koala enragée et engagée

                  Escudero est invité dans les médias.
                  Sa liberté d’expression se porte au mieux.
                  Ce n’est pas le cas de celle des gens sur qui il crache sa haine réactionnaire mais bon il est des censures que l’on accepte.

            • mercredi 3 décembre 2014 à 19h42, par Soupe à l’herbe

              la liberté d’expression, ça marche dans les deux sens. HO MERDE !

        • dimanche 7 décembre 2014 à 22h35, par le milieu parle au milieu

          Si tu étais tant dans les milieux en questions, tu saurai que le débat a déjà était fait ici et la... Justifier un livre mal écrit parce qu’il touche un sujet qui a peu de publication ne veux pas dire que le sujet n’est pas débattu, ni que c’est ce livre qui est le mieux pour lancer le débat.

      • dimanche 7 décembre 2014 à 22h28, par festivus

        Un propos dans un journal ne gangrène pas... l’auteur gangrénai déjà lui même avant, vu qu’il a été dès sa sortie relayé par les gens de la manif pour tous.



  • mercredi 3 décembre 2014 à 17h14, par Koala enragée et engagée

    Après Escudero, porte-parole officieux de la manif pour tous dans les milieux libertaires, vous prévoyez d’inviter Onfray aussi ?
    Pour un débat sur l’armée tient. Il expliquera que les flics et les militaires c’est quand même un peu des gentils.
    Vu que la ligne semble être qu’on doit débattre de tout et même avec une pourriture de réac misogyne, homophobe et transphobe à condition qu’il se prétende « libertaire » je pense qu’Onfray serait un invité de choix.
    Sinon j’aimerais bien comprendre pourquoi vous invitez Escudero qui suit la même ligne politique qu’Onfray. Un peu de cohérence « camarades ».



  • mercredi 3 décembre 2014 à 17h56, par Clirstrim

    Tristesse et colère, ce type se retrouve décidément partout du Figaro à France culture, d’Alliance Vita à LMPT, il n’avait assurément pas besoin de vous pour faire sa promo. Son livre est un ramassis d’absurdités essentialistes et misogynes. Questionner la PMA ? Pile en même tant que l’extrême droite, sérieusement ? Se foutre de la gueule des féministes, des lesbiennes, des trans, précisément au moment où l’homophobie bat son plein ? Je vous propose d’inviter la fondation Lejeune pour débattre sur l’IVG tant qu’à faire. Écoeurée.



  • mercredi 3 décembre 2014 à 18h05, par mathieu.k

    J’attends de lire le papelard et d’en savoir plus, mais là, oui, les copains, du haut de mon amour éternel pour vous, je crois que c’est chaud de filer de la place à Escudero. D’autant plus avec la rigueur que je vous connais quant à l’ouverture de vos colonnes.

    J’aime pas les ambiances d’omerta et de vendetta, et j’entends complétement le truc sur l’étroitesse du milieu, mais force est de constater que ça fait trop longtemps que « les gens de PMO » prétendent éduquer le monde en le prenant méchamment de haut (sans parler des tirades de « métro boulot chimio » sur le prolo avec son cancer professionnel qu’est quand même bien fait pour sa gueule... mais bref). Quitte à, cette fois-ci, devenir franchement puants sur la PMA/GPA.

    A ce titre la bande de Timult racontent dans leur dernier numéro comment elles/ils sont allés perturber une présentation du bouquin du bonhomme et lui raconter leur colère. C’est édifiant, bien écrit, vraiment sensible, et ça sort un peu du registre « on va te péter la gueule ».

    (https://timult.poivron.org/08/)

    En fait, au-delà des histoires de positionnement politique, moi j’ai pris une tarte en réalisant que ce genre de mec blessent des gens sous couvert de vouloir leur montrer la lumière de son monde sans technologie. Qu’ils les blessent dans leur intimité, et que la colère - parfois caricaturale ou débile quand elle est pas argumentée - elle vient de gens qui sont nié-es, blessé-es et humilié-es dans leur intimité. Et le pire, c’est qu’ils ne bougent pas d’un iota face à ces blessures qu’ils créent. Escudero, il veut pas entendre qu’il a blessé, il s’en branle, vu qu’il parle déjà depuis le monde d’après... Et la polémique et ces « blessures » c’est juste les dommages collatéraux de l’éducation du peuple asservi, et ça, ça fait gerber.

    Franchement le monde sans technologie de ce genre de mecs, j’en veux pas. Au pire : je trouve que ça aurait été bien que vous caliez les deux papiers contradictoires dans le même numéro.

    Mais je vous aime d’amour quand même. For ever.

    • mercredi 3 décembre 2014 à 18h30, par Navarro

      Escudéro a écrit un pamphlet. C’est vrai que le ton est parfois assez caustique et provoc, vrai aussi que beaucoup de choses sont discutables et après ? Il y a quand même un fond politique, sourcé et argumenté, assez flippant non ? Et ce droit à l’égalité, on peut le questionner ou le truc est déjà emballé et pesé qu’à la limite on t’autorise même plus à penser. T’as pas lu le texte, ni le bouquin : voilà ce qu’il faut en penser. Tu l’as lu et t’es pas d’accord avec nous : facho. Un peu binaire non comme approche quand on voit les lames de fond soulevées par la question. On a encore le droit d’hésiter, de tâtonner,de réfléchir avec les gens de son bord, de dire des conneries, de les corriger ou de les assumer ? Bref de travailler à l’émergence de ce qu’on appelle sens critique ?
      On pourrait se passer du personnage Escudéro et du ton de ses écrits, pour parler « politique » non ? Sortir de la cours de récré et arrêter les procès d’intention. Quel est le risque au fond ? La contagion ? L’entrisme de PMO au ministère de la famille ? Et c’est quoi ces demandes de contrition demandées à A11 : pardon, pardon, pardon, on a pactisé avec diabolito, on le fera plus.
      Délirant.

      • mercredi 3 décembre 2014 à 19h40, par Koala enragée et engagée

        Tu te rends compte que « c’est un pamphlet, c’est provoc » peut servir à défendre tout et n’importe quoi, du dernier torchon de Zemmour au Mein Kampf d’Hitler ?

        • mercredi 3 décembre 2014 à 19h52, par Navarro

          Koala, tu devrais essayer l’eucalyptus. Le pamphlet n’est pas l’apanage de l’extrême droite, on peut être pamphlétaire anar. Toute colère rentrée, je conçois encore une fois que le ton du bouquin puisse heurter et blesser mais le débat ne peut avoir lieu que débarrassé de tous ces affects sinon on reste dans le diktat émotionnel, voir la concurrence victimaire. On m’a dit ça une fois à propos d’une discussion sur la Palestine : toi t’es pas juif, tu peux pas comprendre. Et mon cul, c’est du poulet ? A partir du moment où une question traverse le champ politique, n’importe qui peut s’en emparer et donner son avis. A nous (les faiseurs de canard sauvage) de la faire circuler et de créer les confrontations nécessaires. C’est à ça que sert un journal comme A11.

          • mercredi 3 décembre 2014 à 20h03, par Koala enragée et engagée

            J’emmerde l’émotionnel, et sérieux « concurrence victimaire » t’avais peur qu’on ne voit pas assez que ta rhétorique puante emprunte aux fascos ?

            • mercredi 3 décembre 2014 à 20h36, par Navarro

              Si tu emmerdes l’émotionnel, tu es encore dans l’émotionnel, du coup ça patine dans le vide ton affaire. En tout cas je suis happy de me faire traiter de « fasco » (facho I suppose ?). Y’a quelques années c’était « antisémite » pour un papier où je comparais rafle de sans pap avec rafles juives. On m’avait reproché : c’est pas parce que tu n’es pas antisémite que ta démarche ne l’est pas. Puissant non ? On est un peu dans le même cas de figure. Tu sais rien de moi (je fais la vaisselle dans deux minutes d’ailleurs) (désolé pour l’humour, j’ai un côté facho-taquin) et tu me placardes d’emblée du côté des crânes d’œuf.

              • mercredi 3 décembre 2014 à 20h56, par Koala enragée et engagée

                Non fasco, de fascisme. Je sais pas ce que c’est le fachisme.
                Tu pue le mépris de classe à reprendre les gens sur leurs écrits et tes « va lire molièèèère » mais évite de reprendre les gens si c’est pour écrire des énormités.
                Et ouais j’estime qu’à partir du moment ou on suit aveuglement les dogmes essentialistes d’Escudero refusant toute remise en question pour mieux cracher sa haine de certaines minorités opprimées le qualificatif de fasco n’est peut-être pas usurpé.
                C’est plus facile pour toi de rejeter toutes critiques en te victimisant « ha, t’as dit que j’étais fasco » plut(ôt que te remettre en question, plus confortable.

                • mercredi 3 décembre 2014 à 21h09, par fabiola

                  Putain le niveau… ça craint quand même les forums !
                  Tous les poncifs y passent. « mépris de classe », « facho », « cracher sa haine ».
                  C’est toi la victime, va !
                  Faut pas laisser les enfants capricieux jouer avec le gauchisme.

                • vendredi 5 décembre 2014 à 16h49, par Jean-Patricia

                  oualalala, c’est vrai qu’elle est pénible cette koala... en fait, c’est pas forcément le bouquin qui est choquant, c’est toi qui est profondément choquée... et nerveuse. Faut te détendre, tu vas finir par avoir un ulcère derrière ton clavier... (ps, le diminutif de fasciste, ne te déplaise, est bien « facho » et non « fasco » car c’est un terme francisé)

                • dimanche 7 décembre 2014 à 22h50, par Solidaire

                  Je te soutiens Koala, t’inquiète l’auteur a pris différent pseudo pour te répondre, puis ensuite d’autres encore pour t’insulter.
                  Je comprends que ce soit difficile de se sentir visé par un bouquin qui fait des amalgames énormes et voudrait ensuite ne recevoir aucune critique.

          • mercredi 3 décembre 2014 à 20h11, par OiOiOi

            « Koala, tu devrais essayer l’eucalyptus. »

            Ouais, et ptet que tu devrais redescendre de ton estrade deux secondes, commissaire Navarro (moi aussi trop rebelle je peux jouer sur les pseudos).

            Sinon pas vouloir prendre en compte les rapports d’oppression et vouloir « créer les confrontations nécessaires », ma foi très bien, mais après faut pas venir pleurer quand y’a des gens qui réagissent aux confrontations et qui sortent les couteaux.

            J’en profite d’ailleurs pour remettre ce texte de Christiane Rochefort, « définition de l’opprimé ».

            Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.

            C’est juste un fait. Purement technique.

            Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez-vous à sa place.

            Ce n’est pas son chemin.

            Le lui expliquer est sans utilité.

            L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C’est dans la définition de l’oppression.

            En particulier les « plaintes » de l’opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l’oppresseur il n’y a pas d’oppression, forcément, mais un fait de nature.

            Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu’entériner un fait de nature, que s’inscrire dans le décor planté par l’oppresseur.

            L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux.

            Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes. C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance. Ou : divertissement-corvée. Ou : loisir-travail. Etc. Allez donc causer sur ces bases.

            C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça, c’est épatant.

            Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.
            Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.

            Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l’opprimé.

            C’est le premier pas réel hors du cercle.

            C’est nécessaire.

            • mercredi 3 décembre 2014 à 20h47, par Navarro

              Ceci n’est pas une confrontation (où tu as vu que ne serait-ce un seul argument du bouquin était débattu ?), ceci est un défouloir. Que Escudéro se défende de toute sympathie LMPT, c’est un menteur. Que A11 explique sa démarche en trouvant dans le bouquin matière à débat, l’équipe est faite d’ignares ou de collabos. Pratique à brandir cette mauvaise foi de l’autre, non ? Tu m’expliques comment tu argumentes quoi que ce soit quand tout ça commence par des sceaux de calomnies ?
              Tu veux sortir les couteaux ? Affûte-les d’abord ou bien tu ne trancheras que du mauvais lard.
              Après me faire traiter de facho, ça passe, mais « commissaire » là tu pousses le bouchon trop loin. Je me tire, d’ailleurs j’ai vaisselle.

              • mercredi 3 décembre 2014 à 21h19, par Koala enragée et engagée

                Quand on a mis en avant des points du bouquin vous nous avez pris-es pour des con-nes en disant « nan mais il parle des animaux »
                Quand on a parlé de l’essentialisme d’Escudero vous avez botté en touche.
                Quand on a parlé de l’absence de matérialisme d’Escudero et des réalités de nos existence de précaires en premières lignes faces aux attaques libérales là encore vous avez ignoré les remarques pour mieux nous traiter comme des con-ne-s
                Quand on a dit que pour débattre il fallait des bases communes (ce à quoi j’ajouterais que l’idée de débat avec participant-e-s sur un pied d’égalité est absurde, dans une société d’inégalités tout débat est biaisé de fait et certaines paroles - ici celles d’Escudero - auront plus de valeur que d’autres - la preuve avec votre mépris pour nos paroles) vous avez encore une fois ignoré.
                Là tu continues à nous prendre pour des con-ne-s en considérant que aucun argument de la propagande d’Escudero n’est débattu ici.
                Sache « Camarade » que s’il ne peut y avoir de débat ici c’est en parti grâce à ton refus de laisser les féministes, gays, lesbiennes, bi-e-s et trans s’exprimer.

                • vendredi 5 décembre 2014 à 16h52, par René

                  Mais putain, t’es qui toi ? vous êtes qui vous ? c’est qui les bi, les lesbiennes, etc. ? Vous pouvez pas vous empêcher de créer un collectif, de vous masser pour gueuler tout haut ? Mais d’où vous tirez l’idée que vous représentez des gens ? D’où vous tirez l’idée qu’on s’attaque à « vous » ?! Faudrait déjà qu’il y’ait un « Vous » !

          • dimanche 7 décembre 2014 à 22h47, par le milieu parle au milieu

            Parce que Escudero fait pas de la « concurence victimaire » ? Quand il est pas content que des gaucho, ils parlent pas de l’écologie comme il voudrait qu’il en parle ?
            Et toutes ces féministes qui ont disparu après les années 70 et qui ne sont pas comme il voudrait qu’elles soient...



  • mercredi 3 décembre 2014 à 18h39, par Pouyoul

    En fait, les amis, vous vous êtes fait avoir : vous pensiez publier une interview de Leny Escudero, le bouleversant chanteur de « Pour une amourette » (que sa mémoire soit honorée à jamais sur un coulis de roses), et une espèce de craignos réac qui fout sa merde un peu partout a réussi à lui emprunter son blaze pour tromper votre vigilance. C’est emmerdant, certes, mais ce n’est pas rédhibitoire. D’autant que le reste du numéro est une somptuosité. Love.

    • vendredi 5 décembre 2014 à 16h53, par René

      excllent, je voulais la faire celle-là :D

      • mardi 9 décembre 2014 à 14h05, par Wroblewski

        Moi aussi, heureusement j’ai fait Ctrl F « amourette », parce que je me disais bien que je n’étais peut-être pas le premier à qui serait venu cette idée, qui détend bien l’atmosphère.
        Cela dit Leny Escudero est toujours bien vivant, toujours anar, bon pied bon oeil, et a publié son autobiographie en 2013.



  • mercredi 3 décembre 2014 à 18h40, par Androphobique

    Ras le bol des maoistes queer et de leur terrorisme intellectuel a deux balles, ils ne l’ont même pas lu le bouquin et disent n’importe quoi sur tout les sites, le pire c’est qu’ils arrivent à imposer leur censure partout (indymedia, iaata, paris luttes infos, rebellyon, radio canut etc...) la liste est longue dans le milieu, sans compter la CGA et d’autres. A ils sont beaux les ’’libertaires’’, de vrais moutons bééééé..

    • mercredi 3 décembre 2014 à 18h45, par Marxgaery Tyrell

      Ouais le problème c’est les « maoistes queer » et le « terrorisme intellectuel », pas les propos délirants, lesbophobes et transphobes de Escudero

      • mercredi 3 décembre 2014 à 19h30, par Koala enragée et engagée

        « maoïste queer » non je suis une stalinienne du lobby LGBT chevauchant des licornes à paillettes.
        Sinon les accusations délirantes sur les « queers » c’est encore un argument rhétorique de la manif pour tous.
        Je ne suis pas plus maoïste que queer, juste une meuf avec une réflexion politique qui essaie d’être autant que possible critique et matérialiste. Si vous l’étiez un tant soit (critique et matérialiste) vous sauriez que le queer n’a pas vraiment d’existence concrète en France et est surtout une étiquette pour des événement peu politisés. Vous trouverez peu de gays, lesbiennes, bi-e-s et trans qui condamnant Escudero se revendiquant queers (au contraire on a tendance à considérer que les queers c’est un peu comme les hippies, ça fait de bons trampolines). Vous allez nous sortir Butler bientôt pour qu’on voit bien d’où vient votre argumentation LGBT-phobe ?

        • vendredi 5 décembre 2014 à 16h55, par René

          Marrant pourtant, au Clandé dans les années 2000 y’avait bien des gens qui se réclamaient du Queer. Mais j’imagine que tu as une connaissance parfaite du milieu...

    • mercredi 3 décembre 2014 à 19h49, par Anonyme

      T’as oublié « reptiliens » après « maoistes queer » ...



  • mercredi 3 décembre 2014 à 19h53, par non

    Parfois j’en viens à me demander s’il est possible de raisonner un tant soit peu au milieu de cet avalanche de sigles et de noms propres et autres mots doux : PMA, PMO, GPA, LGBT, LGBT-phobes, maoïstes, CGA, lesbophobes, transphobes, Onfray, Zemmour, LMPT, gauchisance, réacs...
    A vrai dire je ne connais rien de ce monsieur Escudero, mais demander à Article11 ou à n’importe qui d’autre de garder une ligne de conduite, « libertaire » ou « gauchisante », c’est pousser le bouchon un peu loin.

    • mercredi 3 décembre 2014 à 20h09, par Koala enragée et engagée

      C’est clair, avoir une ligne de gauche libertaire c’est mal, heureusement qu’Article 11 semble vouloir progresser vers une ligne de droite libérale.

      • mercredi 3 décembre 2014 à 20h15, par non

        Non, ce n’est ni bien ni mal, c’est une « ligne de conduite », mais bon, peut-être que pour certains ligne de conduite anarchiste ou libertaire (pour ne pas aller jusqu’à gauche libertaire) n’est pas un oxymore.



  • mercredi 3 décembre 2014 à 20h32, par Germaine

    Dégoûtée de voir que le journal va donner de la place à. Escudero. Marre. ce gars est partout, du Figaro aux salons du livre anarchiste pour vendre sa soupe lgbt-phobe. Et c’est pas comme si la communauté lgbt et les féministes n’avaient pas prévenu, écrit, discuté... C’est quand qu’on pourra se reposer un peu dans les milieux militants ?

    • samedi 6 décembre 2014 à 19h17, par Crypto-purgateur

      « Et c’est pas comme si la communauté lgbt et les féministes n’avaient pas prévenu, écrit, discuté... »
      Mais putain ! c’est clairement un diktat à la sauce avant-gardiste que vous nous servez !!! Oh !!! C’est pas un peu autoritaire comme façon de voir les choses ?

      Moi, comme d’autres, je n’ai aucun avis sur Escudero, mais c’est clair que grâce à votre volonté de censure, je vais aller me l’acheter l’ouvrage ! (d’ailleus,il s’est vendu comme des petits pains à Lyon ! mouarf et re-mouarf !!!)



  • mercredi 3 décembre 2014 à 20h44, par Chester

    Chouette, un nouvel Article 11



  • mercredi 3 décembre 2014 à 21h34, par dada

    L’ « homophobe » Escudero, c’est le Bounan des années 2010, ma parole ! Au poteau avant d’avoir été lu (et compris)...
    Bravo A11 !!! Continuez !!!

    • mercredi 3 décembre 2014 à 21h44, par Germaine

      Pourquoi mets tu homophobe entre guillemets ? Es tu sur de prendre autant de précautions si tu entends dire par des camarades qu’un texte est raciste, par exemple. Sur quoi te bases tu pour dire qu’il n’est pas homophobe ? pourquoi ne fais tu pas confiance à des personnes LGBT pour définir ce qui est homophobe ? (En l’occurrence, il s’agit plus précisément de lesbophobie et de transphobie)

      • mercredi 3 décembre 2014 à 21h59, par dada

        Chère Germaine,
        Je mets des guillemets à « homophobe », car ne le connaissant pas et ne l’ayant pas lu, je refuse de le calomnier sur la simple foi d’internautes que je n’ai aucune raison de croire plus que lui-même...
        ça vous va ?

        • mercredi 3 décembre 2014 à 22h13, par dada

          J’ajoute que je ne suis pas votre camarade...

          • samedi 6 décembre 2014 à 19h15, par Crypto-purgateur

            « pourquoi ne fais tu pas confiance à des personnes LGBT pour définir ce qui est homophobe ? »
             × > CQFD :D :D :D
            (t’es sûre que t’es pas une provocatrice de la Manif pour Tous pour oser sortir de telles énormités ?!!!)

    • mercredi 3 décembre 2014 à 21h53, par dada

      Franchement, à lire certains commentaires ridicules, surtout de ceux qui s’auto-proclament matérialistes (comme souvent les plus incorrigibles des idéologues), on se croirait revenus aux temps les plus pénibles et vains du gauchisme des années post-68...
      Lorsque les savants-fous sponsorisés auront enfin conçu l’homo-sclavus (= humain programmé pour naitre et demeurer esclave ; rien à voir avec l’homosexualité, je précise), vous serez bien avancés d’ergoter sur l’essentialisme...
      Vive PMO !
      (et Vive A11 !)



  • mercredi 3 décembre 2014 à 21h48, par Martin Scriblerus

    Alexis Escudero se comporte assez grossièrement, 230 pages durant, en désinformateur concernant la critique féministe et plus précisément, dans ce chapitre 4 si joliment intitulé « Les crimes de l’égalité », en grossier falsificateur vis-à-vis d’une auteure comme Christine Delphy (qu’on ne lit pas, chez les anti-industriels : à ma connaissance, à ce jour, en guise de critique des féministes radicales, les anti-industriels se contentent d’éreinter n’importe quel pauvre fantasme antiféministe had hoc bricolé et construit par leurs soins, en espérant que personne n’ira regarder de plus près un objet dont ils sont avant tout soucieux de mettre en scène la répugnance).

    Je n’écris pas cela à la légère : entre autres choses, je me trouve être un lecteur de longue date des anti-industriels comme des féministes radicales. J’ai donc pris la peine d’exposer le plus grossier des falsifications et de la misère intellectuelle qui sous-tendent la posture d’Escudero/PMO dans un post de blog, « quelque chose de pourri au royaume de la critique anti-industrielle ou « Dans le monde à l’envers, le frai est un moment du veau. »

    Avec Escudero, le si subtilement macho-viriliste PMO (On a eu Lemeur, on a eu son pauvre « éléphant irréfutable », on a eu Escudero, et depuis plusieurs étalages plusgrossiers encore de misère intellectuelle) a tenté une OPA sur la critique de la PMA - en occultant ou falsifiant tout un pan de la critique sociale à sa guise.

    Des militants ne rechignant pas devant la malhonnêteté intellectuelle pour dissimuler sous une prétention de matamore leur propre misère idéologique, ce sont là des choses qui arrivent, et qui peuvent faire impression un temps.

    Le problème, ça n’est pas tant un auteur qui se comporte comme tant d’autres en banal faussaire masculiniste et son dur à queers de promoteur, mais qu’il se trouve chez les « libertaires » et autres radicaux de la critique autant d’esprits disposés à avaler sans grimacer d’aussi répugnantes salades.
    Et ces lecteurs abusés et complaisants voudraient que celleux dont la pensée se trouve falsifiée à longueur du bouquin comme des communiqués de matamores de PMO approuvent que l’on « débatte » ici ou là de la manière dont ellils doivent accepter de laisser la critique féministe radicale et la critique la plus élémentaire de l’essentialisme crasse être falsifiées par quelques promoteurs de l’hétérosexisme le plus pathétique.

    Pour ma part, je me demande ce que les anti-industriels s’imaginent produire de bon, en matière critique, s’il leur faut désormais, pour cela, ignorer ou falsifier un courant aussi vaste et fécond que celui du féminisme radical, et mépriser souverainement toute critique égalitariste.

    Un « débat libertaire sur la PMA » ne pourra donc avoir lieu qu’à l’encontre des positions essentialistes exposées dans « La reproduction artificielle du vivant », (qu’il m’a été assez pénible de lire, du fait des carences intellectuelles déplorables de son auteur, navrantes lorsqu’il s’aventure à essayer de parler d’égalité et de différences) mais encore, très vraisemblablement sans son auteurs et ses amis.

    Ceci dit, vous faites bien ce que vous voulez de vos pages, c’est vous que ça regarde. Mais tout le monde, et en particulier vos lecteurs, ne se trouve pas nécessairement ignorer les mêmes choses que vous.

    • mercredi 3 décembre 2014 à 22h23, par dada

      Je vous suggère d’aller en parler prochainement avec Marie-Jo Bonnet (fondatrice du FHAR) qui a certainement un avis sur la question de la PMA...
      Mais non vous ne pourrez pas : sa conférence a été annulée par les « faux-progressistes » (comme elle dit) du centre LGBT de Paris...
      (= pourtant pas des vrais réacs de LMPT)

      • mercredi 3 décembre 2014 à 22h32, par Martin Scriblerus

        So what ?

        Je suis au courant de tout cela, merci.
        Et cet empêchement, certes fort contrariant pour Marie-Jo Bonnet, qui a tout de même fait bien du chemin depuis le FHAR, me semble beaucoup moins lourd de conséquences comme d’inconséquence critique que le mauvais buzz national auquel Escudero/PMO ont recours à propos de la critique de la PMA.

        Par ailleurs, j’ignorais que les réactions indignées qu’ils ont suscités avaient le don de rendre les procédés d’Escudero/PMO honnêtes, et ses propos pertinents ?

        • jeudi 4 décembre 2014 à 09h37, par martiniphobe

          Bien arrêtons là ces discussions « sans queue ni tête » chacun restant sur ses positions. Prière aux censeurs de tout poil de ne pas voir dans l’expression « sans queue ni tête » des arrière-pensées homoPHOBES ou/et transPHOBES ou/et féminiPHOBES ou/et aquatoPHOBES, ni dans cette « prière » des relents religieux ou anti-religieux et je n’ai aucun griefs contre les animaux à poil (ou sans poil avec des écailles etc..) et je vous demande pardon de m’excuser, par pitié merci encore ! Oh ! Grands manitous de la pensée juste et de la juste pensée, je me prosterne à votre pied bien-pensant (et à l’autre aussi) Pardonnez mes fautes. Amen !!
          Et pour découvrir peut-être LA VOIE JUSTE DE LA JUSTE VOIX écoutons : PMA. Oui, oui : on en parle !!!
          Lillith Martine et les Autres et DégenréE s’associent pour vous proposer des réflexions féministes autours de la PMA...
          pression à la parentalité, normalisation, eugénisme, rentabilité, nouvelles technologies, essentialisme...
          GPA, FIV, IAD... Les procréations médicalement assistées seront expliquées, analysées, critiquées ou défendues.
          Pour sortir des clivages féministes-pro-PMA VS anti-technologistes-homophobes, construisons des critiques féministes des technologies... Prenons en compte les différences entre les pratiques individuelles et nos critiques globales de la société capitaliste, technocrate, patriarcale, hétérosexiste, et on en passe et des meilleures !!!
          bonne écoute ! : http://www.radiorageuses.net/spip.php?article394

          • jeudi 4 décembre 2014 à 10h17, par martiniphobe

            ni anti-intellectuels ou pro-manuels, étant catégoriquement anti-catégories, même pour discerner l’indiscernable et faire un choix dans l’expectative cela va sans dire ! Je vous tire mon chapeau, qui lui travaille en toute indépendance d’ailleurs !! Merci encore et vice et versa !!

          • jeudi 4 décembre 2014 à 13h35, par Martin Scriblerus

            Cher troll macho, confus et anonyme,

            ce que vous donnez ici à voir n’est guère que ce que vos propres conceptions vous permettent de concevoir.
            Personne, pourtant, ne demandait à qui que ce soit de venir étaler une aussi violente et douloureuse incompréhension de la critique de l’essentialisme !

            Mais votre petit numéro de simagrées victimaires n’est pas drôle. C’est qu’il sent sa suffisance, son mépris et son ignorance - lesquels s’accordent toutefois joliment au pauvre paternalisme auquel vous recourez pour venir déclarer d’emblée le sujet clos - d’un peu trop loin.
            Le sujet n’est pas clos. Vous ne pouvez empêcher que les grossières falsifications d’Escudero et l’indigence théorique de PMO en matière de relations de domination soient désormais exposées par eux-mêmes au public : c’est qu’ils ont insisté pour venir les livrer avec autant d’insistance à la publicité.

            Et ceux qui les trouvaient jusqu’ici à leur goût devront tôt ou tard dire leurs raisons d’approuver des falsifications et des calomnies dont ils ne pourront plus nier avoir connaissance, ou faire l’effort de se confronter enfin à une pensée à propos de laquelle toute leur ambition critique se résume à ce jour à essayer d’en occulter par n’importe quel moyen l’existence.

            Souffrez qu’on ne vous demande pas votre avis pour nourrir discussion et réflexion critique, ici, ailleurs, et partout où sera mis en avant avec un enthousiasme trop imbécile le travail de désinformation et de banal mépris antiféministe orchestré depuis six mois par PMO ou Alexis Escudero. Leur principale originalité tenant à ce qu’eux prétendent le faire sous couvert de critique anti-industrielle.

            La discussion et la réflexion comme la lutte pour l’émancipation des rapports de domination de genre ont depuis longtemps lieu loin de vous comme d’eux.
            Soyez assurés qu’elles se poursuivront contre quiconque prétendra y venir avec pareils propos.

            Bon vent.



  • jeudi 4 décembre 2014 à 11h24, par Adrien

    Le suspens est à son comble, le débat est virulent, la question n’arrive pas à être tranchée… Sur qui, à la fin, va tomber cette foutue comète !?
    NB Personne ne débat jamais des couvertures, ça me rend triste : )
    Bisous à tou-te-s !

    • jeudi 4 décembre 2014 à 11h53, par A.

      Une comète ? Je voyais plus un joli pavé, un délicieux projectile… Ou un grain de sable à jeter dans les rouages de la machine à penser en rond des trolls (de quelque bord qu’ils soient, partageant tous un même mépris des autres sur lesquels ils marchent allégrement pour imposer leurs clichés). Bref, merci pour la comète !



  • jeudi 4 décembre 2014 à 12h48, par Jean6luc

    Salut, ça fait du bien de voir tous les petits flics et fliquettes sortir du bois. Libertaires d’accord, mais faut pas déconner avec la critique, hein ? Et puis lire un bouquin, trop fatigant, mieux vaut envoyer ses graffitis de chiottes sur internet. Et c’est moins éprouvant que de se confronter vraiment, face à face, avec un être humain !



  • jeudi 4 décembre 2014 à 13h25, par Karib

    On tourne la tête, et voilà : 88 commentaires !
    Et là, je découvre la hargne terroriste de ceux qui campent sur leurs certitudes bétonnées et traînent dans la boue les tenants d’une autre approche.
    Je l’avoue, je n’ai pas lu le livre d’Escudero, mais les glapissements de la ligne juste me donnent irrésistiblement envie d’aller l’acheter de ce pas pour me faire ma propre opinion.
    En attendant, et pour ceux qui comme moi sont encore en questionnement sur ces questions compliquées et supportent assez difficilement de se faire traiter de Chouard, de Soral ou de cul béni de la Manif pour tous, je recommande le livre de Jacques Wajnsztejn, « Rapports à la nature, sexe, genre et capitalisme », paru aux éditions Acratie.
    Je suis en désaccord avec un certain nombre de thèses défendues dans ce livre (notamment avec les approximations sur la psychanalyse dans le passage rédigé par Jacques Guigou,) mais sa lecture permet de garder une saine distance avec la doxa « progressiste » qui s’émerveille des avancées de la science et juge universalisable la condition ultra minoritaire des transsexuels.
    En tout cas, merci aux copains d’Article XI, à JBB et à Navarro de refuser les diktats, ce qui n’a rien à voir avec le confusionnisme stalino-facho du Grand Soir. Une telle comparaison discrédite ceux qui s’y livrent.

    • samedi 6 décembre 2014 à 19h12, par Crypto-purgateur

      ben ouais, je suis 167,5 % d’accord avec toi : qu’estce que c’est que ces « libertaires » avant-gardistes qui veulent nous apprendre comment penser ?!!!



  • jeudi 4 décembre 2014 à 14h12, par un-e anonyme

    De Villepin là bas, escudero ici : qu est ce qui se passe là ? Vous avez choisi le suicide ?

    • jeudi 4 décembre 2014 à 14h45, par martiniphobe

      Un dernier mot pour la route.

      Toujours la même ritournelle, c’est lassant à la fin ! Vu votre manque d’imagination nous n’entendrons bientôt plus parler de vous, tant mieux ! Finalement le Suicide Médicalement Assisté par Ordinateur est une bonne chose... Vaporisons les Cyborgs !

      L’Humanité ne sera heureuse que lorsque le dernier transhumaniste aura été pendu avec les tripes du dernier écolocrate !

    • vendredi 5 décembre 2014 à 18h09, par Jean-Paule

      Ben c’est marrant mais moi j’ai trouvé ça cool que Villepin soit invité à s’exprimer dans le Diplo. Pourtant je suis pas fan de ce guguss, mais pour le coup il avait des trucs à dire... le reste je m’en tape, j’ai pas de cause sur laquelle je me sente crispé (peut être parcde que je suis pas hétéro/bi/pédé/gouine)...



  • jeudi 4 décembre 2014 à 15h42, par Karib

    Je viens de découvrir une autre bonne raison de lire Escudero (je m’y colle dès demain.)

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...

    • jeudi 4 décembre 2014 à 16h40, par phobus

      Un autre texte intéressant sur la question :

      Du rôle au genre par Urbain Bizot :
      http://www.lesamisdenemesis.com/?cat=1

    • jeudi 4 décembre 2014 à 16h56, par Soupe à l’herbe

      trouver de « bonnes raisons » de lire Escudero sur un site qui diffuse ceci (en plus de bien d’autre merde, avec du Ragemag entre autres coucou les rouges-bruns) : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... je crois que j’ai pas fini de rire (jaune)

      • jeudi 4 décembre 2014 à 19h00, par Soupe à l’herbe

        (et autre chose : trouver une bonne raison de lire Escudero dans un texte de son éditeur, ça me parait on ne peut plus logique. Critique par contre…)

    • jeudi 4 décembre 2014 à 20h47, par GoG

      Au fond, cessez un peu de jouer, tous. A crier à la « censure », à la « hargne terroriste », et autres, avant de rétorquer qu’il n’y aucun argument concret dans les critiques.

      On vous en fournit : vous ignorez superbement. Ainsi, après avoir exposé, ailleurs dans cette page, quelques extraits des vomissures de PMO, on continue de trouver une « bonne raison de lire Escudero » en continuant de fouiller chez eux. Vous avez eu le droit à des liens, des analyses, des résumés, des citations : rien n’y fait.
      D’aucunEs (les censeurEs en herbe), avertissent sur tous les tons de la fange dans laquelle ces textes se vautrent allègrement : ah mais, c’est sans doute que ces textes visent juste, pardi. La fréquentabilité, c’est bien connu, est toujours proportionnelle à l’impopularité (relative, bien entendu : vous n’imaginez quand même pas sérieusement qu’Escudero est impopulaire — une fois les quelques censeurEs censuréEs).

      Alors, s’il faut le répéter, répétons-le : on peut, bien sûr, discuter des dérives des technologies (et non des minorités). A condition d’être rigoureux, et de poser la question correctement, sans en faire un prétexte pour collectionner les amalgames et le dénigrement des féministes et des LGBTQI. Vous avez donc aussi pour vous aider, parmi les commentaires, un parfait exemple de la malhonnêteté totale d’Escudero dans sa manière de mener ses « raisonnements » (mot tout à fait impropre dans son cas).

      Mais non, un « Shopenhanar » fendard et caustique, c’est tellement plus affriolant, et impertinent.

      Un peu plus haut, tu disais :

      « En tout cas, merci aux copains d’Article XI, à JBB et à Navarro de refuser les diktats, ce qui n’a rien à voir avec le confusionnisme stalino-facho du Grand Soir. Une telle comparaison discrédite ceux qui s’y livrent. »

      La démonstration de cette assertion est probablement brillante. J’avoue toutefois que son imparable argumentation me reste assez cryptique, ce qui fait que la comparaison avec le confusionnisme LGBTQI-phobe et anti-féministe de PMO et d’Escudero me semble toujours aussi pertinente.

      Pauvre de nous, censeurEs, qui ne comprenons décidément rien...



  • jeudi 4 décembre 2014 à 16h57, par x

    Mais les dits « anti-industriels » ont toujours été réacs ! Cela fait bien longtemps qu’un Jaime Semprun, si je ne me trompe, avait dénoncé par exemple « l’accouchement sans douleur » comme un abominable méfait de la Technologie. Comme tous les réacs, ils se sont senti pousser des ailes avec la Manif Pour Tous, voilà tout. Mais rien de nouveau sous le soleil du confusionnisme technophobe.

    • jeudi 4 décembre 2014 à 18h40, par fantomas

      Ouais ! Jaime Semprun et l’EdN étaient proches jusqu’en 1986 de l’autre réac de Guy Debord (l’ancien situationniste) qui a tourné négationniste avec la Vieille Taupe de Guillaume. Tous ces dinosaures anarcho-marxiens ont toujours détesté les structuralistes comme Foucault (titulaire d’une chaire au Collège de France quand même !!) un vrai révolutionnaire qui soutenait la grande Révolution irannienne de Ayatollah Khomeini en 1979 après avoir été au Pcf dans les années 1950 ou 60. Ces salopards se moquaient aussi de Deleuze, le grand philosophe de Vincennes (Khayati se foutait déjà de la gueule des étudiants en 1966 « De la misère en milieu étudiant »)et de ces barricades des amis du Comité (in)visible, sans parler de Derrida qui a déconstruit son cancer, il faut le dire. Je ne parlerai pas des Badiou, Castoriadis et autres grands esprits du même tonneau (pourri). Voilà, c’est fait !!

    • jeudi 4 décembre 2014 à 19h57, par x

      Pour ne pas être traité d’affabulateur, la citation exacte : « C’est toujours une infantilisation, que ce soit par le voyage instantané en avion ou le paiement avec une carte de crédit, le récepteur d’image à domicile ou la lecture assistée par ordinateur ; par la contraception hormonale ou l’accouchement de confort sous péridurale. » (Remarques sur l’agriculture génétiquement modifiée et la dégradation des espèces ; texte collectif publié en 1999, auquel a donc contribué J. Semprun. On aura noté que c’est jusqu’à « la contraception hormonale », c’est-à-dire la pilule, qui était ici dénoncée comme « infantilisante » par cette bande de lapinistes, dont Escudero-un-papa-une-maman n’est qu’un fidèle disciple.)

      • vendredi 5 décembre 2014 à 10h11, par martiniphobe

        Affabulateur puisque maspérisateur, on peut toujours (procédé grossier) sortir une phrase de son contexte pour lui faire dire autre chose. Pour être honnête (mais l’honnêteté intellectuelle ne semble pas plus répandue chez les libertaires que chez n’importe quel UMPiste/gauchiste/facho/socialiste/Lgbt etc...) il eut fallu citer la phrase précédente, qui donne un autre sens à celle cité par Mr X. La voici : « Car c’est chaque fois de manière à nous dispenser de savoir exactement ce que l’on fait, d’en avoir la pleine intelligence ; en nous fournissant le confort de n’avoir pas à être entièrement conscients de nos actes et d’en éprouver les déterminations contraires : de n’avoir pas, en quelque sorte, à être là en personne.C’est toujours une infantilisation, que ce soit par le voyage instantané en avion ou le paiement avec une carte de crédit, le récepteur d’image à domicile ou la lecture assistée par ordinateur. ; par la contraception hormonale ou l’accouchement de confort sous péridurale... »

        • vendredi 5 décembre 2014 à 14h41, par x

          « il eut fallu citer la phrase précédente, qui donne un autre sens à celle cité » : merci pour la tranche de rire, monsieur le professeur de français.

    • vendredi 5 décembre 2014 à 10h21, par Martin Scriblerus

      Prétendre expédier les anti-industriels en affirmant qu’ils ont « toujours été des réacs » relève d’une facilité, sinon d’une paresse intellectuelle, qui n’aide guère à penser ni leur apport critique, ni ses calamiteuses limites.

      De fait, la critique anti-industrielle a surtout été indifférente, aveugle aux rapports sociaux de domination de genre et de race, comme l’était avant elle le milieu pro-situ, dont elle est en grande partie issue, ou même en son temps l’IS, qui était tout de même assez notoirement persuadée d’atteindre à un universalisme depuis un point de vue essentiellement blanc masculin et hétéro.

      Il y a treize ans, un texte comme « La nef des Fous » de Kackszinski l’a exprimé crûment : les inégalités et les hiérarchies sociales, on peut s’en foutre, et venir donner des leçons d’exclusive lucidité universelle, surtout quand on est blanc, homme, hétéro.

      Autrefois, fustiger les seules inégalités économiques - en demeurant toutefois convenablement aveugle à l’assujettissement économique des femmes, ou à la dépossession des racisés - suffisait à se sentir intellectuellement supérieur et subversif. Aujourd’hui, poser à la radicalissime lucidité critique anti-industrielle a pris le relais pour assurer cette forme de complaisance critique.

      Mais depuis les années ou Semprun écrivait l’Abîme se repeuple, - où il donnait déjà à voir le banal simplisme de ce dont il disposait dialectique lorsqu’il s’agissait de penser la France post-coloniale et ses rapports avec ses indigènes -, du temps a passé. Drapés dans un universalisme blanc, masculin et hétérosexiste qui ne les caractérise pas particulièrement puisqu’il gangrène toute la société, y compris toute la gauche et les milieux libertaires, les anti-industriels sont comme tant d’autres amenés à adopter des postures résolument autoritaires et authentiquement réactionnaires sitôt qu’ils se risquent à se confronter aux rapports de domination de race ou de genre, et à la parole des infériorisé-e-s. Tant il est évident que celleux ci ne peuvent qu’être des idiots utiles (ou plutôt nuisibles), lorsqu’on se contente de plaquer sur leur parole la grille du généreux universalisme des dominants. Et de son côté quand un luddite comme Miguel Amoros s’interroge sur la difficulté de constituer un mouvement anti-industriel sinon de masse, du moins rassemblant un nombre plus conséquent, il n’envisage pas un instant lui non plus de devoir complexifier un minimum sa conception purement industrielle de la société.

      Il est certain que PMO, Escudero et leurs amis n’entravent que couic au contenu théorique de la critique féministe radicale, matérialiste. Il est certain aussi qu’ils n’en reviennent pas de s’entendre dire leur autoritarisme, leur inégalitarisme, leur pauvre essentialisme enfin. C’est qu’ils n’avaient jamais envisagé que ces questions doivent, et puissent, être pensées. Et voilà que d’autres l’ont fait - des femmes, des lesbiennes, des homosexuels, des transgenre - sans les attendre ni leur demander leur avis aux spécialistes de la critique sociale !

      Mais ce que les anti-industriels ne savaient pas non plus, c’est que ces critiques qu’ils s’étaient jusqu’ici contentés d’ignorer - le macho de PMO de temps à autre ne pouvait certes retenir une insulte ou une calomnie, mais cela ne lui fournissait pas matière à un communiqué exclusif, ni à un livre de plus de 200 pages - avaient commencé d’être un petit peu lues et entendues par d’autres qu’eux, et même parmi leur lectorat.

      Escudero et PMO sont donc venus tout seuls se confronter publiquement au caractère intenable de leur aveuglement. Et il est certainement inconfortable pour leurs lecteurs aussi de se confronter à leurs propres impasses dans ces conditions.

      Le virilisme méprisant de PMO et la petite espèce d’assurance que lui procure d’avoir fait carrière ces dix dernières années dans un journalisme du catastrophisme technolâtre qui a ses lecteurs, - mais essentiellement des lecteurs - conjoints à l’espèce de démangeaison qu’ont probablement éprouvé nos ignorants à voir la question du genre prendre bien trop de place à leur goût ; même si elle y était surtout maltraitée, dans l’espace public ces dernières années, sont venues fournir à l’exposition des oeillères et de l’indigence critique anti-industrielles sur pareilles enjeu une estrade et un public qui ne les servent pas aujourd’hui. Cela peut contribuer à expliquer en partie la puissance remarquable du déni - sous forme de confusionnisme, de volonté acharnée de ne pas savoir, de détermination à ne pas savoir lire le moindre argument, de promotion de l’ignorance que l’on voit à l’oeuvre chez eux et leurs lecteurs sitôt qu’on commence à évoquer l’ampleur de leur dénuement intellectuel face aux critiques féministes.

      On dirait des flics devant une vidéo de crime policier : aucune évidence, aucune confrontation factuelle n’est assez évidente pour eux, puisqu’ils sont par essence innocents. La réalité la plus triviale pèse à l’heure qu’il est toujours moins lourd que la nécessité qu’ils éprouvent de défendre à tout pris leur conviction de penser forcément mieux que les féministes, les lesbiennes, les homosexuels, les transgenre, les intersexués, et tous ces anormaux dont je suis - que les imbéciles essentialistes Escudero et PMO prétendent, dans leur arrogance et leur mépris, renvoyer à la technolâtrie.

      C’est assurément un mauvais moment à passer.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 12h29, par martiniphobe

        Toujours le même refrain (des résidus maoïstes) :
        1) des coupables par essence : blanc, masculin, hétéro !
        2) des victimes par essence : tous les autres !
        3) des notions : genre, race
        4) un concept : la domination
        5) Manque : un tribunal ‘’populaire et révolutionnaire’’ et des camps pour rééduquer tous ces salauds d’universalistes impérialistes.
        C’est assurément un mauvais moment à passer….

        “Rien ne nous permet de dire qu’un homosexuel ne peut pas être lui aussi un révolutionnaire. Et ce sont sans doute mes préjugés qui me font dire : même un homosexuel peut être révolutionnaire. Bien au contraire, il y a de fortes chances pour qu’un homosexuel soit parmi les plus révolutionnaires des révolutionnaires.”
        H. P. Newton, Black Panthers Party (Sur la juste lutte des homosexuels et des femmes, 1970.)

        “Par ailleurs, il va de soi que nous soutenons inconditionnellement toutes les formes de la liberté des mœurs, tout ce que la canaille bourgeoise ou bureaucratique appelle débauche. Il est évidemment exclu que nous préparions par l’ascétisme la révolution de la vie quotidienne.”
        Internationale Situationniste (août 1964).

        “Le problème n’est pas pour nous de reconnaître l’existence de catégories sociologiques plus ou moins distinctes, ni même d’en faire le point de départ d’une lutte, bien que nous soyons perplexes à ce sujet. Le problème est bien d’en faire le point d’arrivée, là où selon nous la perspective devrait être l’annihilation de ces catégories séparatistes et rôles sociaux. Car nous voulons une lutte contre l’existant dans laquelle les individus ne se sépareraient ni ne se regrouperaient selon des critères tels que leur genre, race ou sexualité, mais selon des affinités réelles et des perspectives communes, au-delà des catégories de la domination, qu’elles soient imaginaires ou non. Répétons-le donc encore une fois : nous ne sommes pas solidaires de la misère, ou d’une quelconque identité commune, mais de la vigueur avec laquelle elles sont combattues et dépassées.”

        L’essentialisme et le problème des politiques d’identité Lawrence Jarach (Avant-propos de Ravage éditions - 2013)

        • vendredi 5 décembre 2014 à 15h10, par x

          Rappel : ce sont les homos qui ont été envoyés dans des camps, en Allemagne et en Pologne avec un triangle rose cousu sur l’uniforme, ou encore dans le Cuba de Castro ; le contraire n’existe que dans tes fantasmes.

          • vendredi 5 décembre 2014 à 16h18, par martiniphobe

            ce n’est pas mon fantasme, mais l’anticipation du fantasme de certains !!

            • vendredi 5 décembre 2014 à 17h12, par Judy Squires

              C’est y pas rigolo dis donc, que d’expliquer que des minoritaires victimes de violences récurrentes (camps, épidémie de sida, agressions qui se multiplient, et ce qui finira par nous tomber dessus assez rapidement au rythme où les choses vont) sont en réalité habitées par la volonté d’exterminer leurs exterminateurs ! Ce qui est vachement drôle en plus, c’est qu’historiquement c’est comme qui dirait un argument qui revient régulièrement, dont la version la plus explicite est celle des Protocoles des sages de Sion.
              Qu’est-ce qu’on se marre !

        • vendredi 5 décembre 2014 à 21h03, par Martin Scriblerus

          Mon Troll,

          (permettez que je me sente un peu sinon comme votre créateur, du moins comme lié à vous, me trouvant tout de même à l’origine de votre existence. Par un genre de reproduction artificielle, si vous voulez.)

          Mon anonymat n’est pas le vôtre : si j’écris par choix sous ce nom depuis longtemps et à tout autre propos, vous en revanche, avez forgé le vôtre dans le seul but d’écrire contre moi.

          Si vous le permettez... dans vos éventuelles tentatives à venir de me discréditer, dans ce but qui vous est cher de rendre moins lisible une critique de PMO/Escudero à laquelle je me trouve avoir contribué, surtout, ne nous épargnez pas ces désopilants argumentaires maoistes : c’est là, et de loin, que se trouve le meilleur de votre comique.

          Et ne vous privez pas de citer tant que vous voulez Alexis Escudero, les communiqués de PMO, - croyez bien que je raffole de l’irrésistible drôlerie de « Ceci n’est pas une femme » - ou « La reproduction artificielle de l’humain ». (Ce titre, à lui seul, est un tel aveu d’incompétence).
          Tout particulièrement, je vous recommande les passages où l’auteur s’efforce de nous expliquer que les inégalités c’est la nature, comme disait Mo dans L’été en pente douce, que vouloir l’égalité est un libéralisme progressiste technolâtre qui mène tout droit au transhumanisme (Mo, bon coeur, lui, n’allait tout de même pas jusque là). Que l’égalité, c’est beau quand c’est seulement une volonté politique, et que ça reste sagement abstrait, parce que sinon, on commence sûrement à nier les différences. Parce que si on serait vraiment égaux, et ben, alors on pourrait plus être différents, puisque les différences, c’est naturellement inégal, non ? En tout cas, il faut se méfier du transhumanisme, et donc sûrement de l’égalité, et tout ça c’est la faute du queer, des LGBT et des cyber-féministes.
          Je retranscris ici comme je peux son argumentaire. Il faut m’excuser, je sais bien que ça a l’air confus. Mais c’est que ce garçon prend sans cesse égalité pour similitude, différences pour inégalités. Quand il croit parler de la sociale, il a les pieds dans un mythe de la nature qui s’en fout, et quand il croit écrire sur la Nature, il oublie qu’il est occupé à saisir sur un clavier le produit d’une pensée élaborée certes par un individu, mais dans une société donnée. Vous voyez le tableau ! Sitôt qu’il parle d’égalité, il s’alarme bêtement, puisqu’il croit que les inégalités sont naturelles... pour lui, traiter sur un même pied (c’est une figure de style : elles peuvent en avoir chacune deux, ou pas, et il ne s’agit pas de traiter à la bouillie bordelaise. J’explique, parce qu’après, vous vous plaignez de n’y rien comprendre) deux personnes différentes, genre un homme et une femme, c’est déjà sombrer dans l’artificiel et le déni de la nature les plus dévastateurs. (Je m’étonne d’ailleurs qu’un homme qui fréquente autant les dictionnaires que vous semblez le faire ne lui ait pas déjà envoyé quelques définitions bien senties de ces termes simples, histoire de l’aider à se désembrouiller un peu).
          C’est dans le chapitre IV.
          Vous savez, celui qu’il a intitulé « Les crimes de l’égalité ». Vous ne pouvez pas vous tromper.

          C’est que ces textes parlent tout de même plus cruellement contre leurs auteurs que je ne saurais le faire.

          Et maintenant que le scandale de leur misère et de leur fausseté est devenu un petit peu public, comprenez que continuer de tirer à boulets maoïstes sur pareille ambulance n’a plus le même sens pour moi. l’urgence est passée. Ce qu’il importait de dire à propos de ce livre et de PMO a été dit, par plusieurs personnes, et pas seulement ici. L’effet d’esbrouffe des premiers mois est en passe de retomber. Il y aura des gueules de bois chez les lecteurs. Il faut bien en faire les frais une fois pour savoir ensuite qu’un auteur, un éditeur et un bateleur peuvent être des faussaires.

          Vous pouvez bien me citer aussi, d’ailleurs, même si je sais désormais que ce sera pour me faire dire n’importe quoi. Qui sait, peut-être viendrai-je même me lire avec plaisir sous votre clavier, sachant que la surprise, l’inattendu et le charme de références toujours délicieusement surannées seront au rendez-vous ? Ce sera un peu comme prendre le thé ensemble. Je m’en réjouis d’avance !

          En attendant, c’est pas que votre déplaisir et votre colère soient ennuyeux, mais je vous laisse.

          Ciao.

        • lundi 8 décembre 2014 à 09h00, par CVC

          Waoooo... Et ça te fait pas mal au cul, dis martiniphobe, quand tu relis ton texte, sans déc ?
          « 1) des coupables par essence : blanc, masculin, hétéro ! blablabla (...) la domination »
          Hein ??? quoi ?? pardon ? Tu tires ça du dernier livre de Zeimmour ?Nn je te demande par ce que moi je l ai pas lu. Yu vas nous faire le coup du racisme inversé c est ça ? du sexisme inversé du metit mec qui souffre de sa condition ?
          Non mais attends, pourquoi je te réponds ? c est moi qui devient dingue là...



  • jeudi 4 décembre 2014 à 18h45, par Masculator

    mouais...

    heu... vous parlez de quoi ? Non, parce qu’en fait, moi, j’ai un copain qui m’a parlé de l’embrouille... c’est peut-être con mais j’ai pas le temps de m’y intéresser et je pense qu’en plus le sujet va pas me passionner... mais bon, faudrait quand même que je fasse de m’y intéresser s’il m’en reparle...

    Dites, est-ce que c’est une histoire d’un mec pas bien à la Soral qu’on a laissé parler ? Est-ce qu’il s’agit d’une embrouille intra-microcosme, genre : « toi en fait on dirait que tu serais le facho et moi on dirait que je serais l’anarchiste » ?
    (Remarquez qu’on a que l’embarras du choix : y’a aussi Masculiniste/Féministe... heu... Sioniste/Antisémite... heu... gauchiste/pomme de terre... (ah non...) ?)

    M’enfin, perdez pas trop d’énergie là dedans, les gars : Soral et Cie n’intéressent que les médias en mal d’actualité ou les gauchistes qui voient leurs copains en mal de réflexion virer rouge-bruns...

    Et retournez au travail braves gens d’Article 11 : on veut des bons articles qui remuent comme il faut et merde aux... heu... aux...

    Et au fait, vous voulez pas inviter Jul à discuter ?*

    (ps : ça fait chier qu’on puisse pas sauter des lignes, là ça fait opaque, je trouve)
    * je veux pas dire, mais celui qui a cliqué il a filé de l’audience à ce barjot...

    • jeudi 4 décembre 2014 à 20h08, par Commissaire Navarro

      Ne vous fiez pas au commentaire apparemment désinvolte et anodin de Masculator. Cette créature (homme ou femme, saurons-nous jamais) en sait plus qu’il/elle ne veut en dire sur la question et bien d’autres.
      Comme par hasard, l’allusion à Soral apparaît à la 14e ligne de son commentaire. Or qui a fini 14e au marathon de New-York en 2014 ? Le kényan Micah Kipkemboi Kogo. En quelle année le Kénya a-t-il accédé à l’indépendance ? En 1963. Soit 5 ans après la naissance de Soral et 3 ans avant celle de Dieudonné. 5 + 3 = 8. 8 c’est le nombre de planètes du système solaire depuis que des scientifiques (encore eux !) du funeste Planet Definition Committee ont giclé Pluton des manuels scolaires. Pluton qui passe de l’état de planète à celui d’astéroïde.
      Et qu’est-ce qu’on trouve un Une du dernière Article11..?
      Un astéroïde.
      Restons vigilants.Les mots ne sont pas toujours ce que l’on croit qu’ils sont. Et ils sont nombreux.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 17h14, par Isatis

        Nom d’une pipe !! J’ai repris où je les avais laissés faute de temps ce matin ces commentaires … euh… comment dire… fatigants un peu, j’allais larguer l’affaire et paf, vous me faites marrer !
        x
        C’est bien écrit, rigolo, moqueur assez et pas méchant, grand merci !



  • jeudi 4 décembre 2014 à 20h03, par un autre

    La lecture de l’entretien donne une impression en total décalage avec ce qui est reproché à Escudero.
    Les propos tenus sur le forum ressemblent essentiellement à un procès d’intention, alors que l’entretien est très clair sur ses positions.
    Si on s’en tient aux propos tenus par Escudero, dans cet entretien, dans le livre ou dans les autres entretiens qu’il a fait, on peut difficilement le compter dans les rangs de l’extrême-droite ou des confusionnistes. Il est très clair sur son positionnement à gauche, pour l’égalité, pour l’émancipation, pour l’homoparentalité, pour le féminisme.

    Je comprends qu’on soit choqué, je comprends qu’on ne soit pas d’accord avec lui, mais enfin il faut juger les gens sur leurs propos et leur conduite, et non sur les intentions qu’on leur prête.
    Merci Article 11.



  • jeudi 4 décembre 2014 à 21h20, par C

    Oh les frangins qu est ce qui se passe ? Il faut arreter de s enfoncer non ? (Y a plus que du Navarro pour vous soutenir...)
    La bise
    Corinne

    • vendredi 5 décembre 2014 à 16h06, par Jean-Patricia

      Ben non Corinne, y’a surtout plus de débat... et y’a pas de raison d’être soutenu quand on veut débattre... théoriquement...

      • lundi 8 décembre 2014 à 08h43, par CVC

        Non mais OU tu vois un débat ? Y a pas de débat, y a un mec absolument contesté qui se répand de façon péremptoire, sans contradicteur, alors qu’il ne manque pas de tribune pour alimenter ses thèses sur la PMA (sujet qui ne le concerne pas de façon personnelle). C’est cette éternelle histoire de parler à la place des autres, de se poser en bon vieux paternaliste blanc hétéro, et de donner des leçons au reste du monde (et surtout aux personnes concernées, tiens ça me rappelle EXHIBITB, qui sait à la place des personnes racisé-e-s ce qui est bon pour elles...). Parce que ceux qui parlent ici de « liberté d expression », n ont pas l air personnellement très concernés par cette question de PMA, je me trompe ? C’est justement ce qui pose probleme, y a pas de débat, y a un mec qui explique aux autres ce qui est bon (ou pas) pour eux ( ELLES), ZERO débat donc et une incapacité à écouter ceux (celles) concerné-E-s que ça révolte.... Tiens c est mon tour pour le point Godwin 10 minutes pour Hitler et les juifs dans le prochain numero . On devrait ça pour tout : Un article sur LES Braves CRS qui essayent juste de faire leur travail dignement, puis la contradiction dans 6 mois (si vous avez pas fermé boutique).



  • vendredi 5 décembre 2014 à 06h08, par GoG

    Je vais faire une dernière tentative afin d’expliquer tout ce qui craint gravement chez Escudero et PMO.

    Je le fais parce que j’ai moi même été complètement à la rue niveau politique pendant de nombreuses années et je dois entre autres à Article 11 le fait de m’avoir abreuvé aux sources libertaires. Tout le monde peut se tromper et reconnaitre ses erreurs, j’ose espérer que tous les messages postés par les premièrEs concernéEs des élucubrations droitardes d’Escudero et de PMO sauront faire infléchir significativement votre position et vous faire comprendre que nous ne sommes en rien des « trolls terroristes, intégristes, maoïstes » ou autres extrémismes dont il est trop aisé (et significatif) d’affubler les minorités qui se battent juste pour un simple respect.

    Car oui, faire de la pub pour Escudero c’est cracher à la gueule des féministes et des activistes matérialistes des milieux LGBTQI. Et le fait que vous récusiez cette simple proposition prouve à quel point vous avez beaucoup de retard à rattraper niveau féminisme. Et franchement, ça me désole pour vous de voir que le féminisme que vous avez pu soutenir jusqu’à maintenant ne semble plus n’avoir jamais été qu’une simple posture, parce qu’il semble fort que vous ne vous soyez jamais vraiment intéressés à ce qu’écrivaient vos camarades : on ne peut pas prétendre vouloir débattre avec la mouvance de PMO et soutenir le féminisme matérialisme ou l’anarcha-féminisme des femmes de votre bord politique. On ne peut pas se revendiquer libertaire, vouloir l’abolition de toutes formes de domination, et mettre l’essentialisme en débat, c’est absolument incompatible.

    Vous nous reprochez de ne pas avoir lu Escudero, alors qu’on s’est tout de même fadé de bons steaks de sa prose confusionniste pour avoir assez d’éléments pour juger, mais vous, avez vous lu, vraiment lu, des textes féministes ?
    Avez vous lu C. Delphy dont Escudero a ridiculement perverti le message ? Avez vous lu quelques textes basiques de Beauvoir, Claude-Mathieu, Wittig, Dworkin, Davis ou Despentes ? Vous êtes vous intéressés à la richesse des différents mouvements matérialistes, radicaux, anarchistes, noirs, ou, si les livres sociologiques vous tombent un peu des mains (ce qui est parfaitement compréhensible), vous êtes vous au moins un tant soit peu intéressés aux problématiques féministes portées dans les textes virtuels ou journalistiques de vos camarades, telles que Entrailles, Queen Kong, ValerieCG, Lizzy Crowdagger ou ici présentes Koala et la Soupe à l’herbe (liste absolument non exhaustive) ? Le féminisme a une longue et complexe histoire, et inviter Escudero c’est prendre parti pour sa frange la plus droitière.

    Sincèrement, je préfèrerais que vous n’ayez que très peu lu ou rien compris au féminisme car votre ignorance serait malgré tout plus acceptable qu’une hostilité consciente aux âpres luttes que les féministes et les mouvements LGBTQI radicaux portent douloureusement depuis plusieurs décennies. Douloureusement et amèrement parce que nos camarades non concernés ne s’y intéressent finalement que lorsqu’il y est question de cul, ou, comme c’est le cas avec le « débat Escudero », quand on peut se rassurer sur les soi-disant différences homme/femme innées, comme dans un mauvais bestseller à la « les hommes viennent de mars, les femme de vénus ».

    Car voyez-vous, l’argutie essentialiste qui est un des piliers de la mouvance PMO/Escudero (cf. le ch. 4 de sa prose, ou à « ceci n’est pas une femme » de PMO, ou à l’œuvre de J. Wajnsztejn), se rapproche de la mouvance féministe de droite. Je suis désolé pour vous, vous pouvez essayer de tordre la réalité autant que vous le voulez, l’essentialisme est au féminisme ce que la réaction est aux classes sociales, et ne commencez pas à dire que vous savez mieux vous situer sur ce que pendant plus d’un siècle les écrivaines féministes ont théorisé bien avant vous, ce ne serait pas une position tenable... Donc, voir un canard libertaire faire de la pub à travers un débat « contradictoire » à une mouvance de droite, ça fait toujours très mal, surtout pour les premièrEs concernéEs.

    Puisqu’il faut tour reprendre à la base, en quoi, me diriez-vous, Escudero et sa bande sont-ils essentialistes et de droite ? Ils sont essentialistes car ils partent du postulat qu’il existe une ligne de fracture comportementale claire entre des individus avec des organes sexuels mâles et des individus avec des organes sexuels femelles, un peu comme, de triste mémoire, certains mouvements biologisant avaient établi (et continuent) ce genre de comparaisons entre les races supposées.
    Or, il existe une confusion primordiale pour qui lit un peu superficiellement le théories féministes (ou les théoriciens noirs) : le fait de revendiquer l’émancipation d’une minorité opprimée car « classée » socialement comme minorité, donc inférieure, ne signifie pas qu’on fait de l’essentialisme, non, on en déconstruit les aboutissants sociaux.
    Une autre confusion dans laquelle Escudero s’engouffre pernicieusement, c’est le fait de croire que, lorsque l’on nie le classement social et arbitraire d’individus sur des différences biologiques réelles ou supposées, on nie la diversité du continuum biologique. Là encore c’est faux, abolir les préjugés sexuels ou raciaux ne signifie en rien revendiquer l’uniformisation humaine. J’ai vraiment l’impression d’enfoncer des poternes béantes en réexpliquant ces principes de base, mais, en voyant qu’Escudero a encore un crédit après avoir affirmé que les mouvements féministes et LGBTQ étaient pour une uniformisation de l’espèce façon transmutants OGM, il ne me semble pas tout à fait contre-productif d’expliquer aux camarades les premières lettres du féminisme ...

    Évidemment, la prose fielleuse d’Escudero ne s’arrête pas là, et commençons par le commencement et la superbe inversion de charge qu’il nous fait dans son introduction et son premier chapitre. Toute la manœuvre de cette introduction va consister à dire les choses suivantes :

    1) Il n’y a d’insémination artificielle acceptable que celle faite à la maison (« avec pot de yaourt et seringue »). Escudero évacue ainsi : tous les problèmes juridiques liés à la volonté de constituer un couple homoparental (oui, c’est une démarche homophobe que de nier les fondements de cette revendication, ne vous en déplaise) ; les femmes qui auraient des problèmes de fertilité et qui auraient besoin d’assistances médicales spécifiques ; les situations délicates, gênantes, voire humiliantes ou dangereuses que cela peut entrainer pour des femmes cherchant un donneur dans leur « entourage », mais Escudero n’a que faire des situations précaires des femmes, je lui reconnais bien volontiers cette constance.

    2) Toute autre forme de PMA est nécessairement capitaliste, les milieux féministes/LGBTQI souhaitant la PMA sont des pions du capital. Comment pouvez-vous laisser passer un piège aussi grossier ? Pourquoi mettre en débat cette malhonnêteté intellectuelle qui vous ferait hurler dans un autre contexte ? Alors que les choses soient claires, les dérives capitalistes de la science ça fait des siècles qu’elles existent et combattre les conséquences plutôt que la cause est tout à fait inefficace. Combattre les conséquences du capitalisme (les dérives consuméristes du progrès) en accusant des minorités opprimées par ce dernier, c’est non seulement inefficace, c’est criminel. Le fait que nous soutenions la mise en place de la PMA ne signifie en rien que nous soyons pour l’eugénisme qui se mettra de toutes façons en place sans nous. Corréler les deux est d’une malhonnêteté répugnante qui n’a pour but que de souiller les mouvements féministes et LGBTQI. La supercherie est grossière.

    3) Escudero arrive l’air de ne pas y toucher à conclure qu’il existe un mouvement LGBTQI tellement puissant qu’il contrôle l’avenir d’une société eugénisée. ça vous rappelle rien cette démarche, les lobbys, la puissance, le contrôle de la société ? Moi oui et j’aimerais pas avoir à vous le rappeler. Sauf que dans la vraie vie, les gars, ce que d’aucuns appellent le « lobby » LGBT a juste servi de porte étendard pratique au P« S » pour une réforme mal ficelée, qui sera écrasée au premier passage de la droite (décomplexée) et dont les revendications égalitaires n’ont même pas été remplies, vous croyez qu’on n’en est pas conscientEs ?!
    Dans la vraie vie, les gars, la seule catégorie de la population à souffrir réellement de l’eugénisme, ce sont les transsexuellEs qui doivent subir mille supplices ET la stérilisation pour peut-être espérer pouvoir changer de sexe social (et c’est ça qui vous émeut ? Le fait de pouvoir changer de sexe constitue-t-il une insulte si terrible à l’ordre naturel qu’il faille considérer les trans comme des sous-individus négligeables et négligéEs ou comme des dérives qui tendent à l’universel et menacent quoi au juste ? Hah ! Le danger de l’universalisme trans, laissez-moi rire ! On en reparlera quand ce ne sera plus considéré comme une maladie mentale, ok ?)
    Dans la vraie vie, les intersexuéEs (qui constituent, au sens large, tout de même 1% de l’humanité) sont des monstres, des anomalies, dont le sexe doit être coûte que coûte déterminé, quitte à passer par quelques sévices corporels, de peur de voir les « normaux » plongés dans les abysses de l’effroi que provoque l’indétermination genrée.
    Dans la vraie vie, les femmes sont quand même bien contentes d’avoir des solutions techniques qui leur permettent de ne pas avoir à subir les affres de l’enfantement de façon perpétuelle, elles n’ont pas attendu Escudero et sa clique pour militer pour une réappropriation respectueuse du geste médical et contre ses dérives capitalistes, mais elles ne le font pas pour revenir aux aiguilles à tricoter, hein. Sérieusement, vous devriez jeter un coup d’œil à « paye ton utérus », ça vous instruirait un peu sur de vraies exactions commises au nom de la technique au lieu de vous projeter dans le scénario Moebusien du Monde d’Edena que vous renvoie Escudero.

    Alors oui, il existe des mouvances libérales dans nos milieux. Il en existe aussi des matérialistes, comme nous, qui ne sont pas dupes des enjeux capitalistes qui se jouent ici comme ailleurs. Mais au lieu de nous soutenir, donner du crédit à Escudero, en le présentant comme interlocuteur valable, revient à renier totalement notre existence et vous rendez notre portée d’autant plus difficile étant donné comment les raciséEs, les femmes et les personnes LGBTQI se font fraîchement cueillir par bien des libertaires et des gauchistes (je parle de façon générale) supposés être théoriquement leurs indéfectibles appuis. Ne vous étonnez donc plus des lendemains qui déchantent auprès de ces causes, il y a beaucoup de blessures à réparer (et je ne m’exclus pas de ce processus vis à vis d’autres minorités).

    Pour finir, votre posture de lanceurs de débat froids et détachés est sans aucun doute la preuve la plus éclatante de votre privilège et de votre manque total d’empathie face à la situation précaire des femmes et des personnes LGBTQI, manque qui me semble relever d’une ignorance certaine de cette situation. Cette ignorance peut se corriger, et j’espère vraiment qu’elle le sera. Car c’est facile, en effet, de lancer un débat qui ne vous engage à rien, ne vous touche pas, ne vous concerne pas. C’est facile de vouloir discuter face à des « extrémistes hystériques » (vous n’avez pas prononcé le mot, mais la connotation, elle, était bien là), d’un sujet de société dont vous ne serez jamais victimes. C’est facile de parler d’Escudero comme on parle du beau temps quand vous ne ressentez pas dans votre chair la haine mortelle que l’extrême droite nous porte et dont les relents sont si perfidement relayés par Escudero.

    Vous n’avez pas accepté le rougebrunisme du Grand Soir parce qu’il était antisémite, vous n’avez pas cédé face aux larmes de crocodiles d’un exploiteur comme Mermet ou d’un élitiste comme Ruffin, vous avez contré l’islamophobie abjecte d’un Charlie Hebdo, alors pourquoi, quand cela concerne les femmes et LGBTQI, êtes vous totalement incapables de discerner la réaction grossière de la bande à PMO ?
    Pourquoi ne méritons-nous pas le même et simple respect que les luttes contre l’antisémitisme, l’islamophobie ou l’exploitation sociale ?

    Y a-t-il à vos yeux des luttes moins importantes que d’autres ?

    GoG

    • vendredi 5 décembre 2014 à 09h06, par Martin Scriblerus

      Tout simplement, merci.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 10h07, par martiniphobe

        Au lecteur abusé par le style du Mr Scriblerus.
        Je ne citerai pas tous les passages des interventions, identiques au fond et dans la forme, du monsieur en question, cela n’en vaut pas la peine. En voici donc deux, c’est bien suffisant :
        “jeudi 4 décembre 2014 à 08h17, par Martin Scriblerus :
        « Dans le genre inversion de réalité et mépris de dominant sûr de son fait trop souvent disposé à la plus généreuse des complaisances envers l’arrogance et le mépris de crasse
        J’espère bien, après avoir écrit ceci, voir disputer un jour de la marchandisation de la procréation, et en voir formulé une critique « libertaire », par exemple.
        Mais je sais que ce ne sera possible qu’une fois que les ignares dominants auront fait l’effort, douloureux, de connaître un peu mieux ce qu’ils sont, leurs privilèges, et ce dont ils prétendent juger - ou en tenant sans ménagement à distance ceux d’entre eux qui ne veulent rien savoir de rapports de domination où ils se trouvent privilégiés. »”
        Monsieur Scriblaireau emploie un ton méprisant de dominant sûr de son fait, de donneur de leçons pour dire n’importe quoi, par exemple il écrit :
        « Mais pour l’heure, les féministes et LGBT en sont encore à lutter pour faire entendre qu’il existe des rapports de domination de genre, et que le point de vue des dominants exprime surtout la position depuis laquelle ils le formulent. »
        Mais en vérité le torchon brûle entre les féministes de la Coordination Lesbienne en France et l’inter LGBT/Paris RP puisque les féministes sont contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA ou mères porteuses) et contre le système prostitutionnel défendus par l’inter LGBT. Il suffit d’aller sur la page suivante du blog de Christine Delphy :
        http://delphysyllepse.wordpress.com/2014/05/05/pourquoi-la-clf-a-pris-la-decision-de-se-retirer-de-linter-lgbt-paris/
        Voir aussi sur le blog irréductiblement féministe ! l’article de juin 2014 : Féminisme et mouvement LGBT, le divorce est-il prononcé ? : https://christineld75.wordpress.com/2014/06/09/feminisme-et-mouvement-lgbt-le-divorce-est-il-prononce/
        Et aussi :
        “vendredi 5 décembre 2014 à 01h17, par Martin Scriblerus :
        « Pour Escudero, PMO et ceux qui les soutiennent, en bon français, la critique de l’essentialisme, c’est du chinois.
        Ou si vous préférez, de la langue de Mao - cf la note n°22, chapitre 4, « Les crimes de l’égalité », - vous savez, ce chapitre ou Escudero essaie d’expliquer comme il peut que l’égalité, c’est mal parce que c’est pas naturel parce qu’on est tous différents, et que c’est bien si c’est juste un idéal, qu’en vrai on est forcément inégaux parce qu’on voit bien qu’on est pas pareils, que c’est pour ça que c’est beau, l’idéal, et que celles qui veulent qu’on soient égaux ça veut dire qu’elles veulent qu’on soit tous pareils et qu’y ait plus de différences et qu’on sache plus avec qui on doit refuser de jouer à la récré. Ensuite, il pleure, et il accuse les filles de raconter partout ces fables à dormir debout qui lui font si peur. »”
        Je n’ai même pas envie de me fatiguer à répondre à une mauvaise foi pareille, à une telle malhonnêteté intellectuelle, de toute évidence cela ne servirai à rien d’autre qu’à relancer la petite machine à décerveler du blaireau, je renvoie donc le lecteur curieux et honnête à s’informer à la source et à se faire son opinion par lui-même :
        Le chapitre 4, « Les crimes de l’égalité » disponible ici : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Chapitre_4_RAH-2.pdf
        La page d’Escudero avec entretiens, le livre en .pdf et l’émission du 27.09.2014 sur Terre à Terre : https://alexisescudero.wordpress.com/
        Et bien sûr l’entretien sur Article 11 n°18
        En ce qui concerne l’essentialisme, notion “parfaitement” maitrisée par le philosophe Scriblaireau, on peut lire ceci par exemple : L’essentialisme et le problème des politiques d’identité – Lawrence Jarach ici : http://ravageeditions.noblogs.org/post/2013/11/15/lessentialisme-et-le-probleme-des-politiques-didentite-lawrence-jarach/
        extrait de l’avant-propos :
        « Le problème n’est pas pour nous de reconnaître l’existence de catégories sociologiques plus ou moins distinctes, ni même d’en faire le point de départ d’une lutte, bien que nous soyons perplexes à ce sujet. Le problème est bien d’en faire le point d’arrivée, là où selon nous la perspective devrait être l’annihilation de ces catégories séparatistes et rôles sociaux. Car nous voulons une lutte contre l’existant dans laquelle les individus ne se sépareraient ni ne se regrouperaient selon des critères tels que leur genre, race ou sexualité, mais selon des affinités réelles et des perspectives communes, au-delà des catégories de la domination, qu’elles soient imaginaires ou non. Répétons-le donc encore une fois : nous ne sommes pas solidaires de la misère, ou d’une quelconque identité commune, mais de la vigueur avec laquelle elles sont combattues et dépassées. »
        On lira aussi avec intérêt : Du rôle au genre par Urbain Bizot ici : http://www.lesamisdenemesis.com/?cat=1
        Et on pourra écouter aussi : PMA. Oui, oui : on en parle !!!
        Lillith Martine et les Autres et DégenréE s’associent pour vous proposer des réflexions féministes autours de la PMA...pression à la parentalité, normalisation, eugénisme, rentabilité, nouvelles technologies, essentialisme...GPA, FIV, IAD... Les procréations médicalement assistées seront expliquées, analysées, critiquées ou défendues.
        Pour sortir des clivages féministes-pro-PMA VS anti-technologistes-homophobes, construisons des critiques féministes des technologies... Prenons en compte les différences entre les pratiques individuelles et nos critiques globales de la société capitaliste, technocrate, patriarcale, hétérosexiste, et on en passe et des meilleures !!!
        bonne écoute ! : http://www.radiorageuses.net/spip.php?article394

        • vendredi 5 décembre 2014 à 10h49, par martiniphobe

          Quant à l’anonymat :
          « jeudi 4 décembre 2014 à 13h35, par Martin Scriblerus
          Cher troll macho, confus et anonyme »
          Martin Scriblerus, c’est ton vrai nom ? sans déc..
          Le Scriblerus Club était un groupe littéraire informel fondé en 1712. Martin Scriblerus est pseudonyme collectif pour J.Swift, A.Pope, J.Gay, Lord Bolingbroke et J.Arbuthnot.
          Et quant à ton ridicule détournement de Debord : « Dans le monde à l’envers, le frai est un moment du veau. »
          Voici l’original, (tu es loin du compte) :
          thèse 9 de « La société du Spectacle » : « Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux », lui-même détournement de Hegel, Préface de La Phénoménologie de l’Esprit : « Le faux est un moment du vrai (mais non plus en tant que faux). »

          Allez, rendors-toi, je te laisse tranquille ....

        • vendredi 5 décembre 2014 à 23h21, par Martin Scriblerus

          Il serait tout de même particulièrement lâche de venir vous dissimuler maintenant derrière les amis de némésis, ou Lawrence Jarach, qui n’en peuvent mais. Ce sont là des interlocuteurs respectables. Certes, eux aussi défendent de leur mieux cette vieille illusion blanche et masculine qu’il leur serait possible, de leur point de vue particulier, de produire une critique radicale universaliste, et de continuer à faire la leçon aux femmes, racisés, etc. ; eux aussi procèdent allègrement au vieux saut libéral par-dessus des conditions matérielles qu’ils ne connaissent pas, eux aussi entendent traiter avec légèreté et condescendance les hiérarchies sociales.
          Mais eux le font avec des moyens remarquablement peu malhonnêtes. Lorsqu’ils ne comprennent pas une féministe, ils n’inventent pas, que je sache, par-dessus le marché, et pour faire rire le lecteur, une ascendance maoïste ... au contresens complet dont ils ont eux-même affublé son propos (s’agirait-il là d’un de ces actes manqués propres à trahir son auteur ?). Ils n’ont pas besoin de falsifier une critique, de lui mettre cul par-dessus tête, pour écrire un livre qui la descende.

          Alors qu’à chaque fois qu’Alexis décoche une flèche contre la critique des rapports de domination de genre et ses auteures -et il en décoche beaucoup -, on voit à l’autre bout du champ de tir Escudero qui s’efforce, à ses risques et périls, de venir placer une cible sur sa trajectoire. Et pour faire mouche le pauvre doit souvent courir bien loin - la critique féministe radicale se retrouve donc en étrange compagnie, avec les transhumanistes, la lutte pour l’égalité devient un libéralisme technolâtre... - mais la flèche finit plantée dans la cible, c’est tout ce qui compte.

          Si le spectacle fourni n’est pas sans involontaire drôlerie (il y a là quelque chose, assurément, de l’absurdité des activités sportives, vue par des Monthy Python), du point de vue de la prétention critique, comprenez que cela laisse sur sa faim. Il faut atteindre des sommets de complaisance pour trouver pareille pratique satisfaisante.

          Mais s’il s’agissait en fait d’un ouvrage burlesque, alors je suis confus. Excusez ma méprise.

    • vendredi 5 décembre 2014 à 09h49, par un autre

      Bonjour,

      Quelques remarques.
      Mettons au débit d’Escudero un manque d’empathie pour les situations concrètes vécues par les personnes en démarche de PMA, ou les couples homosexuels en demande d’adoption.

      Par contre, il y a des choses dont il faut le créditer.
      A propos « d’essentialisme », ce que je lis chez Escudero, c’est qu’il faut reconnaître dans l’humain une part de nature/biologique/donné/génétique/inné. Cette part, appelée « naturelle » est à prendre en compte. Mais il est très clair sur le fait que cette nature n’est pas un critère pertinent pour juger de l’organisation politique de la société. Elle n’est ni bonne ni mauvaise. Pour autant il ne faut pas la nier. Est-ce être « essentialiste » ? Aux dernières nouvelles, l’essentialisme, c’était faire reposer l’organisation sociale sur de prétendue considérations de nature. Et il est bien loin de faire cela.

      Escudero aurait « affirmé que les mouvements féministes et LGBTQ étaient pour une uniformisation de l’espèce façon transmutants OGM ». Ce que j’ai compris, c’est qu’il isole certaines tendances contemporaines (Iacub ou Haraway) et montre leur convergence avec le transhumanisme. Ou d’ailleurs, plus précisément comment le transhumanisme instrumentalise certaines luttes et théories et cherche à créer des convergences. Il ne parle jamais du mouvement féministe dans son entier. Alors, ça fait bien sûr grincer des dents de désigner cette convergence (qui n’est bien sûr pas voulue par tous les participants). Mais elle est à prendre ne compte, pour ne pas, justement, devenir les « pions du capital ». Car, oui, certaines « avant-gardes » du capitalisme, comme les transhumanistes, sont suffisamment retorses (ou stratèges ?) pour chercher à instrumentaliser les minorités et les dominés, les gens qui s’en prennent déjà aujourd’hui le plus dans la gueule pour faire avancer leurs projets politiques réactionnaires. Si une forme ou une autre d’eugénisme se mettra probablement en place, tant qu’à faire autant que ce soit avec notre réticence qu’avec notre assentiment. Et mieux vaut avoir consciences des enjeux (technologiques, politiques, économiques) derrière les nouvelles technologies de reproduction. C’est bien l’objet de son livre.

      Je ne crois pas qu’Escudero « évacue » tous les problèmes liés à l’insémination artificielle artisanale (aujourd’hui illégale en France, hors cadre médical). Celle-ci pose en effet de nombreux problèmes. Et si Escudero est un peu léger dans son traitement de celle-ci, il faut lui reconnaître qu’il cite cette technique dans le but de tracer des lignes de fuite hors de la médicalisation et de la reproduction dans le cadre du couple hétérosexuel. Il ne cite pas tous les problèmes posés par cette technique (ou plutôt par son encadrement juridique) ? OK, il faut le lui reprocher, et le compléter. Pas la peine, je pense, de le crucifier.

      Alors, oui, je pense que Escudero devrait être pour les différentes composantes des mouvements libertaire et féministe un « interlocuteur valable ». Les valeurs défendues par Escudero me semblent être des valeurs de gauche. Ou alors j’ai raté un épisode. Alors, oui, il est en désaccord avec plein de gens (Delphy par exemple – qu’il ne traite à aucun moment de post-moderne, sauf à croire qu’il traite aussi Mao de post-moderne), mais ce sont les débats auxquels nous devons nous coller. Lui mettre une étiquette de « soralien », de « féministe de droite », de « version de gauche de la manif pour tous » ne fera rien avancer.

      Une fois de plus, je nous renvoie à l’entretien dans Article 11 et aux propos qui y sont tenus. Soraliens ? De droite ? Manif pour tous ? A chacun de juger.

      Une dernière chose. Les LGBTQIF ont leur point de vue à donner dans toute cette histoire. Mais les « premiers concernés » dans cette affaire, ce ne sont pas seulement les LGBTQIF. C’est l’ensemble de l’humanité, auquel on est en train de tracer un avenir transgénique et de le lui rendre désirable. Sur ce sujet, la parole de tous et toutes est légitime.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 09h51, par un autre

        Ah oui, GoG, merci d’avoir argumenté et « repris à la base ». C’est plus simple de discuter quand les gens emploient (comme toi) des arguments et explicitent leur positions que quand on se contente de propos de comptoir et de rumeurs internet ou de citations tirées d’autres livres.

    • dimanche 7 décembre 2014 à 23h29, par Solidaire

      Merci GoG pour avoir pris le temps. Rappeler les difficultés que vivent les trans et les femmes, semblent malheureusement toujours d’actualité. J’espère que l’on aura pas d’autres Nava... heu, Escudéro a lire.



  • vendredi 5 décembre 2014 à 10h36, par sacha

    Ce matin, entendu citation d’Article 11 à la revue de presse de Patrick Cohen sur France-Inter et pas lu petite promo à Libération (on me l’a rapportée). Il serait temps d’en parler en effet... ou peut-être temps d’arrêter, je sais pas comment faut le prendre !!!



  • vendredi 5 décembre 2014 à 14h18, par Dédé

    Je voulais juste remercier l’équipe de m’avoir fait la surprise de recevoir ce dernier opus. J’avais oublié vous avoir envoyé une belle carte cet été pour le recevoir gracieusement. On peut dire que vous tenez vos promesses, dans toutes les acceptations du terme ! Voilà, merci donc, et mille baisers.



  • vendredi 5 décembre 2014 à 14h43, par Juste

    Oui !

    Alors j’ai lu l’interview de Escudero (et à cause de tous ces commentaires, c’est ce que j’ai lu en premier... et j’ai été assez déçu). J’ai pas lu le bouquin.

    Alors... Il n’y a RIEN, absolument RIEN, dans cet article, d’homophobe, transphobe, masculiniste, ou même classiquement macho. RIEN qui puisse justifier une telle colère contre A11 et celles et ceux qui prennent la défense de ce canard.

    Quand on est un petit peu sensible à la critique de la techno-science médicale, il n’y a même pas grand chose de nouveau.

    Evidemment on peut regretter que l’article et le gars en question n’abordent pas les questions qui peuvent fâcher dans nos rangs : celle des limites qu’on voudrait fixer à la médecine ultra-moderne à laquelle nous nous aliénons collectivement au nom de la « préservation de la vie » ou de la « liberté individuelle ».

    Par exemple : Il est clair pour moi que sans cette médecine moderne (en l’occurrence certaines connaissances en génétique impossible à se réapproprier collectivement) je n’aurais pas vécu plus d’une année. Et pourtant je sais bien que pour un cas comme moi, combien de saloperies la techno-science génétique est en train de nous imposer !

    Fondamentalement, le débat se situe par là, à peu près... Il n’est pas tranché mais il ne mérite pas de telles anathèmes en tout cas.

    Et j’aime beaucoup Navarro !

    Ah, sinon, le reste de ce canard est laqué aux petits oignons !

    • vendredi 5 décembre 2014 à 15h27, par Judy Squires

      Grave, la techno-science médicale, quelle horreur, faudrait expliquer ça à ces débiles de malades du Sud qui se mobilisent pour avoir des médocs contre le sida et les hépatites, parce que crever en se demandant si c’est politiquement bien de vivre grâce à des médocs c’est super révolutionnaire.
      En fait quand les super-révolutionnaires technocritique de l’emprise médicale mesureront le degré d’indécence de leurs réflexions et se pencheront ne serait-ce qu’un tout petit peu sur les mouvements de malades, on aura presque l’impression d’avoir progressé.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 18h02, par un-e anonyme

        Hihi !

        Bien justement ! Très bonne remarque ! C’est bien tout le concept de « l’emprise médicale » de préférer soigner ou, de plus en plus, « améliorer » les riches clients du Nord que de soigner ou même prévenir les maladie des patients du Sud (ou de l’est ou même des quartiers de nos villes ou même de nos déserts médicaux de nos campagnes).

        C’est le fond du propos d’Escudero (et de d’autres, hein...) de pointer cette « médecine à deux vitesses » qui est conséquente à l’emprise techno-scientifique et capitaliste.

        Votre remarque est très à propos.

        • vendredi 5 décembre 2014 à 18h46, par Judy Squires

          Il est bien gentil alors Escudero, mais si vraiment il cause de ça, alors pourquoi il se pose pas la question de l’effet des violences et des discriminations qui visent les femmes et les minorités sexuelles sur leur santé, sur leur possibilité d’accéder aux dispositifs de soins ou de prévention, et pourquoi il préfère expliquer que vraiment ces abruties c’est rien que des libérales privilégiées qui y comprennent rien ?

          Pourquoi donc au lieu d’expliquer que quand même les nanas trans, c’est juste des phénomènes de foire minoritaires et qu’être un homme ou une femme c’est ça la nature, qu’il faut trop pas confondre l’identité et l’égalité, il remarque pas qu’une proportion super élevée desdites nanas renoncent à des soins par peur des violences de la part des toubibs, sont confrontées de façon massive au VIH-sida, et font face y compris en France à des situations de précarité matérielle qui entravent leur accès aux soins ?

          Pourquoi donc il raconte pas que dans la vraie vie, les lesbiennes sont pas des privilégiées qui veulent être améliorées par la technoscience médicale, mais qu’en fait elles font notablement plus face aux cancers du sein et de l’utérus que les autres femmes, notamment parce que les violences récurrentes des toubibs à leur égard les éloignent du dépistage ?

          Pourquoi donc il parle pas du fait que dans un couple sérodifférent, utiliser une PMA (lavage du sperme) c’est une façon d’éviter une contamination au VIH-sida pour juste avoir unE gaminE ? Pourquoi il raconte pas ce que c’est aujourd’hui les vie des vieux pédés séropos et précaires, à un moment où les dépenses de santé, notamment sur le VIH-sida s’amenuisent ?

          Alors je veux bien qu’on peut pas parler de tout, et qu’il faut faire un choix et tout, mais ça m’interroge un peu quand même, si on veut causer sérieusement de politiques de santé, de violences médicales, d’accès aux soins, de préférer causer de l’eugénisme-à-venir-causé-par-le-féminisme-cyborg-et-les-minorités-sexuelles, précisément à un moment où lesdites minorités sont un tout petit peu la cible de violences de plus en plus nombreuses de la part de mouvements réactionnaires, plutôt que des entraves réelles et meurtrières à l’accès aux soins que constituent ces violences. C’est mon côté pauvre cloche, j’imagine, mais même avec toute la bonne foi du monde et le plus d’absence de préjugés possibles, j’ai du mal à percevoir la pertinence de ce choix, ou même sa neutralité.



  • vendredi 5 décembre 2014 à 15h19, par Judy Squires

    Il y aurait quand même plusieurs trucs à poser clairement à un moment, si on veut ne serait-ce que ne pas raconter n’importe quoi, et qui sait, peut-être même avancer dans une direction politiquement pertinente (eh oui, il y en a même parmi nous qui ont cette ambition !).

    1- PMA, marchandisation et tout le bouzin qui va avec : en France, les dons de sperme et d’ovocytes existent sous un régime particulier qui n’est pas celui des patates ou des fusils de chasse. En fait ils sont anonymes et gratuits, ce qui à mon sens n’est pas complètement superposable au monde libéral du marché. Ou peut-être que si, mais alors il va peut-être falloir argumenter sérieusement et commencer à définir ce dont on parle.

    2- PMA, stérilité, blablabla. La PMA n’est pas aujourd’hui en France réservée aux couples stériles. Les couples hétéros sérodifférents ont accès à la PMA qui permet notamment d’effectuer un lavage du sperme pour éviter des contaminations au VIH-sida. Alors je veux bien l’emprise médicale, la stérilité causée par la technologie itou, mais :
    a) j’admets qu’entre être supposément transhumaniste et rester séroneg d’une part, et rester hors de « la reproduction artificielle » et être séropo, le choix est vite vu de mon côté ;
    b) les rapports entre PMA et stérilité universellement provoquée par les nuisances de la technologie sont moins évidents que ne le prétends Escudero entre autres.

    3- Moins de papas, plus de PMA. Bon en vrai ça fait dix milles fois qu’on l’entends l’histoire du pot de yaourt et de la seringue que raconte Escudero pour expliquer pourquoi les gouines ont pas besoin de PMA. Alors voilà, il est bien gentil et tout, mais en vrai aujourd’hui faire les trucs comme ça ça donne des droits au mec qui file son sperme sur l@ gaminE à naître, et partant, sur les conditions de vie des meufs concernées. Alors peut-être que tous les mecs sont pas des abrutis misogynes et lesbophobes, en attendant dans un monde profondément structuré par la misogynie ça s’entend je crois assez bien que des lesbiennes aient envie d’être relativement à l’abri des abus des mecs, fût-ce en passant par un dispositif technique (et ce d’autant plus que les histoires de gardes, de droits des pères etc. sont un des lieux où les mouvements masculinistes sont les plus actifs).

    4- Normalisation, libéralisme, subversion, tion, tion, tion. Alors ouais je pense qu’on est collectivement ici — je parle des féministes, gouines, pédés, trans etc. — capables de reconnaître qu’une bonne partie des mouvements auxquels on appartient ont pris depuis les années 80 une direction plus libérale que révolutionnaire (ce qui au demeurant est déjà un peu différent de l’identification féminisme-tafiolisme/lesbianisme-libéralisme pratiquée ça et là), mais peut-être que le début du matérialisme ce serait de supposer que ce qui est en jeu là ce ne sont pas tant des idées (« le féminisme cyborg », « le queer ») que des causes historiques matérielles, qui par ailleurs ne se réduisent pas à « la restructuration du capital » (mantra de Jacques Wajnsztejn) ? Par exemple :
    a) pourrait-on pas commencer à se demander ce que le relatif abandon d’une perspective gay et lesbienne révolutionnaire doit à l’épidémie de sida ? Pas pour regretter comme le fait une Marie-Jo Bonnet que les vraiEs révolutionnaires soient mortEs, mais peut-être basiquement en se posant la question de ce que c’est que de faire face à l’urgence et à la mort quand on est minoritaire et que les majoritaires s’en foutent (et qu’on a donc peu de chances de provoquer la révolution sociale) ? Parce que c’est peut-être pas génial d’être libéral, mais quand le choix c’est d’être libéral ou bien de rester dans une posture révolutionnaire qui te condamne à crever, le choix est vite vu (sauf visiblement pour les pathétiques révolutionnaires sans révolution qui donnent aujourd’hui des leçons de radicalité, sans avoir jamais compris la signification politique de l’épidémie, si ce n’est pour comparer l’argent de la lutte contre le sida aux fonds utilisés par les lobbys industriels, comme Wajnsztejn, qui attends probablement encore un peu avant de parler de « sida business »).
    b) pourrait-on imaginer que l’affaiblissement qualitatif des revendications féministes puisse avoir un tout petit peu à voir avec l’échec des mouvements féministes passés à faire disparaître les violences misogynes et sexuelles dont les auteurs sont dans l’immense majorité des hommes ?
    c) pourrait-on pas penser aussi que dans l’effondrement économique en cours, des contraintes toujours plus fortes s’exercent sur les femmes, parce qu’après avoir bossé la journée dans des conditions toujours plus merdiques, subi ta dose de harcèlement sexuel, il faut encore nettoyer la maison, torcher pépé, langer bébé et sucer papa pour le réconforter ? Parce qu’en fait ouais, contrairement à ce que croient les marxistes simplistes, en fait les conditions de vie merdiques ça fait surtout que tu pares au plus pressé, pas que tu deviens miraculeusement dotée de subjectivité radicale et de conscience révolutionnaire, que c’est pas pour ça que ça ne transforme pas pour autant en dynamique émancipatrice le mépris et la haine des mecs libertaires. Et que critiquer le repli sur la structure familiale, l’injonction à la natalité itou, c’est un peu ridicule aussi quand on n’est pas socialement assignée à la sphère de la reproduction et du repos du guerrier.
    d) pourrait-on pas aussi se poser un peu la question de pourquoi les féministes ne vont en général pas se jeter joyeusement dans les bras des orgas/milieux/groupes révolutionnaire « mixte » pour abolir le capitalisme en pensant trente secondes à ce que c’est que d’être une meuf dans ces orgas/milieux/espaces/groupes (ah oui, c’est un tout petit peu pour cette raison que les mouvements féministes se sont autonomisés dans les années 70) ? Eventuellement on en reparlera quand il n’y aura plus de violences sexuelles misogynes dans les espaces/milieux libertaires/révolutionnaires/lalalère, en attendant se préserver des mecs « de gauche libertaire », quand on est une meuf, c’est souvent juste être saine d’esprit.

    5- L’humanité toute entière, ma meuf et moi. On doit quand même être un peu bête nous autres, j’imagine que ça vient des hormones d’ailleurs, vu qu’à chaque fois qu’on s’intéresse à un truc, soit c’est un tel danger que ça doit être redouté par l’humanité toute entière (pas moins, pour deux lesbiennes qui utilisent un don de sperme !), soit c’est tellement particulariste qu’il vaudrait mieux qu’on oublie (nos histoires de bonnes femmes, de misogynie, lesbophobie, transphobie, et pourquoi pas de violences sexuelles tant qu’à y être ?). Classique au fond, quand on est une nana, la perception socialement constituée que les mecs ont de nous ne peut au fond guère être que celle-là : ridicule et stupidité d’un côté, domination mystérieuse et pleine de danger de l’autre, mais bêtement humaine, jamais.

    6- EscudePMO et Pièces et Main d’Ero. Voilà pareil, on a bien compris que c’était pas les mêmes personnes, tout ça. Maintenant quand des gentes communiquent ensemble sur une question, assurent collectivement leur promo, hébergent l’un les écrits de l’autre, on va peut-être arrêter le petit jeu de « c’est pas lui qui l’a dit c’est eux ! ». En l’espèce, PMO a publié récemment une brochure qui dit bien ce qu’on avait de toute façon compris depuis longtemps : nous sommes tellement imbibées de libéralisme technototalitaire, surtout nous autres meufs trans qui avons essayé d’échapper à la place où la nature nous avais mises, qu’au fond il vaudrait mieux que nous n’existions pas, et que toute croissance quantitative ou qualitative de nous-mêmes doit être sévèrement combattue. Soit, ça se tient et c’est cohérent ; reste que si c’est le camp que vous choisissez dans la guerre sociale en cours, on va pas s’excuser de vous renvoyer l’ascenseur.

    • vendredi 5 décembre 2014 à 16h03, par Jean-Patricia

      Oh lalalalal... mais personne ne va lire une telle réponse ! C’est bien trop long ! Pour être lu, c’est maximum 300 mots, des phrases simples et concies et du gras !

      Là, tu t’es fait plaisir mais tu es tout seul...

      Faut pas croire, hein, les commentaires c’est pas pour la réflexion : c’est que pour l’invective, tiens le toit pour dit !

      • vendredi 5 décembre 2014 à 19h56, par x

        Vous avez bien tort, « Jean-Patricia », car ce commentaire que vous dénigrez est très instructif (sur la question des couples sérodifférents notamment, merci pour l’info).



  • vendredi 5 décembre 2014 à 15h58, par Communiste

    Si PMO et Escudero font partie d’un « milieu libertaire », je tiens donc à préciser que je n’en fais pas partie. On n’a absolument rien en commun et je ne vois pas l’intérêt de débattre avec des réacs déguisés en anars. Comme par hasard, c’est un peu près la même galaxie qui fait des livres sur des penseurs « vraiment radicaux » où l’on donne une tribune à un soralien pour ensuite expliquer ce que c’est, la « vigilance antifasciste ».

    Il n’y a rien à débattre car l’essentialisme en tant qu’approche philosophique a été critiqué depuis bien longtemps et ça ne sert à rien de répéter ces critiques. Quand on veut défendre la Nature contre la menace des Necrotechnologies, on est incontestablement dans une logique essentialiste. Soit le genre est une construction sociale, soit la Nature créa les sexes. Ces deux positions sont absolument irréconciliables.

    La remarque plus haut est tout à fait justifiée : dans notre société, PMA ou pas, la procréation n’a absolument rien de naturel. En toute logique, toute femme qui prend la pilule serait donc au service de l’ultralibéralisme et des Necrotechnologies ? Et l’avortement ? Pas très naturel non plus, non ? J’ai beau être un mec, je comprends tout à fait la colère des féministes car là, ce sont des attaques frontales contre les conditions matérielles d’existence de toutes les femmes. Ce n’est pas un simple « débat d’idées », mais une tentative de (re)mettre les femmes à leur place. Et cette place, on l’aura compris après toutes les blagues à deux balles sur la vaisselle, est bien entendu celle que « la Nature » leur a assignée : la cuisine. D’accord, pensez ce que vous voulez, mais ne m’appelez surtout pas « camarade » car tout nous sépare.

    • vendredi 5 décembre 2014 à 17h09, par B

      pourquoi que tu écris communiste en pseudo, toi ?

      personne a à me dire ce que j’ai à penser pour avoir le certificat de gauche et surtout pas les bonnes âmes de gauche.

      Sur ce, bien reçu le journal et va aller le lire ailleurs !
      certainement pas dans la cacophonie des oies.

      au revoir.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 17h56, par Commissaire Navarro

        Cher B., toi l’être des aphorismes étranges et des écarts-types décapants, je suis content de te retrouver ici. Comme tu as pu le constater, on laisse la maison quelques heures et hop !, tout est sens dessus dessous, les culottes dans l’escalier, la bouffe du clébard dans la baignoire et une espèce de mammifère poilu qui essaie de faire la vaisselle avec ses gros sabots.
        Une vraie misère.
        Sur ce, et en tant que seul représentant de l’ordre établi (matez mes épaulettes de la keuferie envahissante), il me revient l’estimable privilège de vous annoncer à quel point vous avez été, toutes et tous, formidables.
        Sachez que mises bout à bout, vos différentes contributions atteignent le nombre de 136 156 signes ou 23 178 mots. Que d’encre pour un débat que beaucoup souhaitait mort-né ! Que de bla-bla au sujet d’un bouquin même pas disponible dans le réseau libraire !
        Evidemment, rien n’est résolu. Des méchancetés ont été échangées, des invectives lancées et tout le monde reste bien campé sur ses positions. N’empêche, ceux qui comme moi, flottaient un peu sur la question, ont pu s’épaissir le cuir.
        Si la pression redescendait d’un cran, on serait tous OK pour dire qu’on est grosso modo dans le même camp. Les koalas, les cocos, les zanars, les trans, les putes, les meufs et keums de cette marge de laquelle on essaie tous de se dépêtrer.
        Je reste optimiste et peux vous persuadé que le staff d’Article11, c’est que de la tendresse en barre dans ce monde de merde.

        • vendredi 5 décembre 2014 à 18h13, par Juste

          Quoiiiiii !!!!

          Tout ça qu’on aurait écrit en commentaire d’un article et d’un bouquin que bien peu ont lu !

          J’imagine que, grâce à tous ces magnifiques arguments échangés, plein de copines, de copains et de cocos ont changé d’avis, de camps, avant de faire machine arrière, de douter, puis de se dire que « non, je m’avais trompé » pour finalement aller serrer la paluche de l’ennemi d’hier.

          C’est beau la démocratie numérique, n’est-ce pas Commissaire ?

          Heureusement que certains ont encore le sens du politique !

        • vendredi 5 décembre 2014 à 18h18, par Repel

          Ah là : non ! Pas d’accord ! J’ai plus à voir avec Christian Dior (gnin ?) qu’avec des excités intolérants qui passent leur temps à classer les gens en hétéro/bi/pédé/gouine/trans et à cartonner la gueule de ce qui pense pas pareil.

          Pour moi, le gus peut passer tous les jours à la télé, refuser qu’on parle de lui reste de la censure. Et moi, les gens, quand ils censurent, je suis pas copain.

          Si être anarchiste/communiste/etc. c’est être obligé de se coltiner tout ce qui gravite autour d’un milieu, alors : sans moi, je préfère zoner avec Serge Lama (re-gnin ?)

        • vendredi 5 décembre 2014 à 18h23, par Repel

          (oubli :) d’ailleurs toi, comissaire navaro, si t’es le vrai Navarro, t’as intérêt à retourner à tes stylos et arrêter de perdre ton temps dans des pseudo débats pourris, sinon je vais venir te botter tes petites fesses de masculinisto-essentialisto-crypto-soralien (comme dirait Ayoub) !
          Et ça vaut pour le reste de la fine équipe de A11 (après ça fait beaucoup de culs à botter, pas sûr que j’ai le temps...)

          • vendredi 5 décembre 2014 à 18h38, par Juste

            T’auras surtout vite mal au pied ! Faut voir qu’ils et elles ont les culs durs à force de se les taper par terre, ivres de mauvais rosé et de joie foutraque.

            D’ailleurs, j’ai soif moi aussi, et j’ai apéro ce soir !

    • vendredi 5 décembre 2014 à 18h46, par Juste

      Je me trompe peut-être... Mais je ne pense pas qu’il s’agisse, à aucun moment, de défendre le Nature contre les nécrotechnologies mais bien plutôt nos autonomies contre ces mêmes nécrotechnomachins.

      On peut parler de nature sinon, je ne pense pas que ce soit un gros mot.

      • vendredi 5 décembre 2014 à 21h52, par Communiste

        Dans un entretien donné à Libé, Escudero dit par exemple : « Pour critiquer - avec raison - ces positions conservatrices, la gauche rejette non seulement l’ordre naturel, mais également toute idée de nature. On ne peut pourtant pas ignorer nos déterminismes biologiques, nos limites naturelles. En matière de reproduction, certains couples hétérosexuels ne pourront jamais avoir d’enfant, deux hommes ou deux femmes ne peuvent concevoir ensemble. Oui, la nature est contraignante. » Dans le texte de PMO sur le genre, le mot « nature » revient presque à chaque page. Il s’agit bien de défendre une Nature imaginaire contre la contamination des Necrotechnologies.

        Faudrait au moins assumer ses positions, car, sinon, quelle autonomie y aurait-t-il à défendre ? Dans le capitalisme, il y en a pas et seulement la bourgeoise peut avoir l’illusion d’en avoir, les prolétaires savent qu’ils en ont pas.

        Et quant à B, pourquoi je ne devrais pas m’appeler « communiste » ? Comme j’ai dit, pense ce que tu veux, mais on n’est ni « camarades », ni dans le même « milieu », ni quoi que ce soit. Le « débat démocratique », je n’en ai rien à foutre et le cri à la « censure » ne me touche pas du tout. PMO, Escudero et tous les autres ennemis des « necrotechnologies » sont juste des bandes de réacs parmi d’autres et la scission du « Milieu libertaire » entre celles-ci et les révolutionnaires n’est qu’une question de temps...

        • samedi 6 décembre 2014 à 08h28, par bim

          Euh je vois pas ce qu’il y a d’imaginaire dans le fait de constater que biologiquement (ou naturellement) deux personnes de même sexe ne peuvent pas concevoir. C’est un fait.
          Autant on peut attaquer me semble-t-il Escuerdo (que je ne connaissais pas avant cet itw) sur d’autres trucs qui ont été soulevés ailleurs dans les commentaires, mais là franchement je vois pas ce qu’il y a de scandaleux.

        • samedi 6 décembre 2014 à 09h46, par Commissaire Fatigue

          Hey, un communiste qui nous annonce une énième scission des libertaires, dans le genre, c’est vrai que ça vaut son pesant de cacahuètes. En même temps, c’est un peu la marque de fabrique de la maison, non ? L’impossibilité de digérer ses conflits internes, le recours à la scissionite aigue dès qu’il faut un peu trop se casser la tête sur des sujets englobants.
          Le jour où il en restera qu’un, de libertaire, ce con-là sera capable de se trancher le bras gauche parce que pas d’accord avec son droit. Plus tard, conscient de son handicap et bien couillonné, il réfléchira à des concepts de parthénogenèse pour briser un isolement toujours mutilant.
          Des théoriciens chieront toute une ribambelle de concepts sur l’autoduplication du manchot intègre et les joie du clonage indifférencié.
          A cette époque, on aura mis au point les premiers arbres synthétiques capables de perdre leurs feuilles en automnes. Essaie de faire de la poésie avec ça...

        • samedi 6 décembre 2014 à 14h33, par Juste

          Nature, culture, confiture...

          Face aux contraintes naturelles (il pleut ça mouille, deux hommes ne peuvent pas procréer ensemble) on peut vouloir contraindre la nature (nano-tech pour imperméabiliser fringues ou, pourquoi pas ? la peau ! Ou bien PMA, utérus artificiel...) ou changer notre culture (je mets mon kway ou un couple homo peut, enfin, adopter tout « naturellement » comme les autres).

          Mais certains trouvent plus rentable de vendre une nouvelle technologie aliénante que de changer vielles us et coutumes.

          Ce qu’Escudero soulève de plus intéressant - mais qui demande examen et discussions - c’est cette question d’une égalité qui serait aussi une « égalité biologique », parachevant ou remplaçant même, une égalité culturelle.

          C’est quand même une question troublante ! Qui demande qu’on y réfléchisse un peu avant de balancer le bébé avec l’eau du bain de Petri.

          • samedi 6 décembre 2014 à 14h57, par Judy Squires

            En même temps, peut-être qu’avant de causer d’utérus artificiel et de technosciences blabla, ce serait bien de se rappeler que l’ouverture de la PMA pour les lesbiennes c’est pas vraiment autre chose que l’usage d’un don de sperme anonyme et gratuit. Dispositif purement social en fait, pas vraiment contrainte de la nature j’ai peur.
            Menfin comme le fond de l’histoire, c’est au fond pas tellement cette question là que de réaffirmer la centralité de la masculinité hétérosexuelle en milieu libertaire, c’est sûr que se contenter de fantasmes misogynes est infiniment plus payant.

            • samedi 6 décembre 2014 à 19h08, par Crypto-purgateur

              Aïe ! C’est clairement de la parano là...

            • lundi 8 décembre 2014 à 14h11, par RastaPopoulos

              ce serait bien de se rappeler que l’ouverture de la PMA pour les lesbiennes c’est pas vraiment autre chose que l’usage d’un don de sperme anonyme et gratuit

              Salut Judy,
              sans méchanceté aucune, ce point me paraît faux.

              Quand on parle des PMA [1], on parle bien des techniques avec médicalisation avancée, et notamment la Fécondation In-Vitro (FIV) qui elle-même est toujours combinée avec un Diagnostique Pré-Implantatoire (DPI). Et ce sont notamment ces techniques très pointues qui sont critiquées (et pas juste pour les humains, elles sont critiquées aussi dans le cadre de l’élevage par les éleveureuses qui veulent rester autonomes).

              En revanche, si on parle de don de sperme anonyme, et de récupération de celui-ci (par un couple hétéro stérile ou par un couple de lesbienne, peu importe), et bien ce n’est pas une des PMA. C’est effectivement une solution « sociale », demandant une technique relativement simple (la congélation, essentiellement).

              C’est en lien avec ton point 3, de ta liste numérotée précédente, que j’ai trouvé très intéressante. Par rapport à mes (maigres) connaissances actuelles, je comprends bien qu’il y a plein de problèmes à résoudre pour celles qui veulent un enfant sans risquer la main-mise d’un homme dans l’histoire. Mais se mettre à militer pour les PMA me paraît moins intéressant que revendiquer ce que tu dis là, et qui me paraît être un truc fort à mettre en avant (mais sans le confondre avec les PMA comme tu as l’air de le faire) :

              • pour le droit clair, non-ambigu, à l’homo-parentalité
              • pour le don de sperme non-rémunéré et totalement anonyme, géré collectivement
              • pour l’accès gratuit pour toutes à ce sperme, sans condition de type de famille (couple hétéro ou lesbienne, et même femme célibataire), sans obliger à avoir une médicalisation disproportionnée (on peut demander l’aide raisonnable d’un médecin pour l’insérer sans pour autant faire des FIV horribles)
              • et au passage, pour l’ouverture à l’adoption pour tou⋅te⋅s et l’augmentation des moyens humains pour traiter ces dossiers d’adoptions qui mettent trop longtemps à se faire (car il ne s’agit pas de les faire avancer plus vite en les bâclant, mais en mettant plus de moyens)

              Tout ça me paraît plus enthousiasmant que les PMA, non ? En tout cas, avec ce que je sais pour l’instant.

              J’ose espérer qu’on puisse encore être anti-industriel et féministe ou pro-féministe. Comme les ami⋅e⋅s de l’An 02 par exemple. Et qu’on essaye de réfléchir à des solutions, des revendications, qui aident les gens (ici les lesbiennes, notamment), sans pour autant mettre de côté la critique techno.

              [1] Oui je mets toujours au pluriel maintenant, pour contrer aussi bien les discours des extrêmes droites que celleux qui sont entièrement pour : « la » PMA ça n’existe pas.

              • lundi 8 décembre 2014 à 15h52, par Juste

                Punaise ! que je trouve ça bien dit et bien résumé !

              • lundi 8 décembre 2014 à 16h12, par Judy Squires

                Ce peut être en effet une façon pas absurde d’aborder la question si jamais on considère qu’il est absolument nécessaire de s’opposer à la FIV et au DPI, ou bien si l’on considère qu’il est stratégiquement pertinent de dissocier les questions (ce qui sont deux raisons bien différentes !).

                Pour ma part, je n’ai pas d’avis définitif sur la nécessité de refuser résolument FIV et DPI. Ou plus précisément, je considère qu’il est malhonnête d’en parler sans y coupler une analyse critique de l’assignation sociale des femmes au service reproductif. Pour le dire vite, c’est une évidence que de prétendre que refuser d’avoir des gaminEs futurEs non-rentables, et auxquelLEs il faut consacrer plus de temps et d’énergie que la moyenne a nettement à voir avec le mode d’organisation de nos sociétés, et je ne prétends absolument pas le contraire ; reste qu’à organisation sociale inchangée, il me paraît tout aussi manifeste que s’opposer aux DPI, ou aux DPN+avortements, c’est revendiquer ouvertement l’alourdissement du service reproductif et domestique que les femmes fournissent, au profit de la classe des hommes (et dans le cas des néo-réacs dont il était question ici, en falsifiant l’analyse féministe de l’extorsion de ce service gratuit pour mieux le naturaliser)[1].

                Qu’un tel constat marque l’échec pratique et théorique des mouvements féministes antérieurs, c’est certain. Qu’il faille en déduire, comme les nouveaux philosophes prétendaient en leur temps que tout mouvement révolutionnaire mène au goulag et qu’il fallait donc travailler au renforcement de l’économie de marché, que toute recherche d’autonomie féministe mène à l’eugénisme, et partant qu’il faut célébrer la domination masculine et s’opposer à toute possibilité de choix de la part des femmes en matière de procréation, c’est moins sûr à ce que j’en crois.

                Et c’est d’autant moins sûr que je suis complètement insensible à ce vieux truc du « droit des enfants à naître », alias droit des foetus et des embryons, qui est un des mantras des anti-avortement (Escudero fustige ainsi dans son interview la confusion entre libre disposition de son corps et droit de propriété sur autrui, sans jamais préciser que cet autrui dont il cause est un embryon !).

                [1] C’est d’ailleurs pas très original de dire ça, le paravent de la protection des enfants étant un des atours préférés des individus et institutions qui s’opposent à toute prise d’autonomie des femmes.

                • lundi 8 décembre 2014 à 16h29, par Judy Squires

                  Pour compléter ce que j’ai écrit et qui à la relecture me paraît insuffisant, je ne crois pas du tout qu’on puisse se satisfaire d’un monde inchangé à l’exception d’un accès plus facile aux PMA. Je ne pense pas non plus que l’affaiblissement de la critique féministe au stade de mise en place conjointe d’outils de contrôle social et d’outils techniques soit particulièrement émancipateur.

                  Le plus malséant à mon sens dans cette histoire reste que c’est bien sous la forme de cet antagonisme que le débat a été posé par PMO et Escudero, avec de surcroît des formes de falsifications du féminisme matérialiste (notamment l’identification de l’affaiblissement de la critique féministe des années 70 à cette même critique, ou à l’intégralité des mouvements féministes contemporains) qui de mon point de vue montrent qu’il y avait là des comptes à régler qu’il est bien difficile de dissocier d’une très banale haine antiféministe et misogyne.

                  Il est assez juste je crois de dire qu’on ne peut probablement sortir de cette ornière que par une critique radicale et féministe en acte (révolutionnaire quoi). Mais ce serait quand même mentir d’affirmer que c’est la direction pointée par les sous-Heidegger qu’on nous propose ici.

                  • lundi 8 décembre 2014 à 16h43, par un autre

                    Judy,

                    tes réflexions sont bien intéressantes.

                    Une mise au point : « Escudero fustige ainsi dans son interview la confusion entre libre disposition de son corps et droit de propriété sur autrui, sans jamais préciser que cet autrui dont il cause est un embryon ! »
                    Si je vois bien le passage dont tu parles, le autrui en question n’est pas un embryon, mais un enfant déjà né. Il parle du droit de propriété sur les enfants. Il ne remet nulle part en question le droit à l’avortement, mais s’en prend (de manière bourrine) à un discours qu’il estime justifier l’infanticide.
                    Ca sent bon la polémique, mais en tout cas ne détournons pas ses propos.

                    • lundi 8 décembre 2014 à 17h34, par Judy Squires

                      Il écrit pourtant « un enfant qui va naître », ce qui suppose qu’il n’est pas né, à moins que je ne me trompe.

                      • lundi 8 décembre 2014 à 18h23, par RastaPopoulos

                        Pour ce point précis, histoire de discuter sur le vrai passage, je le cite ici :

                        Liberté des consommateurs libres sur un marché libre et concurrentiel. Totale servitude de l’objet de consommation sélectionné, manipulé, produit sur mesure et acheté. Cet objet, c’est un enfant. Le droit de propriété comprend l’abusus, la possibilité de disposer d’un objet, en le vendant, en le modifiant, voire en le détruisant. Si l’objet est livré mal à propos, la liberté du consommateur est donc de pouvoir le supprimer.

                        Il semblerait donc bien qu’il parle de l’objet livré, lorsque l’enfant est fin né et qu’il ne correspond pas aux attentes eugénistes du parent libéral. Suit d’ailleurs une citation d’un texte polémique sur l’infanticide (après naissance donc).

                        • lundi 8 décembre 2014 à 19h34, par u

                          Ouais... ça me paraît pas évident que ce soit bien de l’enfant dont il s’agit... Peut-être que c’est dans le premier cas qu’il s’agit de l’enfant comme « enfant à venir ». En comparant avec d’autres passages on ne peut pas en savoir plus ?

                          Je trouve que c’est tout de même très contestable (ou regrettable) d’être aussi léger sur la formulation... on parle quand même dans un cas d’avortement et dans l’autre d’infanticide, ce ne sont pas des sujets légers... si tout le bouquin est comme ça, ça promet...

                          • lundi 8 décembre 2014 à 22h18, par RastaPopoulos

                            Ça me parait douteux de partir dans un procès d’intention (pour ce passage là tout du moins). D’après ce morceaux que je lis, avec ce qui suite juste après, je trouve cela assez clair. Il parle bien d’enfant tout court, donc né. Et il précise même clairement « livré », donc parfaitement né. Il n’y a pas de piège ou de sous-entendu dans ce passage.

                            D’autant, comme je l’ai dit plus haut, que ce passage introduit précisément une citation polémique sur l’infanticide (tirée d’un texte qui parle clairement d’enfants déjà bien nés). Tout ce morceau et la suite ont pour but de critiquer vertement la brochure sur l’infanticide. Tout cela est assez explicite, non ?

                            En ce qui me concerne, je préfère m’attarder sur d’autres critiques (par exemple la falsification du féminisme matérialiste, ou le louvoiement essentialiste) que bloquer sur des faux procès (il ne remet pas du tout en cause l’avortement, et il a affirmé le droit à l’homo-parentalité).

                        • lundi 8 décembre 2014 à 22h44, par Judy Squires

                          J’avais en tête une phrase de l’entretien : « Ceux qui le promeuvent font en effet l’amalgame entre le droit de disposer de son propre corps et le droit de propriété sur autrui — autrui étant en fait cet enfant qui va naître ». On parle pas du même passage en fait.

                          • lundi 8 décembre 2014 à 22h59, par RastaPopoulos

                            Effectivement, pardon, je pensais que l’on parlait du livre. :)

                            C’est pas super net mais, pour l’instant, j’interprète cela comme :
                             × « disposer de son corps » = la partie sur l’avortement, qui n’est pas remis en cause ;
                             × « propriété sur l’enfant qui va naître » = penser que l’enfant est un objet qui va nous appartenir, que l’on pourra disposer, et qu’on peut donc physiquement le concevoir en amont, comme tout objet.

                            Mais c’est mieux et important d’être le plus clair et précis possible, sur ce genre de sujet, par les temps douteux qui courent, je suis bien d’accord.

              • lundi 8 décembre 2014 à 16h33, par Martin Scriblerus

                Que ça fait du bien de lire ça :-)

        • lundi 8 décembre 2014 à 11h31, par B

          à communiste du 5 décembre :

          je te reconnais bien sur le dessin « Tous au boulo » mon cochon.
          Pas mal ta perruque mais faudrait la laver de temps en temps,
          y’a plein de brun dessus.



  • samedi 6 décembre 2014 à 09h40, par bim

    Comme dit plus haut je ne connaissais pas Escuerdo. Ce qui m’a dérangé dans l’entretien c’est notamment la phrase « Avant de vouloir la PMA pour toutes et tous, prenons le problème à la racine ». Je trouve que ça sent le début d’une sorte de hiérarchisation des luttes qui glisse facilement vers les idées réactionnaires. Par ailleurs je remercie Gog pour son long commentaire que j’ai trouvé très intéressant et éclairant sur certaines questions.

    Cependant j’ai l’impression qu’il y a tout de même des vrais questions soulevées par la PMA, l’eugénisme par exemple, ou la GPA avec l’exploitation de femmes pauvres.
    Je suis d’accord pour que tout le monde puisse avoir des enfants en revanche je n’ai pas l’impression à ce jours d’avoir entendu le début de solution pour éviter les dérives citer plus haut. (Mais j’ai peut-être loupé des trucs).

    Enfin concernant le danger des technologies je trouve qu’il est un peu ridicule de se retrancher soit en « pro » soit en « anti ». Le problème à mon avis est plus dans la question de qui pilote la recherche, en l’occurrence aujourd’hui les grosses industries qui rêvent de contrôle total (voir par exemple les délires de Google).
    Voir par ailleurs les déclarations récentes de Stephen Hawking sur un sujet proche à savoir les intelligences artificielles : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20141205_00569169.

    Pour terminer, en passant, je trouve dommage que la majorité des commentaires n’aillent que très peu au-delà de la simple attaque ou défense du discours et des accointances d’Escuerdo sans grande argumentation mais avec forces de noms d’oiseaux et de détournement de citations littéraires. Ce genre de comportements idiots participent grandement à rendre hermétique notre « milieu » à ceux qui pourraient y être favorables mais n’y verront que des chamailleries entres gens (se donnant l’air) très cultivés, très révolutionnaires, etc...

    • samedi 6 décembre 2014 à 10h31, par alfreda

      Un État qui règne au­-dessus du volcan

      Jacques Philipponneau et René Riesel, auteurs, se réclament du courant anti-industriel issu de la revue et des Éditions de l’Encyclopédie des nuisances – Le Monde, 5 décembre 2014

      Face à la domination sociale et au chaos géopolitique mondial, se dresse une jeunesse qui refuse de jouer le jeu du « complexe économico­-industriel ». S’inventent ainsi des solidarités concrètes et d’autres modèles de vie.

      http://juralib.noblogs.org/2014/12/05/une-conception-de-la-vie-hos%C2%ADtile-a-celle-quimpose-la-domination/

      • samedi 6 décembre 2014 à 13h37, par un-e anonyme

        Tiens c’est vrai, on aimerait bien savoir ce que Rieseau et Philipponnel pensent des prises de position de leurs disciples PMO-Escudero



  • samedi 6 décembre 2014 à 11h15, par Remugle

    Ma modeste participation à ces débats consistera à vous inviter à chanter tous en choeur avec Mouloudji : ICI



  • samedi 6 décembre 2014 à 15h56, par Isatis

    Et ben ça y est, je l’ai lu l’affreux article qui fait tant causer, gueuler, invectiver et autres joyeusetés qui, je suppose, feront reculer le lecteur curieux d’apprendre des choses et c’est bien dommage.
    x
    Je suis conne comme un balai sans poils ou alors on m’a trafiqué mon Article 11… en tout cas, je n’y ai pas senti toutes les avanies que ce monsieur serait sensé avoir dites. Zutre, j’y pige queudalle à tout votre bruit.
    x
    Rappeler des éléments factuels inhérents à notre état de mammifère ne me parait pas être conservatisme échevelé, fascisme ou autre isme de mauvais aloi. Souligner que toute avancée, progrès, découverte sont systématiquement privatisés et par là même profitables qu’a une poignées de nantis non plus. Pointer que la GPA ouvre la voie (elle est déjà largement plus qu’un chemin actuellement) à la marchandisation du ventre des femmes pauvres est répréhensible ? Ah bon…
    x
    Ce qui me choque dans les débats ci dessus ce sont tous ces acronymes. Etiqueter les gens me débecte profondément, coller à quelqu’un un horrible LGBT (et plus… j’arrive pas à suivre, désolée) l’identité est plurielle nom d’une pipe ! Et puis pourquoi se battre pour avoir droit au mariage ? Le droit n’est pas égalitaire, ça se saurait sans compter que

    le mariage me pue au nez !

    …normalisation…. euh bon… c’est pas le sujet, je m’égare, ’scusez.
    x
    Et pourquoi vouloir avoir des gosses ?… alors ça c’est une question qu’elle est bonne parce que je ne me la pose pas depuis que je suis née mais presque. La pression sociale possiblement, le sentiment de vouloir faire comme tout le monde peut-être… enfin quoi c’est la norme : un couple (peu importe le genre, ensemble de deux personnes réunies) et des gosses… bah tiens encore une norme, ça me pue au nez ça aussi. Merde c’est encore hors sujet.
    x
    Alors je vais vous causer d’affaires que je connais un petit peu. Les vrais cultivateurs, les vrais paysans, ceux qui nourrissent et engraissent la terre proprement pour faire pousser de la nourriture sont en voie de disparition… que dis-je ils ont déjà disparus. Il n’y a pas que la tomate qui crie. Alors vos gosses qu’ils soient engendrés ou fabriqués ça va pas tarder qu’ils n’auront plus rien d’autre que des aliments artificiels à bouffer. Vous voulez pas vous occuper un peu du monde que vous vous proposez de leur offrir au lieu de vous crêper le chignon ? Eh oui… je suis une vieille goupil qui roumègue au fond de son terrier et qui ne cherche pas à avoir raison, loin de là mais franchement vous déchirer pour savoir dans quel groupuscule classer untel et chose et machin… vous seriez désespérants si j’avais ne serait-ce qu’une once d’espoir.
    x
    Allez-y gaiement, envoyez moi la comète à la gueule, chuis solide :-)



  • samedi 6 décembre 2014 à 16h00, par Isatis

    Rhooo… j’ai encore fait une boulette… pfff… mais c’est de votre faute aussi ! Vous m’énervez :-))
    C’était ça http://www.farrago.eu/cest-ici/99-m... le lien du mariage qui me pue au nez.



  • samedi 6 décembre 2014 à 19h07, par Crypto-purgateur

    Je vous propose un petit article de la CGA69 afin de vous inciter à purger le « milieu libertaire ». La CGA69, l’avant garde qui nous manquait pour désigner l’ennemi !
    http://cgalyon.ouvaton.org/spip.php...

    • lundi 8 décembre 2014 à 00h04, par Solidaire

      Et donc ton argument c’est quoi ?



  • samedi 6 décembre 2014 à 21h21, par ibilk

    j’ai pas lu son livre, mais ce que je lis ici, le lien ci dessus, m’amènent à m’étonner qu’un type pareil soit dans Article 11 , que je suis ici ou en kiosque depuis le début. Trop bu de rosé ? Une question, avez vous fait un seul article sur le féminisme ? (viol, harcèlement de rue, image des femmes dans la pub, tv, journaux, femmes battues, précarité...) je crois que non, et ça m’a toujours dit qu’il y avait un problème là, même si j’adore vous lire. Etre anarchiste, communiste, c’est être féministe. je précise que je suis un mec, ce qui est toujours bon à dire quand on parle de féminisme.

    • samedi 6 décembre 2014 à 22h00, par Crypto-purgateur

      Oui, là je suis tout à fait d’accord avec toi. C’est vrai que A11 et CQFD n’ont pas assez traité la question du genre, etc. Mais, si on peut le déplorer, si on peut éventuellement en conclure qu’ils ont laissé cette question de côté comme n’étant pas prioritaire, il me semble parfaitement abusif d’en déduire qu’ils doivent être empêchés de relayer l’avis d’un Escudero, etc. ?

        • dimanche 7 décembre 2014 à 11h54, par Martin Scriblerus

          Il est tout de même remarquable qu’après avoir publié un entretien avec Delphy, vous veniez, sans éprouver la moindre gène aux entournures, donner la parole à quelqu’un qui falsifie ses propos (chap IV, « les crimes de l’égalité », qui lui prête l’ineptie de voir des inégalités partout où il y a des différences) et qui la calomnie (chapitre IV, note n°22, qui laisse entendre qu’en fait, le féminisme radical, c’est juste un reste de maoïsme mal digéré).
          Hasard ou nécessité, un courageux défenseur anonyme d’Escudero et PMO ici même ne cesse de nous infliger ses obsessions maoïstes.

          Alors oui, le féminisme, Article 11 _« en a parlé »_. Trois fois ? Peu importe. A l’évidence, aucune n’engageait plus que l’autre la rédaction de ce journal à la moindre espèce de conséquence.
          Surtout pas à celle, pourtant élémentaire, de commencer _d’entendre_ de quoi il retournait.

        • lundi 8 décembre 2014 à 11h22, par ibilk

          Trois sujets sur le féminisme en tant d’années, c’est juste désolant, vous avez pas de copines qui vous racontent ce qu’elles vivent ou ont vécu ? c’est pas être à la pointe d’un combat, c’est s’occuper d’un sujet capital si on propose de changer ce monde pourri.

          • lundi 8 décembre 2014 à 15h51, par Lémi

            évidemment que c’est peu,(par cette petite liste, je répondais juste à cette interrogation plus haut : « Une question, avez vous fait un seul article sur le féminisme ? je crois que non »),
            évidemment qu’on aimerait en parler plus,
            mais c’est le cas d’autres sujets qu’on estime centraux et qui sont traités dans d’autres publications de notre camp (au sens large). On ne parle pas assez du conflit israëlo-palestinien, des banlieues, des luttes post-coloniales, de la situation en Syrie ou au Kurdistan, etc. Ce n’est pas un choix tranché, juste la conséquence du fait qu’on est une très petite équipe et qu’on a chacun des sujets sur lesquels on est plus spécialisés, qu’on traite davantage. Voilà tout. Mais si demain on nous propose des choses intéressantes en ce sens, on est évidemment preneurs. On ne considère aucunement le sujet comme secondaire.

      • lundi 8 décembre 2014 à 16h03, par Juste

        En ce qui concerne CQFD, que vous lisez sûrement chaque mois, vous noterez qu’il s’y trouve une chronique féministe depuis bien longtemps ! Il y eut les chroniques de Mademoiselle, de Casse-Noisette et actuellement de Queen-Kong...

        Plusieurs articles ont traité récemment des questions de prostitutions.

        Après, CQFD ce n’est que 16 pages par mois : ce qui ne suffira jamais à parler chaque mois de tout ce qui nous tient à coeur à tous.

        Mais vous, peut être connaissez-vous une revue, un journal, un blog... qui traite à chaque fois de tout les sujets qui vous tiennent à coeur ?



  • samedi 6 décembre 2014 à 22h16, par ibilk

    je pense que l’avis d’escudero n’a pas sa place dans article 11 ou à Lyon, sinon c’est la porte ouverte à tous les cons avec le poncif du liberté d’expression. Le sexisme,(et l’homophobie), est bien la dernière horreur qui disparaitra vu son assimilation dans plus ou moins tous les milieux...

    • dimanche 7 décembre 2014 à 00h09, par Crypto-purgateur

      bah oui, mais le problème n’est plus là depuis que certains ont estimé qu’ils avaient le droit d’user de violence pour interdire à certains de s’exprimer et d’autres d’écouter...

      • dimanche 7 décembre 2014 à 00h17, par Crypto-purgateur

        « c’est la porte ouverte à tous les cons avec le poncif du liberté d’expression »
         × > poncif : cliché, stéréotype
        => « c’est la porte ouverte à tous les cons avec le clilché de la liberté d’expression »... eh ben merde ! Personnellement, c’est bien parce que je suis 150 % pour la liberté d’expression que je préfère 1000 fois défendre la liberté de Soral à s’exprimer et le FN à faire un meeting que d’accepter qu’une poignée d’excités usent de la force pour interdire à des gens d’avoir un débat !

        Pourquoi ces gens ne sont-ils pas venus expliquer en quoi l’auteur était lesbophobe, etc (ce que je veux bien croire...) ?!! Pourquoi ont-ils usé d’une violence qui est habituellemnt l’apanage des macho, du pouvoir, etc ?!!

        Le poncif de la liberté d’expression... ben merde...



  • dimanche 7 décembre 2014 à 02h47, par Nimbus

    Homme et gay, je suis extrêmement déçu de voir qu’Article11 vient servir la soupe à quelqu’un comme Escudero.

    Il est terrible de constater que le caractère viriliste, sexiste, homophobe et transphobe ne vous ait pas sauté aux yeux dès la lecture de ses textes. Mais il est pire de voir que vous êtes incapables de répondre aux contradictions apportés par certains de vos lecteurs/lectrices. D’en voir certains jouer de cette colère, incapables de passer par dessus et de comprendre la violence qu’il y a à voir le discours conservateur s’immiscer de partout.

    Il y a quelque chose de pourri au royaume de l’écologie radicale, et Article11 aurait été bien inspiré d’en explorer les failles. Il existe des critiques de la médicalisation qui prennent également en compte la dimension du genre, désenclaver-les, parlez-en, faites-les respirer au lieu de retomber dans les mythes naturalistes !

    Il faut vous y faire, la Nature est morte, le concept de nature n’existe pas dans la nature.
    De même cette prétention à dire le bien ou le mal dans l’usage des techniques médicales est insupportable lorsqu’il prétend mettre sur le côté la position de minorisés trop gênants.

    • dimanche 7 décembre 2014 à 09h37, par Questions

      Et quel rapport avec le fait que tu aies une bite et que tu te tapes des mecs ? Ca a l’air un peu obsessionnel cette division identitaire... flippant...

      On comprend que ça mène à des excès de violence autoritaires...

      • dimanche 7 décembre 2014 à 10h06, par leni le scud hero

        Dans les milieux libertaires et anticapitalistes, la pub et les opérations de marketing agressif ont mauvaise presse. Au salon des éditions libertaires de Lyon, le samedi 22 novembre 2014, les éditions Le monde à l’envers n’ont pas hésité à employer les grands moyens : treillis, rangers, mégaphone, insultes, coups au visage, menaces de mort, pour assurer la promotion de leur dernier ouvrage : La reproduction artificielle de l’humain.

        Le salon ayant invité Alexis Escudero à présenter son livre, ses éditeurs ont embauché une équipe d’une quinzaine d’intermittents du spectacle pour jouer les trouble-fêtes, créer le scandale, et faire le buzz. L’agence d’interim lyonnaise CGA & Cie fournit un casting de premier choix : des acteurs et actrices virils et agressifs.

        Pour lire la suite : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=545

        Pour vous faire une opinion par vous-même (si vous en êtes encore capables) : https://alexisescudero.wordpress.com/

      • lundi 8 décembre 2014 à 01h04, par Nimbus

        Le rapport ? C’est justement que tu restes incapable de l’établir.
        Pourquoi ce sont des trans, des femmes et des gays qui sont heurtés par la pub qu’on lui fait ? Tu peux prendre deux secondes et te poser la question ?
        Mon identité est politique, je le dis et me présente comme tel car ou sinon vous faites comme si nous n’existions pas. Et apparemment nous ne le faisons encore pas assez, ce message méprisant le prouve.

        Quant à ces délires sur les « excès de violence autoritaire », c’est du niveau des « camps » évoqués plus haut. Juste risible, mais continuez, ça vous desserre.

        • lundi 8 décembre 2014 à 11h23, par u

          Mais du coup, comment ça se passe si par malheur tu veux avoir une relation hétéro ? Tu perds ton identité ?

          Franchement, je ne nie pas qu’il existe une discrimination envers les gens qui ont des pratiques sexuelles que certains considèrent comme « déviantes », après, j’ai du mal à comprendre que l’on en conclue qu’il existe 2 camps dans lesquels ceux qui n’affirment pas faire de leur sexualité une identité soient autant insultés...

          Sans ironie aucune, peux-tu m’indiquer des auteurs qui défendent cette notion d’identité sexuelle afin que j’arrive à comprendre ces arguments ? J’aurai les arguments sans les insultes et les procès d’intention...

          • lundi 8 décembre 2014 à 12h03, par Judy Squires

            La question est probablement pas tant celle de l’identité qu’assez bêtement celle des bases sur lesquelles s’organiser politiquement pour faire face aux violences que les majoritaires (pour lesquelles le fait d’être majoritaire est à ce point une donnée fondamentale de l’expérience qu’ils ne s’imaginent pas autrement qu’universels, et partant n’éprouvent pas le besoin de se nommer) nous font subir. Il ne s’agit pas là de prétendre qu’il existerait deux identités figées et éternelles, mais tout bêtement d’admettre que la guerre sociale que constituent les diverses formes de violences misogynes et hétérosexistes ne s’arrêtera pas d’elle-même, non plus que de l’initiative des dominants (et tout particulièrement lorsque ces violences deviennent explicitement politiques comme c’est le cas actuellement, où d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, on n’hésite plus vraiment à expliquer que quand même, ces folles, ces gouines et ces travelotes, si elles existaient pas ce serait quand même bien plus agréable de vivre). Bref, pas d’identité, juste une question d’organisation politique. L’expérience historique montre malheureusement que compter sur le secours des majoritaires, y compris des gentils de gôche, n’est pas gage de survie (témoin par exemple les attitudes du SPD et de KPD dans les années 20, l’incapacité notoire des espaces libertaires/de gôche radicale mixte à élaborer des réponses politiques face aux violences sexuelles, ou encore la passivité des milieux gauchisants contemporains face au sida) : on peut le regretter, le condamner moralement, c’est une chose ; reste que si nous voulons assurer notre survie, et pourquoi, se faire des vies chouettes, il vaut mieux pour nous ne pas attendre votre bénédiction.

            • lundi 8 décembre 2014 à 12h29, par u

              Ok, intéressant.

              Je trouve que c’est une justification des groupes non-mixtes entre autre, à laquelle j’adhère (même si j’ai une paire de burnes). Bon, c’est vrai que j’ai mis le temps, mais j’y suis arrivé ^^

              Aussi, je suis tout à fait d’accord qu’en tout homme sommeille un macho et que nous devons y être vigilants.

              Néanmoins, j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi, quand je suis conscient de ma faiblesse qe je n’ai pas choisi mais contre laquelle j’essaie de lutter, je suis considéré au même titre qu’un flic ou qu’un facho : un ennemi.

              Alors, je réitère : qu’est ce que je peux lire pour comprendre ce que tu affirmes ?

              • lundi 8 décembre 2014 à 14h13, par Judy Squires

                Me semble pas que ce soir considérer que les mecs sont l’équivalent de flics ou de fachos que de penser assez basiquement qu’hommes et femmes sont des classes de sexe avec des intérêts antagonistes (ce qui constitue, sous la forme d’une adaptation du marxisme traditionnel à l’analyse des rapports sociaux de sexe, le propos de Delphy à ce que j’en comprends).

                Ou alors, pour reprendre les termes du marxisme traditionnel, c’est que l’on considère que capitaliste=flic=facho, ce qui n’est même plus du marxisme traditionnel (critiquable donc critiqué), mais une pensée-slogan (en-deçà de toute critique).

                Sur l’analyse en termes de classe de sexe, il y a les écrits de Christine Delphy (Economie politique du patriarcat par exemple), ou encore ceux de Nicole-Claude Mathieu (L’anatomie politique) pour la version féministe matérialiste francophone, mais on doit aussi pouvoir trouver des trucs dans le féminisme radical américain, comme Kate Millet (La politique du mâle) ou encore Andrea Dworkin. Références parfaitement critiquables de bien des points de vue, mais j’ai tendance à penser qu’en proposer une critique féministe matérialiste est plus intéressant que de les déclarer ineptes sur la base de falsifications et d’une reprise à peine cachée sous des oripeaux de gôche de thèses masculinistes maintes foi rabâchées. Un peu comme je préfère la lecture critique de Marx pratiquée par certainEs auteurRICEs contemporainEs à ce que prétendent en connaître Finkielkraut et Bernard Henri-Lévy.

                • lundi 8 décembre 2014 à 16h17, par u

                  Merci pour tes réponses.

                  J’ai vraiment du mal à accepter cette histoire d’intérêts antagonistes entre homme et femme. Autant, il ne peut y avoir de réconciliation entre le capitaliste et le travailleur car chacun tire sa définition de son rôle social, autant j’ai du mal à comprendre pourquoi il ne pourrait pas y avoir « réconciliation » entre l’homme et la femme dans leurs intérêts... Est-ce parce qu’on peut considérer « homme » et « femme » comme avant tout des définitions d’un être social ?

                  Bon, je suis vraiment pas à l’aise sur la question.
                  Je te remercie donc pour la liste d’auteurs que je vais m’empresser de lire.



  • dimanche 7 décembre 2014 à 19h03, par Triste

    Aux soutiens d’Escudero : inutile de vous expliquer pourquoi vous avez du jus de pus dans la tête, je vois bien que vos cas sont désespérés.

    Pour les autres, qui souhaitent prendre connaissance de l’intégralité de la bouse sans dépenser un sous pour l’auteur et l’éditeur, voici les liens des PDF sur le site des ordures PMO :
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...

    Triste fin pour Article 11.
    Il n’y a aucune raison pour que ce débat à la con s’éternise. Il n’y a surtout aucune raison pour qu’il se fasse sur le terrain d’Escudero, avec ses amalgames, ses raccourcis et ses falsifications. Ca a définitivement ruiné l’intérêt que j’avais pour vous.
    Peu importe ce qu’il prétend être.
    Et peu m’importe ce que vous croyez toujours être. Les commentaires de JBB puent suffisamment la débilité satisfaite : il est clair que dans trois mois on aura pas bcp mieux.
    Crevez bien. Seuls vos nouveaux amis vous pleurerons. Peut-être.

    • dimanche 7 décembre 2014 à 19h46, par JBB

      « Les commentaires de JBB puent suffisamment la débilité satisfaite : il est clair que dans trois mois on aura pas bcp mieux. »

      Tout ce que j’ai fait c’est poser qu’il y a un sens à publier cet entretien - je n’adhère même pas à une grande part de ce qu’écrit Escudero.

      Par contre, ce qui est sûr, c’est que je trouve triste cette façon d’imposer les tenants et aboutissants du débat. En fait, t’as bien choisi ton pseudo.

      • lundi 8 décembre 2014 à 01h57, par x

        Bref, vous n’êtes pas inconditionnellement pour Escudero-un-papa-une-maman ; mais « ce qui est sûr » en revanche, c’est que vous êtes contre « cette façon » qu’ont ses contradicteurs « d’imposer les tenants et aboutissants du débat ». On vous encourage à dénoncer plus franchement la dictature de la bien-pensance homo-bobo-progressiste, qui empêcherait tout « débat » sur ces fascinantes questions qui nous passionnent tous : « Les lesbiennes sont-elles l’avant-garde de la tyrannie technologique ? », « La Manif Pour Tous est-elle au contraire l’avant-garde de la critique radicale ? », etc.

    • dimanche 7 décembre 2014 à 19h47, par Louis

      « Aux soutiens d’Escudero : inutile de vous expliquer pourquoi vous avez du jus de pus dans la tête, je vois bien que vos cas sont désespérés. »
       × > tout est dit ! :D

      La suite logique : empêcher les gens de débattre, on connait la chanson mon pote !

      • dimanche 7 décembre 2014 à 19h53, par Louis

        Ouais, mais là tu déconnes, JBB. Autant que tu publies des interviews de mecs avec lesquels t’es pas forcément d’accord, je trouve ça sain, autant que tu perdes ton temps à répondre à un mec nerveux et insultant sur un forum... je trouve ça con...

        M’enfin, tu fais ce que tu veux de ton temps, mais si je peux te conseiller, je trouve que tu devrais l’utiliser à continuer de nous fournir du « biscuit » pour la réflexion comme tu l’as fait jusque-là !

        A la décharge de Triste, je ne savais pas comment trouver le texte, merci. (tu aurais pu limiter là ton message, cela dit)

      • dimanche 7 décembre 2014 à 19h53, par Triste

        Mais justement, débattez si ça vous fait plaisir. Entre mecs. Sexistes. Transphobes. Homophobes.
        Débattez sur moi.
        Jouez à la poupée en imaginant ma parole.
        En la conformant à vos peurs millénaristes.
        Allez y.
        CONTINUEZ.

        • dimanche 7 décembre 2014 à 21h22, par Louis

          « Entre mecs. Sexistes. Transphobes. Homophobes »
          :D En fait, il faut savoir laisser parler l’autre, il fournit tout seul les arguments :D
          mecs => sexistes, transphobe et homophobe :D

          Qui ici a tenu des propos homophobes, etc. ? La plupart des propos haineux et des comportements haineux ont été tenus par les « anti-débat ».
          Est-ce que Vidal Naquet est négationiste quand il affirme que ce n’est pas avec la loi Gayssot qu’on doit lutter contre le négationisme mais avec des arguments ?
          Ce n’est pas en empêchant un débat d’avoir lieu ou en insultant les gens sur ce forum que vous lutterez contre l’homopobie, etc. mais en expliquant aux gens pourquoi Escudero a tort (ce que je veux bien croire, par ailleur).

          ps : est-ce que tu connais la sexualité des gens qui écrivent ici ? Est-on obligatoirement hétéro lorsque l’on veut débattre avec Escudero ? Est-ce qu’il est écrit sur la tête des gens qu’ils sont hétéro ?

          • dimanche 7 décembre 2014 à 22h38, par Triste

            C’est cumulatif hein, mais bon, puisque depuis le début vous comprenez ce qui vous arrange...
            Ta comparaison sur Vidal-Naquet est tellement hors sujet, je suis vraiment gêné pour toi. Ai-je demandé l’interdiction d’Escudero ? Je diffuse des liens vers son bouquin. Mais bon, paie ta censure.
            Pour ma part, le débat sur Escudero est terminé. Et j’emprunte à Genet pour dire qu’il est temps d’insulter les insulteurs.

            CONTE MODERNE
            Un connard : « le prix du pain augmente, c’est évidemment la faute aux pédés bourgeois et aux femmes gourmandes »
            Vous, ses amis : « Oui c’est vrai, ce type a raison, moi même chez mon boulanger... »
            Moi : « N’importe quoi, vous ne vous rendez même plus compte des conneries que vous validez »
            Vous : « Ouin ouin on ne plus avoir de débat sur la gentrification alors ? »
            Moi : « Ben alors continuez bien vos débats vrillés à la con entre vous »
            Vous : « Vidal-Naquet était contre la loi Gayssot ».

            Donc mille fois oui : vous continuez ? N’attendez pas qu’on évite de voir en vous des ennemis.

            Et pour finir, je constate à nouveau que vous inversez les questions.

             × Pourquoi vous soutenez ce type et son discours ?
             × Pourquoi vous pensez qu’il est acceptable qu’une discussion sur la PMA ou le transhumanisme (ou n’importe quel prétexte au sexisme en fait) soit lancée sur ces bases, autour de ce bouquin et de ce qu’il véhicule ?
             × Pourquoi vous êtes à ce point infoutus d’y avoir vu la queue d’un problème ?

            Je n’ai pas lu une seule réponse convaincante là-dessus.

            PS : Oui, oui, oui.

            • dimanche 7 décembre 2014 à 22h46, par Triste

              PS du PS : j’ai répondu oui comme j’aurai pu dire à la folie ou pas du tout. Tes questions n’avaient aucun intérêt, vraiment.

              • lundi 8 décembre 2014 à 20h30, par De Passage

                @triste
                merci pour ces liens : je n’ai pas eu le courage d’aller au delà du premier, mais les doutes sur cet individu sont maintenant levés. Comme sa problématique est bête mon dieu (qui n’existe pas), c’est tout simplement celle d’un grand couillon avec une grande gueule.
                Qu’est ce que A11 est allé faire dans cette galère ?

            • lundi 8 décembre 2014 à 07h56, par Louis

              ah oui, tu as raison, ma comparaison avec Vidal-Naquet n’était pas très adaptée, tu as fourni les liens pour une informer sur le texte... pauvre de moi qui suis resté bloqué sur cette histoire de censure...

              Il est temps que je décroche, je fatigue !

              Un connard ;)



  • dimanche 7 décembre 2014 à 22h56, par De Passage

    Ne connaissant pas cet Escudero, ce forum est utile car ce qu’on lit ici incite à penser qu’il gagne beaucoup à ne pas être connu.
    Ses « défenseurs » mettent un doute quand même et on y regardera malgré tout à deux fois avant d’organiser le peloton. Néanmoins ce qu’on lit de son propos pue, telle la pipe au papa du pape pie.
    En tout cas il aura sûrement réussi dans son but publicitaire, cela montre au moins que la conscience de ce qu’est le spectacle ne fait pas partie de ses scrupules.
    Mauvais point, tout ça, mauvais point...
    Quant à l’âne bâté qui a osé avancer que « Guy Debord (l’ancien situationniste) qui a tourné négationniste avec la Vieille Taupe de Guillaume. » on ne saurait que trop lui conseiller d’apprendre à lire ou de cesser de mentir aussi grossièrement.
    En ce qui concerne A11, le samouraï a pour principe que « Les affaires mineures doivent être étudiées avec sérieux », même si cela n’annule pas tout le travail fait par ce journal.



  • lundi 8 décembre 2014 à 09h21, par C

    J’hallucine complètement des commentaires que je lis... C’est du niveau d’Egalité et Reconciliation, ces petits mectons qui veulent remettre les Bonnefemmesgouinespédés à leur place, des martiniphobe qui viennent parler de sexisme-racisme inversé, des Escuardo qui nous expliquent ce qu’on devrait faire de notre corps, c’est délirant. Déjà que j en reviens pas qu’A11 publie ce type sans contradiction, à bouffer sans ciller, non vraiment ça sent la fin. Elle pue cette gauche qui se croit d avant garde : elle sent la vieille droite dégueulasse.



  • lundi 8 décembre 2014 à 11h57, par tchouri

    C, si tu avais lu l’article, et son intro, tu verrais que si, il y a de la contradiction, et qu’elle est assumée.



  • lundi 8 décembre 2014 à 12h03, par en passant

    Une petite excursion : "Pourquoi nous a-t-il semblé important de réagir à un certain nombre de discours qu’on appellera ici sommairement « antitech » pour « antitechnologiques » ?
    D’abord et surtout parce nous avons constaté qu’ils circulent de plus en plus au sein d’une « mouvance » qui peut être perçue comme étant aussi la nôtre. Cherchant nous-mêmes à comprendre nos propres pratiques et les points de vue qui les sous-tendent, nous ne pouvons qu’être attentifs aux divers prêts-à-penser disponibles sur le marché de la critique radicale. Celui des antitech nous a particulièrement intéressé parce que, pour des raisons qui seront exposées dans les divers textes proposés, le fait même qu’ils soient intégrés et diffusés avec succès dans cette mouvance pose véritablement question.

    « Pourtant, nous direz-vous, les antitech sont comme vous anticapitalistes : importe-t-il vraiment que ce soit pour des raisons que vous jugez mauvaises ? Le grondement des révoltes ne vous agrée-t-il que lorsqu’il finit sur l’air de L’Internationale ? Le capitalisme n’est-il pas repoussant aussi sous d’autres aspects que ceux qui vous dégoûtent plus particulièrement, aspects auxquels sont plus sensibles ceux que vous qualifiez, par un dogmatisme progressiste qu’il est peut-être temps de critiquer, de ‘‘réactionnaires’’ ?
    Au diable les divisions inutiles et même dangereuses de notre mouvance. Passez outre et à l’action ! ». Cette objection n’est pas sans valeur. Il est en effet très important de pouvoir éventuellement mener un combat commun avec celles et ceux avec qui l’on a des désaccords théoriques.

    C’est pourquoi nous devons quelques explications à propos de ce dossier. Des raisons d’ordres différents nous ont conduit à considérer comme important de réagir aux discours anti-industriels et antitechnologiques.

    On ne peut tout d’abord accepter que le discours qui se présente comme étant le plus à la pointe des discours critiques en opposition au capitalisme et à l’État, et qui se propose, avec une diffusion très large, aux passants des librairies, aux acteurs des derniers mouvements sociaux, aux curieux de la contradiction, voire aux spectateurs de la télévision, prenne comme grille de lecture l’opposition à la technologie. En effet, que cela soit à travers quelques actions, des interventions médiatiques, des réunions publiques, des tracts, des revues, des livres, des interviews, on assiste, de la part des tenants de l’antitechnologisme à ce qu’on peut appeler une tentative d’OPA sur les énoncés critiques. Or il nous importe que, si la part publique de la subversion est amenée à tomber dans une lecture morale, ce ne soit pas sans batailles. Car il s’agit de cela : l’analyse proposée par l’antitechnologisme est profondément morale. Elle propose une ligne de partage entre le Bien et le Mal qui en appelle à la responsabilité individuelle et la culpabilisation."

    http://rougemecanique.noblogs.org/p...



  • lundi 8 décembre 2014 à 12h59, par Karib

    Article 1 :

    A l’abolition du patronat et du salariat, souhaitables mais un peu passés de mode, on préfèrera désormais l’abolition de la différence des sexes

    Article 2 :

    Toute différence entre les sexes est considérée comme une survivance d’un passé d’oppression et une intolérable atteinte à l’égalité.

    Article 3 :

    # a) Toute interrogation sur les articles 2 et 3 de la présente Charte anarchiste sera considérée comme relevant, selon les cas, du fascisme, du stalinisme, du masculinisme ou de la défense du patriarcat.

    #b) Seront ainsi considérés comme homophobes, lesbophobes, putophobes, islamophobes, judéophobes, transphobes, anarphobes, etc. tous les individus qui par leurs propos, écrits, déclarations ou levers de sourcils émettraient le moindre doute sur :

    1) Les bienfaits de la science et du progrès en n’ajoutant pas aussitôt qu’il ne s’agit de critiquer que l’usage qu’en fait le capitalisme.

    2) Le caractère nécessairement progressiste et souhaitable de la PMA et de la GPA, tant pour les individus isolés que pour les couples homosexuels ou hétérosexuels.

    Article 4 :

    En l’espèce, il est expressément prohibé tout débat, tout échange d’arguments, toute réflexion sur les questions de genre, de sexe, de procréation ou de filiation.
    Il est fait obligation à toute personne se réclamant du mouvement libertaire au sens large d’approuver sans condition tout ce que revendiquera le mouvement LGBT. Toute tentative, même minime, d’interroger le bien fondé de ces affirmations sera aussitôt renvoyée à son milieu naturel : le fascisme patriarcal, le fondamentalisme religieux ou les différentes formes de phobies au sens de l’ Article 3 #b)

    Article 5 :

    Les organes de presse, écrite ou numérique, qui contreviendraient à la présente interdiction se verront frappés d’anathème et renvoyés, eux aussi, à la sphère homophobe, réactionnaire et patriarcale. Une affiche portant la mention « Mâle, blanc, hétérosexuel », sera apposée sur la porte de leurs locaux et de leurs domiciles personnels.

    Article 6 :

    Les groupes d’intervention des différentes organisations libertaires et mouvances autonomes sont chargés de l’application des articles précédents et cela par tous les moyens disponibles : mégaphones, hurlements, coups de poing, matraques diverses et variées.
    Toute divergence d’appréciation entre lesdits groupes sera résolue de la même façon.

    • lundi 8 décembre 2014 à 14h16, par juliette

      Je crois que plusieurs commentaires ici, par exemple celui de GoG et celui de Judy Squires, démontrent au contraire qu’on peut faire une critique féministe/lgbti des PMA... C’est aussi ce que pointait un article de La Rotative : « La PMA n’est pas naturelle, le couple hétérosexuel et ses enfants biologiques non plus ».

    • lundi 8 décembre 2014 à 14h55, par passant

      « La route de l’excès mène au Palais de la Sagesse »
      William Blake

    • lundi 8 décembre 2014 à 14h58, par victime de papier

      Tout ne tourne pas autour de ton petit monde. Ce n’est pas parceque tu es a la ramasse sur les questions d’intersectionnalité que tu dois te considérer comme une victime que tout le monde opresse.
      Tu peux trouver des débats sur ces questions un peu partout d’une part. Et d’autres part ce serait bien d’arrêter la hiérarchisation des luttes. C’est pas ceci ou bien cela. C’est bien toute la nuance a comprendre l’accumulation des rapports de pouvoir et la possibilité pour chacun-e d’agir contre ce qui lui semble sa priorité et... une personne qui va dire aux autres, ce contre quoi ils devraient lutter.

    • lundi 8 décembre 2014 à 22h10, par GoG

      M. le Bingo humain nous gratifie donc, au détour de son absence totale du moindre argument de fond, d’un précieux commentaire cumulant, en toute décomplexion :

       × La hiérarchisation des luttes (car oui, évidemment, les féministes et militantEs LGBTQI ont touTEs abandonné la lutte contre le capital, le patronat, et le salariat)
       × Le point censure
       × L’incompréhension, manifestement totale, des arguments développés sur cette page
       × La nostalgique complainte de la victime dictaturée par les minorités
       × Le point Zemmour (article 5)
       × Enfin, la suggestion, particulièrement ignoble, que les féministes et militantEs LGBTQI useraient de menaces et violence physique pour faire respecter leur dictature, quand la réalité serait plutôt que ces dernièrEs sont les premières victimes desdites menaces et violences.

      Mais dis, tu t’es surpassé, dans ce commentaire...

      • mardi 9 décembre 2014 à 20h35, par ouuh la la, je suis anonyme

        Ce qui a de bien c’est quand tu comprend très bien qui est derrière pas mal de différents pseudos (pas qu’a travers l’écriture qui transpire, mais aussi les heures des posts).



  • lundi 8 décembre 2014 à 16h03, par B

    seulement maintenant que je parcours les commentaires
    et alors je ne savais pas que l’imbécile Liliam Thuram avait fait autant d’émules.



  • lundi 8 décembre 2014 à 16h35, par B

    quand je vois toutes les raclures qui sont intervenues en faisant de l’auto-discrimination, c’est pas glorieux.

    et on se dit que Augustin Marcader est pas si mal à la sécu.

    Tous ces chiards on se demande pourquoi ils ont pas commencé par lire l’article sur la cartographie radicale puisque ils veulent énerver le monde.

    voilà.



  • lundi 8 décembre 2014 à 21h26, par Soupe à l’herbe

    bon puisque l’homophobie, la transphobie, la misogynie, les idées réac à la con ne font pas réagir, vous ne voyez aucun problème à ce que Escudero cite Michéa, tranquille, sans y voir le moindre souci ?

    • lundi 8 décembre 2014 à 22h11, par u

      bon, tu as sûrement raison. Après je suis en train de commencer le bouquin d’Escudero et je ne dis pas que j’adhère. Franchement, il t’en met plein la face, des références dans tous les sens et je pense qu’il va me falloir du recul pour pas me faire arnaquer.

      Maintenant, je trouve un peu flippant le site qu’il mentionne : http://www.eggdonor.com.
      Ca vaut le coup de le visiter. Je ne dis pas que dans quelques mois, après mure réflexion je ne vais pas m’y faire, mais j’avoue que (pauvre ignare que je suis) je suis assez surpris de savoir qu’on peut choisir des ovules en regardant un catalogue du type des 3 suisses... (mais je ne parle pas du bi.en fondé ou non de la PMA, hein ? je parle d’un point précis !)

      Qu’en pensez-vous ?

    • lundi 8 décembre 2014 à 22h27, par De Passage

      Aucun.
      Il est clair que cet Escudero sent le lourd dossier à 400 kms (au moins). Rien ne peut plus surprendre venant de lui, à part quelques chose de positif.

      • mardi 9 décembre 2014 à 13h30, par zorglub

        À Lille comme partout ailleurs…

        Il n’y a guère que les aménageurs de territoires numériques pour estimer que l’humanité n’a jamais connu d’époque meilleure que la nôtre. Nous avons pourtant tous sous les yeux le résultat on ne peut moins virtuel d’une interminable séquence de progrès sans merci… À écouter les gestionnaires de ce chaos, les « solutions » à ces « dysfonctionnements » seraient, sinon déjà à l’œuvre, du moins aussi prometteuses que les précédentes, c’est-à-dire toujours plus technologiques, contraignantes et globales : aux ingestions prescrites s’ajouteront les effets secondaires du traitement.

        …à l’insipidité et la toxicité de notre environnement répond un fatras d’idées austères et désastreuses, dont les plus avant-gardistes font le lit culturel du capitalisme technologique. Quand de pseudo-rebelles postmodernes « déconstruisent » toute idée de nature, les industriels font de leur idéologie une réalité marchande. Les dernières avancées biotechnologiques dans la création d’une nature de synthèse, l’hybridation de l’homme et la machine, la convergence entre réel et virtuel, nous offrent un aperçu concret de ce transhumanisme.

        Après plusieurs années passées à tenir un simple blog, nous faisons le journal que nous aimerions lire. Hors-sol ne se limitera pas à une critique spécialisée des technologies considérée comme une « cause » parmi d’autres dont il ne faudrait pas hiérarchiser l’importance. Il proposera une critique du capitalisme présent, dont la technologie est plus que jamais la condition de son expansion : d’abord pour survivre à ses propres méfaits, ensuite pour renouveler ses marchandises et rationaliser ses procédés.

        Nous n’avons ni programme ni propositions réconfortantes. À l’abri de la (contre) expertise, Hors-sol sera fait d’enquêtes, de reportages, de rencontres et de tout ce que nous jugerons utile pour mettre un premier coup d’arrêt au Progrès. Critiquer la vieille industrie comme la nouvelle, voici la tâche que nous nous donnons avec ce journal.

        A partir de maintenant, et contrairement à la vie hors-sol que nous mène la technopole lilloise, Hors-sol n’est plus « sans contact ». Pour les joindre, ici



  • mardi 9 décembre 2014 à 20h29, par Soupe à l’herbe

    bon. he bien j’ai compilé des sources féministes sur la question, et la lecture de Escudero par une copine dans ce texte http://soupherbe.wordpress.com/2014...
    il n’y a rien à ajouter, plus rien à en dite, plus rien à démontrer sur l’escroquerie de ce type. Si malgré tout ça on continue à vouloir ce « débat », on a vraiment un putain de gros problème.

    • mardi 9 décembre 2014 à 21h05, par B

      ça va pas du tout. Là on dirait une folle qui s’est échappée de chez Causeur.

      • mercredi 10 décembre 2014 à 10h48, par Clirstrim

        C’est marrant que vous citiez Causeur, c’est le journal que MJ Bonnet a choisi pour s’exprimer, c’est aussi une plateforme de blog qui chante les louanges de JC Guillebaud, journaliste catholique qui témoigne également dans Valeurs actuelles. Qui sont ces gens ? La caution intellectuelle d’Escudero. Quand allez-vous ouvrir les yeux bon sang...

    • mardi 9 décembre 2014 à 22h49, par Varan

      Des sources féministes sur la question ? On les cherche, à part un commentaire issu de ce même forum, le reste c’est de la dénonciation pure et simple, à grands renforts de « fascistes » et de « réactionnaires ». On commence à connaitre la chanson.
      Il n’y a pas la moindre trace d’un argumentaire. Bizarrement, ca se fait plutôt rare.

      Les personnes qui ont eu l’initiative de cette intervention à Lyon vont devoir sacrément revoir leur démarche de communication, car ce pétard mouillé (parce que c’est ca, finalement, un débat sans argument ou on s’étripe a qui mieux-mieux dans une logique purement idéologique et suiviste) va vite retomber et bon nombre de personnes vont se retrouver cramés et merdeux-euses dans le milieu anti-autoritaire.

      C’est en train de faire un petit raz de marée chez beaucoup de gens de ces milieux, qui se rendent compte que les délires universitaires genristes et théoriciens (l’exaltation de la non-mixité et de la séparation en catégories, vues de plus en plus comme des fins en soi et non comme des outils susceptibles, parfois, d’êtres utilisés), dont on adopte les dogmes organisationnels mais dont bien peu maitrisent les ressorts idéologiques (particulièrement le fait qu’une bonne partie des arguments sont issus de certains penseurs afro-américains et surtout de la situation de cette population aux USA, qui n’a d’égal ni ici ni ailleurs), ca commence à saouler bien du monde. Et que ca fait illusion depuis bien trop longtemps. Encore plus à des moments où il se joue des choses bien plus intéressantes dans la rue, là on ferait mieux d’être.

      Et peut-être même qu’un jour, il pourra y avoir de vrais échanges autour des positions d’Escudero, de la questions de la nature, de la PMA et de la GPA, de ce qu’elles révèlent, des enjeux des questions posées.

      Parce que c’est bien de ca qu’il s’agit, de COMPRENDRE. Ils ne sont pas si fréquents les sujets si difficiles à maitriser, tant ils font appels à des domaines si divers.

      Et parce que la vérité c’est que sur ces thèmes on est une majorité à ne pas y comprendre grand chose (et que les intellectuels qui ont le loisir ou la possibilité de taffer le sujet en profondeur s’adresse avant tout à leurs pairs), et que c’est pas les diatribes victimisantes qui changeront quoi que ce soit.

      • mardi 9 décembre 2014 à 23h40, par albrespy Dominique

        Oui, nous sommes plus d’un(e) à être exaspéré(e)s face à ces nouveaux inquisiteurs qui divisent le monde en coupables et victimes. Ces censeurs qui ne savant que renvoyer à la qualité de « vieil homme blanc hétérosexuel », il faudra bientôt ajouter valide d’ailleurs, le jour où les handicapés (qui n’en demandent pas tant) seront hissés dans le camp des victimes à côté des roms, des non blancs, des femmes, des trans, des bi, des ceci et des cela, quiconque exprime une opinion ou émet un questionnement non conforme.
        En ce qui me concerne, je refuse qu’on me dicte ce que je dois lire ou écouter, avec qui je dois ou non débattre...
        Si ces autoritaires persistent à organiser systématiquement des actions commando dans les lieux libertaires pour empêcher les débats , il faudra envisager des actions contre-commando pour permettre à ces dits débats de se tenir coûte que coûte. Staline est mort en 1953, on peut se passer de ses clones.

        • mardi 9 décembre 2014 à 23h51, par Triste

          Bienvenue à l’extrême-droite.
          Entrez, effectivement il reste des sièges.

          • mercredi 10 décembre 2014 à 12h29, par Triste

            Précision : « Bienvenue à l’extrême-droite » salue l’arrivée de albrespy Dominique (et non l’excellent résumé de Soupe à l’herbe).

        • mercredi 10 décembre 2014 à 08h05, par De Passage

          « il faudra envisager des actions contre-commando pour permettre à ces dits débats de se tenir coûte que coûte »
          Comme vous avez fait dans les « manif pour tous » ?
          (derrière des poussettes quand même, hein, courageux mais pas téméraires...)
          Mais bon : vous savez comme le monde est cruel et sanguinaire, il y en a qui attendent ces « actions » avec impatience.Si.vraiment : ne vous gênez surtout pas.

      • mardi 9 décembre 2014 à 23h41, par Triste

        Je résume :
         × tu connais la chanson
         × tu veux débattre en donnant ton avis
         × tu n’as rien compris
         × les femmes, les trans, les gouines et les pédés c’est des intellos et leurs luttes c’est de l’idéologie
         × Escudero a raison

        Heu, et bien merci. C’était un avis très intéressant.

      • mercredi 10 décembre 2014 à 08h00, par De Passage

        @Varan : ferme ta malle, ton linge pue.
        Si quelqu’un ne comprend pas (ou fait semblant) où est le problème, il n’y a aucun intérêt à débattre.
        Le moment du débat est passé dans ce cas, c’est perdre du temps inutilement.

      • mercredi 10 décembre 2014 à 08h45, par De Passage

        Je partage à 100 % ta critique de l’autoritarisme dans le « milieu ». Néanmoins, j’ai trouvé de bons arguments ici, non-insultants en outre, comme ceux de Judy Squires. Ceux-ci m’ont beaucoup apporté, à moi qui comme toi, reconnais mon ignorance.

        Continuons à débattre, il n’y a pas de tabous

        • mercredi 10 décembre 2014 à 12h00, par De Passage-1

          N’étant pas le De Passage de 8h45, mais celui de 8h : pour ce qui me concerne le débat est clos maintenant, parce que continuer à discuter du cas Escudero n’a pas plus d’intérêt que de discuter des cas de n’importe quel réac forcené du genre Finkielkraut ou Zemmour.
          Sauf si on tient à perdre du temps à leur faire de la pub.
          Cela n’a rien à voir avec de l’autoritarisme.

      • mercredi 10 décembre 2014 à 10h37, par Judy Squires

        Ce qui est quand même rigolo dans l’histoire, ce que cette dénonciation d’une prétendue absence d’argument s’appuie quand même largement sur des arguments eux-mêmes à la limite de l’inexistence.

        On peine ainsi à comprendre ce que signifie « genriste », tant les usages du mot genre sont variés. Parle-t-on de considérer les violences masculines et la haine des femmes et de tout ce qui est socialement assigné au féminin comme un trait fondamental de la totalité sociale, et de regarder au fond hommes et femmes comme des catégories relevant au fond d’un certain état de la division du travail social ? Parle-t-on (et ce n’est pas une position antagoniste, mais bêtement orthogonale) d’attacher une certaine importance aux vies des personnes trans, et notamment des femmes trans ? Ou parle-t-on de l’usine à identité qu’est effectivement une part au fond nettement minoritaire des mouvements féministes contemporains ? Les trois possibilités n’ont pas les mêmes implications politiques, et il me semble un peu rapide de prétendre qu’elles sont toutes trois loisibles de la même analyse. Sans parler du type de falsification qui consisterait à se montrer critique de la troisième en prétendant vouloir sauvegarder les deux premières, sans jamais avoir engagé le début d’une réflexion, si ce n’est d’une action, de critique féministe sérieuse.

        On aimerait tout autant savoir comment il se fait que des personnes vraisemblablement éloignées de la plupart des espaces féministes puissent affirmer que l’exaltation de la non-mixité est la norme, alors même que les évènements et espaces non-mixtes auraient plutôt tendance à paraître diablement rares à celles qui y traînent leur guêtre. A moins qu’il ne s’agisse plus bêtement de ce que tout organisation non-mixte, éphémère ou pas, est d’emblée suspecte. Pensez-y, des bonnes femmes qui bavardent entre elles, si c’est pas pour causer de chiffons c’est probablement qu’elles sont folles et n’y comprennent rien !

        L’argument qui porte sur l’importation de dogmes organisationnels issues du mouvement des droits civiques me paraît manquer son coup à deux titres :
         × il est partiellement faux : si, dans une certaine mesure, il peut valoir pour une partie des féministes radicales américaines, il est aberrant lorsqu’il s’agit du féminisme matérialiste francophone, qui est bien davantage une transposition (discutable en tant que telle) des outils et concepts du marxisme traditionnel (cf notamment la centralité de la question de l’exploitation du travail domestique dans le cadre du mode de production patriarcal chez Delphy) ;
         × la logique en paraît plus que douteuse : quand bien même les prémisses qui affirment d’une part qu’il faut y voir une importation d’outils et de concepts depuis le mouvement des droits civiques, d’autre part que la configuration des rapports sociaux de race aux Etats-Unis n’est pas transposable à ce qui se passe sous nos longitudes seraient vraies (ce sur quoi je n’ai pas particulièrement d’avis lorsque si peu de détails sont fournis pour l’affirmer), je peine à comprendre en quoi cela invaliderait l’usage d’une transposition de ces outils au cadre des rapports sociaux de sexe existants aujourd’hui chez nous. Je veux bien admettre qu’il y ait derrière cette affirmation péremptoire une analyse fine et matérialiste des rapports sociaux de sexe et de race, et des formes organisationnelles qu’il faudrait adopter en vue de leur abolition, mais alors on aimerait en savoir plus.

        Je suis aussi bien contente de savoir que des choses plus intéressantes que nos tristes rengaines se joue dans la rue. Mais je crains aussi que cette exaltation de l’action de rue ne fasse ici que reproduire des formes sociales qui restent inquestionnées : si la vraie politique et la vraie intervention anti-autoritaire, c’est la rue et l’espace public, on a vite fait d’en déduire que la douceur du foyer est politiquement inquestionnable et reléguée au privé, et ainsi de valider une division public-privé qui n’est pas vraiment autre chose que l’héritage toujours actualisé des formes sociales capitalistes et misogynes. Comme on disait dans le temps : révolutionnaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ?

        Questions difficiles, peut-être. Mais il me paraît remarquable ici que ce soient des femmes qui rappellent quelques fondamentaux féministes qui soient accusées de simplisme, et pas un universitaire (comme c’est le cas d’Escudero, ne l’oublions pas complètement avant de causer de délires d’universitaires pour causer de féminisme) qui alimente sa réflexion sur la base de sources à la limite de l’inconsistance, et en professant une ignorance crasse des mouvements féministes des cinquante dernières années. Il m’est difficile de prétendre ici que cela ne me paraît pas révèler pas un soupçon de misogynie « critique et anti-autoritaire », voire qu’en réalité le débat et la compréhension que certains appellent ici de leurs voeux ne porte pas tant sur ce qui est publiquement affirmé que sur l’adhésion d’une part croissante des espaces et milieux radicaux/libertaires au mouvement général, à droite toute, dans lequel nous sommes prises.

        • mercredi 10 décembre 2014 à 11h54, par u

          « Je suis aussi bien contente de savoir que des choses plus intéressantes que nos tristes rengaines se joue dans la rue. »
          > moi, là je suis totalement d’accord avec toi. De toutes façons je ne pense pas qu’on ait quoi que ce soit à gagner dans cette éternelle opposition « rapport public / rapport privé ».

          « le débat et la compréhension que certains appellent ici de leurs voeux ne porte pas tant sur ce qui est publiquement affirmé que sur l’adhésion d’une part croissante des espaces et milieux radicaux/libertaires au mouvement général, à droite toute, dans lequel nous sommes prises. »
          > en gros, si je comprends bien tu affirmes que la volonté de débattre traduit une orientation de plus en plus à droite ?
          ... pourtant il s’agit bien d’un sujet qui préoccupe beaucoup de gens dudit « milieu libertaire ».
          Alors, de deux choses l’une : soit y’a pas de virage à droite et il vous faudra considérer que les arguements peuvent être recevables et appartenant à ce « milieu », soit ils représentent un virage à droite et il est nécessaire de débattre pour le désamorcer.

          Question : quel est le profile d’Escudero ? je n’ai rien trouvé là-dessus...

          • mercredi 10 décembre 2014 à 14h32, par x

            « Alors, de deux choses l’une : soit y’a pas de virage à droite et il vous faudra considérer que les arguements peuvent être recevables et appartenant à ce ’’milieu’’, soit ils représentent un virage à droite et il est nécessaire de débattre pour le désamorcer. »

            Manuel Valls, ôte ta moustache, on t’a reconnu !

          • mercredi 10 décembre 2014 à 15h09, par Judy Squires

            Je ne prétends pas que « la volonté de débattre traduit une orientation de plus en plus à droite », je dirais bêtement trois choses.

            La première, c’est que je ne considère pas que tout débat est bon en soi, et ce tout particulièrement quand l’objet du débat, c’est au moins partiellement le sort que l’on réserve à des minorités victimes de violences récurrentes de la part des majoritaires, parce que ce sont typiquement des débats dans lesquels se nouent facilement des consensus délicieux sur le fait que, quand même, il va bien falloir leur faire un sort à ces emmerdeuses (quand bien même ce consensus réac se prétend « critique », « politiquement incorrect », « rebelle » ou que sais-je encore). C’est malgré tout ce qui se joue pour nous depuis deux ans maintenant, où le débat démocratique qui nous a été imposé, voire qu’on s’est imposées (parce qu’il faut le reconnaître, on n’est pas si intelligentes que ça, et on oublie parfois de tirer des conséquences du monde dans lequel on est coincées) a permis un net regain de visibilité, et donné une vraie dynamique consensuelle à des gentes qui voudraient que nous n’existions pas.

            La seconde, c’est que je crois qu’on vit en effet une période de glissement généralisé vers la droite, généralisé incluant donc les espaces/milieux/groupes libertaires. Et donc je ne vois pas pourquoi le fait que certaines questions soient posées, et surtout, que certaines réponses soient données au sein de ces espaces signifierait qu’elles ne sont pas in fine fondamentalement de droite, indépendamment de la revendication identitaire « de gauche libertaire » de celles et ceux qui promeuvent ces approches.

            La troisième et dernière, c’est que je pense que les idées, questions, réponses etc. sont en réalité très secondaires dans ce qui se joue là, et plus précisément qu’une bonne partie des prétendues interrogations, critiques, élaborations théoriques sur les PMA relèvent, quoi que de façon encore à moitié voilée, davantage de la réaction antiféministe de « retour aux fondamentaux » qui parcourt, d’un bout à l’autre, les restes de la gauche, que d’interrogations de bonne foi. Témoin le récent texte de PMO, qui ne fait que dire tout haut — les minorités sexuelles sont l’incarnation du libéralisme techolâtre — ce que tout le monde avait déjà compris. L’expérience historique montre où mènent ce type d’incarnation des aspects les plus honnis du capitalisme dans des minorités, et je refuse de penser que celles et ceux qui le manient aujourd’hui l’ignorent. Je ne pense donc pas que débattre permette de « désamorcer » ça, comme tu le dis joliment. S’organiser, riposter, oui : ça s’appelle la guerre sociale.

            • mercredi 10 décembre 2014 à 15h37, par u

              « Je ne pense donc pas que débattre permette de « désamorcer » ça, comme tu le dis joliment. S’organiser, riposter, oui : ça s’appelle la guerre sociale. »

              1 - le problème est que cette guerre sociale se fait contre des gens souvent de bonne foi qui ne demandent qu’à comprendre et réfléchir (d’où leur adhésion à ce « milieu »)
              Est-ce qu’on ne pourrait pas s’assurer du contraire avant de taper dessus ?

              2 - tu fournis un contre-exemple à ce que tu prônes en expliquant ici de façon pédagogique le malaise ressenti par certaines « LGBT » à la lecture de ce texte.
              Et, tu l’auras compris, je t’en remercie car si je suis pour le débat, je n’adhère pour l’instant pas des masses au bouquin d’Escudero et j’essaie de le lire au regard du peu que j’ai compris pour l’instant du féminisme (et oui, malgré quelques années de militantisme dans les groupes libertaires, je reconnais m’être bien trop peu intéressé à la question alors que celle-ci était bien sûr incontournable)

              ps : où puis-je en savoir un peu plus sur Escudero, en plus du fait qu’il est « universitaire » ? lien web ?

              • mercredi 10 décembre 2014 à 16h17, par RastaPopoulos

                De ce que j’ai entendu, il « fait des études » en allant vers un doctorat (« doctorant » disait un article, de Libé ou autre, me semble-t-il, je ne trouve plus la source désolé). Je ne crois pas que ce soit la définition d’un « universitaire », qui à priori pour moi signifiait le fait de faire de la recherche son métier, de rester à l’université ensuite quoi.

                Si après quelques études, son but c’est d’élever des chèvres ou d’être instit (je dis n’importe quoi), c’est un universitaire ? :D

          • mercredi 10 décembre 2014 à 15h11, par Judy Squires

            Et j’ai oublié de répondre à la question : Escudero est un universitaire qui écrit sous pseudonyme. On goûte donc tout particulièrement la dénonciation de « délires d’universitaires » par ses zélateurs lorsqu’il est question de promouvoir des approches féministes.



  • mercredi 10 décembre 2014 à 10h24, par lolcat

    Juste pour dire un grand merci, pour ce journal !

    • mercredi 10 décembre 2014 à 11h56, par B

      je pense que le point de départ de l’interview est mauvais.
      Il aurait dû lui demander s’il avait vu le film récent : Mange tes morts et embrayer sur les Yéniches pour qui la vie ne compte pas ; de telle sorte de rétamer direct les babaches des manifs pour tous.



  • lundi 15 décembre 2014 à 20h09, par tadada

    Peut on parler de quelque chose « sans l avoir vu » (ou lu) ?
    http://lmsi.net/Sans-l-avoir-vu

    • mercredi 24 décembre 2014 à 10h21, par un autre

      Oh, pas la peine de lire cet article. Pas la peine de s’infliger une fois de plus un moment pénible pour avoir le droit de dire que ce qui se présente de façon manifeste comme nul, bête et méchant sera très probablement, après expérience, effectivement bête, nul et méchant.



  • lundi 5 janvier 2015 à 12h13, par Marie

    Tout d’abord, je tiens à présenter à toute l’équipe, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année !

    J’ai hâte de lire le nouveau numéro d’Article 11.

    Malheureusement à ce jour, je ne l’ai toujours pas reçu, mon abonnement est pourtant valable.
    Quand vais-je le recevoir ?
    Peut-être est-ce dû simplement à un petit retard ?!

    Encore bonne année à vous !!

    Marie



  • mercredi 24 juin 2015 à 12h43, par juliette
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